‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 243 sur 731 · E>DE · texte numérisé non relu

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par congestion est fluctuant et ne iicut être pris pour un enchondrome.

Thérapeutique. — Tout enchondrome qui croît lentement ou qui reste stationnaire ne doit pas être touché. Au contraire on enlèvera les tumeurs cartilagineuses du bassin qui sont nettement limitées (S. Cooper, Denonvilliers). — Si la tumeur est unie à l’épine iliaque et un peu mobile, on en fera l'extraction, après avoir sectionné le pédicule.

Contre les gros encbondromes mal limités, il ii’j a rien à faire qu’à conjurer les accidents produits par la compression qu'exerce la tumeur sur les organes voisins, et en particulier la rétention d’urine et des matières fécales.

Enchondrome de l’hnmérns. DeUX formes d’ enchondrome se montrent à l’extrémité supérieure de l’humérus; ou bien toute l’extrémité supérieure est occupée par la tumeur, ou bien il y a un périchondrome faisant généralement saillie dans l’aisselle et tendant à s’ossifier.

Une tumeur du bras, dure, indolente, croissant avec lenteur, révèle l’enchondrome. Sa situation, son volume, sou union avec l’humérus, la font reconnaître et diagnostiquer à l’exclusion des autres tumeurs de l’aisselle. V. Aisselle.

Thérapeutique. — Les encbondromes interstitiels contenant des kystes et qui ont atteint un grand volume doivent être enlevés avec l’extrémité supéi’ieure de l’humérus, — les ponctions palliatives ne sont pas sans danger, on réséquera les encbondromes superficiels ou périchondromes, et l’on ruginera l’os à l’insertion de la tumeur (V. Résfxtiox), mais seulement dans les cas où la tumeur s’acci-oîtrait rapidement. Si la tumeur s’ossifie, on la traitera comme s’il s’agissait d’une exostose.

Ei\'DÉ9iiES. Les maladies qui se montrent d’une façon habituelle sur les habitants d’une localité sont des endémies et elles résultent de la mauvaise constitution du sol, de l’air, des eaux ou des aliments. Ainsi se manifestent les fièvres paludéennes intermittentes, — la plique polonaise, — la calvitie de l’archipel, — le scorbut, — l’hématurie de l’île de France, — le goitre et la pellagre.

Dessécher les marais d’une localité ravagée par les fièvres, détraire les parasites qui font tomber les cheveux, améliorer la nourriture des localités scorbutiques, donner des eaux courantes aux pays du goitre, remplacer le pain fait avec le blé ou le maïs atteints de verdet, par du pain de bonne qualité, tels sont les moyens de faire disparaître les endémies.

Le déplacement et l’expatriation sont pour l’individu en particulier le meilleur moyen d’éviter une maladie endémique ou de s’en guérir lorsqu’elle s’est déclarée.

EXDEKSllQL'E (MÉTHODE EXDERMIQUE ET hypodermique). Par la méthode endermique, la thérapeutique a trouvé le moyen de faire pénétrer dans le sang des remèdes qn’on ne veut ou qu’on ne peut introduire daœ l’estomac. Ainsi

m liNDK

emploie-t-oii la morphine et les alcaloïdes tirés de l’opium contre les névralgies Œl, les sels d’atropine dans les contractures Œl, le curare dans le tétanos □, le mercure dans la syphilis Œl, etc.

On a recours à cette méthode thérapeutique de différentes manières : — l” au moyen de frictions médicamenteuses sur la peau; — 2" au moyen d’application de sels solubles sur le derme privé de son épiderme à Vaide d’un vésicatoire; — 3“ au moyen à' inoculations de liquides médicamenteux sous l’épiderme ;—k° enfin, au moyen ^'injections dans le tissu cellulaire.

Les frictions se font avec l’onguent mercuriel dans la syphilis, avec la pommade de sulfate de quinine dans les fièvres, avec les pommades iodurées et avec les applications iodées dans la scrofule. Ces frictions se font soit sous l’aisselle et à la partie interne des cuisses, lorsqu’on veut porter le remède dans le sang, ou sur les parties malades qu’on veut traiter localement.

