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siège. La vaccination ne peut être employée avec espoir de succès cependant que chez les enfants non vaccinés et pour des tumeurs peu volumineuses. — Toutefois ce moyen innocent sera tenté sans danger sur les grosses tumeurs ; on ne court qu’un risque, celui d’avoir à recourir plus tard à une autre opération,
La possibilité de pédiculiser la tumeur est le critérium du choix des procédés.
Lorsque les tumeurs sont profondément situées, lorsqu’une région tout entière est transformée en une tumeur érectile, c’est seulement aux injections coagulantes partielles et à la ligature de l’artère principale de la région qu’on peut avoir recours.
ÉttECTïorv. V, Priapisme, Satyriasis.
ERGOT. Productionmorbide, noire, allongée comme un éperon, occupant dans son épi la place du grain de seigle et €[u’on emploie en thérapeutique. L’ergot se développe également dans le grain de blé, d’avoine ou de maïs. Selon les uns c’est une altération du grain par un champignon parasite, tandis que pour les autres c’est une dégénérescence de l’ovaire de ces graminées produite par la piqûre d’un insecte du genre Musca.
L’ergot est un poison dangereux, et lorsqu’il existe en abondance dans les récoltes, et que, réduit en farine, il sert à la préparation du pain, son usage est suivi d’accidents très-graves, cnnnus sous le nom à'ergotüme.
Thérapeutique, — Quand le seigle ergote est récent et n’a subi aucune altération, on l’emploie en thérapeutique contre les pertes séminales [±] ; contre l’incontinence d’urine S ; contre les pollutions nocturnes [3 ; contre la leucorrhée □ ; contre les hémorrhagies utérines m et dans les accouchements, contre l’inertie de l’utérus, pour hâter la délivrance, car il est le spécifique de la contractilité utérine [±IT] j on le donne aussi sous forme de tabac à priser contre la mydriase [3.
Il s’administre en poudre, récemment faite, à la dose de 1 à 3 grammes dans de l’eau sucrée In- -H: en sirop et en teinture □, et en extrait aqueux, connu sous le nom à'ergotine [3* Cet extrait, vanté comme n’ayant aucune propriété toxique et doué de propriétés hémostatiques précieuses, ne vaut pas la poudre fraîche de seigle ergoté.
ERGOTISME. L’usage prolongé du pain fabriqué avec une trop grande proportion d’ergot de seigle ou d’ergot de blé donne lieu à des vertiges, à des spasmes, à des convulsions, à de l’engourdissement des membres, à de la paralysie, et enfin à une flétrissure des extrémités suivie de gangrène, qui constitue l’ergotisme.
L’ergotisme convulsif n’est pas grave, tandis que l’ergotisme gangréneux est habituellement suivi de mort.
Les épidémies d’ergotisme essentiellement temporaires, comme la cause du mal, se montrent dans les années pluvieuses, en même temps que des récoltes avariées par l’ergot, et elles sévissent surtout dans les classes pauvres
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qui s’alimentent de pain où entre une trop
grande proportion de farine de seigle ergoté.
Thérapeutique. — La distribution gratuite de bon froment aux pauvres dans les localités atteintes d’ergotisme est la première chose à faire pour préserver les populations.
Contre l’ergotisme , il faut employer les boissons acidnles [+] : la décoction de quinquina [+1 ; la solution de goudron 13; la solution d’acide phénique au dix-millième □ ; l’ammoniaque, dix à dou2e gouttes par jour, en plusieurs fois dans une infusion de quinquina (Courbant) [3 l’opium à 5 centigrammes 3j et dans les cas de gangrène, l’amputation.
ÉROSION. V. Gerçüres, Excoriations.
ÉROTOMAi\'iE. La folie caractérisée par le délire érotique et les démonstrations impudiques des malades constitue l’érotomanie. V. Folie.
ERRATIQUE. Nom donné à des phénomènes morbides tels que la fièvre et la douleur qui paraissent et cessent à chaque instant de la journée. — Il y a des douleurs erratiques et une fièvre erratique, mais dans ce cas c’est à la cause de la fièvre et de la douleur qu’il faut s’adresser pour obtenir la guérison du phénomène. V. Fièvre, Douleur.
