CAIUS ou GAIUS, pape, mort le 22 avril
Nous ne savons presque rien de ce pape. Eusèbe lui attribue un pontificat de quinze années. H. E., vu, 32, 1, P. G., t. \x, col. 722. La passion de sainte Susanne a donm' lini de ri, lire que Caius était frère utérin de Gabiniii^. lils d un rmisul cousin de l'empereur Dioctétien, cl (lu'il i!,iil mort martyr. Mais la passion de sainte Susanne est peu sûre; et il est infiniment probable que Caius, mort avant la persécution de Dioclétien, et inscrit comme confesseur dans la première édition du Liber ponlificalis, ne fut point martyr. 11 fut enterré au cimetière de Calliste et son tombeau devint l'objet d'une grande vénération. Sa fête est célébrée le 22 avril. Une décrétale adressée à l'évèque Kélix, Mansi, t. i, col. 1281, prescrivant d'observer les différents degrés de l'ordination depuis celui du portier jusqu'à celui de l'évèque, n'est pas authentique.
Duchesne, Liber pontiflcalis, 1886, t. I, p. xcviii, 161 ; Jaffé, Regesta pontiftcum, t édit., t. i, p. 25; De Rossi, Roma sotterranea, t. m, p. 114; passion de sainte Susanne, Acta sanctorum, februarii t. m, p. 62.
H. Hemmer.
2. CAIUS, rdcco;. Kcrivain ecclésiastique, qui vécut à Rome à la fin du ii" siècle et au commencement du iiF, et fut le contemporain de saint Hippolyte et des papes Victor, Zcplivrin et Callislc Eusèbe l'appelle ivr,p i/./.>r.C7[acrTC/.o:,' H. E., II, Iti. P. G., t. XX, col. 208, ce qui ne veut pas dire nccessaireuient un clerc. Mais Photius, le premier, rapporte le bruit qu'il fut prêtre de l'Église romaine, c'est ainsi qu'il est désigné dans l'histoire, et même évêque des gentils, èOvwv è-tcntoTro;, Bihitolh., 48, P. G., t. cm, col. 89, titre assez étrange à cette date et qui, s'il pouvait être retenu, rappellerait celui de saint Hippolyte à cause des fonctions quasiépiscopales qu'il dut remplir à Porto vis-à-vis des étrangers qui affluaient dans ce port, et non celui que les théodotiens voulurent donner à Natalis. Eusèbe, H. E., V, 28, P. G., t. XX, col. 513. Vraisemblablement Caius était Grec d'orieinc. peut-être Asiate comme saint Irénée et lié :i\rr l,\,i|ih' i\f Lyon, si l'on pouvait tenir pour
certain I -. I.niiiicilion avec le Caius qui est dit avoir
transoni -ni' um cm|ik- d'Irénée la lettre des Smyrniotes contenant le récit de la mort de saint Polycarpe, c. -xxii. Funk, Patres apostoUci, ïubingue, 1901, t. i, p. 340- 341; cf. p. cii-ciii.
Eusèbe le dit homme de grand savoir, ),oYioiTa-oç, ce que répète fidèlement saint Jérôme. Mais ce dernier, mieux à même de connaître les traditions de l'Église romaine, ne donne pos un renseignement do plus que l'évèque de C,'-.i: ", .|;,: i > . i !,,[m, , ■, -i ,|iio Rome n'a pas inscni :i ,. n : , ; . l . i ne l'ho-
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du christianisme au début du lU' siècle. Il est vrai que le temps n'a guère épargné ses travaux. A part l'important document, connu sous le nom de Canon de Mi(ra-
tori, et les célèbres PliilosophuDietia que quelques critiques modernes ont voulu lui attribuer, il ne reste que quelques fragments inscrits sous son nom, recueillis par Routh, Meliq. sac, 2« édit., Oxford, 18i6-18i9, t. ii, p. 123-158; P. G., t. x, col. 17-24, et qui sont loin de lui appartenir dans leur totalité. D'après les anciens c'riii,iin~ rri-l.-i,i-iii|n.~. i";,iiu~ aurait composé : 1» Un A w, •,: -'.',: il-,',',,,, ,,,nii, |,s montanistes, Eusèbe, // /.' . II. il, m. is. :;i . ,1, 1^(1, P. G., t. XX, col. 209, ■J7;;. jsl ."i7j ■• ,111 h, ni, jui- la cause de l'univers, II:-. - - -a:. Phutius,5i6Ho(/i.,48, P. G.,
' m ' ' I II l.i doctrine platonicienne; 3" le /',;,/ ;,,,.,/,/,,//,,, 1) /',,,; )ag-jpiv9o;, dont Eusèbe cite des passages sans laire connaître le nom de leur auteur, mais que Théodoret lui attribue, Hœret. fab., ii,5, P. G., t. Lxxxiii, col. 392; 4» un traité contre l'hérésie d'Artémon, Ka-à -y]i; 'ApiÉmovo: ctiof^E-wi;, cité par Eusèbe sans nom d'auteur, // /,' , v J,s, p. G., t. xx, col. 512, mais assigné à C.nn-, .m i iiumhI de Photius. Loc. cit.
