‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 553 sur 741 · CANTO — CANTOR · texte numérisé non relu

CANTO — CANTOR

alguns cotifessoi-es de preguntarem aos pénitentes^ os nimies, e liahitaçao dos scus complices, Madrid, 1746.

Barbo«a Machado Biblwtheca Lusitana t m p 469;Elssius, Eiwonuasticon augustimanum p 286-287 Summario de bihlwtJ i ht itnnii Iil nne r^l t m p 218; Ossinger, p,j I , 7 |ii T nirri Postrerna ssecula

, 1 1 I I I Moi al Catalogo de

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A PVLMIERI.

CANTOR Gilles, laïque illettie, fut le premier chef do la secte des « hommes de l'intelligence ». Cette secte (|ui existait à Bruxelles à la fin du siv siècle et au début du XV», ne nous est connue que par les pièces du procès intenté en 1411 par ordre de Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai, à un carme, Guillaume de Hildernissen, qui avait été prieur des couvents clr Mnlino^ d <]c Bruxelles. Voir 1. I, col. 6ii. Celui-ci ^i\.iit ' ' - '-n. .i la secte par

Cantor; il en avait adopté les I.hi 1.^ ii m, ~ auxquelles

il avait ajouté des erreurs p.n lu nli.i .--, A l'.'poque du procès, Cantor était à peu près sexagénaire et il y avait plus de douze ans qu'il propageait ses idées. On l'avait obligea les rétracter à Cambrai, à Bruxelles et en un aulre lieu. Il se cro\ait bù"! '■■v>'r'-"r an carme qu'il avait fasciné, et mai II lr~ I ' ' lavé le Sauveur des

hommes, qui. pu I i-t et par le Christ,

le Père. Sa pi. l .ill illaclu' un certain

nombre de personnt'S. La inna m |iiil>la|iii' l'accusait, lui et ses partisans, de honti-nv, - ,i, |..,n< h. <. Ils autorisaient la fornication et l'adullni i i pi ,ith|ii lanlla communauté des femmes. Pour iiulux c.iclui kurs dépravations, ils employaient un langage particulier que les initiés seuls comprenaient. Favorisés par un ('-chevin de Bruxelles, ils tenaient leurs réunions dans une tour aux piil.x cir lalle ville. Cantor prétendait que le diable el 1rs il iiiiii''^ >' laii-nt tous sauvés et finiraient par parveiiii a la h, aiiiiid.' étemelle. Le diable alors ne serait plus lu diable, 1 orgueilleux Lucifer deviendra très humble. 11 n'avait pas porté Jésus sur le pinacle du temple de Jérusalem. Guillaume de Hildernissen reconnaissait que Cantor avait réellement dit cola, mais avec celte atténuation que le diable n'avait pa- iIim' b'^n^ .m sommet du temple corpo)-aii(e)'. Canli i i i i i l ' i

des extases. Dans l'une, le Saint-Espni In a ii n, pire : « Tu es constitué en l'état d'un en la ni dr tiMi^m- Tu ne jeûneras pas, et tu mangeras du laitage pendant le carême. » Sur la foi de cette divine inspiration, les sectateurs de Cantor n'observaient pas les jeûnes ecclésiastiques, au moins m -. .a, I il Inisqu'ils n'étaient pas remarqués. D'ailleurs. lU |,,. mail pour ne tenir aucun compte des préceph- d. ! I l|.i , Ils ne priaient pas. Dieu, disaient-ils, fait r<- ijn M \. al ri il n'est pas nécessaire de l'invoquer. Ils ne pratiquaient pas non plus la confession sacramentelle, ou, lorsque, pour ne pas se créer de difficultés, ils se présentaient au prêtre, ils se bornaient à accuser quelques péchés véniels. Les actes de pénitence corporelle ne leur paraissaient pas nécessaires. De l'aveu du carme, Cantor tenait pour inspiration du Saint-Esprit tout ce qui lui venait en idée. Aussi se livrait-il en public à des actions extravagarilis , i ind. a . iii,-s. Un jour qu'il portait des aliments ,à un pan > i ■. I . [a ii divin lui inspira de faire une partie du c lima n dan- I . lal de la nudité la plus complète. Gilles critiquait I usaj^o du signe de la croix et disait à ceux qui se signaient : « Devezvous donc encore être bénis? » On prétendait qu'il professait sur le purgatoire et l'enfer une doctrine contraire à celle de l'Église. Eiiliii, un bii alliil.iiail aussi la doctrine des trois temps : .a lui du la iv mih- 1 Ancien Testament, celui du Fils -.ai, I, X.iinrui ,1 ,a lui du Saint-