ERRHIA’S. Médicaments qui s’administrent en poudre comme du tabac à priser pour provoquer réternument et la sécrétion de la muqueuse pituitaire. Tels sont Vasarum,, le muguet, le tabac, Yeuphorbe, etc. On les emploie contre la céphalalgie pour provoquer une sécrétion nasale susceptible de débarrasser le cerveau 3.
ÉRUCTATION!. L’émission sonore par la bouche de gaz sortis de l’estomac, caractérise l’éructation. C’est un phénomène en rapport avec la dyspepsie, l’indigestion et les maladies chroniques de l’estomac. Les éructations sont inodores ou nidoreuses. Celles-ci sentent les œufs pourris et dépendent d’un état gastrique plus grave. V. Dyspepsie, Flatuosités.
Thérapeutique. — Contre les éructations, il faut donner la poudre de charbon de magnésie calcinée et les carminatifs connus. V. Gaemixatif.
ÉRTSI.VIUM (Herbe aux chantres).
Plante de la famille des crucifères dont on fait une dissolution, 10 grammes par litre, ou un sirop qu’on donne de ùO à 60 grammes par jour contre la bronchite chronique Q et le scorbut S.
ÉRTSIPÈUE. L’érxsipèle est l’inflammation simple du réseau capillaire Imphatique, superficiel du derme (Gorter, Câllisen, Blandin, A. Després), caractérisée par une altération de ia lymphe et des parois des lymphatiques.
L’érysipèle est par rapport aux capillaires lymphatiques ce que le phlegmon est aux capillaires sanguins.
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L’érysipèle vient habituellement sons l’influence de l’irritation d’une plaie négligéeoa enflammée, ou autour d’un point, où une irritation (A. Després), une froidure ou une brûlure, même légères, ont été portées.
V' L’érysipèle se développe - avec plus de facilité et revêt un caractère plus grave chez les individus déjà atteints d’embarras gastrique ou d’une maladie variable qui entrave l’exercice régulier des fonctions de ia peau, on chez les individus fatigués par les veilles et les excès de travail.
Un frisson initial, quelquefois des vomissements, et plus rarement des engorgements ganglionnaires annoncent un érysipèle; — on voit bientôt après sur la peau une plaque élevée à sa circonférence, irrégulière, rosée ou d’un rouge cuivré, dont la coloration disparaît sous l’impression du doigt. La plaque s’étend insensiblement et gagne tout à coup une grande étendue après deux, trois ou quatre jours. De l’œdème, du prurit, des démangeaisons, de l’insomnie, un mouvement fébrile accompagnent la première période de l’érysipèle ou période congestive. Pendant la seconde période de l’érysipèle, il y a suppuration ou résolution, quoique l’inflammation ait gagné des réseaux voisins. La suppuration est repi'ésentée par une série de petites vésicules blanchâtres ou transparentes qui se dessèchent ou se réunissent en une phlyctène. La résolution est représentée par un changement de coloration de la plaque érysipélateuse qui devient jaune, et par un commencement de desquamation de l’épiderme, qui est l’indice de la fin du mal.
*,5.* L’érysipèle est circonscrit et suit son évolution sur place, ou bien il se propage vers les lymphatiques, des régions voisines en reproduisant une série d’érysipèles; dans ce dernier cas on dit que l’érysipèle est erratique, mieux vaut cependant l’appeler érysipèle diffus.
L’érysipèle circonscrit, comme les autres inflammations, dure de quatre à six jours. L’érysipèle diffus a une durée variable, suivant le nombre des poussées successives de l’érysipèle.
L’érysipèle suit son évolution sans compromettre la vie des individus, toutes les fois qu’il n’est pas compliqué d’infection purulente ou de phieginasie viscérale ou qu’il existe chez des individus dans des conditions maladives qui seules ne les mettent pas eu danger.
La gangrène de la peau est quelquefois la conséquence de la violence de l’inflammation érysipélateuse; elle est le plus souvent due à une entité concomitante. L’angioleucite précède, accompagne ou suit l’érysipèle. Le phlegmon diffus est dans le même cas et est toujours en relation avec la plaie d’où est parti l’érysipèle.