Or, toutes ces cliien, , ^ m, ni loin d'être l'expression de la certitude; ces attriljutions appellent d'expresses réserves. La question de savoir quel est l'auteur du Canon de Muratori, P. G., I. x, col. 33 sq., reste encore sans solution précise. Muratori et d'autres après lui l'ont attribué à Caius parce que, entre autres motifs, Caius ne retenait dans son Dialogue, d'après Eusèbe, H. E., VI, 20, P. G., t. XX. col. 571 ; S. Jérôme, De vir. M., 59, P. L., t. xxiii, col. 669; Photius, BibUoth., 48, P. G., t. cm, col. 86, que treize épitres de saint Paul et rejetait l'épilre aux Hébreux; arguments insuffisants, dont le P. de Smedt a pu dire : seque imo potius probant Hippohjlum esse hujus fragmenti auctoreni. Dissertationes, Paris, 1876, p. 169, note 2. Dès l'apparition des Philosophumena, Caius passa quelque temps pour être l'auteur de cet ouvrage; mais aujourd'hui, d'après l'opinion la mieux accréditée et qui rallie la presque unanimité des critiques appartenant à des écoles opposées, c'est à Hippolyte qu'on attribue la paternité des Philosophumena, Bardenhewer, Patrologie, 2«édit., Fribourgen-Brisgau, 1901, p. 186; trad. franc., t. i, p. 21i, ainsi que des autres traités, à l'exception du Dialogue.
Et d'abord le Karà tri; 'ApTÉiitiivo; aipécEui;, que tout porte à identifier avec le Petit labyrinthe, S(j.ixpbç X»ê\jpivôoç, mentionné par Théodoret, Hxret. fab., Il, 5, P. G., t. Lxxxiii, col. 392, car, bien que les fragments qui en ro.^liiil \isenl siiil,.iiil le monarchien Théodote, Éusèbo. ,|Mi 1- ,1 11 ,11^, lil-, ,lil qu'ils sont tirés d'un ouvrayo ,11 11 e,,iili I le 1,-1, ilArtémon, H. E., v, 28, P. G., t. .w, col. Jli, dauUc part, Théodoret précise que c'est contre Artéinon et Tliéodote qu'a été composé le Petit labyrinthe. Loc. cit. Ce Petit labyrinthe ne saurait se confondre avec le Labyrinthe signalé par Photius. Il y a lieu de croire qu'il est d'un même auteur, composant d'abord un ouvrage général sur les hérésies, puis un traité spécial sous le titre de Petit labyrinthe. Reste à savoir quel est cet auteur. Photius nous apprend qu'une note marginale du manuscrit, où il lisait le IlEpl tyi; toO nav-oç oJitas, attribuait ce traité à Caius, prêtre de Rome, également auteur du Labyrinthe et du Dialogue. Loc. cit. Or, ce Labyrinthe ne semble pas être dill'érent des Philosophumena, qui est désigné comme t'ov /,ag-,lpiv6ov -wv a'ipÉoîwv, dans le résumé de tout l'ouvrage. Philos., X, i, 5, édit. Cruice, Paris, 1860, p. 474. De plus, à la fin de ce résumé, l'auteur renvoie ses lecteurs à l'un de ses ouvrages Ilsp'i t7,; THJ Tiavtôî ojota;. Philos., X, xxi, 32, p. 515. De sorte que le traité contre Artémon, identifié avec le Petit labyrinthe, et le traité Ilsp-i loù Ttxvcô; sont de la même main qui a écrit le Labyrinthe, ou les Philosophumena, c'est-à-dire d'Hippolyte et non de Caius. Dans ces conditions, Caius serait uniquement l'auteur du Dialogue Ilpbç npox).ov, trouvé à Jérusalem par Eusèbe, H. E., VI, 20, P. G., t. XX, col. 572.