‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 241 sur 731 · E>CÉ · texte numérisé non relu

E>CÉ

dus fussent déjà menacés de paralysie générale progressive au moment où ils ont reçu un coup on fait une chute. V. Paralysie générale progressive.

1 Ti'oubles de l'intelligence. — ün certain état d’hébétude, la lenteur de la mémoire, la perte d’un certain nombre de mots, état désigné sous le nom d'amnésie, sont des troubles qui existent souvent après des lésions de l’encéphale, et ils sont presque toujours en rapport avec une lésion des circonvolutions des hémisphères cérébraux.

Thérapeutique. — On devra traiter les symptômes de l’inflammation consécutive aux lésions traumatiques de l'encéphale, mais il n’y a rien à faire d’ailleurs contre les troubles intellectuels suites d’un traumatisme cérébral.

g. Aphasie traumatique. — La resiriclion de la faculté du langage persistant après la guérison d’une commotion, d’une contusion ou d’un épanchement sanguin et d’une plaie du cerveau, constitue l’aphasie, les malades n’ont que quelques mots à leur disposition ; mais pour affirmer que la faculté du langage est seule altérée dans ce cas, il faut faire écrire les malades; s’ils n’écrivent point les mots ce n’est pas la faculté du langage, c’est la mémoire qui est perdue.

Thérapeutique. — L’aphasie traumatique est incurable,

h. Nécrose partielle des os du crâne. — Quoique étrangère aux lésions de l’encéphale, la nécrose partielle des os du crâne apparaît quelquefois comme phénomène tardif après un coup ou une chute sur le crâne, ayant déterminé une commotion ou une contusion du cerveau.

Des douleurs continues, de l’empâtement du cuir chevelu, quelquefois de la fièvre, souvent la chaleur de la région, fout diagnostiquer une nécrose ; en cas de plaie, la dénudation de l’os, sa suppuration, un son sourd à la percussion, ne laissent pas d’hésitation dans le diagnostic.

Une méningite suit souvent la nécrose des os du crâne.

Thérapeutique. — Mettre l’os à nu lorsqu’un abcès menace, ou même lorsqu’il n’y'a que de l’empâtement ruginer les os nécrosés. Appliquer une couronne de trépan, si l’os paraît atteint dans toute son épaisseur (Boyer) ne convient que dans le cas où l’on aurait une raison de soupçonner un abcès entre le crâne et la dure-mère.

i. Abcès du foie. — Les lésions inflammatoires et les abcès du foie attribués au traumatisme cérébral (Bertrandi) ne peuvent être considérées que comme des coïucideuces, dues à dfâ troubles de la sécrétion du foie ; sous l’influence de l’innervation la glycosurie existe, mais les abcès du foie n’ont pas été observés depuis Bertrandi. A moins qu’il n’y ait eu lésion du foie en même temps que plaie de la tète, il

^94 KNCÉ

ii’y a pas d’abcès du foie symptomatique d’une

lésion cérébrale (Richerand).

j. Glycosurie dans les lésions de l’encéphale (Cl. Bernard). — Assez promptement après un traumatisme cérébral, les urines deviennent claires, légèrement poisseuses et contiennent environ 5 à 10 millièmes de glycose. Cet état est passager et il n’existe pas dans tous les cas. Un véritable diabète (Rayer, Higsohn, Goolden, Jordao) persiste rarement après une lésion du cerveau. La polyurie simple n’est pas très-rare après ses lésions.

Une soif vive, la peau sèche, l’appétit augmenté, sont des symptômes du diabète traumatique comme du diabète spontané. V. Diabète.

Thérapeutique. — Si clans les huit jours ou dans le mois qui suivent la chute ou le coup reçu sur la tête, le diabète diminue, on ne fera rien.

Si le diabète persiste, on le traitera par les moyens employés dans le diabète spontané. V. Diabète et Glycosurie.

E!\'CÉPHALITE. Y. CERVEAU (INFLAMMA¬ TION du).

