V. Oblet
BERSEAUX Charles-Eugène, né à Euvezin (Meurthe) le 21 janvier 182-2 et décédé à Nancy le 14 avril 1892. Professeur r1'.'.ln.|ii.MicP siirr.'» riu L'rind séminaire de Nancy InI,".. i .■. Ii |.,i.>i. ^ mt-.Iacques de Lunévilir I l>'iii , .M! n: I .1 ii , m : i I ,i I ion Nolre-Damc dans l:i iiHiiir \illr' isfiii . mv <{'■ l'out-Saint-Vincenf (1856), professeur de doi;iiie au grand séminaire de Nancy (1858), curé de Laneuveville-lés-Nancy (1864r 1875)," aumônier du Bon-Pasteur à Nancy (1880-1890), il a constamment étudié la théologie dans ses divers emplois et pendant ses années de retraite. Il a publié beaucoup d'ouvrages, de mérite différent, dans lesquels il envisage surtout le côté rationnel du dogme et delà morale chrétienne. Sans parler il, irni^ m'iIis Je Lectures pour les familles et les /m, -~ , ,, -m Li \ii.- chrétienne, 2 in-12, Nancy, 1861, iNdii: l'iii-, ls77;surles vices et les vertus, 2 in-iS, >;iiii:\, INilT; puur les dimanches et les fêtes de l'année chrétienne, 2 in-8"', M. Berseaux a composé : Les grandes questions religieuses résolues en jKu de mots , 4 in-12, Nancy, 1858- 1862; Paris, 1892, concernant la foi et l'incrédulité, l'Évangile et le siècle, l'Église et le monde, la mort et l'immortalité; La Voltairomanie {suite et fin des grandes questions î'eïijieHses), brochure in-12, 1865; ia science sacrée, 10 in-12, Nancy, 1864-1865 ; 4 in-8", Paris, 1876, théologie dogmatique, dont les sous-titres indiquent le contenu et le plan : Préparation biblique, ou tout homme raisonnable doit être un homme religieux; Démonstration biblique, ou tout homme religieux doit être chrétien; Démonstration ecclésiastique, ou tout chrétien doit être catholique; La Trinité chrétienne considérée comme la raison dernière de ce (jui est, comme l'explication définitive et suprême du comment et du pourquoi des choses, comme la clé de la philosophie altissime; Le Dieu-homme et la Vierge-mère; Les sept sacrements, considérés aux points de vue philosophique, moral, social, traditionnel, liturgique et polémique; Les splendeurs du culte, ou le culte considéré dans son sujet, dans son objet, dans ses moyens, dans ses usages, dans ses pratiques et dans ses cérémonies; Les philosophes aux prises avec eux-mêmes, ou le
christianisme justifié par ses adversaires dans ses dogmes, ses préceptes, ses sacrements, ses pratiques, ses faits et gestes, ses promesses, ses menaces, sa préémitience et son avenir sur l'hérésie et la philosophie, 2 in-12, Nancy, 1866; Le vrai, le beau, l'utile, ou le christianisme cûnsidrré dans ses ra2^porls avec la science, l'art cl 1",, ,.'•>:-!, ;, , iii-I2. Nancy, 1866 ; i- 'ordre des chartreux •' , ,, de Bosserville, in-S",
Nancy et Paris. 1 - i . . ,, ^ Bruno, Nancy, 1868 ;
Liberté et Uber.^ , / ,, -> i'F.tat chrétien (science sacrée, point de vue pulitiquc), in-8'>, Nancy, 1889. En vue de favoriser l'apostolat catholique, M. Berseaux a légué toute sa fortune au séminaire des Missions étrangères de Paris.
La semaine religieuse, historique et littéraire de la Lorraine, Nancy, 1892, p. 306-307.
E. Mancenot.
BERTHELET Grégoire, bénédictin, né à Bérain le 20 janvier 1680, mort à Saint-Mihiel le 31 mars 1745. 11 lit profession le 16 juin 1697 à l'abbaye de Munster dans la congrégation de Saint-Vanne, de l'ordre de Saint-Benoit. 11 fut bibliothécaire de Saint-Léopold de Nancy et se lia d'une étroite amitié avec M. deTalvennes, conseiller. Ce dernier, très attaché aux doctrines jansénistes, fut forcé de s'expatrier et, sur l'ordre du roi Stanislas, dom Berthelet fut privé par ses supérieurs de sa charge de bibliothécaire et envoyé à l'abbaye de Saint- Mihiel m 171 i f- IVm'dictin a beaucoup écrit sur les
usages I I I I ^ ili- la vie monastique; mais tous
ses tr;i\,i I II ,1 1 iiii's manuscrits, à l'exception du suivant : / ,,( ' ' / >> , nyiie et moral de l'abstinence des viandes et dci révolutions qu'elle a eues depuis le commencement du monde jusqu'aujourd'hui, \n-¥, Rouen, 1731. Sa correspondance avec doiti Calmét se trouve à la bibliothèque du séminaire de Nancy.
Dom Calmet, Bibliothèque lorraine, p. 110; dom François, Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de Saint-Benoît, 1. 1, p. 122; Ziegelbauer, Historia rei literariœ ord. S. Bcnedicti, t. H, p. 602 ; t. iv, p. 476.
B. llEURTEBIZE.
BERTHIER Guillaume-François, né à Issoudun le 7 avril 1704, entra dans la Compagnie de Jésus le 24 octobre 1722, professa les humanités à Blois, la philosophie à Rennes et à Rouen, la théologie à Paris; il dirigea les Mémoires de Trévoux de 1745 à 1762; après la suppression de la Compagnie de Jésus par le Parlement, la ])ienveillance du Dauphin le fit adjoindre à l'éducation des princes ses fils (plus tard Louis XVI et Louis XVIII), et nommer garde de la Bibliothèque du roi ; mais la haine non satisfaite de ses ennemis l'obligea bientôt de s'exiler de France; après dix années passées en Allemagne, ayant obtenu de rentrer dans sa patrie, il se retira à Bourges, où il mourut le 15 décembre 1782. Le P. Berthier fut chargé, en 1742, de continuer VHistoii-e de l'Église gallicane, commencée par le P. Longueval, aussi jésuite, qui en avait publié les huit premiers volumes et après lequel le P. Fontenai fit paraître les ix=, x« et partie du xi« volume, et le P. Brumoy, la fin du XF et le xiF. Le P. Berthier donna, de 1745 à 1749, les t. xiii-xviii, contenant l'histoire de l'Église de France depuis l'an 1320 jusqu'à l'an 1559. Us sont composés avec une science réelle et une sage critique, et écrits d'un style simple et grave. Le P. Berthier déploya les mêmes qualités solides dans la direction des Mémoires de Trévoux et dans les nombreux articles qu'il donna de sa plume à ce célèbre périodique. Il y maintint, avec les saines doctrines religieuses, philosophiques et littéraires, la modération du ton, l'impartialité envers tous, la courtoisie à l'égard des personnes. Les philosophes et surtout les enctjclopédistes, combattus comme ils devaient l'être dans les Mémoires de Trévoux, lui firent particulièrement sentir leurs colères et éprouver leurs injures. Voltaire notamment se