Les applications sur le derme que l’on vient de dépouiller de son épiderme se fout au moyen d’une érosion très-superficielle de la peau ou à l’aide de petits vésicatoires volants. On applique sur la partie dont on désire calmer la douleur ou sur un endroit déterminé de la peau, principalement à la face interne des membres, un petit vésicatoire large de 1 centimètre, avec l’ammoniaque, ou avec la pommade de Gondret qui agissent en vingt minutes, ou avec l’emplâtre vésicant ordinaire. Une fois l’épiderme enlevé on met le remède prescrit, recouvert d’un morceau de papier brouillard huilé. Le lendemain, après avoir, par le frottement, enlevé la pellicule fibrineuse formée sur le derme, on réitère l’application ; — au troisième jour, s’il est encore besoin de faire une application narcotique on replace un nouveau vésicatoire pour agir de la même manière que la première fois.

Les inoculations sous Vépiderme (Lafargue) se font avec une solution mercurielle, et avec des solutions saturées de morphine et d’atropine, au moyeu d’une lancette ou d’une aiguille cannelée. On opère comme pour la vaccine et l’on fait obliquement quinze à trente piqûres sous l’épiderme. On guérit de cette façon les névralgies, les douleurs de rhumatisme et certaines formes de syphilis.

Les injections hypodeiuniques (Wood, Béhier) se font avec la seringue de Pravaz, chargée de la substance narcotique et ajustée à un trocart capiliaü'e qui pénètre dans la profondeur des tissus. On injecte une ou plusieurs gouttes du remède dans les parties malades, ce qui guérit quelquefois, mais ce qui peut produire des accidents d’inflammation locale ou d’empoisonnement. V. A>'évrtsmes et Hypodervüqües (iNJECXmS).

La méthode eudermique est, comme procédé thérapeutique, quelque chose d’evirèmement

KlNDO

utile, qui peut rendre de très-grands senius aux malades. Par elle ou peut éviter de mettre dans l’estomac des médicaments qui n’y pcuTojt être supportés ou qui n’y ont pas d’action comme le curare, et l’on peut agir localement sur la douleur sans être obligé de produire le narcotisme du cerveau. C’est une voie d’introduction des médicaments de la plus haute importance, et elle donne chaque jour les plus beaux résultats. Des moyens qu’elle emploie pour arriver à son but, la vésication et Vinoculation sont les plus importants et les moins susceptibles d’occasionner des accidents. Il suffit de mettre successivement un ou plusieurs petits vésicatoires et de les saupoudrer de 1 à 3 centigrammes de sul fate de morphine ou de sulfate d’atropine pour guérir des névralgies et des rhumatismes (V. ces mots). — On fait de meme avec le curare dans le tétanos (V. ce mot), — avec le mercure dans la syphilis (V. Syphilis), — avec la strychnine dans les paralysies, etc. — Beaucoup d’essais ont établi l’importance de cette méthode, et il n’y a pas à douter qu’avec de nouvelles tentatives elle trouve de plus nombreuses applications.

ENDOCARDITE. V. COEÜR (MALADIES Dü).

ENDOSCOPE ET ENDOSCOPIE (Desormeaux). Ou désigne sous le nom d’endoscope un appareil d’éclairage pour examiner les conduits étroits et les cavités profondes. Appliqué à l’examen de la cavité vésicale et de l’urèthre, l’endoscope a servi aussi à examiner le rectum et les fistules. Les applications de cet instrument peuvent être très-mullipliées.

Thérapeutique. — L’endoscope se compose d’une lampe qui se fixe dans un cylindre opaque <à cheminée où la lampe brûle et éclaire par un orifice latéral dans un conduit annexé à la cheminée. La lumière réfléchie par un miroir, et concentrée par une lentille biconvexe entre dans un second tube, placé perpendiculairement au premier et pouvant former un angle variable, mais toujours dans un plan parallèle au premier tube et tournant à frottement dans une tubulure du premier'tube. A une extrémité du tube mobile se trouve une lentille, à l’autre extrémité se fixent les sondes.

La lumière passe du premier conduit dans le second, se réfléchit sur un mii’oir plan qui éclaire ainsi dans une direction perpendiculaire à la direction première de la lumière, c’est-à-dire dans la direction des sondes qui servent à explorer, et que l’on fixe à l’extrémité du tube mobile.

Les sondes dont on se sert varient pour l’examen de l’urètbre et pour celui de la vessie.

