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V. Vernet

CABASSUT Jean, oratorien, né à Aix-en-Provence, en 1G05, mort en Hi83. D'abord avocat, il entra à l'Oratoire de sa ville natale en 1626, et fut quelques années employé dans les collèges. En 1660, il accompagna à Rome le cardinal Grimaldi pour le conclave où Alexandre Vil fut élu, profita de ce séjour pour étudier les monuments de la discipline ecclésiastique et ne tarda pas à en faire part au public sous le titre de Nolilia conciliorum S. Ecclesiee in qua elucidantur exactissime tum sacri canones, tum veteres novique Ecclesise ritus, tum prœcipuie partes ecclesiasticœ historiée, in-8°, Lyon, 1668. Bien qu'on ait continué à rééditer cet ouvrage sous cette première forme, Lyon, 1670; Venise, 1703, 1715, 1755, 1776, l'auteur en donna, dès 1680, une édition entièrement refondue et complétée sous le titre de Notilia ecclcsiastica historiarum, conciliorum et canonum... velerumque... rituum..., in-fol., Lyon, dont il se fit 15 éditions, la dernière, 3 in-8", Tournai, 1851. Ouvrage judicieux, utile, recommandé par iMabillon dans ses Etudes monastiques. Cabassut est encore auteur de Juris canonici theoriaet praxis..., in-4°, Lyon, 1675, réédité une dizaine de fois, où il tient un juste milieu entre rigoristes et laxistes. Il avait fait aussi imprimer à Aix un petit Traité de l'usure, par ordre du cardinal Grimaldi. Le Nécrologe de l'Oratoire le loue d'avoir « laissé de grands exemples d'humilité et de retraite continuelle, de mortification et d'un désintéressement admirables, comme il a laissé... de riches monuments de son esprit et de sa profonde érudition ».

Cloyseault, Becueil des vies, etc., t. m, p. 29; Batterel, Mémoires, t. m, p. 306-412; Ingold, Bibliographie oratorienne, p. 29; Hurter, Nomenclator, t. Il, col. 501. ■

A. Ingold.

CABEZUDO Didacus Nufto, dominicain espagnol, né à Villalon en Castille, mort à Ségovie en février 1614. Agé seulement de 16 ans, il fit profession de la vie religieuse chez les frères prêcheurs et, ses éludes terminées, enseigna la théologie en divers couvents de son ordre et en particulier à Saint-Paul et à Saint-Grégoire de Valladolid. En 1594, il combattit le jésuite Antonin de Padilla, défenseur des doctrines de son confrère Louis Molina. Cabezudo publia Commentarii ac disputationes in tertiam partent Summse théologies D. Thomas Aquinulis cum additionibus ejusdem nunc primum accurale juxta atquc luculenter discussis, 2 in-fol., Valladolid, 1601. Cet ouvrage eut plusieurs éditions; celle de 1660 a été augmentée de quatre dissertations : 1° De auctoritate summi pontifiais et conciliorum; 2° De indulgentiis ; 3" De auxiliis divines gratiae ; 4° De bulla Cruciatee dicta. L'édition de 1603 a pour titre : 1). Thomas explanatus, sive Fr. Didaci Nuno Cabezudo commentaria scholastica in tertiam partent D. Thoniœ de sacramentis, in-fol., Cologne. Longtemps après sa mort fut publié par les soins d'un autre dominicain l'ouvrage suivant : Tractatio in tertiam parlant Summte theologicee D. Thomas nunc primum in lucem édita, sed accurale recognila, a menais expurgata, veris ac legitimù indicibus auctorum restitutis omala, innumeris Patrum, conciliorwni, Scripturarum testimoniis ad materias controverses pertinentibus locupletata... opus posthumum cura et studio Fr. Anlonii Cloche, 2 in-fol., Rome, 1682.

Echard, Scriptores ord. prmd., in-fol., Paris, 1721, t. n, p. 389, 706; N. Antonio, BtOliuih. llispana nova, in-fol., Madrid, 1783, t. i, p. 3UJ.

B. lll.l KTEBIZE.

CABRERA (Alphonse de), né à Cordoue où il entra dans l'ordre des frères prêcheurs. Professeur à la première chaire de théologie de l'université d'Osuna; prédicateur de Philippe II et de Philippe III; mort à Madrid le 20 novembre 1598. — Tratado de los escrupulos y de sus remédias, in-8°, Valence, 1599; in-8°, Barcelone, 1606; trad. italienne de Basile Campanella, in-12, Palerme, 1612; trad. franc, de Paul Duez, S. J., à la suite de la trad. franc, des œuvres d'Alphonse Rodriguez, in-4°, Paris, 1622.

