V. Effets. VI. r-i.. .lu i.,i!.i..iii
I. Figures et prophéties. — 1° Figures. — On peut les diviser en deux catégories, suivant que leur caractère figuratif est indiqué 'par l'Écriture elle-même ou par la tradition. Nous ne nous occuperons ici que des premières. II y en a six : 1» le déluge et l'arche, I Pet., m, 20, 21, images du vieil homme dont les péchés sont anéantis par l'eau baptismale, et de l'homme nouveau qui est sauvé de la mort spirituelle en entrant dans l'Église; 2» la nuée m iraculeuse qui conduisait les Hébreux au désert, I Cor., X, 2, les éclairant pendant la nuit et les garantissant du soleil pendant le jour, symbole du baptême qui illumine l'âme des croyants et amortit en eux les feux de la concupiscence; 3" le passage de la mer Rouge, 1 Cor., x, 2, dont les deux circonstances principales, la délivrance des Hébreux et la submersion des Égyptiens, représentent r,îme délivrée de ses péchés par l'eau baptismale, et ses ennemis réduits à l'impuissance; 4" le rocher d'où Moïse fit jaillir de l'eau au désert, image du Christ qui sauve les croyants par l'eau baptismale, I Cor., x, 4; 5' la sépulture du Sauveur, figure du baptême, d'après saint Paul, Rom., vi, 4, sans doute parce qu'il est la mort du vieil homme et la production du nouveau; 6» enfin et surtout la circoncision, qui était dans l'Ancien Testament ce que le baptême est dans le Nouveau. De même en effet qu'elle était le signe de l'alliance de Jéhovah avec son peuple et l'acte par lequel les hommes
étaient oITn
a plu-,
que le> i'ii|...|i,.ii> en Jésus-Christ. ; tême, et étant res 12. Il ajoute que
irreges a la nation juive, de même T„:.re à Jésus-Christ e! à l'Église, nt-ils rapprochés l'un de l'autre ,1' l'apôtre saint Paul. Il enseigne circoncis d'une façon spirituelle été insevelis avec lui par le bapli's avec lui par la foi. Col., ii, 11, raie circoncision juive, celle qui
était efficace devant Dieu, et par conséquent la figure vivante du baptême, n'est pas la circoncision purement extérieure et charnelle, séparée de l'observation des commandements, mais la circoncision qui suppose l'accomplissement de la loi. Rom., ii,25, 29. A la différence du baptême, qui est en même temps signe et cause de la grâce, la circoncision n'était que le signe de la justification obtenue par la foi, signaculum justitiai fidei. Rom., IV, 11. Pour plus de détails, voir Circoncision. Ces figures, dont la signification typique indiquée par les écrivains sacrés est indéniable, seront reprises et développées, avec d'autres, par les Pères. Voir Bap-
TitME CHEZ LES PÈRES.
2" Prophéties. — Certains commentateurs ont cru voir l'annonce du sacrement de baptême dans différents passages de l'Ancien Testament, dont les principaux sont : IV Reg., II, 21; Ps. xxiii, 1-3; L, 7; cxii, 3-5; Is., i, 16; XII, 3; Lv, 1; ui, 1-3, 15; Ezech., xvi, 5, 8-10; xxxvi, 25; XLVii, 1, 8, 12; Mich., vu, 19; Zach., xili, 1; xiv, 8. Mais, suivant la très juste remarque de l'abbé Corhiet, » parmi les prophéties qui paraissent se rapporter au baptême, il en est qu'on ne peut assurément considérer que comme d'ingénieux rapprochements imaginés par les Pères et les commentateurs. » Histoire du sacrement de baptême, Paris, 1881, t. i, p. 28. Le savant historien cite les textes que nous avons indiqués, avec quelques mots de commentaire, en ayant soin de dire qu'il laisse « aux commentateurs la responsabilité de leurs interprétations ». Ihid. C'est qu'en effet celles-ci sont hasardées en général, et on ne s.iurait y attacher une sérieuse importance, sauf peut-être en ce qui concerne le passage d'Ézéchiel, xxxvi, 25, qui fait tenir à Jéhovah le langage suivant : Effundam super vos aquam mundam, ei mundabimini ab omnibus inquinamentis vestris. Ce texte fait partie d'une prophétie dont plusieurs traits paraissent messianiques. Aussi des commentateurs autorisés, entre autres le P. Knabenbauer, In Ezechielem, Paris, 1890, p. 372, n'hésitent pas y voir l'annonce prophétique du baptême.
