C. Toussaint
1. BIANCHI Jean- Antoine, né à Lucques le 2 octobre 1686, entra à l'âge de dix-sept ans au noviciat des frères mineurs de l'Observance à Orvieto. Il étudia ensuite à Bologne et à Naples, joignant le droit et la médecine à la philosophie et à la théologie. Littérateur distingué, membre de plusieurs académies, il publia des discours en italien et en latin et même un certain nombre de pièces de théâtre; nous n'avons pas à nous en occuper ici. Théologien, il fut professeur à Bologne et à Borne, et très recherché par les cardinaux qui recouraient à sa science. Sur la demande de Clément XII il défendit les droits du saint-siège contre le roi de Sardaigne et publia dans ce but : Ragioni délia sede apostolica nelle presenli controversée colla corte di Torino, 1732. Il fit de même contre la cour de Naples dans la question entre l'évêque et le duc de Gravina, et écrivit : Lettere di risposta d'un particolare di Roma ad un' amico di Napoli sopra le pendenze di Gravina, 1733. Son travail principal dans ce genre est sa réfutation de Vlstoria civile del regno di Napoli de Pierre Giannone, Naples, 1723. Il la publia sous le titre Délia poJeslà e délia politia délia Chiesa, trattati duc con'tro le nuove opinioni di Pietro Giannone, 6 in-4", Borne, 1745-1751; 3 in-4°, Turin, 1854. Une dissertation traduite en latin, De electione ministrorum Ecclesise prioribus tribus sœcidis, extraite de ce livre, fut insérée dans le Thésaurus historiœ ecclesiaslicse, Borne, 1840, t. v, p. 347-369.
Examinateur du clergé romain, Bianchi fut encore nommé par Benoit XIV consulteur du Saint-Oflice; son ordre reconnaissait également ses mérites, car il fut provincial de Rome et secrétaire général, commissaire à Bologne, ne cessant malgré cela de mener de front ses travaux de canoniste, de théologien et de littérateur, comme le prouvent ses deux dissertations De quarla canonica episcopali ex piis relief isdelrahenda, Lucques, 1747, 1748, son livre Dei vizi e dei difetli del moderno teatro e del modo di correggergli, in-4°, Borne, 1753, publié sous son nom d'académicien des Arcades, Lauriso Tragiense, et dirigé contre le P. Concina. Il travaillait