Quétif-Echard, Script, ord. prxd., t. n, p. 322.

P. Mandonnet.

CAC A VÉL AS Jérémie, théologien grec du xvn'siècle, né à Candie. Il passa plusieurs années de sa vie à Leipzig et à Vienne, et de retour en Orient il enseigna à l'académie de Bucarest. On a de lui une traduction en grec des vies des souverains pontifes par Platina, et un ouvrage intitulé : Hpayu.aTeia rcepi tcôv 7tIvts Scaçopwv TTEpl uv T; l'A).r)viy.Tj ' Ey.x),Y]a-:a SiaçÉpeiai 7TpÔ; TT,V pa>|i.atxTJv. Il corrigea aussi le fort volume du patriarche Dosilhée qui, malgré le titre de T6u.oç àyàit-r,:;, attaque violemment l'Église latine.

Vrétos, NioiV/.nv.xrj mUXopa, Athènes, 1854, t. i, p. 45, 202; Constantios (patriarche), ILç! t~jv [*eto. tV.v i'/.«wn è* to3 «î.v.pou &j!rf| x<à -</.\hdi. StcïiiçEyivTwv, E-jy/paoeù IXàmovE;, Constantinople, 1886, p. 152; Paranica, SgeSiaviut t.i<>\ tf;; tv to YKkrpixa cOvei xaTaircàsEuî t3v yp«n[«àt«iv, Constantinople, 1867, p. 183; Sathas, Nioe>.X>;viii»i eiXoAoYÎn, Athènes, 1868, p. 383-384 ; Demetracopoulo, 'OfOiSoço; 'E>.>.à5, Leipzig, 1872, p. 162; Rangabé, Histoire littéraire de la Grèce moderne, Paris, 1877, t. I, p. 39; Zaviras, Né« 'EU<k;, Athènes, 1872, p. 350; Ionescu, Influenta culturei grecesci in Muntenia si Moldavia, Bucarest, 1900, p. 20.

A. Palmieri.

CACCIALUPO Jean-Baptiste, jurisconsulte italien du XVIe siècle, professeur de droit à Sienne, et avocat consistorial, a publié : Repetitio de summa Trinilate, in-lol., Pavie, 1598; Modus studendi in utroqua jure.

Hurter, Nomenclator literarius, Inspruck, 1899, t. iv, col. 738.

B. Heurtebize.

CACCIAR! Pierre-Thomas, religieux carme italien, mort le 28 février 1768, était docteur en théologie, examinateur apostolique et lecteur de controverse à la Propagande à Rome. Il fit paraître une édition des œuvres de saint Léon, 3 in-fol., Rome, 1751-1755, rectifiant et corrigeant celle publiée par Quesnel à Paris en 1675. Le premier volume de l'édition de Cacciari dédiée à Benoît XIV renferme : Exerritationes in universa sancti Leonis Magni opéra, pertinentes ad historias heeresium manichœorum, priscillianistorum, pelagianorum, atque eulijchianorum, quas summo studio et labore sanctus pontifex everlit alque damnavit in sex libros distinctes. Cacciari publia en outre Ecclesiasticse historiée Eusebii Pamphili l. IX, Rufino Aquileiensi interprète, ac duo ipsius Ru/ini libri. Opus in duas parles distributum quarum altéra Eusebii, altéra Rufrni libros continet ad Vaticanos M S. codices exactos notisque illustratos. Accedit historica dissertatio de vita, fide ac eusebiana ipsa Ru fini Iranslatione una cum indice locupletissimo, in-iol., Rome, 174d.

Bibliotheca carmelitana, in-fol., Orléans, 1752, t. n, col. 013; P. L., t. Liv, col. 67; t. LV, col. 769.

R. Heurtebize.

CACCIGUERRA Buonsignore ou Jérôme, religieux italien du XVIe siècle, né à Sienne et lié d'une étroite amitié avec saint Philippe de Néri. Ses principaux ouvrages sont : 1° Trattato délia tribolatione, in B°, Venise, 1562; trad. espagnole par Vasquez lielluza; 2° Lettere spirituali, in-8°, Rome, 1575; Venise, l.">Si; 3» Meditaiioni, in-8°, Rome, 1583; 1° Lettere soprala frequenzia délia santissima communione, trad. latine, in-12, Cologne, 1580, 1591 j trad. française par F. de

CACCIGUERRA — CADRY

Belleforest; 5° Catéchisme de la vie spirituelle, in-12, Lyon, 1599, trad. française du latin.

