‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 69 sur 741 · C. Toussaint · texte numérisé non relu

C. Toussaint

BALSAMON Théodore, riin dos plus considérables canonistes .|ii. ' '' ' ■.! ,,, ,l-|.iii~ l'holiii-, Ori-

ïina

Il embrasa. I J ■ .il i-.-r|. ^i.i^ti.pii- .■!

remplit tom ■ ii-' iMUi.ii'rjJi' Irv loiictimis

de diacre, de iiuiiioplijiax, de chartophylax et de protosyncelle. Il nous dit lui-même dans une de ses Méditations qu'il était chartophylax sous le patriarche Théodose 178-1183). Lôwenklau, Jusgr

1596, t. I, p. * ambition peu d'Antioche entrt effet, qu'il diil'i l'empire en II-' lors de la Ir.m-; Jérusalem Iiusili ll&l. Nicétas Ac

Un réel mérite, ^r

médii

années 1185 et ll'.M, i>ii -.ni. ni li A ilioii à Isaac l'.Anye, arrivé à i m déjà titulaire d'Antioche I ii~i,intinople du patriarche de aii^ldliun survenue au mois d'aoùl «tos, 7» Isaac Angel., 1. II, 4. Du reste, Balsamon n'occupa jamais personnellement son siège, tombé dés 1100 au pouvoir des croisés. La date de sa mort, sûrement postérieure à 1195, n'est pas exactement connue. C'est sans fournir la moindre preuve que C. Oudin le fait mourir en 1214, après 28 ans d'épiscopat. Comment, de script, eccl., t. ii, p. 1606.

Le principal ouvrage de Balsamon est son Commentaire sur le Syntagma de Photius. Entrepris, au rapport de Balsamon lui-même, sur les ordres de Manuel Comnène (1143-1180) et du patriarche Michel Anchialos (1169-1177), alors que l'auteur était simple chartophjlax, il n'était pas encore terminé en 1178, In syn. Carthag., c. Lxxni (lxxxi), ni même en 1196, si les constitutions impériales insérées au cours du commentaire l'ont été par Balsamon. Cf. Zacharia de Lin^;.-iili,,<l. /,/, <r -roui., t. m, coll. iv, nov. SI, 82, 83, s; - I , [ , ,[ certain qu'une fois l'ouvrage

aclu'\' I > 1 AU et complété. Parmi les additions,

il faiil I iMih I II dédicace poétique adressée par Balsamon, di'jà palriarche d'Antioche, au patriarche de Constantinople Georges Xiphilin (1193-1

Le I indi.

ut de ce volii

commentaire est clairement

irtint, comme ses devanciers,

iiii-^es divines et humaines.

Il avec les Basiliques la

et les lois jii.>;tinienni- \lii.|uir ^niii l.-s contradictions des canons a.ver li - liii-iml- iiiili.]iMT celles de ces lois réunies par l'Iii'liii- i|iii -"iil ili imurées en

vigiippi- '■' .-•..ii.io ,-(,,1 .,,,,1 I |,, , , ,.|| (ir^ucUide par cela

seul ; In, - il- - |,,,Hli.|ues, établirentin

d'un- t ,,,ri.i,l iiiii désiré entre le

droil il 1 : lu; il, ri:i;il. Mjilà ce qu'a voulu

Balsaiiiiiii. Là ou l'holius ne cite que des décisions canoniques sans aucune loi civile, son commentateur ne s'arrête même pas. Par contre, il ne manque pas d'accorder dans ses scholies une large place aux novelles impériales et aux décisions synodales promulguées après la publication des Basiliques. C'est par là surtout .|ne m i i roiuiiKinde cet ouvrage ; par ailleurs,

'1 i'"l '' ' Il I I il reproduit à peu près inté-

Sral ,1,. Zonaras, surtout dans

''t'^l I ,', . , inionum ou seconde partie

'l" •^: ; : iuiioe de l'autre, le procédé

est iikiilique. Aussi a-t-un quelque peine à comprendre pourquoi les éditeurs ont publié à part ces deux parties, qui, en fait, ne constituent qu'un seul et même ouvrage.

à savoir le commentaire de tout le Syntagma de Photius, déjà revisé par Alexis Aristène et surtout par ,lean Zonaras.

