BALLERINI (Les frères Jérôme et Pierre)! de
ViM-Mii. . i r lin I -In ii<|ii 'Ml' • \< iii|,l,' de collaboration
ljll,-.i ,11 . , M| I iii II- .ri.i. ['ii'.^iiue tous leurs
ouM,, -. .:, I 11 I Il 11,;. I lin Mazzuchelli, GH
scrilh'j ,1' I hilni , '. IL [i. I~'i, 1,1 ,111- ■ eut surtout le rôle de l'historien et du critique, Pierre celui du théologien et du canoniste.
Né le 7 septembre 1698, laine, Pierre, étudia chez les jésuites de sa ville natale, fut orrlnnni' pii'lr,' m 1722 et enseigna les belles lettres. 11 lu i i lenthou-
siasme de son concitoyen Non- : \ii^nstinet
composa 11 metodo di S. Agosi.,, ., .',//, Vérone,
1724. Un passage de son écrit suscita à Vérone l'ardente querelle du probabilisme, dont il écrivit l'histoire : !Saggio délia storia del probabilismo nella descrlzione del cangiamento di sei insigrii j,rn},„}.ili<h hi probabi- /iorisfi, in-8». Vérone, 1736. Il .11 I ' ni nim l'usure et eut pour adversaire le savanl ^ i; i n \i n i De jure divinoetnatKralicirransuroin iil.. l/.in-l , liologne, 1747; Vindiciie jw-is diviiii el natiiralis, in-4», ibid., 1747. Professeur de théologie dogmatique et morale, il fil partie, comme canoniste, de la commission envoyée à Rome (1748) par la république de Venise pour l'allaire du patriarcat d'Aquilée. Le pape Benoit XIV conçut tant d'estime pour le savant véronais qu'il le chargea de publier, d'après li's iiiamiscrits du Vatican, une nouvelle
édili I, - ,rin 1 , ,1, -uni T., ,11! 1 r.iand, à la place de
l'édiin 1, , ■ ni I I' II', ^ I nisilagniR.pon-
tifir,. ,,:.,,. ' " ■ ■ '.
corupia.c et ,„y.=./,. . -, • , • ..,,■.,,
si(((os ex-ttc'ta, 3 in-luL. \Lni~,. i,.>.i, I /•
duite par Migne , P. L.. I. i iv-i vi l.,i
13 octobre 17.'i'i décnrTi.mi ,. I., on li (,,
docteur de /'/■.',;,■■- r ii,- 1 1- .,- n • .,|ii i
lerini dans l'.i' ! m n- i ni , i I
mourut ver- I Ti, i - - ni -ni n ; , n
S. Zenonis, r|<'^■ r, ,---:.-, ,,.n. -,,,„,-,,,
sertations et des notes, iu-4", Vérone, 173il ; .s'. Aiitonini,
archiep. Florentini, Summa theologica, avec des notes,
observations et une vie de l'auteur, 3 in-fol., Vérone,
ITKi-lT'il; S, i:<ii,iiHndi de Pennafort Summa, etc.,
in-f, , I 11 1 7 i i : De vi ac ralione primatus roma-
norn. , , . Vérone, 1776.
.1. n , n, I jn janvier 1702, également prêtre séculier, survécu! plusieurs années à son frère. Il entreprit, sur les conseils de Maffei, l'édition des œuvres de Noris, pour laquelle il eut dans la suite la collaboration de sonrprn : /^, ,;,■;,■; A'-n-;-;; TV,-n,».,i.;v „,„,„„„„,-,„,,
Somme de saint Antonin et des œuvres de
■ecensionem ad
lia non con-
les Ball;allerini uns sont :
• des dis-
t. IV
lient
es morceaux précieux d'histoire ecclésiastique, .lérome eut aussi la plus grande part dans l'édition des œuvres d'un autre Véronais, Joannis Matthsei Giberti ep. Veronensis opéra nunc primuni collecta, in-4», Vérone, 1732. Entre les travaux de son frère, il collabora surtout à l'édition des sermons de saint Zenon,
Mazzuchelli, Gti scrittor si, Elogi historici de p ne, 1819, p.