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BAPTEME DANS LA SAINTE ÉGRITLRE
II. Institution. — A côté et au-dessus du baptême de int Jean (voir Jean-Baptiste), l'Écriture en mentionne Il autre, distinct du premier et supérieur à lui sous IIS les rapports. Le texte sacré ne dit pas en propres . unes que c'est Jésus-Christ lui-même qui a institué le luptème chrétien, mais il le dit d'une façon équivalente. Nous voyons, en effet, le divin Sauveur non seulement donner à ses apôtres, après la fondation de l'Église, l'ordre de baptiser toutes les nations, Matth., xxviii, 19. mais affirmer, dès le début de son ministère public, la nécessité d'une régénération spirituelle pour entrer dans le royaume de Dieu, Joa., m, 1-8; et l'ensemble i[r- ce dprniir p.i-^sage est tel, qu'il ne peut désigner que |. I.:i|)(i III. rhn lien. On y trouve l'annonce d'un rite ii..uMau. iloiil .l.-iis-Ctirist est le premier à proclamer l.i ni'Ci-ssil.- iini\rrselle : Nisi guis renatus f'iierit ex nijua et S/thilu Sancto, non potest introire in rcgnum Del; un rite extérieur et visible, puisque l'eau doit y jouer un rôl.' important; enfin, un rite sanctificateur, puisque, par l'action combinée de l'eau et du Saint-Esprit, il ouvre l'entrée du royaume de Dieu et produit dans l'àme une vie nouvelle d'ordre supérieur à celle de la nature. Ce sont précisément les traits caractéristiques du baptême chrétien.
Faut-il en conclure que le sacrement a été institué dans cette circonstance, ou même quelque temps auparavant, lors du baptême de Jésus-Christ? Les deux opinions ont leurs partisans, et la seconde parait être la plus commune. C'est celle de saint Thomas, entre autres, Siitu. titeol., IH", q. LXVi, a. 2, et le catéchisme du concile ili- 'l'icnlr l';i ndoptée, part. II, c. XX. Le principal miluhh ni ~ri i|iiiii-aire qu'on fait valoir en faveur de c- ■!• ii\ M|,iiiinii~ est tiré du baptême administré par .Ji~u— i;iiri>l. un plutôt par srs apôtres, pou de temps après .son i.-ntretienavec NioniLni. .1.. . m, -J-i: IV, 1, 2. Si saint Jean attribue à .Ir-n- h - t.,i|iii nus conférés par ses apôtres, c'est ((u'oii r,i|.|..iii. -mufiit l'action à celui au nom de qui elle isi exiciitie par d'autres. Mais s'agit-il là du baptême chrétien'? Oui, disent les partisans des deux opinions précédentes, car le Christ n'a pas pu vouloir conférer le baptême de saint Jean. C'est la raison que donne, entre autres, .saint .\ugustin : Numtjuid fas erat ul baptismu Joanins baplizaret sponsus, id est, bapiisnio arnici rel servi:' Epist., xuv, aU EU'usiui», c. v, 10, P. L., t. wxiii, ml. I7S;
et son opinion est suivie par un graïul ilnr il r\.-
gètcs et surtout de théologiens. Vnii Km.iIh nliiurr. Comnienlarius in EvangcUum secuifliim .Iniuun/n), Paris, 1898, p. 152, qui réfute, d'ailleurs, ce sentiment. en faisant observer, avec Eslius, que ni le mystère de la sainte Trinité, ni la divinité de Jésus-Christ n'étaient pas encore ]Milili.|n-iiiriit ,iiiii..ii. .'-. |,riil-.'ln' ih.nh' p.is suffisamm.-iil . ..nnn- il. - .li- i|il.- ■ i .|i.. .1 hi -. il est difficil.' .!■ . i"ii. M'i" I' - 'l"'l" "■ •'' '' ""■ !■■
baptême elinii'Mii :.nr ilrmi,. ] n-'l-ji 'im-' ii:ii-