Encéphalite traitntatlque. — I. Encéphalite aiguë. — Les plaies du cerveau, avec ou sans la présence de corps étrangers, et les contusions du cerveau sont souvent suivies d’une congestion, d’une tuméfaction de l’organe et d’une fonte purulente de la substance grise et blanche au niveau du point blessé ; les membranes prennentplus ou moins de part à l’inflammation ; lorsque l’arachnoïde et la pie-mère sont enflammées on dit qu’il y a méningo-encéphalite, et c’est le cas le plus fréquent.

C’est vers le cinquième jour, après un traumatisme, qu’apparaît ordinairement l’encéphalite.

S’il y a plaie du Cerveau, on voit au fond de l’ouverture du crâne, une masse rougeâtre fongueuse qui fait issue par la plaie et suppure. Dans ce cas les symptômes généraux ne font que confirmer le diagnostic fourni par l’examen direct. Dans une contusion cérébrale, au contraire, on ne reconnaît d’abord la maladie que par les symptômes généraux. Quelquefois on trouve un abcès sous-péricrânien, puis une' dénudation des os du crâne, une perforation, un abcès entre la dure-mère et les os; — si l’on applique une couronne de trépan on trouve la dure-mère décollée, et en incisant cette membrane on arrive sur le cerveau ramolli et en putrilage. Ces cas ne sont pas les moins exceptionnels et le diagnostic en est très-difficile.

Lorsque la suppuration s’établit il y a une céphalalgie qui correspond au point blessé. Le malade est dans la prostration, somnolent, l’intelligence est encore conservée. La coutractiu’e musculaire, d’abord partielle, s’étend et est quelquefois générale; des convulsions existent et se montrent par accès. Il y a des nausées, des

ENCÉ

vomissements, la face est congestionnée, la peau est chaude et il y a de la fièvre. Quand les membranes sont atteintes plus que le cerveao, l’agitation, le délire, la loquacité extrême, sont plus martjués (V. Méningite). Il est des csa où la fièvre est peu intense.

Dans l’encéphalite aiguë un peu considérable, il y a au fond de l’œil une infiltration séreuse partielle ou générale des contours delà papille, flexuosité, dilatation et varices des veines de la rétine, dans le côté qui correspond à l’hémisphère malade. (Bouchut.)

Lorsqu’il se forme du pus le crâne n’étant pas ouvert par une plaie, le coma, les paralysies, la contracture, l’incontinence ou la rétention d’urine, l’odeur spéciale, dite odeur de souris, exhalée par les malades, révèlent une encéphalite supputée, une méningo-encéphalite, ou même une simple méningite, mais ces symptômes ne sont pas constants.

Quand les malades ne succombent pas promptement, les symptômes bilieux et les accès de fièvre répétés sont un indice d’infection purulente.

Une encéphalite ne peut être confondue qu’avec une méningite, et il est des cas où le cliagnostic est très -difficile, mais le traitement étant le même, l’erreur ne- saurait être préjudiciable aux malades. V. Méningite.

Une encéphalite dure de vingt-quatre heures à quinze Jours et môme plus. Elle peut se terminer par résolution, par élimination d’une portion de substance nerveuse, mais elle conduit le plus souvent à la mort.

Thérapeutique. — Saignées abondantes et répétées; sangsues successivement appliquées aux régions mastoïdiennes (Sanson) et sur la plaie. Dériver sur le tube digestif avec :

Émétique . % centigrammes.

Petit-lait . 500 grammes.

Lavement purgatif avec Tbuilc de croton, quatre à six gouttes; sinapismes sur les membres. — on appliquera une vessie remplie de glace en permanence sur la tête.

Large vésicatoire sur la tête préalablement rasée, diète sévère, repos absolu.

En cas de corps étranger, enlever les esquilles pur la plaie extérieure ; — s’il y a un décollement du péricràne trépaner à travers l’os nécrosé, fendre la duremère et aller chercher le pus d’un abcès lorsqu’il sera démontré que l’abcès du cerveau est formé en ce point et non ailleurs. V. àccidexts des lésions traumatiques DE l’encéphale.

