‹ Dictionnaire de théologie catholiqueChapitre 105 sur 400 · I. A CORINTHE AU TEMPS DE SAINT PAUL. — Aux · texte numérisé non relu

I. A CORINTHE AU TEMPS DE SAINT PAUL. — Aux

preuves directes que saint Paul avait exposées pour démontrer la future résurrection des morts, il ajoute un argument indirect qui a paru obscur aux exégètes et qu'ils ont expliqué de manières très divergentes. Il écrit aux Corinthiens : « D'ailleurs (s'il n'en est pas ainsi), que feront ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne doivent pas du tout ressusciter, pourquoi se font-ils baptiser pour eux? » ICor., xv, 29. A prendre les termes dans leur signification propre, l'Apôtre parle d'une pratique usitée à Corinthe. Quelques chrétiens se faisaient baptiser à la place, ou mieux, en faveur de leurs parents ou amis qui étaient morts sans avoir reçu le baptême; ils pensaient les rendre ainsi dignes de la résurrection glorieuse. Sans approuver ni blâmer celte coutume, saint Paul s'en sert pour démontrer sa thèse et il conclut qu'elle suppose la foi à la résurrection. Tertullien ne fait pas de difficulté pour accepter libéralement le texte de saint Paul et admettre le fait visé par l'Apôtre; car il écrit : Si autem et baptizantur quidam pro mortuis, vidcbimus an ratione, certe illa prœsumptione hoc eos instituisse contenait (saint Paul), qua alii etiam carni, ut vicarium baptisma profuturum existimarent ad spem resurrectionis ; quse nisi corporalïs, non alias hic baptismate corporali obligaretur. Quid et ipsos baptizari,ait,si non qux baptizantur corpora resurgunt ? Anima enim, non lavatione, sed responsione sancitur. De resur. car., xlviii, P. L., t. n, col. 864, 865. C'est pourquoi Tertullien n'hésita pas à opposer à Marcion, qui niait la résurrection des corps, le texte de saint Paul. Il part de cette institution qu'il compare à la coutume païenne de prier pour les morts au mois de février. Viderit institutio ista, dit-il. Kalendse si forte februarise respondebunt illi, pro mortuis petere. Noli ergo Apostolum novum statim auctorem aut confirmatorem ejus denotare, ut tanto magis sisleret carnis resurrectionem,quanto illi qui vane pro mortuis baptizarentur , fide resurrectionis hoc facerent. Habemus illum alicubi (Eph., iv, 5) unius baptismi definitorem. Igitur et pro mortuis lingui, pro corporibus est tingui; morluiim enim corpus ostendimus. Quid facient qui pro corporibus baptizantur, si corpora non resurgunt? Adv. Marciori., 1. V, c. x, P. L., t. n, col. 494, 495. Il suppose donc qu'il était d'usage parmi les Corinthiens de pratiquer ce baptême par procuration et, comme saint Paul, il s'en sert pour

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