AVERTISSEMENT
continuellemenl aux prises avec les sociniens, avec les protestants, qui ont renouvelé presque toutes les anciennes erreurs ; avec les déistes et les autres incrédules qui les ont copiés tous. Nos maîtres en théologie sont les Pères de l’Eglise ; nous nous croyons obligé de suivre leur exemple. Or , ces auteurs respectables ont écrit, chacun dans leur temps, contre les erreurs qui faisoient du bruit pour lors, et non contre celles dont le souvenir étoit à peu près effacé; il est de notre devoir de les imiter.
Nous ne sommes pas assez injuste pour accuser les protestants d’avoir voulu, de propos délibéré, favoriser les ennemis du christianisme ; mais il n’est pas moins vrai que, sans le vouloir, ils leur ont fourni presque toutes leurs armes; c’est un événement que nous n’avons pas pu nous dispenser défaire remarquer une inflnité de fois, parce que la chose est évidente. Si les protestants se fâchent de se trouver continuellement dans notre ouvrage associés aux incrédules, ce n’est pas à nous qu’ils doivent s’en prendre, mais à leurs docteurs. Chez les luthériens , Mosheim et Brucker; chez les calvinistes , Beausobre, Basnage, Le Clerc, Barbeyrac; chez les anglicans, Chillingworth et Bingham, sont ceux dont nous avons principalement consulté les livres, parce que ce sont les derniers qui ont écrit , et qui paroissent avoir le plus de réputation. Ils ont cherché à donner une nouvelle tournure aux anciennes objections; ils ont eu l’art de défigurer la plupart des faits de l’histoire ecclésiastique ; il n’est presque pas un seul des Pères de l’Eglise, contre lequel ils n’aient formé des accusations; ils ont donc imposé une nouvelle tâche aux théologiens catholiques, à laquelle nos meilleurs controversistes n’ont pas pu satisfaire : nous avons donc été obligé de nous en charger ; et si nous n’avons pas répondu à tout , nous croyons du moins avoir fait le plus essentiel. En donnant une courte notice des ouvrages des Pères, nous avons tâché défaire leur apologie.
Il en est de môme des personnages de l’ancien Testament dont l’histoire sainte a loué les vertus, et que les incrédules, en marchant sur les traces des manichéens, se sont appliqués à noircir. Mais loin de chercher à multiplier les articles de critique sacrée, nous en avons supprimé un grand nombre. Il nous a semblé inutile de disserter sur des expressions que tout le monde entend, ou sur des termes qui n’ont rien d’extraordinaire , et de copier le Dictionnaire de la Bible. 11 est plus nécessaire, sans doute, d’éclaircir les passages dont les hérétiques ou les incrédules ont abusé , ou qui font un objet de dispute entre les théologiens.
On doit comprendre qu’un Dictionnaire théologique , quelque exact qu’il puisse être, ne pourra jamais tenir lieu d’un cours de théologie complet, dans lequel on rassemble sur chaque question toutes les preuves et les réponses aux objections ; où l’on fait voir la liaison que nos dogmes ont entre eux , de manière que l’un éclaircit et confirme l’autre *. Ce scroit une erreur de croire qu’avec le secours d’un Dictionnaire aussi abrégé , l’on peut devenir grand théologien. Si celui-ci avoil été destiné à paroître seul, il auroit nécessairement fallu le rendre plus étendu, y faire entrer plusieurs articles de métaphysique, de morale, d’histoire, de discipline, de jurisprudence canonique , que nous avons dû laisser à ceux auxquels ils appartiennent.
1 Un Diclionnairo théologique a d’aulrcs avantages que n’oITre point un traité complet : il est d’un usage plus général ; on le consulte plus cominodenirnl, plus agréablement; il rcnlcrme d’ailkius un grand nombre d’articles, dont n’est point susceptible un cours de théologie.
DE L’AUTEUR. m
Il n’auroil pas été difficile non plus de le charger de citations; mais il suffit d’avertir, en général, que, pour la Critique sacrée, les Prolégomènes de la Polyglotte d'Angleterre, la Philosophie sacrée de Glassius, les Dissertations et les Préfaces de la Bible d’Avignon, en 47 volumes in-4°, sont les principales sources où l’on a puisé. Pour VHistoire ecclésiastique , Fleury , Cave , Dupin , Tillemont, dom Cellier, sont les auteurs qu’il aiiroit fallu citer continuellement. Nous n’avons pas hésité de copier plusieurs observations dans les protestants desquels nous venons de parler, surtout de Mosheim , lorsqu’elles nous ont paru vraies et dignes de l’attention du lecteur. Pour la théologie dogmatique , quand nous aurions mis à chaque article les noms de Petau, de Tournély, de Wittasse, de Lherminier, de Juénin , ou de quelques auteurs plus modernes, 1e lecteur n’en auroit pas été plus instruit ; ces ouvrages sont connus de tous les théologiens, et les autres personnes ne sont pas tentées de les lire.
Nous n’avons pas la vanité de croire que ce Dictionnaire est tel qu’il devroit être ; un seul homme , quelque laborieux qu’il soit , ne peut suffire à cette eCîraprise. Ceux qui viendront après nous pourront faire mieux; il est plus aisé de voir les défauts d’un ouvrage déjà fait , que de les éviter en le composant.
IfT',
fî 9f-, r»3^i;b (A 5)»î.7*| r:cioi>»« n
”■ 7'‘ -iu^sVnîi „• i7<x| ,!)up .|,:-,.V«^g 03 , ifh33«‘t>
Vu\q->1U,\,A*V r.\ ,Vrt^V^^,*h
%i‘(^jftiu(e-)I liiOH^i-ni «^inijJov ri a3 «Wv)«t*,;»
. -■ - « V - — 5kW 1^ i»i 3b 1*3 5>V >■'*' » »i H
3Tcr> , pw)H vtfyJ»A\': yjo'î c iio'I ûo e^yjw.
^r»«fïhtwnlfi03 vitb ull«l Üu^ur fi'u}i «l.^ju.: .-.vi iAiw ,iî»iH<»r> ,eoj, , uio.ir.'IfT BluRl..3i.iq^, ! «„«!,. ,«oiJ8/ .3>.4c^ ,.^o> cb ^f.<î *no?-/n *ao^.
Hiomron ?Wh'uy.,o|,rnbrt«oM *b fr.bhîP, ..uoii ^IW*b
, 9ü{.. WO,of. bf^àdi «) ,„0‘l .-.ÜObOl M(. (ToiJa3l«,*| WOMib b «3i.T7 Z. *b ,x('|fn«oT 9b , 0«^9q »b emort ? ,{ ^hihr ^apiuh f aîm ^ûbh»o Aiion bn;,«î .»bimh,3nt PMb, e-MfbJiifi «bi.pb./p 9f, 1,9 . ,rîiai«m,f.I 9h
ai.b) 9h ao««T03 Jwî! ^53nrn;o «03 ; f.u .Mnt «r;fq ô«. ^c, Ji.r,«e tooIs^T^
tm ^ o»p tn,'oro *L SHasr d .«4 a.,«,6'a ,u«)C
B . >«0. irop o^j.bop . oât-.nod ’ Jooa «» ; .,,m li<m
^ h rxupjm irriiiî a„on .noiboôix^p
~mùj «9l e£* ôup , 1.JÛ «tu. 3g«in/o om'1> ^w«tU. wl liov U» è«»i« «ul,j
f ■l-.WWf
..ft.v*
♦ J,* ff'-. *5'V ^•‘•VVV'v'