‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 566 sur 741 · L. .lacobiUi, Bibliolheca Umhriœ, Foligno, 1G58; Huiter · texte numérisé non relu

L. .lacobiUi, Bibliolheca Umhriœ, Foligno, 1G58; Huiter

P. Edouard d'Alençon.

CARBONNELLE Ignace, jésuite belge, naquit à Tournai, le 1" février 1829. Entré dans la Compagnie de Jésus, le 8 septembre 1844, il professa les mathématiques et la mécanique au collège Notre-Dame de la Paix à Namur, puis pendant deux ans la rhétorique à Tournai. En 1861, il partit pour les Indes-Orientales et enseigna les sciences au collège Saint-François-Xavier à Calcutta. II rentra en Belgique en 1868, et pendant quelque temps donna au collège de la Compagnie de Jésus à Louvain le cours d'astronomie et de mathématiques, en même temps qu'il collabora aux Études religieuses de Paris. Bien qu'il se soit principalement adonné aux sci.inces physiques et mathématiques, le P. Carbonnelle était préparé, par de fortes études thtclogiques, à aborder l'œuvre maîtresse de sa vie, savoir les questions relatives à la conciliation de la ! '

CARBONNELLE — CARDINALES (VERTUS)

de la foi. En 1877, il fonda la Société scientifique de Bruxelles, dont il fut jusqu'à sa mort, le 4 mars 1889, le secrétaire général, et qui a pour devise cette proposition du concile du Vatican : NuUa unquam inter fidem et ralioncm vm-a dissensio t'ssc polest. Consti- Ittlio (h' /''/'' inilinlirn. ç. IV. !,'■ |ii iiiii|i,il ouvrage

Ih.-oKi-M i'--ii.MililM|n.' lin I'. Cm 1 ih 11- |i,m ni. d'abord

(laii- 1,1 lirriir il, 'S ,jii,'^i,<.i(< V. ..',, './/'/".A, cl ensuite Sûus le tilre : i« cvnlun de la s.i.jHCc el dr la philosophie, 2 in-1'2, Paris, 1S8I. Citons encore, dans le même ordre d'idées : Les documents ecclésiastiques relatifs à l'unité substantielle de la nature humaine, in-8'i^ Louvain, •1877; r.'i'iii-ijflhjiir du 4 août 1879 et la science , in-8», Bruxelles. ISTii. Inr fj, , iisation d'hérésie, dans \a Revue des queslams srirnii/i'jnes, t. xix, p. 168-188.

C. Somtnervogel, JJtbUulhequf de la O' de Jésus, t. il, col. 725-728; Georges Lemoine, Le R. P. Carbonnelle, dans la Revue des questions scientifiques, t. xxv, avril 1889.

J. V.4N DEN GhEYN.

CARDENAS (Jean de), jésuite espagnol, né àSéville en 1613, entra dès l'âge de quatorze ans dans la Compagnie de Jésus où il eut à remplir durant de longues année,* les charges de recteur et de provincial. Mais sa iii« I Milli ii^'> l'icilité pour l'étude et son extrême soul'I' ■ 1 ,[111 lui permirent de se consacrer, sans né- -li^i 1 III 11.11 ses devoirs administratifs, à des travaux inleilec-lueis d ordre varié, qui tons lui font grand honneur et lui assurent, en pailirnli r. un imiil: éiuinent parmi les moralistes de son . |hii|iir : il ,i rtr inscrit par saint Alphonse au nomlire(l,'-,nilriii , rlissiqiies in re morali «. S, m |iniiri|i,il ..ir, im.,- , -t un examen critique des oiiinnn- ih,,i il,- <l,,ni l,' -i-h r. len Jean Caramuel s'étaii l Ht 1,h,,(mI ~,,ii\,,ni iinp nnlulgent : Crisi^ theologica Inpaiiihi . siff ./(,■,/. lo'rf/i,.//.» selectœ ex morali theologia, in qmhiiyi /.,.. r^.hs lilnsh-issimi D. D. Joannis Caramuch^. uhji:, ,,p,,i rj,iy micrrogatorio rcs[)ùndcalur, quamiiluruinr fii"- ,>i'niiiities et argurni'iih'iniifs ud /., :i f,il,i,u r, ..-i.,/ ,-" .niin,'. in-fol., Lyon. lliTii l'ii- :i |iiriii', il- r,, l'Inl, |i,ir !,■ il,niiinicain français ,l,i.(|iii'> d,, S,iiiii-huniiiih|in'. Ciiilrni.s publia, dans une U'oisieme paitie de lonMiiL. i, , ihn :t Séville en 1680, une défense du proliiilili-ni- m J-i'.. ainsi qu'une méthode précise pour ili-iin ii' i l, - .iinnions probables des improljaljles. .Vp!.- 1, i,i,,ii ,|, lauteur survenue à Sé\ il Ir I,, oiiiin In,-; ;:i ,, i ■, n,' partie contenant des m: ,i, , , i, i.'i propositions condainn, , |,ii I ' \l II II' ,'.! 1 i[ ,i|outée

