‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 261 sur 741 · H.CI. 1 \ :....:•;. 1',,, , |S.,-,. I. V · texte numérisé non relu

H.CI. 1 \ :....:•;. 1',,, , |S.,-,. I. V

^'. Oblet.

BERGIER Nicolas-Sylvestre. — I. Hiographie.

II. Kirils. III. Doctrine et méthode du Dictionnaire Ihéulogii/ue.

I. Biographie. — Il naquit le 31 décemijre 1718 à Darney, près de Mirecourt, en Lorraine, paroisse dépendant alors du diocèse de Besançon et maintenant du diocèse de Saint-Dié. Il se destina de bonne heure à l'état ecclésiastique et éludia la théologie à l'université de Besançon, sous la direction dc l'abbé Bullet. Reçu docteur en théologie et ordonné prêtre, il compléta ses études à Paris pendant quelques années. Rappelé par son archevêque en 1748, il fut successivement curé de Flangebouche au diocèse de Besançon (1748-1764), et principal du collège de Besançon depuis la suppression de Compagnie de Jésus en 1764, jusqu'en 1769. A cette époque, M. de Beaumont, archevêque de Paris, désireux ilVnoir (l:in« la capitale de la France les hommes les |ilii- , :i| lalh < (le défendre vaillamment l'Église, nomma

il I . I; i i.r chanoine de l'église métropolitaine de r.ui-. Ii,.ii^ CCS trois positions successives, prêtre très rcyiilier, très désintéressé et soigneusement fidèle à tous les devoirs de sa charge, Bergier fut en même temps au service de l'Kglise partout attaquée un infatigable travailleur et un défenseur courageux. L'honorable fonction de confesseur de Mesdames, lantes du roi, de Monsieur et de Madame, n'éveilla en lui aucune ambition humaine et ne fit point lléchir sa noble résolution de servir constamment la cause de la vérité si universellement outragée. Bergier mourut à Versailles le 9 avril 1790. Il était membre associé de l'Académie de Stanislas à Nancy depuis 1772 et les procès-verbaux manuscrits de cette Société contiennent une autobiographie et un discours de réception. Voir Favier, Table alphabélique des publications de l'Académie de Stanislas, Nancy. 1902, p. 66.

II. Écrits. — Les principaus; sonl : Les élénienls prhnitifs des langues, découverls par la comparaison des racines de l'hébreu avec celles du grec, du latin et ihi français, Besançon, ilëi. — 2' t'oi-iglne des dieux du }iaganisme el le sens des fables découvert par une exptiialioii, subie des poésies d'Hésiode, i in-li. I^iris, ITIi". 177t. Dans son explication de la mythologie païcniu', Uei'gier suit presque e.xchisivement la métliodc allégorique. — 3° Le déisme réfuté par lui-même ou examen des principes d'incrédulité répandus dans les divers ouvrages deJ.-J. Rousseau, en forme de lettres, 2 in-I2, Paris. 1705, plusieurs fois iV-,-cliti' avant 1772; ouMML.' |i,ii lic'iil]i'iTi]i.-iil JiiiLi i>'iiii ■ l limite de .I.-,l. Iicii--. III i /../ .-.■,/ ' ■- /.,, N duchris-

lioiiif,,:' v/.z/KfMi,, ,/.• '"/ ," des apo-

logistes (lit la ,;-liijioii ilu-cli,jn„. , I .iii,-. ITiiT, trois fois réédité cette iiiénie année, inséré dans les Démonstrations évangéligues de Wigne. t. xi, col. 11-199. —ô" Voltaire jugeant la Cerliludr des preures du eliristianisme digne de ses allai|n.-., piililia roiiliv illr ini pamphlet intitulé : C'o/js-,-,/, ,,(;<.:,.,,.</./.., Ii.i.ni 1 m opposa sa Héponse auj- (:<■,, ^rils , .us, ,,,,.. '/^/.v, l'.ni-, 1771. ésalenient reproduite dans le.-, Jtei,iuiiilrah>"'- , ..../<'''V"'-.«. t.xi.coI.199-23i.-6»/ly)(-;(/3iet(<;/a-v/ , ' ,, .

2 in-12. 1769, réfutation du Chn^l- /'.

œuvre de d'IIoIliacli. — 7" Comme conliim i i !■ i 1 ; /m-

gie de In religion chn-lifinir. Fii'ii^iiT |>iil>li i -,i I:. jnln-

pliiquc. — S' 1.1

rh,i,.s..,.i

alphahrl,.,...-!

tliéologujue, faisant partie de VEuvj: l^^if'l'r. :\ m-i', Paris, 1788, plusieurs fois réédité en S in-s l;i m. on,

1838, avec des notes .ijontées par l'aMn M, |Hn- < inlinal Gousset et av n m'in i/ m-- ..iluinr ilhImmuI lin I '1,1,1

delà théoln,!.. •, , ,- ■ .i. i, ,, : ■ : il.miir-

fragments innii' . i iii. i - ,j ,i;' iii/.|. irini

grand nomlu-'' li.uiirh- n-n , ■ .nr-, ■: il .nliliiion-. .ni texte de liergier; i in-i", Paris, 18Ô9, avec des annotations et des articles de l'abbé Pierrot; 12 vol., Paris, 1875, édition appropriée au mouvement intellectuel du sirrir |i;il- r.il.l..' I.ih-.ii lli, .1 n fn...],- ;, i;,,'^;,.,' cellr mil ,1 , I ,1. ,l,r, , :, , I / /..,„ ,/,,■, i|ii

