‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 515 sur 741 · XL. n · texte numérisé non relu

XL. n

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Kntre 1845 et 1875 un mouvement de rapprochement se produit entre les divers rameaux presbyt(5riens. Dans les provinces maritimes toutes les sectes affiliées à rKglise d'Ecosse s'unissent entre elles, vers 1868, tandis ipie les rameaux de l'Église libre s'allient avec les autres (lissiderils. Un mouvement semblable se dessine dans Onlario, et aboutit en 1861 à l'organisation du synode di' I l'.ylise canadtenne presljjtérienne.

làilin en 1875 presque toutes les Églises presbytériennes concinenl une union générale. Pour arriver à ci'tli' en-

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3° Méthodistes. — La secte des méthodistes compte un peu plus d'un siècle au Canada, et déjà, parmi les sectes protestantes, elle est devenue la plus nombreuse (917000). Elle apparut d'abord dans les provinces maritimes vers 1779. Quelques familles l'apportaient d'Angleterre. Elle se recruta parmi les soldats nombreux qu'entretenait le gouvernement dans la Nouvelle-Ecosse et bientôt parmi les loyalistes, si bien qu'à la mort de John Wesley (1791) elle avait trois foyers dans la Nouvelle-Écosse.

Jusqu'en 1828, le méthodisme au Canada vécut sous la tutelle des conférences méthodistes des États-Unis et sous la forme épiscopalienne que "Wesley avait cru devoir adopter pour l'Amérique. Dès 1794, la Conférence de New-York fit du Canada un district particulier relevant d'elle. En 1810, elle en érigea deux : Haut-Canada et Bas-Canada. Les méthodistes n'étaient alors que 2863. La guerre de 1812 ayant éclaté, les citoyens américains des États-Unis reçurent des autorités anglaises l'ordre de repasser la frontière : parmi eux la plupart des ministres méthodistes. Les divisions politiques amenèrent, en 1824, l'érection d'une Conférence canadienne ; et, quatre ans plus tard, 1828, l'organisation du méthodisme canadien en Église distincte.

Néanmoins, les attaques contre la secte nouvelle étaient nombreuses. Les anglicans, l'évèque Strachan en tête, les accusaient de sympathie pour la république

américaine contre l'Angleterre et leur di.sputaient dans l'Assemblée législative le droit de célébrer les mariages, de posséder des immeubles pour leurs réunions, refusant de reconnaître leur existence légale. Sous ces inlluences el sous d'autres, les méthodistes, au moins en très grande quantité, s'agrégèrent à la Confc-rence britannique (1834) et en acceptèrent la forme presbytérienne; tandis qu'un fragment, tout en se proclamant indépendant des Étals-Unis, préféra garder la forme épiscopalienne.

Depuis, les méthodistes sont allés se multipliant surtout dans la province d'Ontario, où ils sont près de 700000 sur 917000 dans tout le Canada. Leurs sectes sont nombreuses. Nommons la secte wesleyenne, organisée par Elder Ryan en 1829. Séparée de la Conférence d'Angleterre en 1840, unie de nouveau en 1847, accrue en 185i et 1874 de plusieurs autres sectes, elle porte aussi aujourd'hui le nom d'Église méthodiste du Canada et compte un nombre d'adhérents de beaucoup plus rnn«i(l. ral.lc que celui des autres sectes. Nommons 'n..iii ll.li-, iii.'iliodiste épiscopalienne, l'Église prii.iiini III. il.M.li-i,', enfin l'Église libre méthodiste et I t.ulis.. .hi.lirnui' delà Bible.

Les doctrines des méthodistes n'ont rien de particulier au Canada. Elles sont celles de Wesley sur la justification, le témoignage de l'Esprit et la sanctification.

Ils ont plus de 1 900 ministres répartis entre les 8 conférences que renferme le Dominion. Ils tiennent une conférence générale tous les 4 ans dans un lieu déterminé à l'avance. Les délégués sont des ministres et des laïques en nombre égal. Les élus ont plein pouvoir ; cependant ils doivent respecter les points suivants : 1" ne changer, ni altérer aucun article de religion, ni établir aucune règle nouvelle de doctrine contraire à ce qui est actuellement établi ; 2» ne point toucher au système de l'amovibilité des ministres; 3» ne rien changer aux règles de la société qu'aux trois quarts des voix ; ne rien changer à la base de l'union en ce qui regarde la constitution, les droits et privilèges des ministres et des laïques qu'aux trois quarts des suffrages. Outre cette conférence générale, il en est de particulières et annuelles qui s'assemblent dans chaque division territoriale, appelée conférence. Il y a de plus les assemblées de districts; et encore, des comités, des sociétés, soit pour aviser aux nominations, soit pour fixer les émoluments, soit enfin pour promouvoir l'extension de la secte et de ses œuvres.

4" Baplistes. — Leur centre est dans les provinces maritimes où leur nombre atteint 130000; alors qu'ils ne sont que 116 0(X) dans Ontario. Ils paraissent èlre venus au Canada de l'ile de Jersey vers 1760. Ils se propagèrent lentement. En 1774 ils avaient 4 temples dans ces contrées. En 181X) se forma leur première associalion. Ils en eurent deux en 1821, l'une pour la Nouvelle- Ecosse, l'autre pour le Nouveau-Brunswick. Plus tard (1847), cette dernière province se divisa en deux associations, l'une pour l'Est, l'autre pour l'Ouest; et la Nouvelle-Ecosse en trois : l'Est, le Centre et l'Ouest. En 1897, les baptistes avaient 405 temples dans les provinces maritimes et 496 dans le reste du Canada. Dans la province de Québec, ils n'ont jamais pu s'implanter profondément ; et le recensement de 1901 indique qu'ils n'y sont qu'au nombre de 8480.

III. ÉTAT ..^CTUEi, DES SECTES. — A ces sectes protestantes, les principales au Canada, s'en ajoutent un grand nombre d'autres moins importantes : luthériens, congrégationalistes, disciples du Christ, frères unis dans le Christ, adventistes, quakers, universalistes, unitariens et d'autres encore. Toutes ces sectes prises ensemble forment à peu près les 58/100 de la population canadienne; les catholiques seuls en forment les '12/100.

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