Hoefer, Nouvelle biographie générale, t. vin, p. 51 ; Glaire, Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, t. i, p. 303.

E. Mangenot.

CACERES (Didace de), hiéronymite, lut supérieur d'une maison de son ordre en Espagne et publia : 1° De Noe et arca sacra releclio, in-p°, Salamanque, 1635; 2° la première partie seulement u'une Summa theologiœ, in-8", Salamanque, 1638.

Hurler, Nomenclator, 1. 1, p. 271.

E. Mangenot.

CACHERANO Joseph, Larnabite, né à Turin en 1635, mort en 1685. On lui doit: 1° Prxlcctiones theologicse in tractatus theologicos, Turin, 1673; 2° Theologia ascetica, 4 in-fol., dont les trois premiers ont été publiés à Lyon, 1673, 1678, 1681, et le quatrième à Milan, 1683; cet ouvrage est très rare; 3° Summula Summse angelicse, seu selecliores Divi Thomse assertiones, Milan.

Glaire, Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, Paris, 18C8, t. i, p. 3C3 ; Hurter, Nomenclator, t. II, col. 336.

E. Mangenot.

CACHEUX Narcisse, prêtre français, né le 31 décembre 1789, a été professeur dans l'université de France, mort à Issenheim (Haut-Rhin) le 29 janvier 1869. Il a publié les ouvrages suivants : 1° Essai sur la philosophie du christianisme, considérée dans ses rapports avec la philosophie moderne, 2 in-8°, Paris, 1839-1841; 2° Philosophie de l'histoire des conciles tenus en France depuis l'établissement de la religion chrétienne dans les Gaules jusqu'à nos jours et leur influence sur les lois, ies mœurs et la civilisation moderne, in-8°, Paris, 1844; 3° Études philosophiques sur l'Église, in-12, Paris, 1854; c'est une remarquable apologie des droits de l'Église; 4° Discussion théologique et philosophique avec le protestantisme sur tous les points qui le séparent de la religion catholique, suivie de la Réfutation de la lettre du pasteur Puaux à l'évêque du Puy : Rome a-t-elle les caractères de l'Église de Jésus-Christ? in-8°, Paris, 1855 ; 5° Défense de la vraie philosophie et du christianisme, ou conférences sur les rapports entre la religion et la libre-pensée, in-8°, Paris; 6° La philosophie, de saint Tliomas d'Aquin, in-8°, Paris, 1858; dans cet écrit l'abbé Cacheux expose les origines historiques et la méthode de la philosophie de saint Thomas, puis les axiomes philosophiques, la psychologie, la logique, la morale philosophique, la théodicée et la métaphysique de l'Ange de l'école. L'abbé Cacheux a été, en 1840, l'un des éditeurs du Répertoire des prédicateurs modernes.

Hurler, Nomenclator, t. m, col. 991; G. Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, 4' édit., Paris, 1870, p. 314 ; & édit., 1893, p. 265.

E. Mangenot.

CADEI (Cadaeus) Jean André, de Palosco, dans la province de Brescia, né en 1596, ses études terminées au séminaire de Brescia, entra chez les oratoriens de cette ville, qui l'élurent à deux reprises pour leur supérieur. Il y mourut le 1er février 1670 entouré de l'estime du clergé et des fidèles. On a de lui : De sacrosancto matrinwnii sacramento doctrina Thomas Sanchez, e S. ./. édita... ad commodiorem confessariorum usum, in-8°, Brescia, 1656; Bergame, 1660; Repertorium seu clavis rerum notabilium quse continentur in disceptationibus Stephani Graliani,... accedit Index generalis rerum notabilium quse in animadversionibus D. Caroli Anlonii De Luca comprehenduntur , in-fol., Venise, 1653 (ou 1663) et 1699. On lui attribue : Praclica facile per confessarsi, in-12, Brescia, 1655; Axiomata spiriiualia in singulos anni dies distributa pro temporis oportunitate a Thoma a Kempis de imitalione Christi desumpla, Brescia. 11 écrivit aussi : De opinione pro-

babili ; De ullimis voluntatibus ; De legatis; mais on n'indique pas d'édition de ces traités.