A. Pour l’urèthre on se sert d’une sonde droite ouverte du bout, d’un diamètre de 4 à 8 millimètres. On l’introduit à l'aide d’un mandrin, et lorsqu’elle est placée, on engage son extrémité dans le tube mobile de l’endoscope, puis on regarde à travers la lentille qui est à l’autre extrémité de ce tube en retirant peu à peu l’instrument explorateur ou en le poussant davantage. Pour pouvoir explorer et opérer en même temps, s'il est nécessaire, on se sert d'une

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soade munie d une fente latérale à sa partie qui n’est point engagée dans le canal, et Ton introduit par cette onvcrturc une tige garnie de coton pour enlever les mucosités de Turètlire, des sondes de baleine pour

Fig. 184. — Endoscope de Besormeaux.

franchir des rétrécissements ou de bistouris boutonnés très*fins surmontant une tige mince, suivant qu'on veut immédiatement traiter un rétrécissement par la dilatation ou l’incision. (Desormeaux.)

B. Pour examiner la vessie, on se sert d’une sonde à très-petite courbure droite à l’angle de laquelle se trouve une fenêtre remplie par un verre à vitre. Comme pour employer la sonde uréthrale, la sonde vésicale est d’abord introduite, puis on applique l'appareil éclairant sur la sonde, qu’on promène ensuite dans la vessie.

Pour tirer profit de l’exploration de la vessie dans les cas de calculs, il faut remplir plusieurs conditions : la vessie doit être vidée, on doit faire ensuite des injections pour bien laver la vessie, et lorsque l’eau qui ressort de la vessie est très-claire, on remplit de j nouveau la vessie avec de l’eau tiède, et l’on introduit j alors la sonde exploratrice. (Desormeaux.)

L’endoscopie est excellente pour l’examen de] l'urètbre, pour faciliter la recherche des orifices tles ] rétrécissements; elle sert à placer des médicaments sur les parties malades de l urèthrc, et à indiquer la place où il est le moins dangereux de faire une uréthrotomic profonde.

Pour les calculs vésicaux l’endoscopie permet de les distinguer même dans le cas où ils sont enchatonués, mais pour avoir une certitude absolu, il faut que la vessie soit propre, qu’il n’y ait pas diverses lésions, et l’on doit toujours répéter les examens.

EXDURClSSEUfEVl' BU TISSU CEUUU- LAIRE. V. SCLÉRÈME ET SCLÉRODERMIE- EXGELUBE. La tuméfaction rouge, chaude et circonscrite des doigts, des orteils ou du tatou, produite par le froid chez les enfants ot diez les sujrts scrofuleux, caractérise l’engelure.

On peut n’avoir qu’vme seule engelure, mais ü «t plus ordinaire d’eu avoir plusieurs.

Les engelures peuvent être süijerficielles, mais dans qudques cas elles s’accompagiieui de

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phlyctèues, avec ulcéralion plus ou moins pro fonde, pouvant atteindre le périoste et l’os, ce qui devient très-grave.

Dans toute engelure il y a d’abord un prurit et une chaleur désagréables, puis une douleur qu’augmentent les mouvements et le voisinage du feu.

Les engelures- durent souvent une partie de l’hiver, cessent pendant l’été et reviennent les hivers suivants pendant toute la jeunesse.

Thérajjeutique. — On prévient les engelures par des onctions de graisse ou de glycérine, par des lotions aromatiques vineuses ou camphrées, par des ablutions froides, et par des frictions d’eau de Cologne, de teinture de gaïae et de benjoin.

Quand les engelures sont établies, il faut, à leur début, les laver avec de l’eau blanche, ôu avec de l’eau additionnée de glycérine, de vin aromatique, d’eau-de-vie camphrée ; faire des lotions avec l’eau et le vin rouge ou l’eau de Cologne, l’eau salée, l’eau aluminée, des frictions avec le baume de Fioraventi et la teinture de benjoin dans de l’eau. Ces diverses préparations peuvent être excellentes, mais ce qu’il y a de mieux c’est le repos et la répétition des pansements.

Lorsqu’il y a des crevasses, et que le caractère de r inflammation devient plus franc, on appliquera des cataplasmes avec des fleurs de sureau, avec des sommités de morelle, des feuilles de raélilot^ et on les placera sur l’engelure après les avoir arrosés d’eau blanche.

