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1900, ex- .le Louvain, 1900, »)■ tend ihre Eru. 1900, p. 81-80; ian Littti atur, latme plus com- / rt de Harnack ; lie% aller, col 823, 1 16-19 \oirBars i4 p 38-39, trad. stuin biogiaphy, ib m g en Busgau,
G. Bareille.
BARNABITES. Cet ordre religieux fut fondé à Milan, au commencement du xvi« siècle, sous le nom de clercs réguliers de saint Paul, leur patron, par saint Antoine-Marie Zaccaria de Crémone et les vénérables Barthélémy Ferrari et Jacques-Antoine Morigia, gentilshommes milanais. Le pape Clément VII l'approuva en 1533, Paul III le plaça sous la dépendance immédiate du saint-siège par les bulles de 1535 et 1543, Jules III ratifia les confirmations précédentes en 1550. En 1546, ces religieux furent mis en possession d'une ancienne église de Milan dédiée à saint Barnabe : d'où le nom, devenu populaire, de barnabites. Chronologiquement, ils arrivent au second rang dans l'ordre des clercs réguliers, dont ils partagent, à peu de différences près, le genre de vie. Le chapitre général, composé des principaux membres de la congrégation, se réunit tous les
lARNABITES
liARNES
trois ans, tranche les questions en dernier ressort, nomme les supérieurs, a seul le pouvoir de légiférer. Leurs règles furent approuvées à Milan, dans un chapitre présidé par saint Charles Borromée. — Primitivement, ils devaient être les auxiliaires du clergé dans la lutte contre le protestantisme, dans la réforme des mœurs. Prédication, administration des sacrements missions à l'intérieur ou chez les hérétiques et les infidèles, toute œuvre enfin qui tend à la sanctification des âmes entre dans leur but. Ainsi ils se chargent souvent de gouverner des paroisses, établissent et dirigent des patronages et des congrégations pieuses, tiennent des écoles publiques et des maisons d'éducation. Ils ont été parfois employés à des réformes partielles du clergé régulier et séculier. Saint François de Sales les introduisit en Savoie où ils parachevèrent son œuvre; Henri IV les appela en Béarn qu'ils ramenèrent à la foi catholique. Ils eurent des missions en Birmanie et en Suède. On leur doit un des premiers catéchismes parus, rédigé par le bienheureux .-Uexandre Sauli, évêque d'Alérie (Corse), puis de Pavie, traduit par saint François de Sales. Leur action théologique est toute individuelle. On attribue à leur fondateur l'institution des Quarante heures. L'n des leurs, le P. Lacombe, directeur de M'"' Guyon, tomba dans le quiétisme. Gerdil s'éleva contre le synode de Pistoie, composa la fameuse bulle dogmatique Auctorem fidei promulguée par Pie VI vers la fin de l'année I79i, tint tète presque à lui seul au mouvement encyclopédiste, réfuta J.-J. Rousseau, Locke et Condillac, publia ses Considérations sur la religion, qui se recommandent par leur valeur littéraire et doctrinale, joua un très grand rôle dans la rédaction du Concordat de 1801 et la réorganisation religieuse en France comme le prouve sa correspondance avec M. Kmery. Bilio, un des cinq présidents du concile du Vatican, fut spécialement chargé de la commission De fille, — On peut citer comme s'étant acquis un grand renom dans les sciences théologiques : 1» pour le dogme : Joseph Cacherano (1535-16^), auteur d'une Theologia assertiva, 4 in-fol.; Alexandre Ugo (1726-1795) de Nice, InstHuliones tlieologicte ad iisum seminarii Bono- 7iiensis, 2 vol.; Forlunalus Venerio, de Udine (1695- 1763). Cursus Iheologicus, 8 in-fol. dédiés à Clément XII et à Benoit XIV; Jean-Claude Pozzobonelli (1655-1718), Qusestiones seleclx in /"■", i/="» et III""' parlem SimmiJE S" Tliomie; 2° pour la morale: François Rotarius, d'Asti (1660-1748); Alexandre Maderno (1618-1685); Grégoire Rossignoli (1638-1715) auquel on a souvent recours dans les questions épineuses et que cite avec éloge le pape Benoit XIV. — C'est surtout dans les manuscrits in-folio conservés aux archives des différentes Congrégations romaines où les barnabites ont toujours eu des consulteurs de grand talent, que se manifeste l'action théologique de cette congrégation.
BarcUi, Momoric, 2 in-fol., Bologne, 1703-1707; Ungarelli, lithliotheca scriptortun c coiigr. cler. rcf/. S. Pauti, Rome, 4836; Moltcdo, Vila ili S. Antonio-Maria Zaccaria, Florence, 1897; Dubois, Vie de S. Antoine-Marie Zaccana, Tournai.