Tertullien, De Oaplisnio, c. xi, /'. L., t. i, col. 1-212, est aujourd'hui celle de la majorité des exégétes, qui regardent plutôt le rite en question comme imc imiUilion du baptême d'eau conféré par le précursi m, .1 unr sorte de préparation imposée à ceux qui vi.nl n ni . n. ilixiples de Jésus. Voir Fillion, Comitu'nhi,, , /, / / ,i,,,i,i,' de saitil Jean, Paris, IK'^7, p. ."if*. Au -i d ipi.- iimlroi."ièine opinion, il r.iu.li .m |i1,hi i I iii-ii[iiii..ii .lu - .■ i ■■ment après la n'-sin i.- h-n -i' l ii--i,liii-i, .|ii..ii.i I.--
M.iii 111 iHVi Mil. |i.iur résoudre le |ii.. M. 1.1. i .. .«rli- Iml. Il I |<. . m iiiit assez probable qii' h .. i i. ni a
• i'- I II -I II II. ,i\.ini l.i passion; et, si li.n ii. m j.!.. iK-
léconoiiiii. sacramentelle générale, on peut croiii. ipiau moins les apôtres ont été baptisés avant celle époque, puisqu'ils ont reçu l'eucharistie et l'ordre le soir du jcnili saint. Matth., xxv, U. Beaucoup de protestants
actuels prétendent que Jésus n'a pas institué le baptême chrétien. Selon eux, il n'a fait qu'accepter et confirmer, en le continuant, le baptême de Jean, qui demeure, pour lui comme pourson précurseur, le vivant symbole de la purification et de la repentance. Ce n'est que plus tard, dans la première communautr'. rlii.i.tipnn.i. rpiP 1p l.apt.'.ni.. r.^nféréau nom delà Triml.- .. .•!.■ iv-hmI.. .■.mini.- rimii .inm nécessaire des chréli.'n-, . i .■..mni.' pi ...lui-. m' l.i i.i.-.. ex opère operato. Sur L- diil.u .n...- .-nlr.- L- l.:i|ii..ni.. de Jean et le baptême chrétien, voir Jean-B.M'TIsti:.
III. Rites constitutifs. — Ils sont au nombre de deux, que les théologiens ont appelés matière et forme du sacrement. La matière du baptême, qui est l'eau naturelle, peut être considérée soit en elle-même (maiiéce éloignée), .soit dans son application au baptisé {matière procliaiiie). La /■oroie, ou formule qui doit accompagner l'application de l'eau, est celle-ci : Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Sur ces trois questions, l'Écriture nous fournit des renseignements importants, mais contient aussi des passages ambigus qui ont besoin d'explication.
1» La matière employée pour le baptême (matière éloignée)est l'eau natiircUr. — Quand Jésus-Christ fit à Xicodème la pi. mi. i i. A.'lation de son baptême, il
mentionna 1 lun i élément nécessaire pour
produire la i. -. u i .ii. n .|iii devait donner à l'homme une nouvelle \ i. , J.j.i,, m, ■".. 11 s'agit bien là de l'eau réelle et sensible, subordonnée sans doute à l'esprit, mais n'en étant pas un simple symbole, comme le prétendaient quelques anciens protestants. L'eau et l'esprit sont les causes immédiates de la régénération surnaturelle. Et après l'ascension du Sauveur, les apôtres ont soin d'exécuter ses prescriptions, en baptisant les croyants avec de l'eau naturelle. C'est ainsi qu'eut lieu le baptême de l'eunuque de la reine Candace par le diacre Philippe, et celui du centurion Corneille par saint Pierre. Act., viii, 36-38; X, 47. Voir Schanz, Commentar ûber das Eiangelium des heiligen Johaniies, Tubingue, 1885, p. 168- 169; Knabenbauer, Comment, in Evang. sec. Joa., Paris, 1898, p. 140.