On pansera les ulcères avec :

Onguent de styrax ....... 2 grammes.

Huile d’olive . 1 id.

(Ane. Form.)

On cautérisera avec le nitrate d’argent les ulcérations devenues fongueuses. On pansera avec des cataplasmes de fécule s’il survient de la gangrène, puis on pansera simplement après la chute des eschares.

Contre les engelures ulcérées, ou s’est servi de la cautérisation objective (Percy), un fer rougi est approché à la distance de 1 centimètre de l’ulcératioii. (Bouebardat.)

L’application de neige sur les engelures est un remède empirique d’une efficacité plus que contestable.

La térébenthine et le baume de copahu parties égales en embrocations sur l’engelure, — l’eau de chaux, — la teinture de myrrhe, peuvent être appliqués à défaut d'autres moyens.

Contre les engelures non ulcérées,, on emploie ;

chlore liquide . 8 grammes.

Eau de fontalue . . . 250 id.

(Hop. d'Allemagne.)

Teinture d’iode . 5 siammes.

Liqueur de Labarraqoe . 10 ” id.

Appliquez une fois sur l'engelure et laissez sécher. — Ou St guérit en trois jours Testelin.)

500 ENGE

ENGO

Ponunadc acide catnphrre.

Axonge. . . 15 grammes.

Pommade camphrée . 15 id.

Acide chlorhydrique . 2 id.

(Carrié.)

Mixture bulsamifiuc camphrée.

Camplire . 3 grammes.

Teinture de benjoin au 5'. . . . IG id.

Pour friclions sur les parties affectées d’engelures. Mixture de cantharides.

Pommade astrinr/ente.

Axouge . 30 grammes.

Sous-acétate de plomb . 10 gouttes.

Créosote . 10 id.

Extrait d'opium . 20 centigrammes.

(Devergie.) [3 Bains aMringents.

Ecorce de chêne . 500 grammes.

Alun . 50 id.

Eau ou vin rouge . 500 id.

(Jaiirbt.)

Pyrotonide.

Cantharides . 1 partie.

Savon . 6 id.

(Wardrop.)

Faire dissoudre dans î’eau et laver les doigts E]*

Teinture de benjoin composée.

Benjoin . 110 grammes.

Styrax . 25 id.

Baume de Tolu . 40 id.

Aloès . 20 id.

Esprit rectifié . 1 litre.

(Hôpitaux de Londres.)

Cette teinture sert aussi pour les engelures ulcérées [+J-

Lotions d'alun.

Alun . 30 grammes.

Eau. . 5 id.

(Boucliardat.) {TJ.

Liniment camphré et térébenthmé.

Camphre . 4 grammes.

Essence de térébenthine ... 30 id.

En frictions PF!.

(Gollin.)

Pommade alcaline borutée.

Sous-borate de .soude . 10 grammes.

Onguent rosat . 40 id.

Eu frictions sur les doigts Q- (Hufeland.) Ou bien :

Borate de soude pulvérisé ... 10 grammes.-

Glycérine. . . •. . 10 id.

Essence de lavande . q. s.

(Reveil.) El-

Lotion saturnine comphrée.

l'ixtrait de saturne on o-i-ammes

Eau-de-vie camphrée. . j “‘i oU -

(Miallie.)

Ou bien :

Poudre d'amidon camphrée.

.Vmidon . 60 grammes.

Camphre . 10 id.

(Bouebardat.)

Lotion astringente.

-•Ücoolat de Fioraventi . 200 grammes.

Sous-acétate de plomb . 300 id.

Huile d'oüve . 300 id.

Acide eblcrhydrique . 100 id.

Un I apier imbibé sur les engelures [+]. Berton.)

La pyrotonide (Banque) que l’on obtient en dissolvant dans l’eau le résidu des vieux chiffons brûlés dans une bassine, s’emploie en frictions sur les engelures, c’est le plus empirique de tous les moyens.

Onguent contre les engelures ulcérées.

cire jaune . IG grammes.

Huile de lin. . . 30 id.

Teinture de benjoin . 16 id.

Glycérine . q, 6.

(Reveil.)

Pour prévenir les engelures.

Borate de soude. ........ 15 grammes.

Alun . . 10 id.

Benjoin . 10 id.

Moutarde. . . ., . 60 id.

