BARBERINI François, neveu d-A.ilMi,,,. I;,,rlirn„i
et d'Urbain VIII, né à Florence en Iôil7. l . n lii?.i,
il fut successivement nommé, en octotur lu.;:'., (Ii;,,n' cardinal de Saint-Onuphre et, en 1624, de Sainte-Ayathe in Siibiirrii. cardinal évèque, en 1645, de la Sabine, en 1652 de Porto et, en 1666, d'Oslie, la plus haute dignité. Érudit orientaliste, il dirigea longtemps la Bibliothèque vaticane et contribua puissamment au développement de la Bibliothèque barbérine. Il en iît dresser, par le savant Ilolstenius, le catalogue qui fut publié après la moii du caiilinal >(ins le titre de fiibiiothecse.qim Fru,,, ,■•,■,'■. 1:,,, h,', ■,,,,, .. S. R. E. cardinalis vice cann-ll,,i'ii,s, ,ii,i,i,,iii,;'i,i,^\iinas snss familix ,;!,'< II,,,,!,,,/,, ,-,,1 ,,i,'cs reddidit, in-
lil>^l. (iili litlie bibliothèque
■ l.i |ii'..|Mi.i.' tir 1,1 l-iniille Barberini, '.«y |i;ir l.ii.ii Mil et elle forme un Bibliothèque vaticane.
ad Qidrinalc, dex, 2 in-fol., qui était demci a été acquise i fonds spécial à
Ciacconio, Vitieetrc&ijest!epontit.roman.etcardinal.,2'éà\t., Rome,:-1677, t. iv, col. 52Ô-530 ; UgheUi, Italia sacra, 2'édit., Venise, 1717, t. r, col. 86, 151, 188; Mas-Latrie, Trésor de chronologie, col. 1155, 1158, 1162, 1227 ; U. Chevalier, Répertoire des sources ,Topo-bibliogr.f col. 307.
J.-B. Martin.
BARBETS. Voir V.vi'dois.
BARBEYRAC Jean, fds d'un pasteur calviniste du Languedoc, naquit à lléziers le 15 mars 1674. Son père l'avait destiné aux étmlr^ ilirM],,^i(|iii's. mais les goûts du jeune homme l'orliniiiini \.i- Ifs sciences juridiques dans lesquelles il ,H.|inl iii.r incontestable notoriété c^iiiinr |ii>in--, iir et publiciste. Il avait commencé ses iiiii I ' I MIS au collège de Montagnac près de
Béziri- m: iiiii la révocation de Fédit de Nantes
qui (1 il I I !•<- a quitter la France pour se réfu-
I poui
ilin
'uniM-i-ilr ,1,. I i.in, |,,i I -ur-l i iilii . I orlirM.,,; l'ut choisi en 1097. eoiiniie prul.^-. m .1. liil, i iiure au collège des réfugiés français de 1 1' 1 1 i i ] iiir decette époque,
semble-t-il, qu'il pril un - i |i > iilicr aux questions d'ordrejuridique. Ileiih- |ii ii I , ir.nlu. lion de l'important traité de PulTendorf :»/)<' jure ii,itiinc et gentiion, qu'il publia en 17(D6. Cette publication attira l'attention, et lui valut en 1710 la chaire de droit et d'histoire à l'université de Lausanne. Il occupa ci'tte chaire jusqu'en 1717 et fut honoré du titre de recteur de l'Académie pendant les trois dernières années. Il se démit de sa charge en 1717, pour ne pas intervenir dans une dispute théologique qui mettait aux prises les calvinistes purs de Lausanne avec les théologiens dits de Saumur. Voir Amvr.4UT. Justement une chaire de droit était vacante à ce moment à l'université de Groningue. Elle lui fut offerte et il la garda jusqu'à la lin de sa vie. Trois fois il fut élu secrétaire de l'université ; trois fois aussi élevé à la dignité de recteur. II mourut, après plusieurs années de lente maladie, le 3 mars 1744.