Sur une encéphalite autour d’une plaie du cerveau à découvert on appüquera des fomentations émollientes, des compresses d’eau tiède, des cataplasmes et Tou traitera eu même temps l’état iiiüammatoire.

II. Encéphalite traumatique, chronique. — L’inflammation dn cerveau marche quelquefois lentement ; une douleur fixe au niveau du point blessé, de la somnolence et des vomissements sympathiques et un léger mouvement

E.NCE

fébrile révèlent la lésion. Longtemps après, iin mois, deux mois et demi et même un pl is long intervalle, les signes d’un abcès du cerveau apparaissent S’il y a une plaie, la lenteur de la cicatrisation peut être considérée comme un signe d’une phlegmasie sourde..

Il est Irès-diËficile de diagnostiquer un abcès sous la dure-mère d’avec un abcès consécutif à l’encéphalite chronique, cependant la promptitude de l’apparition d’un abcès après le traumatisme, l’inflammation du péricrâne, semblent plus en rapport avec l’abcès situé entre la dure-mère et le crâne.

L’encéphalite chronîcpie produit souvent l’amaurose, et l’on trouve au fond de l’œil une infiltration séreuse de la papille et une atrophie plus ou moins avancée de la partie intra-ocuJaire du nerf optique (Bouchut). V. Céréeroscopie-.

Thérapeutique. — On ne recourra au trépan que le cas d abcès évident; trop de fois on a trépané loin du point où était l’abcès (Roux) quoiqu’il y ait eu des signes, tels que la douleur bien localisée, (jiii semblaient indiquer cette opération. — Lorsque l'encéphalite est due à une compression et à une contusion causée par un enfoncement des os du crâne avec plaie, on est presque certain que l’abcès du cer- >cau est dans le voisinage de la plaie et le trépan est autorisé. (Dupuytren.)

EXCÉPHALOCÈLE. (HeRME DU CERVEAU.)

Encéplialocèle accidentelle, — Lorsque les os du crâne sont perforés dans une plaie, par une nécrose, par l’application d’une couronne de trépan, la substance cérébrale fait saillie en soulevant les membranes ou à travers une solution de continuité que celles-ci présentent.

Une tumeur du crâne molle, peu saillante, faussement fluctuante, animée de battements isochrones à ceux du pouls et d’un mouvement de soulèvement, réductible, à la base de laquelle on sent un anneau osseux, est une encéplialocèle.

Chez les enfants, la hernie du cerveau à travers la fontanelle (Bennet) est problématique.

Thérapeutique, — La dure-mère pouvant fournir des matériaux d’ossification, il n’y a rien à faire contre les hernies du cerveau qui repoussent la duremère au devant d’elles; si l’on a eu soin de conserver un peu de périoste, les trous laissés par la couronne de trépan se rétrécissent à la fois par les restes du périoste et parle bourgeonnement de l’os lui-même. — Contre les hernies du cerveau recouvertes seulement par le tégument, on se servira d’une plaque protectrice de plomb ou de gutta-percha, maintenue par un ressort flexible prenant point d’appui sur les régions temporales et auriculaires.

EBeêphaloeèle congénitale. Üoe hcmic

des merabraaes du cerveau, soulevées par l’abondance du liquide séreux arachnoïdien est one encéphalocèle membraneuse, ou mieux méuiugocèle (Spring) ; une hem'e du cerveau distendu par du liquide amassé dans les ventri-

ENCi: 495

culcs est une encéphalocèle vraie (Coninus). L’encéphalocèle et la méningocèle sont liées par un rapport de développement réciproque, ou bien il y a méningocèle primitive (R. Adams), ou bien le cerveau rentrant dans le crâne par résorption du liquide hydrocéphalique, il reste une méningocèle ou une encéphalocèle réduite aux membranes.