comme Opiis /.,,•,;,.,,,,(,; m > ,i.ii- \ i,, d.ius les

éditions de Verii-r dr ir.'.il. ITiiOil ITln i ,, m ik-rnière partie a élé sinu.nl r, impi mur ii piii! --,'11^ ee titre définitif: Crisis lli,'.>lo,iir., i„ ./.-.i ,,/„,vs ,s,/,r/,r difficidlates ex niuruh ihcnloiim nd l.iidnim irritatis lapidem revocuuiiir ,■•■ ,'rqitUt nim-uni i„'sila a SS. D. N. Iniivrr„i,n XI /'. \/. ,/, .II, .1,1, unir .1, minante sexaginla quin./,,,' j.,:,i,.,siii,,i,,'s. iiidol.. SuMlle, 1687; Cologne. HliNi; in-I . \riii.,, ir,;i:;, iH'.iii, etc. L'œuvre de Cardmi.i- -,, iM-liiiL:ur- -nitimi p:ir la clarté de l'exposiliMii et I,, -iilidiir d(< iMisunneinents; mais il donne trop d'ampli m a ^,1 pensée et les digressions incessantes qui 1- run, in ni .iii\ prises à chaque instant avec ses aih, i -^m i - n oLisfes, Tagnan, Mercosur, Baron et Gonet, lundcnl .souvent la lecture pénible et embarrassée. On lui reproche aussi, mais c'était le défaut de son époque, un contrôle trop peu sévère dans le choix des citations qu'il apporte à l'appui de ses principes. Cf. part. IV, diss. VI, p. i7. .<■•- .inliv,< piudnelions sont un traité dogmatique sur 1 inrinn ili;.iiili d. la mère de Dieu » : Geminum si.i,,^ M,,, ,,,.,, .i,,,.i,-iii,iiis, sive duplex dispiitatio de iulinihi .h,j,,,i,.,ie iJ.itris Dei, atque de ejus gratta habHuali infinila simpliciter, in-4», Séville, 1660; des opuscules ascétiques devenus fort rares, comme les Sept méditations sur Jésus crucifié, Séville, 1678; des biographies pieuses : Hisloria

de la via y virtudes de la vénérable Virgen Daniiana de las llagas, in-4", Séville, 1675; Brève relacion de la muerte, vida, y virtudes del vénérable Cavallero D.Miguel Maiiara Vicentelo de Leca, in-4», Séville,

Sotwel, Bibliotlieca scriptorum Soc. Jesu, p. 431 ; Antonio, Bibtiotheca Hispa7ia nova, art. Joannes de Cardenas ; de BackeretSommervogel, Bitiiol/iéguede la C- de Jésus, t. il, col. 734- 737; Hurter, Nomenclator, t. il, col. 595; Dœllioger et Reusch, GeschiclUe der Moralstreitigtceiten, 1. 1, p. 39-41, 46.