D. Calvi, Scena letteraria degli scrittori Bergamaschi, Bergame, 1064, part. H, p. 35; A Fontana, Amphitheatrum légale, Parme, 1688, suppl., col. 11 ; Villarosa, Memorie degli scrittori Filippini, Naples, 1842.

P. Edouard d'Alençon.

CADON1CI Jean, théologien italien, né à Venise en 1705, mort le 27 février 1786. Il était chanoine de Crémone. D'une grande érudition, il adoptait avec complaisance les opinions hardies ou singulières. 11 publia : Yindiciae augustinianse ab imputatione regni millenarii, in-4», Crémone, 1747 ; dans cet ouvrage il soutenait (jue les saints de l'Ancien Testament ont joui avant la mort de Notre-Seigneur de la vision béatifique. Attaqué, il se défendit dans Dialoghi très in difesa délia Vindicte agostiniane, in-4°, Raveredo, 1753. Réfuté en 1759 par le P. Libérât Fassoni des Écoles pies, De piorumin sinu Abrahse beatitudine ante Christi mortem, in-4°, Rome, 1759, et défendu par le P. Ange-Marie Feltri,de la même congrégation, .S'. IJilarii ,Pictavorum episcopi, de piorum statu in sinu Abrahse ante Christi mortem sententia, in-4», Naples (Rome), 1762, Cadonici fit paraître, avec une longue et flatteuse approbation de Florian Dailham, des Écoles pies, S. Augustini de piorum statu in sinu Abrahse ante Christi mortem sententia, Venise, 1763. Il y présentait de nouveaux arguments pour étayer son premier ouvrage. Contre cet auteur, le dominicain Mammachi publia alors : De animabus justorum in sinu Abrahse ante Christi mortem expertibus beatse visionis Dei libri duo, 2 in-4°, Rome, 1766. Cadonici a en outre composé en 1769 une dissertation De dicto Augustini : Ecclesiam Christi servituram sub regibus hujus seccidi, que publia à Pavie en 1784 le professeur janséniste Joseph Zola.

Picot, Mémoires pour servir à l'hisl. eccles. ; xvnr siècle, 1855, t. v, p. 475-476 ; Reusch, Der Index, 1885, t. n, p. 962.

B. Heurtebize.

CADRY Jean-Baptiste, connu longtemps sous le nom de Darcy, prêtre janséniste, né à la fin de 1680 à Trez en Provence, mort à Savigny-sur-Orge le 25 novembre 1756. Il termina ses études à Paris où il devint vicaire de Saint-Étienne-du-Mont, puis de Saint-Paul. En 1718, l'évêque de Laon, Ma"- de Clermont, le choisit pour son théologal et lui accorda un canonicat de sa cathédrale. Son opposition à la bulle Unigenitus le força après la mort de ce prélat à revenir à Paris d'où il vint habiter Palaiseau jusqu'en 1748. Alors il devint l'homme de confiance et le théologien de Mar de Caylus, évêque d'Auxerre. A la mort de ce dernier, il se fixa à Savigny-sur-Orge où il mourut. Il avait été en outre en relations étroites avec Mo1- de Verthamon, évêque de Pamiers, et Mar Soanen, évêque de Senez. Ses. principaux écrits, qui tous ont pour but de défendre les doctrines jansénistes ou leurs partisans, sont: Prône fait dans une église de Paris, le 0 octobre 1118, à l'occasion de l'appel de S. Ém. M. le cardinal de Noailles, où l'on montre que les appelons ne sont pas excommu- -niés, in-12, Paris, 1718; Relation de ce qui s'est passé dans l'assemblée générale de la congrégation de la Mission, tenue à Paris le Ier août 1724, in-4", Paris, 1724; Apologie pour les chartreux que la persécution excitée contre eux au sujet de ta bulle Unigenitus avait obligés de sortir de leurs monastères, avec la protestation des religieux de l'abbaye d'Orval, opposants à la bulle Unigenitus qui ont pris le parti de la fuite, in-4°, Paris, 1725; Témoignage des chartreux contre la constitution Unigenitus, in-12; Défense des chartreux fugitifs où Von traite particulièrement de la fuite dans les persécutions ù l'occasion de deux écrits dont l'un a pour titre : « Lettre à M. l'évêque de '", touchant la protestation des chartreux, » et l'autre : « Réfutation de l'Apologie des chartreux, » in-4°, 1720; Preuves de la

