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C. Sommervogel

BARCELLONA Antonin, savant oratorien, né à

Palerme en 1726, mort le 28 juin 1805, fut chargé du

soin de la bibliothèque de l'Oratoire de Palerme qui était

ouverte au public et qu'il augmenta considérablement.

Pendant cinquante ans, il enseigna, chaque mercredi, l'histoire ecclésiastique selon la méthode introduite par saint Philippe de Néri, terminant la leçon par des réflexions morales. Il jouissait d'une grande autorité auprès des archevêques de Palerme. Il a publié de son vivant un ouvrage remarquable : La félicita de' sancli, 3 in-4°, Palerme, 1801. On a édité après sa mort : 1° Parafrasi de' profeti, 5 in-8°, Venise, 1827, suivie de l'histoire du peuple juif depuis l'époque des prophètes jusqu'à la ruine de Jérusalem par les Romains; 2° Parafrasi de' quatlro evangeli messi in armonia, 3 in-fol., Palerme, 1831, avec des dissertations sur divers sujets de l'histoire évangélique.

Villarosa, Memorie degli scrittori (ilippini, Naples, 1837, p. 30-35; Hurter, Nomenclator literarius, 1895, t. ni, col. 594-

E. MangenOT.

BARCELONETTE (Hugues de). Voir Hugues de Saint-Cher.

BAR CÉPHA Moïse, 813(?)-903, naquit à Balad, en, Mésopotamie, et fut confié dès son jeune âge à Cyriaque, abbé du couvent de Mar-Sarkis. Après de nombreuses années passées dans la vie monastique, il fut élu évêque de Beit-Bamman, puis de Beitkionaya, enfin de Mossoul (vers 863). A l'occasion de son ordination épiscopale, il changea de nom, suivant la coutume des Orientaux, et s'appela Sévère, nom sous lequel il est connu de quelques écrivains. Il mourut nonagénaire, en 903, après quarante années d'un fructueux épiscopat.

Ses nombreuses œuvres peuvent être divisées en quatre classes : écrits scripturaires, théologiques, liturgiques et sermons : 1° De ses écrits scripturaires, il nous reste le Traité sur l'œuvre des six jours, Bibliothèque nationale, ancien fonds, syr. 120; le Traité du paradis, conservé en latin dans une traduction d'André Masius (1569), voir Assémani, Bibliotheca orientaUs, t. il, p. 128; le Commentaire sur la Genèse, en extraits, Biblioth. nat., ancien fonds, 35; Bodl. Marsh. 101; les Commentaires sur les Évangiles, British Muséum, add. 47274, et sur les Épitres de saint Paul, Bodl. Orient, 703. Il y a de nombreuses citations de ce Commentaire dans le Trésor des mystères de Bar Hébra?us. — 2° Ses œuvres théologiques se composent d'un Traité sur l'âme en quarante et un chapitres, Vatic. cxlvii, Assémani, Calalog., t. m, p. 273-274; d'un Traité sur la prédestination et le libre arbitre, en quatre discours, British Muséum, add. 14731. Ces deux ouvrages sont importants non moins par le sujet que par la manière dont l'auteur l'étudié et l'expose. Nous avons encore une Réfutation des hérésies, ou,- comme elle est appelée par Assémani, Contre les sectes hérétiques. Biblioth. orienlalis, t. n, p. 131, 218. — 3° Comme liturgiste, Moïse Bar Cépha nous a laissé de nombreuses œuvres. Nous énumérerons : l'Exposition sur les sacrements et la liturgie des mystères, citée par Denys Bar Salibi; plusieurs expositions ou traités sur le baptême et les ordinations, sur la consécration du chrême et les sacrements de l'Eglise. Il compila deux anaphores, dontl'une a été traduite par Renaudot, Lititrgix orientales, t. n, p. 391. —4° Le recueil des Homélies festales, pour toutes les fêtes de l'année, Biblioth. nationale, ancien fonds, syr. 35, 123; Bristih Muséum, add. 21210, 17188, semble avoir été, de tous les écrits de Moïse Bar Cépha, le plus répandu parmi les Orientaux. Il en subsiste en effet d'assez nombreuses copies. On possède plusieurs Sermons funèbres, une Admonition aux fils de l'Église ortliodoxe, un Discours sur les noms du Christ. — Les œuvres perdues de Moïse Bar Cépha sont un Commentaire sur la Dialectique d'Aristote et une Histoire ecclé-. siastique. M. Nau, Bardesane l'astrologue, Paris, 1899, a publié la traduction française d'un texte inédit de Moïse Bar Cépha qui selon lui reflète les idées cosmogoniques de Bardesane.

BAR CEPHA

BARCOS

Moïse Bar Cépha jouit d'une juste célébrité parmi les écrivains qui illustrèrent au v siècle l'Église jacobite. Il met à profit une lecture considérable des anciens écrivains et les enseignements traditionnels de son Eglise. Il est cité à son tour comme une sérieuse autorité par les écrivains postérieurs, Denys lîar Salibi et Bar Hébraeus.

Parmi ses opinions théologiques il importe de retenir celle qui enseigne le profit spirituel des offrandes faites pour les défunts, opinion consignée dans le chapitre additionnel du Traité sur l'âme. On la trouvera dans O. Braun, Moyses Bar Replia und sein Buch von der Seele, Friboùrg, 1891.

n.nr Hébrœus, Chroniconecclesiasticum,t. n, p. 217 : Assémani, Bibliotheca m ientalis, t. n, p. 128, 130, 218; W. Wright, Catalogue of the syriac mss. in the Brilisli Muséum, p. 620, 621, 853, 877, 879; Zotenberg, Catalogue des manuscrits syriaques de la Bibliothèque nationale, p. 156, 157, 159, 197; R. Duval, La littérature syriaque, Paris, 1899, p. 78-79, 203, 252, 259, 283, 391-392; W. Wright, Syriac literature, Londres, 1894, p. 207-211.

J. Parisot.

BARCINO Paul-Jérôme, écrivain italien du XVe siècle dont on a une Practica cancellarise apostolicse cum stylo et formis in curia romana usitatis, in-8°, Lyon, 1549; Paris, 1664.

Ilœfer, Nouvelle biographie universelle, Paris, 1853.

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