On objecte, il est vrai, le passage où le précurseur parle du futur sacrement comme d'un baptême conféré « dans l'Esprit-Saint et le feu », en l'opposant précisément à son propre baptême, qui était un baptême d'eau. Matth., m, 11. Donc, semble-t-il, l'eau naturelle est étrangère au sacrement. Cette difficulté, quoique réelle, de l'aveu des meilleurs exégétes (voir Corluy, Commentarius in Joaiincni. Gancl. 1880, p. 76), est loin d'être
insoluble. Ilal...i.l. n. mpéche de croire que Dieu
n'avait pas eu., i. i. . l. i.im les rites constitutifs du sacrement à mi m' l. m I; i|.ii-li., qui pouvait, dès lors, en parler d'une l. n m | i i;^iie. Mais, même en admettant que le pi . 1 1 l.|a une connaissance complète du fui III II n .1 pas le droit de tirer de
ses paroles ui n. i . i. .|ni m'\ est pas renferniée.
L'objection a le torl .1. -iii.|...-,i .in., la iuni|.aiai-iin établie entre les deux l..i|.i. m.- p. .ri., mu I. ur /■./.■ , ,.,,^/(tulif, tandis qu'elle cou. . i n. -ini|.l. m. ni I. m e//i..(, i/é générale. Le but de saml ,leaii. .Im- . .■ |.,i»a;;i> — le contexte le prouve d'une fa«,oii .m.I. ni . -l de faire
ressortir son infériorité persniin. M. \i . i .In Messie, et voilà pourquoi il affirme qui' .1.-11- .1. il. In I un l..ipléme .mil .III. 'Il I puissant et efficace (pie le m.h \ui,.iiI I a. li..n .In Pi i . mporte sur l'action de l'eau, aiiimi l. 1. .pi. me
ses souillures. C'est là. aux veux de saint .le^Mi, le liait caractéristique qui di~ti nu. I. - .1. ii\ baptêmes. L'exprès sien et igni ne serait nn-i pi un. ipposilion aux mois Spirilu Sancto On ne p. iit il.ni. Hier de ce passage aucun argument en faveur de l'opinion protestante qui refuse de reconnaître l'eau comme matière nécessaire du baptême chrétien, et qui affecle d'y voir quelque cho.se de purement symbolique. — D'après une autre
BAPTExME DANS LA SAINTE ECRITURE
explication, qui ne fait d'ailleurs que compléter la première, l'antithèse énoncée par saint Jean aurait pour objet son propre baptême et l'initiation chrétienne tout entière, comprenant à la fois les deux sacrements de baptême et de confirmation. Les apôtres, en général, les administraient l'un après l'autre, et cette coutume, qui subsista longtemps chez les Latins, est encore en vigueur chez les Grecs. Presque tous les passages où il s'agit du baptême chrétien contieunL'iit il.-s allusions ;issez claires au sacrement dr . ..him initi.Hi, A'^ir f.nM ii;ma-
TION. On s'explique mi' i '■ - i-i-. I i-n '1"
Saint-Esprit et du feu .In- ' . ;.t. ;.!, !-■ -uni .Ir.m.
surtout si on la rappurt.-' :> • • i'- ' [lN-i..n inrix.illciis.' du Saint-Esprit qui vint transliii lu I I - ,i|ii h i - ;iu jour
de la Pentecôte. Jésus-Christ lui-m. n n lil parlé
comme d'un baptême dont l'actiuii .1. \ ui romi.!. 1er celle (lu rite baptismal proprement dit. Act., i, ô. Voir Bap-