que IJergier ne prit cette détermination (jue sur les instances de ses amis et le conseil très pressant de l'archevêque de Paris et qu'il ne se laissa guider que par

la noble ambition de servir . fliiirr ni I i r:,i\<r dr

la religion. Sa collaboration pi. i,n . m J. \ ni ,1 ,il„ii,l être qu'une simple^ revision (r;ii ii.li - ili h . i mu, Mn-; li correcteur se vit bientôt conliaini il. -nl-iiin. i ij,'^ ,ii iicles presque entièrement nouveaux. On s'est également persuadé que la collaboration à l'Encyclopédie avait entraîné liergier à une condescendance excessive visà-vis de certiitii iii. ms ou de certains préjugés communémi ni iiM.ihii (.mil y ait dans le Dictionnaire lhéi)lc'i"i '• I 11 < doctrinales, c'est un fait

incontestable; mn- mi iii> piouve point que ces lacunes proviennent d'une condescendance cnn-ri. ni. > i i ■ llicbie ni que cette condescendance pron .Ir ,1 1 hm m. ni de la colluiioration à Y Encyclopédie, li nll. m 1,, ilntrine du Dictionnaire ne présente point iln ilm i^jeiice notable 'ivcc celle des autres ouvrages de liergier. — 12" Discours sur le mariage des protestants, in-8", Paris, 1787. - bi" De la source de l autorité, iu-12, 1789, .sans nom ilanleur, dissertation d'actualité au

début môme de l'Assemblée constituante. — li" Observations sur le divorce, ouvrage posthume, in-8", réponse i un écrit distribué à l'Assemblée constituante en faveur du divorce. — 15" Quelques ouvrages postli\imes ; Tableau de la miséricorde divine, imprimé à Besançon, en 1821 ; Examen du système de Bayle sur l'origine du mal: Remarque sur cette question, si la foi est contraire « la raison; Plan de la théologie, ouvrages imprimés à Besançon, en 1831. Un volume de Sei-mons a été publié à Paris, en 1852.

III. Doctrine et jiÉTuonE du DicrioxxAiitE iuéûlociQVE, — Cet ouvrage, d'ailleurs fidèle résumé de tous les ouvrages de Bergier, mérite un examen spécial au point de vue de la doctrine et de la méthode.

I" Au point de vue doctrinal, le Dictionnaire théologique n'est point à l'abri de tout reproche. Il suffira de signaler ici les lacunes principales. — 1. La notion du surnaturel de la grâce n'est point nettement donnée. Nulle part il n'est dit clairement que la fin de l'ordre sui-naturel est la M-inn inlnili\o de l'essence divine, rendue accessibli' .1 I inn lli i m .• humaine par une sorte de puissance alisnlnnu ni -ii|h lieure à toutes les forces créées et créables. et a laijuelle la grâce surnaturelle prépare et dispose en cetti' vie. On déclare seulement que le salut éternel est le bonheur du ciel, t. vu, p. 2(H. art. Salut, et que la béatitude que nous espérons est surnaturelle, soit parce que Dieu aurait pu d'abord destiner l'homme à un bonheur moins parfait, soit parce que nous en étions déchus par le péché d'Adam, et que le pouvoir, les moyens et l'espérance d'y parvenir, nous ont été rendus par la rédemption. Le secours de la grâce actuelle que Dieu nous donne pour faire di's bonnes œuvres est surnaturel dans ces trois sens, t. VII, p. 454, art. Stirnaturel. De même au mot Grâce,' t. m, p. 385, il est dit : « Comme depuis le péché d'Adam, l'entendement de l'homme est obscurci par l'ignorance et sa volonté allaiblie par la concupiscence, on soutient que, pour faire le bien surnaturel, il a besoin non seulement que Dieu éclaire son esprit par une illumination soudaine, mais encore que Dieu excite <,i Milniili' par une motion indélibérée. C'est dans ces il-ii\ .liii^.-i que l'on fait consister la grâce actuelle. » lin II - iinpncisions Ibéologiques sur la notion du surn aime! lii- l.i grâce. Ion peut rapprocher une définition quelque peu équivoque de la religion naturelle : « Faut-il bannir du langage théologique le nom de religion naturelle"? Non sans doute, mais il faut en (i\er le

de l'homme, dans les circonstances où l'iiumanité se trouvait pour lors. Mais elle était surnaturelle dans un autre sens, puisqu'elle était révélée, et sans cette révé-

■J- In ili h ml, a M,.-r iln la n il.' morale de

la n-Mialiui, piiii, niiiTiimiais^anr,. p.ainpinmcmt suffisante des vérités religieuses simplement naturelles, liergier ne met pas assez en lumière ce que l'Église a nettement enseigné à rencontre du fidéisme et du traditionalisme, art. Ame, t. 1, p. 94; art. Religion naturelle, t. vu, p. 128; art. Sauvage, t. vu, p. 313. Cependant à l'article Raison, t. vu, p. 80, on rencontre ce léger correctif : « Autre chose est de dire que la raison humaine une fois éclairée par la révélation est capable de sentir et de prouver la vérité des dogmes primitifs professés par les patriarches, et autre chose de soutenir que la raison toute seule, sans aucun secours étranger, peut les découvrir. » .\ussi Bergier professe peu d'estime pour la philosophie chrétienne ou scolasti(|ue. KUe ne trouve point place à l'article Philosophe, I idiihisophie, ni sous le nom de scolastique attribué â la

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