I. Méningocèle. — Quoique rare, ou rencontre celle hydropisie de la séreuse cérébrale sous forme de hernie, et elle résulte soit d’hémorrhagies méningées et de production de fausses membranes (Â. Legendre), soit d’une hydrocéphalie. C’est généralement à la région occipitale et à la racine du nez qu’on la rencontre, et là elle constitue une sorte de spina bifida. La méningocèle n’est pas aussi rare en ces points qu’au niveau des fissures congénitales du crâne.

Une méningocèle est une tumeur du crâne, tendue, parfois mamelonnée, fluctuante, animée de faibles battements isochrones avec ceux du pouls, recouverte par la peau saine, quelquefois vascularisée, ou par une membrane mince semi-transparente. Abandonnée à ellemême la méningocèle se rompt, se vide et ne se reproduit plus, mais souvent le liquide se reproduit; il n’est pas rare que les enfants atteints de cette lésion périssent de convulsions (Delpech).

La réductibilité de la méningocèle par la pression n’est pas toujours possible.

Thérapeutique. — La ponction de la tuincui’ est le seul traitement rationnel, les injections iodées ne sont pas nécessaires, il vaut mieux avoir recours aux ponctions successives et ensuite à la compression.

II. Encéphalocèle. — Le cerveau sain dans une hernie congénitale du cerveau est beaucoup pins rare que le cerveau distendu par un épanchement intra-ventriculaire (Houel).

L’encéphalocèle existe : à la région occipitale, soit lîar le trou occipital agrandi, soit par. une division de l’occipital entre les deux lignes demi-circulaires externes, et elle contient alors le cervelet et les lobes postérieurs du cerveau ; — à la région frontale, soit au niveau de la fontanelle antérieure, soit à travere une perforation du frontal ; — à la région frontale, à la racine du nez, à travers une perforation de la base du crâne dans l’orbite, à travers la feule sphénoïdale (’NValther) ; — dans la fosse nasale, à travers la lame criblée de l’eihmoïde (Klinkosch, Otto).

Un arrêt de développement des os du crâne et l’hydrocéphalie sont les causes probables des encépbalocèles congénitales.

Les eucéphalocèles du crâne sont constituées par une tumeur arrondie, circonscrite, molle, élastique, animée de battements, sans changement de couleur à la peau, qui cependant est quelquefois vascularisée, réductible dans la généralité des cas, et produisant des phénomènes

^96 ENCÉ

convulsifs pendant que la tumeur est maintenue réduite. Après la réduction ou sent une ouverture limitée par un cercle dur.

On ne confondra pas l’encéphalocèle du crâne avec le céphalématome, parce que, dans celui-ci, on sent la table externe des os intacte en déprimant la tumeur.

Les tumeurs érectiles ne développent pas de phénomènes cérébraux sous l’influence de leur réduction et l’on sent l’os au-dessous de la tumeur.

Comme les enfants ne vivent pas longtemps avec une encéphalocèle, il n’y a pas lieu de faire de diagnostic avec les loupes et les tumeurs fongueuses de la dure-mère. V. Fongüs de la DüRE-MÈRE.

L’existence d’un spina bifida, d’un bec-delièvre, coïncidant avec une tumeur du crâne et un développement de cette partie, doit faire soupçonner une encéphalocèle.

Les encéphalocèles de la face et des cavités orbitaires et nasales sont en général d’un trèspetit volume. On ne reconnaît que par hasard les encéphalocèles de l’orbite et ceux des fosses nasales.

V encéphalocèle de l" angle interne de Vœil ou naso-frontal se révèle par les symptômes d’un kyste séreux à une époque éloignée de la naissance. Au moment de la naissance il a les caractères des encéphalocèles du crâne, sauf que la peau est parfois violacée et ressemble à la peau qui recouvre une tumeur érectile. Ces tumeurs sont souvent des méningocèles, et les battements y disparaissent à la longue.

L’encéphalocèle orbitaire est ordinairement située vers l’angle interne de l’œil ; et l’on n’en connaît qu’un seul cas où la tumeur ait été située à l’angle externe (Richoux). On ne confondra pas cette encéphalocèle avec les tumeurs érectiles, parce que celles-ci sont mal circonscrites, tandis qu’une encéphalocèle est prescjue toujours pédiculée ou ne tient aux os que par une base étroite; on ne les confondra pas avec un kyste dermoide, parce que ceux-ci siègent de préférence à l’angle externe de l’œil.