Kirchentexilif-
BALU ou BALLO Joseph ! s li. i „ à Palerme, docteur en théologie, et chanoine de Bari dans le royaume de Naples. Il a publié sur l'eucharistie un ouvrage important, fruit de trente années de travail :
Besoliiii ,'■ ,, ? , , :,/, n'n,' ;„-,;sn7';,'; hninsubstantialionis / ' I H'iiinni Jesu cor-
pus el - ,' 111 I lin. In ni. I In a encore de
lui -.Dr /n, .,,,,/. n.n /I, .■ ,., ,, , i:'.iniiies ad extra,
in-4%Padoue, UilC.
Hurler, \omenclator literarius. Insprucli, 1892, t. i, p. 261, .1. Bellamy.
BALLY Philibert-Albert, évêque d'Aosle, né à Grésy-sur-Aix, Savoie, en 1605, mort le 3 avril 1691. D'une noble famille, il fut, ses études terminées, attaché à la personne de Victor-Aimé, duc de Savoie, en qualité de secrétaire d'État, et après la mort de celui-ci demeura près de la régente Christine. Après quelques années passées à la cour, il abandonna le monde et se fit religieux barnabite, en 1632. Il occupa les premières charges de sa congrégation et se consacra à la prédication el aux controverses publiques avec les protestants. Moréri lui attribue, sans preuves suffisantes : Histoire des conférences de controverse tenues dans le pays de Périgord entre les missionnaires catholiques et les ministres de la religion prétendue réformée. 4 in-4», Chambéry, 1688. Il a composé' ; I /n ,,,/,;;,, ,ic.s de tradilionibus apostolicis contre n -i . Pau.
I6'i3;'i'> Recueils de lettres pafi< i inn i\.1679;
Lyon. KiSl : le second de cesrecm ils -11 il 1 -1 Ir.iilé de l'autorin 1 il I mh nllibilité des décisions du souverain pontili I il ,1 11 ■ limocent XI; 3» Conférences sur l'insiii'^i ' '. n,. , . , ,,(t>, sur le purgatoire, sur Vinvo- (■(ition lies sai}(is. luulouse. Après avoir passé vingt-sept ou vingt-huit ans dans la vie religieuse, il fut, en 1659, nommé évêque d'Aoste et travailla aussitôt à la réforme de son clergé. En 1684, il fit imprimer un catéchisme pour l'usage de son diocèse.
Gallia cliristiana, 1770, t. xn, col. 821; Moréri, Il icî ion. hislvHque, 1759, t. u, p. 43; Ughelli, Italia sacra, 1729, t. iv. col. 1103; J.-M. Albini, Mémoire historique sur Philibert-Atbert Biilly. Tui-iD, 1865.
B. Heurtebize.
BALMÈS Jacques, n 1 - noms les plus célèbres de i.ii> ' - il n I une, dans la première
moilin ni n I. -pagne, l'àme du mouve-
ment il, .1 In- . , Il .Injn, 1 niilre les erreurs modernes. Il naquit à Vich, en Catalogne, le 28 août 1810, dans des conditions de famille qui entravèrent, en plusieurs occasions, l'élan d'une intelligence appelée de bonne heure à réaliser de grandes chosi^s pnnr r.ivnnir de sa patrie et de sa religion. A force il. [., ,-, v. 1 .ml.- .■ijt.rgie, il parvint à commencer ses l'iinl. - . . . I, -],.-lii|ues au séminaire de sa ville natale cl n ..liimm nue place à l'université de Cervera. Là, le jeune é.tudiaiil concentra, pendant quatre années, sa puissance d'application sur la Somme de saint Thomas et sur les Commentaires .1. C: ji ! 111 Quand il eut conquis les grades de licence Il I 1 il en théologie, il revint à Vich, étudia les
n 1 11. 1res et compléta sa formation, jusqu'alors
, ^, lii-i\, ni, iil scolastique, par la lecture assidue des pbilo-ophes contemporains. Excellent moyen d'actualiser son avoir intellectuel et de l'élever au niveau de son siècle! A cette époque si importante de son activité scientifique,, Balmès n'essuya que des insuccès dans sa petite patrie. En 1837, il dut accepter, faute d'emploi, une chaire de mathématiques et publia même un abrégé