CADRY — CAGOTS

liberté de l'Eglise de France, dans l'acceptation de la constitution Unigenitus, ou Recueil d'ordres émanés df la cour, in-40, 1726; Histoire de la condamnation de M. Vévêque de Senez par les prélats assemblés à Embrun, in-i°, 17*28; La cause de l'État abandonnée par le clergé de France ou réflexion sur la lettre de l'assemblée du clergé au roi, du 11 septembre 1730, in- 4°, 1730; Avertissement en tête de l'Avis aux censeurs, nommés pour l'examen de la nouvelle collection des conciles du P. Hardouin, in-4°, Utrecht, 1730; Réflexions abrégées sur l'ordonnance de M. l'archevêque de Paris, du 20 septembre 17W, au sujetde la constitution Unigenitus, in-4», 1729; Histoire du livre des Réflexions morales sur le Nouveau 'leslament et de la constitution Unigenitus, servant de préface aux Hexaples, 4 in-4°, Amsterdam, 1726-1734: le premier volume est de l'abbé Louail; Observations théologiques et morales sur le livre du P. Berruyer, jésuite, intitulé : Histoire du peuple de Dieu depuis la naissance du Messie jusqu'à la fin de la Synagogue..., ajoutées à l'Instruction pastorale que M. de Caylus, évêque d'Auxerre, avait promise et annoncée et à laquelle il a travaillé jusqu'à sa mort, 2 in-12, 1756.

Moreri, Diction, historique, in-fol., Paris, 1759, t. m, p. 18; Reusch, Der Index, Bonn, 1885, t. n, p. 746, 754.

B. Heurtebize.

CAERS Jean-Baptiste, jésuite llamand, né à Gand, le 21 avril 1679, entra en religion le 4 octobre 1699. Après avoir professé pendant six ans les belles-lettres et exercé en second les fonctions de maître des novices, il fut chargé, durant dix années consécutives, de l'enseignement de la théologie au séminaire épiscopal de Gand et dirigea surtout sa polémique contre les erreurs jansénistes et quesnellistes. Ses supérieurs le destinèrent à la mission d'Amsterdam, où il mourut le 1er juin 1769. On a de lui : Veritas et œquitas constitutionis Unigenitus theologice demonstrata seu 101 Quesnelli propositions confulalse, in-8», Gand, 1723; 2e édit., ibid., 1726; 5e édit., ibid., 1730; Thèses tlieologicse de actibus humanis et beatitudine..., in-4», Gand, 1795; Thèses theologicse de Deo uno et trino, in-4°, ibid., 1727.

De Backer et Sommervogel, Bibliothèque de la O de Jésus, t. n, col. 510-511 ; Hurter, Nomenclator, t. il, col. 1341.

P. Bernard.

C/ESARE (Jacob a), théologien catholique français du xvif siècle, a publié : Doctrina de sacrificio missse, in-8», Douai, 1669.

Hœfer, Nouvelle biographie générale, t. vm, p. 86.

E. Mangenot.

CAFFARO François, religieux théatin italien, mort à Paris le 31 décembre 1720. D'une noble famille de Sicile, il entra à Messine dans l'ordre des théatins le 20 juin 1666. Une révolution le chassa de son pays et il vint habiter Paris. Il composa une lettre sur les spectacles qui fut imprimée en tète du théâtre de Boursault sous le titre de Lettre d'un théologien illustre par sa qualité ou son mérite consulté par l'auteur pour savoir si la comédie peut être permise ou doit être absolument défendue. Contre cet écrit en faveur du théâtre, Bossuet composa ses Maximes et réflexions sur la comédie, et le P. Le Brun, de l'Oratoire, publia son Discours sur In comédie. Call'aro désavoua lui-même publiquement son ouvrage dans sa Lettre française <■! latine du R. P. François Caffaro, théatin, à Monseigneur l'archevêque de Paris, in-40, Paris, 1694.

Fr. Vczzosi, / scriltori de' clerici regulari detti teatini, in-4", Rome, 1780, t. I, p. 174; Quérard, La France littéraire, t. n, p. 174.