Les commentaires de Balsamon parurent d'abord dans deux traductions latines, dues, la première à Gentien Hervet, Canones sanctorum aposlolorum, etc., in-fol., Paris, 1561, la seconde à Jean Agylée, Photii patriarclisc Constanlinopolitani Nomocanonus, in-fol., Bâie, 1561. En 1615, Christophe Justel publia le texte grec avec la trnduniinn iI'\l\I''\ m:ii= rlii \rr,r,rr,-ii,/,n seulement,

'■''■"'-■'-■'I 'I' '' {''■' ■ i'-ii'i' Il s>i,,lagma, Nomo-

I'""' ' / , ' l'Iilanicumconi-

inriii.i 1'^ ,, //,,.,,/,.,■/ Inil^.î <.!.•>!, ~. (Ut' , i.iiilise Anliocheni, in-i". Paris. Le lexle grec du .Synlagma et des commentaires de Balsamon ne parut en entier qu'en 1620, avec la traduction latine de Hervet, revue pour le Nomocanon sur celle d'Agylée, Canones ss. apostohntim , etc., in-fol., Paris. Seulement, comme Hervet avait fait usage d'un manuscrit beaucoup plus complet que celui employé par les éditeurs parisiens, sa traduction contenait maints passages absents du texte grec correspondant. Une nouvelle édition était donc nécessaire. Guillaume Voel et Henri Justel donnèrent, en 1661, une réimpression de l'édition de 1615 légèrement améliorée, Bibliotliecajuriscanonici, t. ii, p. 785-1165. Cette édition ne contenait, on l'a vu, que le Nomocanon. Quant à la Colleclio canonum ovi seconde partie du Syntagma pholien, elle parut en 1672 seulement, par les soins de Guillaume Bexeridge, sous le titre de Synodicon sive Pandcctss canonum, 2 in-fol., Oxford. Migne n'a fait que reproduire, sous le nom de Balsamon, cette édition de Beveridge, P. G., t. cxxxvii, cxxxviii. Pour trouver dans la Patrologie grecque les commentaires du célèbre canoniste sur la première partie du Syntagma, c'est parmi les œuvres de Photius qu'il faut les chercher. P. G., t. civ, col. 975-1218. Migne s'est d'ailleurs borné à reproduire l'édition de 1615, donnée par Justel. C'est encore à Justel légèrement amendé que Rhalli et Potli ont emprunté les commentaires de Balsamon sur le Nomocanon, ilûviaYli^» twv xavovMv, Athènes, 1854, t. i, de même qu'ils ont pris dans Beveridge les commentaires du même Balsamon sur la Colleclio canonum, op. cit., t. ii-m. Toutefois, les éditeurs athéniens ont mis au jour plusieurs passages de Balsamon inconnus jusqu'alors dans leur texte original; en outre, au lieu de donner, comme Beveridge, la première place au commentaire ■de Balsamon, ils l'ont rejeté après celui de Zonaras, ainsi que l'exige l'ordre chronologique. Aussi l'édition athénienne a-t-elle sur ses devancières une incontestable supériorité.

En dehors du Commentaire dont il vient d'être question, Balsamon aurait encore composé, au rapport de certains auteurs, la Colleclio (Iriparlila) constilutionum ecclesiasticarum. Cf. Fabricius, fii6(Jo//i. jrœca, édit. Harles, t. x, p. 373 sq. Publié d'abord en latin par Liiwenklau sous le titre de Paratilla, in-8", Francfort, 1593, puis en grec et en lalin par Voel et Justel, Bibliotheca juris canon., in-fol., Paris, 1661, t. n, p. 1223 sq., ce recueil a passé dans Migne sous le nom de Balsamon. P. G., t. cxxxviii, col. 1077-1336. Mais cette attribution, résultat de quelque remaniement postérieur, n'est rien moins que fondée. Cf. Zacharia de Lingenthal, Die gviechischen Nomocanones, dans Mémoires de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, vue série, t. xxiii, n. 7, p. 7.

Parmi les ouvrages vraiment authentiques de notre canoniste, nous devons citer encore : 1" huit Méditations ou Béponses, dont cinq ont été publiées par Lbwenklau, .fus gr.-rom., t. i, p. 412-478, P. G., t. cxix, col. 1161- 1224, et (pour la seconde fois), t. cxxxviii, col. 1013-1076; deux par Cotelier, Monumenta Eccle^ise grœcm, t. n, p. 492-514; t. m, p. 473-494, P. G., t. cxxxviii, col. 1335- 1382; une enfin par Rhalli et Polli, qui ont reproduit en

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