‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 131 sur 731 · CASE · texte numérisé non relu

CASE

cause ordinaire de la mort des enfants atteints de carreau, il faut savoir que dans quelques cas la mort a lieu surtout par suite de tubercules développés consécutivement dans les poumons ou par suite de l’affaiblissement causé par la diathèse scrofuleuse à son plus haut degré de développement.

Que de gens désignent sous le nom de carreau la disposition bdlonnée habituelle du ventre des enfants, affectés de diarrhée chronique ou de rachitisme ; mais dans ces deux cas le ventre gonflé, très-sonore eu raison des gaz renfermés dans l’intestin, n’est pas douloureux et ne renferme pas plus de liquides que de tumeurs mésentériques.

Thérapeutique. — Si la diarrhée accompagne le carreau, il faut employer contre elle tous les remèdes employés dans cette circonstance. V. Diarrhée.

Dans la douleur de ventre qui accompagne le carreau, il faut donner un looch avec eau de laurier-cerise, 5 grammes, ou bien sirop diacode, 15 à 30 grammes , ou bien une pilule de 2 à 5 centigrammes d’opium, et faire des applications laudanisées sur le ventre.

Sur le ventre, il faut faire tous les jours des applications de teinture d’iode coupée de moitié d’eau , des frictions de pommade iodée (50 centigrammes pour 30 grammes) , ou appliquer des cataplasmes de poudre de ciguë.

CARTHAME. Plante des synanthérées, ressemblant à un chardon dont les fleurons desséchés ressemblent à du safran [safran bâtard, employé en teinture) et dont les semences donnent une huile de carthame, vantée comme purgative et antirhumatismale □.

CARTI. Ombellifère, dont les fruits, appelés graines, sont très-aromatiques, stimulants et carminatifs.

On emploie Ia poudre, 3 à 3 grammes; ï infusion,

3 à 10 grammes par litre d’eau, et l'huile essentielle, 10 à 20 gouttes dans une potion.

CASCARILLE. Euphoi'biacée des Antilles d’Amérique, dont l’écorce astringente et tonique a été employée comme fébrifuge (10 à 15 grammes de poudre) et associée au quinquina Œ].

CASÉMIE. 11 y a du caséum dans le sang de toute personne en digestion (N. Guillot), maisil y en a surtout et en grande abondance dans le sang des femmes en couches, ce qui joue un grand rôle dans les maladies puerpérales.

Les maladies puerpérales et la ûèvre de ce nom, caractérisée par la fréquence des suppurations disséminées dans les viscères et dans les séreuses, sont considérées comme le résultat de la pyohémie. Il y a quelque chose de plus, et la présence du caséum dans le sang fait que cette pyohémie a quelque chose de spécial.

Les produits de suppuration du péritoine et son exsudation fibrineuse dans la fièvre puerpérale sont remplis de caséum, ce qui donne à

Page 1