‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 448 sur 741 · V. AuTiiiir -- i;i i,iMiii:s. 1..' I.ullaire de Be · texte numérisé non relu

V. AuTiiiir -- i;i i,iMiii:s. 1..' I.ullaire de Be

noit XIV, proiiiiilyué par ce pape lui-mc'me et revêtu de l'autorilo pontificale, doit être considéré comme un recueil officiel de lois ecclésiastiques, au même titre que les Décrélales de Grégoire IX, le Sexte de Boniface VIII et les Clémentines de Clément V; mais les autres bullaires, quelque importants et utiles qu'ils soient, n'ont jamais reçu des papes cette approlialicm spéciale qui en ferait des codes .•r(|.-M-ii(|ii( ~, IIsont donc simplement des œuvres pi iv. . -. n ,i\ mi i n n d'ofliciel, et, dés lors, comme recueil-, - ni il |i m n de toute autorité canonique. Les huiler. i|ii il,> eoiili.iinent, n'étant là que comme des documents historiques, n'ont d'autre valeur que celle qu'elles auraient, prises séparément, dès qu'il conste qu'elles sont authentiques; qu'elles n'ont pas été rapportées en tout ou en partie par d'autres bulles plus récentes; ou enfin qu'elles ne sont pas tombées en dc'suétude.

Schmalzgrueber, J»*^ /^;'^| '"■!■:;; f^,?.---. ■:,,■, -ni- T'"^^nvn'- , SIO, n. 387-390, 5 in-l..l\. il 17 > i i > r' ,1 ; ; chenrechtf Ratisbonii' 1- j i ■ /'

ecclésiastique, i \n->i . !■ i I ' , -

sinstique âni^s i',^s t^,>,,, ' ->. i ., , i ;- : ■ i. .^..^Iia. y/r>/'-

lilli,mrs juris piihliei eee/,se--,'.. , -, Puiis, 18.".;»,

p. 128; Boui.x. D,' princiiiiis j,:.^. . i.ni, TU, c. XVI,

in-8", P.nris. is:r2. p, 4i;3; Hiii.., \ ., , -, literarius, 4 in-8-, Iiispruck, 1892-1899, t, i. p. u,:,J, t. ii. oui, ISii. 1105,1533. T. Ohtolan.

BULLE. — I. Histoire. II. Définition et objet. III. En quoi une bulle diffère d'un bref. lY. Particularités. V. Espèces. VI. A propos de la forme du sceau bullaire, réponse à une objection des protestants contre la primauté de saint Pierre. VII. Critique des bulles.

I. Histoire. — Dans l'antique Rome, le mot latin Imita désignait une petite boule creuse en métal. Les triomphateurs, le jour de leur triomphe, et les jeunes patriciens jusqu'à l'âge de dix-sept ans, en portaient une d'or suspendue à leur cou et tombant sur la poitrine. On y renfermait souvent des préservatifs contre l'envie. C'était aussi pour la grande vestale un insigne de sa dignité. Cf. Perse. Sat.. v, 30; Pline, Hist. natural., 1. XXIIl, 1-4: Macrobe. Salut'nalionvni, 1. I, c. vi; Rich, Dictionnaire i/f.< antiii,i,lés romaines et grecques, trad. Chéruel, Paris, 1S73. p. 87-88.

Au moyen âge, le mot bulla prit un sens plus étendu, mais toujours correspondant au mot grec dont il est dérivé, en doublant le ),, (îo'j/.ti, conseil, dessein, résolution. Il exprima la marque ou le témoignage d'une volonté bien arrêtée : le sceau, le cachet. De là vint le verbe bullare, cacheter en bulles, apposer un sceau de forme ronde ou sphérique. Le grec usuel possède, en effet, le verbe pouXXs-Jîiv, bullare, cacheter; l'adjectif igoiJ).XwTov, non cacheté ; le nom yp'Jooêo-jXXov, bulle d'or, et d'autres termes semblables. Cf. Du Cange, Glossarium médise et infimx latinitatis, revue et édité par Henschel, v" Bulla,

7 in-fol., Paris, 1850, t. i, p. 803, col. 2; p 805 col. 3; Glossarium mediœ grsecilatis, v" Boû),),a, 2 in-fol., Paris, 1688, col. 217, et append., col. 42; Montfaucon, Palœographia grseca, sive de orlu et jirogressu litterarum grsecarum, in-fol., Paris, 1708, p. 378 sq.

