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V. Sueur

DIAPIIORÉTIQEES. V. SUDORIFIQUES.

BiAPnR.AGV]E (Plaies du). Le diaphragme peut être blessé soit par un instrument qui a intéressé la cavité abdominale ou la cavité thoracique, soit par un fragment de côte cassée.

Quelquefois le diaphragme est blessé seul, mais souvent il est blessé en même temps que le poumon, le cœur, le foie, la rate et l’estomac.

La blessure du diaphragme sans complication se manifeste par une douleur vive, s’irradiant dans l’épaule, par de la dyspnée, par des troubles nerveux, le rire involontaire, dit-on.

Les complications des plaies du diaphragme sont la pleurésie, la péricardite ou la péritonite.

Thérapeutique. — Tout le traitement des plaies du diaphragme se borne à l’expectation, à une diète sévère, à un repos absolu et à la position suivante donnée au malade.

Le tronc reposera sur un plan incliné, la tête étant élevée, les cuisses seront soutenues demifléchies à l’aide de coussins.

On traitera les plaies de poitrine et de l’abdomen suivant les règles ordinaires. V. Abdouex (Plaie de l';. Plaies de poitrine.

Diaphragme (DÉCHIRURE DU). Les déchirures du diaphragme se produisent par une forte pression de l’abdomen, le passage d’une roue de voiture, par exemple, pai* une chute et par un coup sur le ventre. Le centre phrénique et le côté gauche sont le plus souvent le siège de rupture (Devei^e,. Une hernie diaphragma-

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tique traumatiffuc en est la conséquence, et il

n’est pas rare qu’il y ait étranglement immédiat

*** La dyspnée extrême , l’affaissement du ventre, les s\-ncopes, le cauchemar, les vomissements, les signes d’étranglement interne, moins le ballonnement du ventre, les mouvements tumultueux du coeur, son déplacement quelquefois, doivent faire soupçonner une déchirure du diaphragme avec hernie diaphragmatique traumatique.

Thérapeutique. — Les hernies diaphragmatiques sont au-dessus des ressources de l’art. — Si le malade ne succombe pas on traitera comme dans les cas de plaie du diaphragme, les complications seront traitées par les moyens appropriés. V. Her>ie diaphrag- MATiQEE, Péritonite, Abdomen (Plaies de l’), Intestins Plaies (des), etc.

DiAPBUiv. Électuaire purgatif fait avec la pulpe de pruneaux, 30 à 60 grammes. — Quand on y ajoute de la scammonée, 8 grammes pour 100, on fait le diaprun solutif et il ne s’emploie qu’à 10 ou 30 grammes Q.

DIARRHÉE. Indépendamment des phlegmasies primitives ou secondaires de l’intestin, qui caractérisent l’entérite, il y a des flux de l’intestin qui ne sont que des troubles de sécrétion sans altération de la muqueuse intestinale et qui constituent la diarrhée, \' entérorrhée ou la diarrhée catarrhale.

Dans l’âge adulte les causes morales dépressives, principalement la frayeur et les chagrins prolongés ; le froid au pied ou sur le ventre, l’entéralgie, etc. , déterminent sou vent le flux intestinal, et s’il continue ou s’il se reproduit à de courts intervalles, il en résulte un alfaiblisseinent progressif, de la fièvre lente et quelquefois un état de malaise très-prolongé.

Chez les enfants la diarrhée sans entérite est un phénomène extrêmement commun et dépend du mauvais lait de la nourrice, de l’allaitement trop répété, d’un régime trop substantiel, de la dentition, des vers intestinaux, du rachitisme, de la répercussion dartreuse, des fièvres éruptives, des impressions de la nourrice, de la frayeur, etc.

Des évacuations de matière liquide, plus ou moins fréquentes, sans fièvre, avec inappétence, faible.sse, pâleur et amaigrissement du corps caractérisent la diarrhée.

La diarrhée considérée comme un flux glandulaire, sans phlegmasie de la muqueuse de fintestiii, ne tarde pas h produire cette phlegniasie quand elle se prolonge trop longtemps, et cela s’explique par l’acidité des matières qui irritent la muqueuse sur laquelle elles passent. De même que l’épiphora ulcère les joues, l’otorrhée le conduit auditif externe, le coryza la lèvre supérieure , la leucorrhée l’orifice de la vulve, de même la diarrhée, qui irrite le pourtour de l’anus, les parties génitales et les fesses.

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enflamme la muqueuse de l’intestin. On en voit la preuve sur la muqueuse du gros intestin, qui ne présente d’état phlegmasique que sur le sommet des plis de cette muqueuse, c’est-à-dire sur les parties qui sont seules en contact avec les matières sécrétées. V. Entérite.

La diarrhée envisagée comme flux se montre à l'état aigu et à l’état chronique entraînant l’atonie intestinale et un notable amaigrissement des sujets.

Thérapeutique. — La diarrhée de dentition doit être traitée par une faible alimentation, par le sousnitrate de bismuth, par Y incision des gencives, et si elle se convertit en entérite aiguë, par tous les moyens indiqués plus haut. V. Dentition.

Il suffît bien souvent de donner de Y eau de chaux dans du lait, d’espacer les heures de l'allaitement ou de changer de nourrice pour guérir la diarrhée.

La diarrhée du sevrage guérit très-bien par l’usage de la purée de viande crue, 30 grammes par jour (Weiss).

La diarrhée vermineuse exige l’usage de la santonine, autant de fois 5 centigrammes par jour que l’enfant a d’années; par le semen-contra, 2 à 5 grain, dans du miel; par le calomélas à la vapeur, 20 à 30 centigrammes, et par le régime uni aux tisanes m'ucilagineuses ou féculentes. V. Entozo.vires.

La diarrhée des fièvres éruptives, et surtout celle de la rougeole, n’exige que des boissons féculentes contre la diarrhée qu’on suppose être en rapport avec la répercussion d’un eczéma ou d’une affection dartreuse; il faut, en outre du sous-nitrate de bismuth, essayer les eaux minérales sulfureuses de Cauterets, Luchon, d’Enghien, à petites doses, et les bains sulfureux naturels ou artificiels.

La diarrhée cholériforme intermittente, chez un petit enfant, a souvent le type quotidien ou tierce pernicieux, et doit être traité par le sulfate de quinine, 5 ou 10 centigrammes dans du café noir sucré ou par cette substance en pommade pour frictions sous l’aiselle ou enfin par le sulfate de quinine en lavement. V. Fièvre intermittente.

La diarrhée chronique qui est continue ou qui alterne avec de la constipation devra être traitée par les substances aromatiques, astringentes et toniques indiquées dans le formulaire ci-joint.

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