Thérapeutique. — Contre les encéphalocèles crâniennes, la compression est le seul moyen thérapeutique applicable ; on ne comprimera que proportionnellement à la réductibilité de la tumeur. On se servira de plaques de plomb, et mieux d’une calotte de gutta-percha," de carton ou de cuir bouilli, maintenue par un bandage roulé ou mieux par des lacs prenant point d’appui sous le menton. Les tumeurs volumineuses seront protégées par des compresses et uii bonnet de toile, ou de coutil serré, de préférence à un bandage roulé, toujours difficile à maintenir.

Quand il y a une fluctuation franche, la ponction est indiquée, mais elle est généralement dangereuse, file a cependant réussi à faire diminuer la tumeur.

L’incisiou, l’excision des grosses tumeurs, la ligature des tmneurs pédiculées, ont entraîné la mort dans tous les cas où on les a employées.

EACIJ

Les encéphalocèles de la hase du crâne, l encéphalocèle de la racine du nez, restent généralement st*. tiomiuires pendant un temps très-long, on arrive ains à leur diagnostic par voie d’exclusion, et le temps ou on laisse les tumeurs en observation encourage à nt rien faire.

Si une méningocèle devenait manifestcnieut fluctuante et augmentait rapidement, il est probable qu’il y aurait une oblitération de la communication entre la tumeur et la cavité arachnoïdienne, une ponction d’abord, puis une injection iodée serait indiquée, mais il vaudrait mieux ouvrir le kjste et le faire suppurer en y introduisant des bourdonnets de charpie.

E^'CÉPHALOÏOE. V. Cancer.

E\’CHIFRÈKEI1E]«T. V. CORYZA.

ENiCHOiViDROifiE (Müüer, Yirchow}, Une tumeur constituée par des éléments cartilagineux, c’est-à-dire une trame de tissu conjonctif renfermant des cavités occupées par des cellules de cartilage, est un enchondrome.

Tantôt les enchondromes se forment dam l’intérieur de l’os, tantôt dans les, parties molles. Le tissu de la tumeur est d’autant plus franchement cartilagineux que son origine est plus rapprochée d’un os. Dans les glandes, dam les parties molles, l’enchondrome est, à proprement parler, plutôt du fibro -cartilage que du cartilage, et la tumeur contient de la graisse et des cellules cartilagineuses déformées (Robin, Lebert). Cet espèce cl’ enchondrome se manifeste le plus souvent comme un cancer. V. Cancer.

Les enchondromes qui se développent aux dépens d’un os, naissent dans leur cavité médullaire ou entre deux couches de tissu compacte séparées par du tissu .spongieux, et à mesure que la tumeur s’accroît, elle finit par n’être plus enveloppée que par une coque osseuse.

Les périclîondromes , ostépehondrophytes (Cruveilhier), exostoses ostéo-carlUagineuses (Houstel, Boyer), se forment sous le périoste, et il arrive ou bien que l’enchondrome s’ossifie, ou bien que l’enchondrome se pédiculise.

Dans le voisinage des articulations des doigts, on trouve des enchondromes ayant la consistance d’un fibro-cartilage, et cet état semble être une hypertrophie des fibro-cartilages-glénoïdiens.

Un enchondrome développé dans l’intérieur d’un os forme une tumeur dure, due à une couche osseuse qui recouvre une masse cartilagineuse pourvue de cavités et de kystes dans son intérieur.

Sur les points où l’os a été détruit par un enchondrome, on sent une tumeur élastique quelquefois fluctuante, si un kyste assez volumineux se trouve au-dessous. Il n’est pas rare que la tumeur, même très-considérable, soit environnée d’une couche os.seuse. H semble qu’il y ait un accroissement de l’os proportionné à celui de la tumeur.

Page 1