II. Tumeurs de la caroncule lacrymale
Encanthis. L’hypertrophie de la caroncule, des kystes, des calculs, des polypes, des cancers (Beer) occupant quelquefois l’angle interne de l’œil, empêchent les paupières de se fermer ou, lorsqu’ils sont très-dé veloppés, empêchent les paupières de s’écarter (Celse).
L’hypertrophie simple de la caroncule se développe lentement, a une consistance molle, ne saigne pas facilement et est indolente.
Les kystes de la caroncule sont fluctuants et, par la ponction exploratrice avec une aiguille à acupuncture, donnent issue à une eau liquide et filante.
Les calculs de la caroncule présentent une résistance pierreuse caractéristique.
Les cancers de la caroncule se développent rapidement, gagnent la profondeur, s’étendent à la peau, sont douloureux et saignent au moindre contact, lorsqu’ils sont ulcérés.
Thérapeutique. — Ou excisera la caroncule hypertrophiée, et l’on cautérisera ensuite la plaie (Celse) avec l’alun en poudre (Scarpa), ou avec le nitrate d’argent; on traitera de même les polj-pes qui ne sont qu’une variété d’hypertrophie.
Les calculs seront extraits à l’aide d’une incision; on incisera ou l’on extirpera les kystes.
Les cancers seront enlevés le plus tôt possible. Quoique l’opération soit suivie souvent d’un ectropion (Beer), on ira chercher avec le bistouri les ramifications de la tumeur (A. Bérard), dût-on ouvrir et détruire le sac lacrymal; on cautérisera la tumeur récidivée avec la pâte au chlorm-e de zinc.
III. Trichiasis de la caroncule. En vertu d’une hétérotopie ou d’une errem’ de lieu, des cils se développent quelquefois sur la caron-