Racine d’iris . 50 id.

Son . 50 id.

Son d’amande . 1.50 id.

Employer en lotions mêlé avec un peu d’eau.

(Baudot.)

e;\ghie;\’ (Seine-et-Oise). Eaux minérales sulfureuses, calciques, froides, employées en bain, en douches, en inhalation et en boisson dans les maladies chroniques de la peau El» dans la chorée Q, dans le catarrhe pulmonaire chronique E, dans la congestion chronique des poumons S, dans le rhumatisme chronique et les engorgements articulaires B, dans la scrofule [+], dans l’herpétisme S, dans la phthisie □.

i<:\’CiORGE]HE!\T. Terme non scientifique indiquant l’accumulation de produits normaux, sang ou liquides divers, dans un conduit ou dans un organe, V. Congestion, Œdème, Mamelle (Maladies des).

EXGOEEMEXT. L’engouemeiit est un état morbide des tissus et des organes intérieurs caractérisé par une hypérémie plus ou moins considérable. V. Congestion.

EI^’GOERDISSEVIEIN^T. La lourdeur des membres avec frémissement interne, obtusion de la sensibilité et diminution de leurs facultés motrices constitue l’engourdissement. Cet état est passager, dû à une mauvaise position du corps ou à un coup produisant la compression d’un nerf, ou bien il est presque permanent, et alors il résulte de l’hystérie ou d’une tumeur cérébrale et d’un ramollissement du cerveau en voie de formation.

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Th^rap^ylique. — frictions sèches, aromaiiqnts on excitantes, sont ce qu'il y a de mieux à faire kM-alemeot contre les engourdissements. Mais s'il y a me maladie du cerreau, il faudra en même temps la combattre par des moyens appropriés.

EXROl'EHEXT. Allération de la Toix et de la louï qoi sont rauques et moins éclatantes que de coutume. V. Laryngite et Aphonie.

EVTÉR.ILGIE (COLIQUE NERVEUSeI- Des dontenrs plus ou moins vives, sans fièvre, occupant le voisinage de l’ombilic, avec borborygmes et ballonnement du ventre revenant par accès, caractérisent la névralgie de l’inteslin on entéralgie.

Des gaz emprisonnés dans une anse d’intestin, où ils sont retenus par des matières, des excréments durcis qui ne sont pas évacués, l'intoxication saturnine qui produit la constipation, sont les causes les plus fréquentes de l’entéralgie.

Les émotions vives qui troublent instantanément le travail de la digestion donnent lieu, chez certaines personnes, à un accès plus ou moins violent d’entéralgie.

IjCs excréments de ceux qui ont souvent de l’entéralgie sont presque toujoure enveloppés de matières blanchâtres pseudo-membraneuses plus ou moins consistantes et quelquefois ayant la forme de longues fausses membranes.

I.’cntéralgie prolongée entraîne ordinairement un état nerveux général des plus graves, avec production d’aciÿdents convulsifs pouvant se compliquer de paralysie et amener la mort.

Thérapeutique. — L’entéralgie qui résulte de la constipation doit être traitée par les lavements simples et pm-gatifs [3, par les douches ascendantes rectales d’eau ordinaire ou alcaline HH. par l’alimentation végétale et lactée relâchante f+l. par les laxatifs et les purgatifs par les mèches et les suppositoires belladonés du rectum f+l. enfin par les eaux de Niederbroun, de Kissengen, de Wiesbaden etc.

Dans les crises d’entéralgie, les applications chaudes et narcotiques sur le ^ entre, — les lavements lauilanisés et les potions calmantes à l’intérieur, l’extrait de belladone à la dose de 5 à 10 centigrammes sont ce qu’il convient de mettre en usage.

Les frictions avec la pommade d’opium et de belladone sur le ventre, les applications de plaques aimantées ou de plaques de cm\Te, calment très-rapidement b douleur de l’entéralgie.

E.NiÉRii'E. L’iiiflammation du duodénum et de l’intestin grêle constitue Ventérite. Elle exLde à l’étal aigu et à l’état chronique, et sons les différentes formes simple, typhoïde, tuhereul'-use et cancéreuse.

*** Selon les âges, varie le si^e l’inflammaliuü intestinale, et tandis que chez les jeunes enfants la phlegmasie occupe la fin de Eini»tin grêle et le gros intestin, chez l’adulte et

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j chez le vieillard son siège est de préférence j dans l’intestin grêle.