de trigonométrie. Ce qui révéla son merveilleux talent à toute l'Espagne fut lexcellente brochure qu'il composa, en pleine révolution, au sujet du pillage des biens de l'Église : Observaciones sociales, politicas y economicas, sobre los bienos rfe(<(ero, Barcelone. 1840; 2' édit., 1854. Ce premier succès lui inspira la pensée de se produire sur un plus grand théâtre pour y travailler plus efficacement au relèvement et à la prospérité de son pays. Il vint à Barcelone, dans le courant de l'année 184-1, et débuta par une seconde brochure dirigée contre Espartero : Consideraciones sobre la ^:i"acion de Espai'ia. 11 fallait du courage pour braver lice une dictature toute-puissante. Vers le même |i>. Balmès lia connaissance avec deux vaillants liseurs de la foi, M. Roca y Cornet, publiciste de i, liuiii, et .\l. Ferrer y Sobirana. jeune avocat, son compatriote et son ancien rival de classe à Vich. Les trois amis fondèrent une nouvelle revue. La civilizacion, qui obtint, au delà des Pyrénées, une vogue et une inlluence assez analogue à celle qu'eut chez nous le journal L'avenir. C'est à cette période, la plus féconde de sa trop courte carrière, que Balmès entreprit ses deux ouxTages les plus importants: h' Filoso/ia fundamental, ■i in-8». Barcelone, 18S6, traduite en français par Edouard Manec. Paris, 1852; 2» El pt-olestaïUismo comparado con et catolicisnio en stis relaciones ciin la civilizacion europea, 3 in-8', Barcelone. 1842. ISii; M ni, il is;traduction française par A. de Blaiiri, I: ! i I 1852. L'idée qui les a dictés résume la i ; |i I i teur : s'opposer aux envahissements tin ji t. -i nii-m cl de la philosophie moderne en Espagne. A la laveur des troubles de la guerre civile, l'Angleterre cherchait à naturaliser son inlluence dans la péninsule en y propageant les doctrines de la Réforme. « La crainte de voir ma patrie envahie par le schisme religieux, le spectacle des efforts tentés pour nous inoculer les erreurs protest •ntf's, certains écrits (celui de M. Guizot en particulier) Ion établit que la fausse réforme a été favorable au rés des nations, voilà ce qui m'a inspiré l'idée de appliquer à cet ouvrage. » Telle est la déclaration I vplicite de l'auteur au dernier chapitre de son œuvre. Voici maintenant la méthode qu'il a employée : « .l'ai eu en vue, dit-il, de démontrer t|ue ni l'individu, ni la société ne doivent rien au protestantisme, pas plus sous l'aspect social, politique ou littéraire, que sous l'aspect religieux. J'ai examiné ce que nous dit l'histoiresur ce point, ce que nous enseigne la philosophie. » Le proteslaiilisniecomparé au rallwlicis))ie,lvad. franc., t. m, p. 381. Le résultat de son enquête fut de tous points conforme à ses prévisions. « Avant le protestantisme, la civilisation européenne avait reçu tout le développement alors possible; le protestantisme faussa le cours de la civilisation et apporta des maux immenses aux sociétés modernes; les progrès réalisés depuis le protestantisme n'ont point été obtenus par lui. mais en dépit de lui. « Op. cit., p. '3iii. Parvenue à cette hauteur, la thèse n'était plus si'ulciiu'nt une question nationale et de pure occasion; elle s'adressait à toutes les nations chrétiennes du passé et de l'avenir; elle prenait sa place à coté des travaux de Bossuet et de Miihler. L'Histoire des rarialions avait confronté les enseignements successifs du protestantisme avec l'immutabilité des dogmes catholiques, immu.abilité qui est le signe infaillible de la vérité. La SymlmiK/w; de Mijhler avait sondé la Réforme dans un autre sens, celui de la pureté de doctrine et l'avait convaincue de s'en être éloignée sur les points les plus essentiels. Ruslail le coté social à examiner : c'était aussi le plus intéressant à une heure où les résultats pratiques primi'nl lis lli.'.ni. s. li'aill.iirs il fallait une réponse à l'liisl,.iiv .!,■ la (,,. ,h..,i,,,„ ,■„ F.„,npr. Balmès reprit par l.'i l.a-- l'.dilic-.' .1. \. |.ai- M, Cm/ul, étudia la société eiirop.-.'iiii.' -ou- tout.'- s,. s l'ar,.-, liaiis tousses cMémcnts cssentirls, dans li; (b\i'lop|Miiitiil de louli^s
