‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 143 sur 741 · I. A CORINTHE \V TEMPS DE .SAINT PaIL. — AuX · texte numérisé non relu

I. A CORINTHE \V TEMPS DE .SAINT PaIL. — AuX

preuves directes que saint Paul avait exposées pour démontrer la future résurrection des morts, il ajoute un argument indirect qui a paru obscur aux exégètes et qu'ils ont expliqué de manières très divergentes. Il écrit aux Corinthiens : « D'ailleurs (s'il n'en est pas ainsi), que feront ceux qui se font baptiser pour les morts? Si 1. s iHorls ne doivent pas du tout ressusciter, pourquoi ; iii il- laptiser pour eux? » ICor., xv, 29. .\ prendre Il 'lins leur signification propre, l'Apôtre parle I ji :.|iie usitée à Corinthe. Quelques chrétiens se 1 il .11 ni ! ipUser à la place, ou mieux, en faveur de leurs parents ou amis qui étaient morts sans avoir reçu le baptême; ils pensaient les rendre ainsi dignes de la résurrection glorieuse. Sans approuver ni blâmer cette coutume, saint Paul s'en sert pour démontrer sa thèse et il conclut qu'elle suppose la foi à la résurrection. Tertullien ne fait pas de difficulté pour accepter littéralement le texte de saint Paul et admettre le fait visé par l'Apôtre; car il écrit : Si autem et baptizantur quidariL pro mortuis, videbimus an ralione, certe illa praisumplione hoc eos instituisse contendit (saint Paul), qua alii etiam carni, ut vicarium baplisma profuturum exislimarent ad spem resurrectionis ; quse nisi corporalis, non alias hic baptismale corporali obligaretur.Quid et ipsos baplizari,ait,si non qua; baptizantur corpora resurgunt"? Anima enim, non lavatione, sed responsione sancitur. De resur. car., XLViii, P. L., t. Il, col. 86i, 865. C'est pourquoi Tertullien n'hésita pas à opposer à Marcion, qui niait la résurrection des corps, le texte de saint Paul. Il part de cette institution qu'il compare à la coutume païenne de prier pour les morts au mois de février. Vident institulio ista, dit-il. Kalendee si forte februariie respondebunl illi, pro mortuispetere. Noli ergo Apostolum novum statim auctorem aut confirmatorem cjus denotarc, ut tanto magis sisteret carnis resurrectionem,quanto illi qui vane pro mortuis baptizarenlur, fide resurrectionis hoc facerent. Habemus illum alicubi (Eph., iv, 5) unius baptismi de/lnitorem. Igitur et pro mortuis lingui, pro corporibus est tinr/ui; morluum enim corpus osteytdimus. Quid jacient qui pro coi-poribus baptizantur, si corpora non resurgunt 9 Adv. Marcion., 1. V, c. x, P. L., t. II, col. 494, 495. Il suppose donc qu'il était d'usage parmi les Corinthiens de pratiquer ce baptême par procuration et, comme saint Paul, il s'en sert pour

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