On ne pourrait fixer avec précision .'i quelle époque les papes commencèrent à employer le se, an l,iil|ain' pour authentiquer les documents ponlilieanx, l.e- |ilus

anciennes bulles de plomb qui nous - ni |i,(]\i mus

sont du VIF siècle, des papes Deusdcdil, I ii .,1 r lloii,,rius, Vitalien, Zacharie, Paul I", Adi : l I 1,1rait hors de doute que cet usage rem, i Ml jusqu'au VF siècle, à saint Grégoire le Oi.ina. iju , luuservé le dessin d'une bulle du pape Agapet iô3ô-53G). Peut-être même faut-il reculer plus loin encore dans le passé l'origine de cette coutume. Très probablement elle s'introduisit, dès la fin des persécutions, au commencement du ivs siècle, sous le pontificat de saint Sylvestre, qui monta sur la chaire de saint Pierre en 314. Cf. Mabillon. De re diplomalica, 1. II, c. xiv, n. 7 sq., et Supplem., XI.VI j', Muratori, Anliquitates italicx medii sévi, 6 in-fol., Milan, 1740-1742,1. m, col. 91, 129; N. de Wailly, Éléments de paléographie, 2 in-fol., part. IV, c. iv, a. 1, %\, Paris,1838, t. ii,p. 'i&;Actasanct,,,,::. r,-,. ,', ,,„, ad mensem maii et paraliponicnti e -, . \i , , ,. 1688, t. vu; Moroni, Dizionario d, , -

e,;-lesiasti,a. 109 in-8", v» Bolla,%\, el .^ /-,' . i '///,i,,

\eiii„., ISlii-lsT'.l. I. V, p. 277 sq.; t. L.wi, p. '.KJ .sii.; Il mil, /), l'K ,, j>,,u,ie ecclesite hispanse dissertai iones, :; Ml i , li.ih.i , i:;o, 1741, t. I. p. 147; G. T.elli, Disserti(:i,,n,' siijira , /nombi pontifi,! •,-> rjp}ip;-r. ,1 ,ns .1i',',(,/,>mia romana di archseologia . \ 1\ ' i ■• 7 he r,,i-~i, Di unabollapiumbea j)apal,- ■' / ,,, , . ., ,lr,-,iii,i,

dans Notizie degli scavi, Rom,', l>sj, r 1 ,,,i|,|. /„ ,h'n alleren pâpstlicheji Bleibullen, dans N,',ies Archiv, 1884, t. IX ; Pllugk-Harttung, Zur Plumbierung altérer Papsibullen, 1887.

Rien fr,'lannant, d'ailleurs, à ce que les papes aient , I II' lu I de bonne heure à se servir du sceau bullaire. I -i la coutume des empereurs romains. L'on

i ,1111 ni . luore celui de Marc-Aurèle et de Lucius Verus représentant ces deux princes, et percé de haut en bas, pour laisser passer le cordon qui le rattachait au parchemin. De Rome cet usage se transmit à Byzance, dont les empereurs scellaient leurs constitutions avec des bulles d'or ou de plomb, suivant leur importance. Ils avaient, en eflet, les jioXiëSôgo-jÀXa, bulles de plomb, et les Xp-jiTÔ6o'j).),a, bulles d'or. Cf. Glossarium médise grœcit'atis, col. 218, v»MoXtg5o6ob>,).ov; Pierre Diacre, Chron. Casin., I. IV, c. cix, P. L., t. CLXXiii, col. 960; Buchon, Histoire de la domination française en Orient, Paris, 1840, p. 25; Baronius, 4nnai. eccles., 12 in-fol., Rome, 1588-1607, an. 1156; N. de Wailly, Éléments de paléographie, part. IV, c. IV, a. 3, Sj 1, t. Il, p. 45; Du Cange, loc. cit.

Le sceau bullaire, garantie matérielle d'authenticité, appliqué aux constitutions apostoliques de majeure importance, fit donner à ces constitutions elles-mêmes le nom de bulles, litterse bullatas. Néanmoins ce ne fut pas avant le xiii« siècle que le sens de ce terme s'étendit ainsi du sceau au document qu'il complétait. Cf. N. de Wailly, op. cit., part. II, c. i, a. 4, § 1, t. i, p. 172; Quantin, Dictionnaire raisonné de diplomatique, v» Bulle, in-4», Paris, 1846, p. 119. La chancellerie romaine n'emploie jamais ce terme dans les actes officiels.

II. Définition et objet. — Depuis lors, on entend par bulles les lettres officielles publiées par les souverains pontifes dans la forme la plus solennelle. Elles correspondent aux édits, lettres-patentes et ordonnances des princes séculiers, rois ou empereurs. Leur objet comprend : les décisions doctrinales ; les sentences de canonisation; la discipline ecclésiastique; les jubilés; la promulgation d'indulgences générales; la création ou

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