Entérite de l’enfance. L'entérite des jeunes enfants est toujours le résultat d’nn mauvais régime, soit de l’allaitement trop répété, soit du mauvais lait de la nourrice, soit de l’nsage abondant et prématuré d’aliments solides, soit enfin de la dentition et du sevrage.

Dans la seconde enfance l’entérite est toujours le résultat d’une alimentation trop substantielle ou trop abondante.

(;hez les jeunes enfa'nts l’entérite aiguë s’annonce par de la diarrhée verte, séreuse ou panachée de grumeaux blancs, par de la fièvre, quelquefois par des vomissements, avec amaigrissement rapide et avec une flaccidité trèsgrande des parties molles.

%* A la décoloration du visage, à l’affaissement des traits et à re.xcavation des yeux on reconnaît l’entérite aiguë de l’enfance.

Dans quelques cas l’entérite aiguë des jeunes enfants s’annonce par une diarrhée séreuse excessive, par des vomissements bilieux abondants, par un amaigrissement extraordinaire avec excavation des yeux, enfin par le refroidissement du' corps et la disparition du pouls. C’est Y entérite aiguë cholérifoimie, ou le choléra infantile, ce qu’on a jadis appelé ramollissement aigu de la membrane muqueuse de V estomac.

L’érythème des fesses et des cuisses avec ou sans ulcération, la rougeur des talons et des malléoles, où se trouvent quelquefois aussi des ulcérations, annoncent l’entérite aiguë chez le nouveau -né.

L’entérite aiguë de l’enfance passe trèsaisément à l’état chronique et on la reconnaît par le gros ventre, par la diarrhée et par l’amaigrissement du visage et des membres.

L’entérite aiguë des enfants se complique souvent d’hydro-péritonite, de tuberculose entéro- mésentérique et de muguet.

L’entérite chronique, accompagnée de muguet, devient rapidement mortelle.

Chez les enfants nouveau-nés et à la mamelle, l’entérite est anatomiquement caractérisée par le gonflement des dernières plaques de Peyer de l’intestin grêle, par la rougeur, le ramollissement et l’ulcération de la muqueuse du gros intestin, enfin par le gonflement et l’ulcération des follicules isolés de cette muqueuse.

Le gonflement des nombreux follicules isolés de l’intestin chez les jeunes enfants donne à la muqueuse un aspect singulier, psorentérie, tout à fait analogue à celui qu’on observe dans le choléra sporadique ou épidémique.

Etatérîte ehe2 l'adolte. — Chez l’adulle l’entérite est la conséquence d’une alimentation trop substantielle, d’une indigestion , des con-

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diments âcres et excitants, des boissons glacées j et de l’action du froid aux pieds ou sur le ventre, enfin d’une constipation très- opiniâtre.

L’entérite simple peut être érythémateuse ou ulcéreuse.

L’entérite érythémateuse chronique est souvent le résultat de la diathèse dartreuse qui, de la peau, s’est étendue à l’intestin.

** Des alternatives de constipation et de diarrhée, de la diarrhée continue stercorale, de rabattement, delà courbature, de faibles douleurs de tête, des borborygmes et des coliques, une légère douleur au ventre, de la fièvre peu intense, tels sont les symptômes de l’entérite chronique érythémateuse lorsqu’elle est peu grave.

La fièvre avec inappétence, la courbature, les coliques avec évacuations alvines bilieuses, caractérisent l’entérite aiguë.

La diarrhée prolongée avec douleur de ventre, fièvre lente, amaigrissement et perte des forces, annoncent une entérite chronique ulcéreuse.

Chez l’adulte affecté d’entérite chronique ulcéreuse, les ulcérations occupent l’intestin grêle et sont ovalaires ou transversalement perpendiculaires à la direction de l’intestin, ce qui les distingue des ulcérations longitudinales observées dans la fièvre typhoïde.

L’entérite chronique érythémateuse guérit ordinairement, mais celle qui est accompagnée d’ulcérations de l’intestin est fort grave et presque toujours suivie de mort.