Le nom de Barbeyrac appartient à l'histoire de la théologie, en raison surtout de la polémique que suscita, entre lui et le bénédictin dom Ceillier, la publication du Traité du droit de la nature et des gens, traduit du latin de Pulfendorf, 2 in-4», Amsterdam, 1706. L'objet de cette polémique est
la morale des Pères de l'Église. Barbeyrac a écrit en tète de sa traduction une longue préface en 32 articles, dont le 9« est intitulé : Des Pères de l'Église et autres docteurs chrétiens depuis la mort des hommes apostoliques jusques à la réformation. Il y dit entre autres choses que les Pères « sont presque tous tombés au sujet de la morale dans des erreurs fort grossières ». Édit. de Bâle, 1732, t. t, p. XLi. II insiste, p. L : « Les plus célèbres docteurs des dix premiers siècles de l'Église sont de mauvais maîtres et de pauvres guides en matière de morale. » Puis viennent des critiques particulières appuyées sur des textes incomplets ou mal interprétés. Notons que cette préface contribua au succès de la traduction, qui fut plusieurs fois rééditée, Amsterdam, 1712, 1720, 1734; Bàle, 1732; Londres, 1740. Les assertions si graves de l'écrivain protestant ne pouvaient être admises sans contrôle. Dom Ceillier, qui appartenait alors à l'abbaye de Moyen-Moutier, les reprit une à une et y répondit victorieusement, dans un ouvrage d'une érudition étendue et d'un style toujours digne et châtié : Apologie de la mur, île '1,'s 1',' res contre les injustes accusations du sie,,, .l,','), l:,n-l„',irac, professeur en droit et en histoire ,1 l,.,,,s.,„,„'. Paris, 1718.
Dix années s'écuulereiit sans que Barbeyrac répliquât. Mais il revint à la charge en 1728, et publia un volume, grand in-i°, dont voici le titre complet : Traité de la morale des Pères de l'Eglise, où en défendant un article de la préface sur Puffendurj ,'„i,ire rAi„,lo;iie de la morale des Pères du P. Ceillier ,,'l,,,iei,.i' /„',„;neiin de la congrégation de S. Vanne et S. Il ,jil,,l i,l,e. un fait diverses réflexions sur plusieurs nmli, res ini/,ûrlanles, Amsterdam, 1728. Cet ouvrage reprend le plan général de l'Apologie de dom Ceillier, et répond aux 17 chapitres du bénédictin par 17 autres dont les titres correspondent. Les protestants eux-mêmes conviennent qu'il est écrit avec « un peu d'emportement peut-être ». Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, Paris, 1877, t. u, p. 7.'^. Il .'1 été mis à l'index par décret du Saint-ôriic.' <lii i'.i juillet 1767. — Dom Ceillier ne crut pas util.- i\ . tiiiv lin ouvrage spécial en réfutation de ce nouveau iiaili', iiiaN il y répondit, selon l'occurrence des questions, dans son œuvre capitale et toujours estimée : Ùisloire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques^ dont la publication, commencée en 1729 à Paris, se poursuivit jusqu'en I7t)3, et comprend 23 in-4''.
Pnniii l- aiiiiM- iMililications de Barbeyrac, les plus inip<irlaiiir - mi, I , --I iil le droit naturel, objet principal de ses riiiilr., N,iii~ 1..^ énuniérons selon l'ordre chronologique: Traite des ile,',,ii's ,1,' VlKinimeetdu citoyen, traduit du latin de l'iilli ihImi i. '2 iii-l2, Amsterdam, 1707; 1718; 1741 ; 1756: l,;,,!,' .I„ i„,,,,',„r des souverains et de la libertéde consrien,,,, liaduil du latin de Noodt, 2 in-12, Amsterdam, 1707, réédité avec des additions en 1714 et 1731 ; Traité du jeu au point de vue du droit naturel et de la mnrale. 2 in-8», Amsterdam, 1709 ; 3 in-12,
e et de la paix, traduit ■s et préface, 2 in-i», 1746; Traité philosoluit du latin de Cum- 744; Leyde, 1757. Citons
1737;rrai(c' d,,,!,,,',' ■', h du latin de Ci i .
Amsterdam, 17Ji ITJ:' phique des luis ,,,■,.,,, berland, in-4", Amsterda
encore deux ouvrages d'ordre différent qui contribuèrent pour une bonne part à la réputation de l'auteur : Traduction des sermons de Tillotson, 6 in-8", Amsterdam, 1706-1716, 1722; Histoire des anciens traités depuis les temps les plus reculés jusques à Otarlemagne, in-foL, Amsterdam et La Haye, 1739.
Moréri, Dictionnaire historique, Bàle, 1731, t. n, p. 61; Mich&nd, Biographie universelle, Paris, s. d., t. m, p. 58; F. Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, Pails. 1877, t. u, p. 77; A. Beugnet. Étude biographique et critique sur D. Renii Ceillier, Bai--le-Duc, 1891, p. 14 sq.
A. Beugnet.
BARBIER! (Philippe de), dominicain sicilien, maître