P. Bernard.

CARDINALES (Vertus). — I. Étymologie. II. Historique. III. Définitions.

I. Étymologie. — « Les vertus cardinales sont ainsi nommées par analogie avec les gonds, cardines, sur lesquels s'appuie le mouvement dos portes. » S. Thomas, In m S.-ui.. di-i, NWill. i|. Il, a. 1. sol. 2», Opéra iminia. l'.irnn-. l.s.'iT, 1, vu. p. :U^. Cl'. S. Bonaventure, ibid., nn.naeehi, t. m, p. 721. l'onr justifier cette étymologie le docteur angélique analyse subtilement les trois termes qui définissent la fonction des gonds : servir d'appui, servir d'appui à une porte, servir d'appui au mouvement d'une porte, et s'ingénie, non sans vraisemblance, à leur faire correspondre les aspects ou propriétés des vertus cardinales.

1» « Par la porte on pénètre dans l'intérieur d'une maison : toute porte est en vue de ce mouvement ultérieur. Les vertus tliéologiques, ayant pour objet la fin ultime, qu'elles atteignent efficacement, n'offrent rien de commun avec l'idi'e d'entrée, de porte, et c'est pourquoi on ne les nomme point cardinales. Il en est de même des vertus intellectuelles qui ont trait à la vie contemplative, laquelle n'est pas ordonnée à une vie ultérieure, mais bien plutôt ordonne à soi la vie active. Les vertus morales, au contraire, sont des perfections de la vie active, leui-s actes ne visent pas directement la fin ultime, mais certains objets qui y conduisent. C'est pourquoi les vertus e.n'din.des ne se rencontrent que parmi les verlu> ni.n il. ~ s Thomas, loc. cit.; cf. De virtiitibus in cun, niiini . ,1 IJ. ad 2'i,'"", Opéra, Parme, 1856, t. VIII, p. o'.Ki. .S. lainui iiliire. I,,,-. cit.

2" Si l'on objecte que le- , i in- ili, dn^i [ues sont elles aussi un point d'appui pour l,i m, moi d,. saint Thomas répond en insistant sur uin .ndn' pi.i|iii,-té des gonds : « Les vertus théologiques sont appeli>es fondement, ancre, racine, toutes expressions qui désignent le point d'appui d'une chose à l'état statique; aussi conviennentelles aux vertus théologiques qui ont pour objet la fin, dans laquelle on se repose ; le gond au contraire désigne le point d'appui d'une chose en mouvement : c'est pourquoi on lui compare justement les vertus qui ont rapport aux moyens par lesquels on va à la fin. » Ibid., ad 2»". 3" Si l'on objecte enfin que le véritable point d'appui de la vie morale est la raison, saint Thomas développe en l'expliquant le troisième aspect des gonds. « Les gonds sont le point d'appui immédiat du mouvement de la porte. Ainsi faut-il que la vertu cardinale concerne ce qu'il y a de principal dans chacune des matières diiw.çcs de la moralité, et non pas seulement en général, ce qui est l'office de la raison. » Ibid., sol. 3», ad 1"»'.

II. Historique. — L'origine de celte appellation des vertus morales remonte, croyons-nous, à saint Ambroise. Comparant les quatre béatitudes de saint Luc, vi, 21-22, aux huit béatitudes de saint Matthieu, v, 3-10, le saint docteur dit : « Saint Luc a eu en vue les quatre vertus cardinales; saint Matthieu nous donne à entendre un nombre mystique. » Expos. Evang. sec. Luc, 1. V, n. 49, P. L., t. XV, col. 1649. Et un peu plus loin : « Nous savons qu'il y a quatre vertus cardinales, la tempérance, la justice, la prudener .1 la force. .< Ibid., n. 62, col. 1653. Le texte du lir s,ir,;,,.i,'iitis. 1. 111, c. ii, P. L., t. XVI, col. 434, qui appli.pie 1 epilhete cardinal aux dons du Saint-E.sprit. n est donc pas la source de

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