les forces qui la constituent, et vint aboutir à cette conclusion : c'est l'Église qui, tantôt par des moyens directs, tantôt par des influences visibles, a détruit l'esclavage, rectifié dans l'homme le sentiment de la dignité, ennobli la femme, fondé la bienfaisance ■pid)lique, donné naissance à la liberté civile et politique. Le protestantisme n'a rien ajouté à ces grandes lignes qui forment les assises de la vraie civilisation. .Au contraire il les a altérées et il menace de les effacer. Le salut des sociétés, comme leur progrès, reste donc exclusivement l'œuvre de la religion catholique. L'Espagne fit écho à la voix de son flis : elle ferma ses portes à l'hérésie. Ce n'était pas encore assez. Il fallait prémunir la foi contre les infiltrations de la philosophie moderne. Balmès aborda cette autre partie de son programme dans la Filosofia fundamental. Le livre n'est pas une ph'ilosophie au sens ordinaire du mot. « Je ne me flatte pas. dit l'auteur dans la préface, de créer en philosophie; j'ai voulu seulement examiner les questions fondamentales de la philosophie; trop heureux si je contribue, même pour une faible part, à élargir le cercle des saines études, à prévenir un péril grave, l'introduction dans nos écoles d'une science chargée d'erreurs et les conséquences désastreuses de ces erreurs. » Nous n'avons pas à critiquer ici le fond des théories qui lui sont personnelles. Voir Mar Mercier, Critériologie générale, l' Il i- I^O'i p. 97. Mais la théologie doit au philosophe t II I lourdes écoles catholiques à la doctrine de
' I I- La /'/ii/osop/iie/'on<?aniento(e, bien qu'elle
M II I -iir certains points, a beaucoup contribué à la remettre en honneur. Vallet, Histoire de la p/nlosopliie, Paris, 1881, p. 620. Ce qui frappe le plus dans le beau talent du philosophe espagnol, c'est avant tout un sens pratique merveilleux qui ne perd jamais de vue les côtés utiles des vérités et qui se maintient sans cesse dans un juste équilibre. .Avec cela, beaucoup de clarté dans l'exposition, de finesse dans les analyses, de clairvoyance dans la portée et l'avenir des systèmes, de celui de Kant par exemple, enfin une profondeur et une originalité qui laisse loin derrière elle la banalité routinière et impersonnelle de tant d'œuvres du même genre. Le génie catholique, au xi.\« siècle, a produit peu de travaux aussi neufs et aussi solides. Si Balmès eût vécu davantage, il eût sans doute retouché et élargi ses premières études. L'excellence de sa méthode, si bien décrite dans son El criterio, VArl d'arriver au vrai, trad. franc., Paris, 1852. lui eut fait tirer un parti extraordinaire des richesses de la science moderne. Mais une mort, hâtée par les excès d'activité d'une nature généreuse, devait ruiner ce brillant avenir. Après avoir collaboré quelque temps à La civilizacion, il se sépara, on ne sait trop pour quel motif, de ses anciens amis et fonda seul une autre revue, La sociedad, où il réfuta les objections les plus répandues contre la religion. On a recueilli plusieurs de ces articles dans Carias a un esceptico ou Lettres à un sceptique. A mentionner aussi des instructions religieuses adaptées aux enfants : La religion demonstrada al alcancc de los ninos. A la chute d'Espartero, Balmès fut appelé à Madrid où, pour servir les intérêts de son patriotisme et de sa foi, il créa un nouvel organe, El pensamiento de la ncœion, et joua un rôle spécial dans le projet de mariage de la jeune reine Isabelle avec le fils aine de don Carlos, projet qui devait mettre lin aux maux de la
guerre
civile. Malheureusement
plan échoua et
ind patriote se retirant de la politique retourna à Barcelone, puis à Vich sa terre natale, où il espérait prendre un peu de repos. Mais il y rapportait le germe de la mort et une phtisie cruelle l'arrachait i la vie et aux honneurs que lui préparait l'.Académie royale lie Madrid, 9 juillet I8kî. L'Espagne tout entière porta le deuil du jeune prêtre catalan qui, à l'âge de 38 ans, lui laissait une gloire si pure, si lumineuse