Thérapeutique. — Entérite du nouveau-né. — Régler les heures de l’allaitement avec un intervalle de une heure et demie au moins. — Changer la nourrice si son lait est séreux, si elle est malade et si elle a revu ses règles. — Ne pas donner d’aliments solides, pas même de potages. — Cataplasmes sur le ventre, avec ou sans laudanum ; — bains quotidiens -, — lavements de 30 grammes d’eau d’amidon et une à deux gouttes de laudanum; — frictions sur le ventre avec le baume tranquille ou l’huile de camomille camphrée.

— Enfin, sous-nitrate de bismuth en poudre, 2 à li grammes par jour, en quatre ou seize paquets à prendre d’heure en heure, dans une cuillerée de lait sucré Œ3-

On peut aussi donner des lavemems de borate de soude, 5 à 10 grammes pour 100 grammes d’eau de son Éli — des lavements de sous-nitrate de bismuth, 10 gram. dans du mucilage de gomme adragant [+1 ;

— des lavements de matico □, de nitrate d’argent [3j d’extrait de ratanhia, de monésia ou de tannin 1 à 2 gram. pour 50 gram. de véhicule.

On donne aussi le paullinia à l’intérieur, 2 à 3 grammes (3 i l’infusion de matico □ , les potions de tannin, 25 à 50 centigrammes m. de ratanhia, 1 gramme [T] ; d’eau deRabel , 1 0 à 20 gouttes □; d’eau de chaux, 30 à 60 grammes RH. etc., de laudanum, 1 à 2 gouttes RH.

Deux sangsues peuvent être appliquées à l’anus, s'il y a forte fièvre, et dans les cas graves il faut mettre un vésicatoire volant à l'épigastre.

Eu cas de complication d’érythème et d’ulcération

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<les fesses ou des malléoles, laver souvent les partie? saupoudrer de lycopode El? de vieux bois [+], de sônsi nitrate de bismuth l-t- -^-l ou d’amidon et lotiomiêf avec le sublimé, 10 centigrammes pour 300 grammes d'eau RH ; avec la glycérine coupée de moitié soi poids d’eau, avec l’eau de goudron, etc.

Entérite de la seconde enfance. — Diète lactée «i potages; tisane de riz, d’eau de son, d’eau allmmineuse, d’eau panée, de racine de grande coasoude,de semences de coings, etc., avec sirop de gomme, de consoude, de coings, de cachou, etc.

' Bains quotidiens et cataplasmes sur le ventre avec ou sans laudanum.

Quelques médecins donnent de l’ipécacuanha an début, mais c’est un moyen que je ne conseille pas et qui n’est bon qu’en cas de fièvre typhoïde.

On a conseillé les sangsues à l’anus ou sur le ventre, ce qui est mauvais , ^ les vésicatoires volants, ce qui ne vaut pas mieux ; — le quinquina en potion, ainsi que le tannin, la monésia, l’extrait de ratanhia ou l’acide sulfurique dilué, etc.

Le paullinia, 3 à 4 grammes ; — l’eau de chauv, de 30 à 60 grammes ;— le sous-nitrate de bismuth à 3 et 6 grammes sont infiniment préférables.

En cas de lientérie, la pepsine neutre à 3 et 6 ou

1 0 gram. est une bonne chose à employer. (Gorvisart.)

Dans ce cas encore on peut, chez les enfants de deux à sept ans, donner, à l’exemple de Weisse, la viande crue de bœuf dégraissée, hachée, pilée et tamisée, 40 à 60 grammes par jour, en boulettes roulées dans du sucre, comme seul médicament on comme nourriture exclusive Œ3, ou la musculine Guichon, qui n’est que de la purée de viande conservée par du sucre.

Entérite chronique de l'enfance. — Surveiller le régime et diminuer l’alimentation de moitié; — vivre <à la campagne ; — flanelle sur le ventre ; — bains quotidiens à une basse température.

Sous-nitrate de bismuth à petite dose, 50 centigrammes à 1 gramme par jour après les repas [+j; paullinia, 2 à 3 grammes par jour El; glycérine anglaise bien pure, 15 à 20 grammes par jom'l+]; infusion de matico, 1 à 2 grammes par jour.

Employer les autres préparations usitées dans l’entérite aiguë de la seconde enfance.

Entérite aiguë chez l'adulte. — Régime sévère ; — cataplasmes et bains; — faire usage des mêmes tisanes et des mêmes remèdes que dans la seconde enfance, en augmentant les doses.