B. Heurterize.

CAGLIOLA Philippe, que plusieurs bibliographes ont appelé Caglioca Joseph et que d'autres ont dédoublé, était né à Malte où il entra chez les conventuels, l'roclamé maître en théologie au collège de Sainl-Bonuven-

ture à Rome, il fut lecteur à Syracuse, â Catane et à Rome, commissaire général à Malte et en Sicile, supérieur des couvents de Messine et de Païenne, théologien de l'évèque de Cefalù et consulteur du Saint-Office pour Malte. En 1637 il érigea dans l'église de son couvent à La Valette une confrérie de l'Immaculée-Conception dont il écrivit les constitutions. Prêchant à Messine en 1643 une neuvaine en l'honneur de la sainte Vierge, ses discours eurent un tel succès qu'on lui demanda de les publier; il le fit sous ce titre, qui rappelle la tradition chère à cette ville de la lettre qu'elle aurait reçue de la Mère du Sauveur : La letlera di Messina in difesa di Maria, cioh Vlmmacolala Concezione délia gran madré di Dio, provala e difesa per nove discorsi su detla letlera, in-4°, Messine, 1643. Il publia en outre pour l'histoire de son ordre : Almœ Siciliensis proi<incise minorum convenlualium manifestationes novissimœ sex explorationibus complexée, in-4°, Venise, 164i. Il promettait dans cet ouvrage de donner un Traclalus de Melitensibus rébus apologeticus qui n'a pas vu le jour, ainsi qu'un autre ouvrage, dont la composition était achevée en 1649 sous le titre de Catholica pugna inquisitorum apostolicorum in hœreticam pravitatem, et dont le manuscrit fut détruit. Le P. Cagliola mourut à Naples, en se rendant à Rome où l'appelait le pape Alexandre VIL

Franchini, Bibliosofla e memorie lelterarie di scrittori francescani conventuali, Modène, 1693, p. 203; Mifsud, Bibliotheca Maltese, Malte, 1764; Sbaralea, Supplementum et castigatio ad scriptores ord. minorum, Rome, 1805; Alexis Narbone, S. J., Bibliografia Sicula sistematicci, Païenne, 1850.

P. Edouard d'Alençon.

CAGNAZZO Jean, né à Taggia (Tabia), en Ligurie, entra dans l'ordre des lrères prêcheurs, où il remplit, à deux reprises, les fonctions de premier régent dans l'étude générale de l'ordre à Bologne et exerça la charge d'inquisiteur général de 1495 à 1513. Il mourut à Bologne en 1521. — Summa summarum Tabiena, in-4°, Bologne, 1517. La 2e édition sous ce titre : Summa summarum, quse reformata dicitur de casibus conscientix, etc., in-4», Bologne, 1520; Venise, 1602.

Quétif-Echard, Script, ord. prsed., t. n, p. 47.

P. Mandonnet.

CAGOTS, caste vivant â part du reste de la population dans les Pyrénées. Si nous les faisons figurer dans ce dictionnaire, c'est que plusieurs auteurs, anciens et modernes, les ont rattachés aux albigeois. Dans une requête adressée à Léon X, en 1514, les cagots de la Haute-Navarre disent eux-mêmes de leurs ancêtres qu'ils lurent partisans du comte Raymond de Toulouse, exquo quoddudum majores et progeni tores adhœscrunt cuidam comiti Raijmundo de Tolosa, qui alias quarndam rebellionem f'ecisse dicitur Ecclesise Romanse,per tune Romanum pontificem a gremio sanctx matris Ecclesise segregali dicebantur. Voir cette requête dans Fr. Michel, Histoire des races maudites en France et en Espagne, Paris, 1847, t. il, p. 220. Ch. Schmidt admet cette origine des cagots, et suppose assez légèrement, Histoire et doctrine de la secle des cathares ou albigeois, Paris, 1849, t. i, p. 361 ; cf. t. n, p. 307-308, que « l'existence de ce peuple malheureux et la réprobation qui pesait sur lui... doivent être ajoutées aux crimes de l'inquisition qui, après avoir fait des victimes sans nombre, ne sut pas même préserver ceux qui consentirent à se courber sous son joug de la haine superstitieuse du peuple catholique ». Aujourd'hui il semble acquis à l'histoire que les cagots n'eurent rien de commun avec les albigeois. Les lépreux furent isolés de la société des hommes; il y en eut qui se marièrent entre eux. Leurs enfants, en raison de leur origine, furent considérés comme suspects et durent vivre à l'écart de la population qui n'avait pas été atteinte par la lèpre. Ce furent les cagots des Pyrénées, les capots de la Gujennc et de la Gascogne, les cacous ou caqueux

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