l-'.Sprit on (l'Klio, ,/!,,< ,^rr,.,,r:h::l.:,llliir S,-ri pi in;T. Ce

nence et l'obéissance. Guillaume de Hildernissen affirma n'avoir jamais entendu parler dans la secte de cette distinction des temps. 11 avait, pour son compte, donné une forme théologique aux erreurs des hommes de l'intelligence et avait cherché à les étayer d'arguments scolastiques. 11 y ajoutait des doctrines particulières, notamment sur la confession et l'eucharistie. 11 avait émis dans ses sermons des propositions qui exprimaient plus ou moins nettement le dualisme et le panthéisme. 11 rapportait à la volonté de Dieu tous les actes humains, même les plus criminels. Dieu ne les permettait pas seulement, il les voulait voluntate beneplaciti et efficacise. Du reste, les actes humains ne servent pas à la justification, qui est méritée uniquement par les souffrances du Christ. Guillaume expliquait l'omniprésence de telle sorte que Dieu serait dans la pierre, dans les membres de l'homme et dans l'enfer de la même niaiiioro qu'au snoremont do l'autel. 11 disait enfin

que rii iir I \liii> 111 na souilli' |ias l'homme intérieur.

En 1 i In. Il- 1 a a i air- dr ca iTliL.iiai\ attirèrent l'attention dr l'a 11 v d .\ill\ . 1,1 Mil 111' di- C.anibrai nomma des coinnii--.iii r- -p' I 1.111 \ pian l.uir mu' enquête. Le carme se didriidii il -Ml 111 iiiiliaiiiir di' la a lo première procédure. Sun paili '11 lui rmlilha L'.uinr'O suivante, Pierre d'AilU appola Liuillauiiio a Sun liibunal. Le religieux abjura ses erreurs el fut condamné, le 12 juillet -1411, à trois années de pénitence dans un château épiscopal, puis à passer le reste de sa vie enfermé dans le couvent de son ordre à Bruxelles. Il disparut de la scène, et la secte des hommes de l'intelligence s'éteignit bientôt Elle ne parait pas avoir exercé d'iniluence en dehors du diorosp flp Cambrai. On la rattarbe généralement à la sociu dus iVun- du lilai' u-piii. \oir ce nom, et au

mouvu ni d idur- piii|..i-i. pir 11 - lHa;ards hétérodoxes

et les Un lupins. \uir oui. .Mlb.".; I.'.. Léa, Histoire de rhuiuisiliiin ail iiioi/t'ii âge, trad. franc., Paris, 1901, t. II, p. iSG, croit que Cantor était un disciple de Marie de Valenciennes, dont Gerson réfuta les écrits. D'autres critiques relient directement les hommes de l'intelligence à une mystique nommée Blommaert, qui vivait à Bruxelles dans le premier tiers du xiv» siècle. Elle écrivit dos traités sur l'esprit do liberlo et d'amour. On la \, iiiaMit uuiiiniu 1111 l'hu siipi'aii an ul -r- dl-.dplus préten-

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it son

sa mort, survenue vers 1330, el on attribuait des guérisons miraculeuses au simple contact de ses vêtements. Or M. Ruelens et .M. Fredericq ont cherclié à identifior cullu fi iiiniu .i\ui la o.'l. l.io poétesse mystique Hade- Avijoli. lillu d 1111 11. la li..ai. .lis de Bruxelles, Guillaume lUonini.iuil. /;ui,;u,u 1/, /../..u/„.deHauck,t.liI,p.260-261. Los pui i - lia piMu-d. (iuillaume de Hildernissen onlôli' piililiuu- d .ipru- lin siail ni.aiiiiscrit par Baluze, Miscril,,,,.:,. uilit. M, 111-1. I.iaapi ^ '

et ellos uni ulu lupiuduilus p judicioriiui de novis errorihiis.

Fredericq, Corpus docunienlu, landicx, Gand, 1889, t. i, p. 'Jlu de J. Latomus, Corsendonca, :

reproduit par Fredericq, op. cit

.\. .Tundt, Histoire is,1875, p. lllsq.; ft's, dans la Revue -p; .1. J. .Mlmeyer,

/-. T'.al-. 1S86, t. I, 1-11.11.88-89;

Les précurseurs de la ir, • r

p. 82 sq. ; L. Salenibiei-, /' i

H. C. Lea, History ol Ih i '• ^ 1^^^*. t- u,

p. 405-406; trad. franc., l'ai a, laui.i ii i is ,- i-T : /;,7itoicyclopàdie, 1900, t. vni, p. 311-ai2; W illonis A/.. De hetler Willem van Hildernissen en diens verhouding tôt Bluemardinne, dans les Mélanges P. Fredericq, BruxeUes, 1904, p. 259-266. E. Mangenot.

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