Ainsi des lavements de morphine, 1 à 2 centigrammes pour 500 grammes d’eau d’amidon; — lavements avec la décoction de têtes de pavots, 20 grammes et d’amidon, 20 grammes; — lavement d’amidon laudanisé, dix à douze gouttes.

Infusion de matico, 10 grammes pour 1 litre d’eau ou sirop de matico, 30 grammes, la décoction blanche, une bouteille par jour; — le diascordium,

2 à 8 grammes par jour; — sous-nitrate de bismuth, 5 à 20 grammes, en poudre, en pastilles ou en potion. ’V. Dlvbrhée.

Entérite chronique chez l’adulte. — Régime doux, moitié viandes, moitié légumes herbacés ou féculents bien cuits, en purée; — séjour à la campagne, auv eaux minérales et au bord de la mer.

ENTE

Une purgaüoa saline avec le citrate de magnésie, âO grammes, ou avec le sulfate de soude, 60 grammes, guérit quelquefois très-vite l’entérite érythémateuse chronique.

Dans les entérites chroniques, la graine de moutarde blanche, deux à trois cuillerées par jour, est de la plus haute utilité; — on peut aussi donner la gelée de carragaheen; — le vin de quinquina, un petit verre avant le repas ; — l’eau de quassia amara;

— la poudre de Colombo, 50 centigrammes; — le sous-nitrate de bismuth, 1 à 2 grammes par jour, ou bien la poudre de craie composée de la façon suivante :

Craie préparée . - . . . 200 grammes.

Cannelle . 120 id.

Racine tormentiUe . 1 . , , «n • i

Gomme arabique-' . / ‘‘l-

Poivre long - . 15 id.

Pulvérisez séparément, mêlez le tout et faites prendre i à 2 grammes par jour. — Ou bien

Poudre de craie composé . 200 grammes.

Opium en poudre. . . . . 5 id.

Mêlez.

Prendre à la dose de 1 gramme par jour.

(Ph. Lond.)

On donne aussi la confection d’hyacinthe, 5 à 10 grammes par jour; — la confection japonaise, à la même dose; — le cachou, 1 à 2 grammes; — l’acétate de plomb, 5 à 20 centigrammes. Y. le formulaire de la Diarrhée.

Entérite cancéreuse. V. INTESTIN (CAN¬ CER DE L’).

Entérite luhcreuieuse. Un enfant (|ui a de la diarrhée depuis longtemps, qui maigrit beaucoup, qui a des tumeurs ganglionnaires et qui ayant eu des gourmes, des glandes et des ophthalmies, tousse beaucoup, a une entérite tuberculeuse.

Dans l’entérite tuberculeuse l’intestin grêle présente des granulations demi-transparentes, fibro-plaslicjues du péritoine, des granulations opaques, jaunes, tuberculeuses du lissu sous-muqueux, des adhérences avec le voisinage, enfin des ulcérations arrondies, profondes et des ulcérations transversales, anfractueuses, à bords rouges, livides, plus ou moins relevés.

L’entérite tuberculeuse est incurable et la mort arrive par consomption ou par complication de péritonite aiguë et de tuberculose pulmonaire.

Thérapeutique. — Dans l’entérite tuberculeuse le traitement est absolument le même que dans l’entérite chronique simple. Y. Evtérite, Diarrhée.

Eotérîte typhoïde. Y. FlÈVRE T'VTHOÏDE.

ENTÉROCÈEE. Hernie de l’intestin. V.

Hernie.

EXTÉBO-COEITE. Forme spéciale de l’enlérite qu’on rencontre chez les nouveau-nés et chez les enfants à la mamelle.

L’entéro-colite a pour siège rintestin

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grêle, qui offre une hypertrophie des follicules isolés et agmiués, et le gros intestin où se trouve ses follicules apparents au milieu d’une muqueuse rouge ou ulcérée.

Les colicjues avec diarrhée verte, panachée, sanguinoleùte, et le ballonnement du ventre chez un jeune enfant caractérisent l’entéro-colite.

Les moyens à opposer à l’eutéro-colite pour la guérir sont les mêmes que ceux de l’entérite. V. Entérite, Diarrhée.

ENiTÉiio-CïSTOCÈLE, Tumeur [formée par la hernie de la vessie et de l’intestin.

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