Sous l’influence de l’érysipèle, les séreuses
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des cavitésTiscéralessont parfois atteiüles d’une inflammation qni s’y est propagée par voisinage 'Fabrice d’Acquapendente) , ainsi les méninges s'il s’agit d’un érysipèle du cuir chevelu, le péritoine s’il s’agit d’un érysipèle autour de l’om- Mic chez les nouveau- nés.
L’infection purulente suit rarement l’érys^le exempt de complications, mais autour d'nne plaie récente, cet accident peut être dû à rabs)rption de hquides putrides formés dans la plaie.
Chez les jeunes sujets l’érysipèle se propage avec une grande rapidité, tandis que chez les vieillards dont la fonction de la peau et la circulation sont ralenties, l’érysipèle s’étend plus lentement
Il est des cas où des maladies chroniques et aiguës ont été guéries après l’apparition d’un énsipèle, qui a été appelé érysipèle salutaire. Mais l’érysipèle n’est salutaire dans les affections inflammatoires chroniques que quand l’affeclion est près de se ten’miner (Bosquillon). Dans les inflammations chroniques de la peau il n’y a guérison que quand l’inflammation qui a causé l’érysipèle a été suffisante pour atteindre les éléments de la peau qui sont le siège des lésions inflammatoires.
On ne confondra pas un érysipèle avec une cutite, la plaque rouge, irrégulière, limitée par un bord saillant, n’appartient c|u’à l’érysipèle. Un phlegmon diffus ne présente pas d’élévation de plaques rouges au niveau de la peau, et la rougeur a envahi un membre d’un seul coup et dans une grande étendue. L’angioleucite est constituée par des traînées et des cordons indurés sous la peau. Comme toutes ces maladies peuvent exister ensemble, les signes variables propres à chacune de ces lésions, se mêlant entre elles, feront reconnaître la nature du mal.
Quoi qu’en ait ditAVelIs, Graves, Gosselin, Martin et Fenestre, l’érysipèle n’est pas plus contagieux que le phlegmon et la pneumonie. Le séjour d’une personne saine près d’un malade atteint d’un érysipèle compliqué d’infection purulente donne aux individus un embarras gastrique qui favorise le développement de maladies inflammatoires, ici une angine, là une pneumonie, et là un érysipèle et c’est là tout, mais il faudra toujours qu’il existe une irritation de la peau là où se développe l’érysipèle.
Thérapeutique. — On préviendi*a la plupart des érvsipèles en pansant avec soin les moindres écorchures avec des compresses d’eau froide ou un linge eératé, dès le moment de la -production de la plaie. Les individus atteints d’ulcération de la peau éviteront les excès, les refroidissements et les causes d’irritation qui pourraient enflammer la plaie. V. Plaies.
ü n'y a pas de spécifique pour l’érysipèle, pas plus que pour le phlegmon ; les compresses imbibées d’eau de sureau ; une tisane délayante, le repos et la diète ahs<due ou aux bouillons, sont le meilleur traitement
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à suivre. Un purgatif salin, une bouteille d’eau de Sedlitz, par exemple, est toujours utile au début de cette maladie. On entretiendra la libei’té du ventre avec des lavements.
Contre l’érysipèle diffus, les mouchetures (Dobson, Lassis) ne sont pas d’une efficacité réelle; elles conviennent seulement lorsqu’il y a cutite, c’est-à-dire inflammation de toute l’épaisseur du derme.
La cautérisation périphérique avec le nitrate d’argent (Higginbottom), et beaucoup mieux le vésicatoire périphérique (Piorry), placé au delà des limites de l’érysipèle, en détruisant un réseau de capillaires sains tout autour de ceux qui sont malades, empêche la propagation d’un érysipèle diffus.
Dans le cas où il y a un engorgement ganglionnaire consécutif, une sangsue (Blandin, Robert) peut arrêter une adénite, prévenir peut-être une intoxication; mais ce moyen est loin d’avoir dans l’érysipèle la valeur qu’il possède dans l’angioleucite.
Chacune des complications exige un traitement approprié. V. Àxgioleücite, Cutite, Phlegmon, Gangrène, Infection purulente. Méningite, Péritonite.
Les médications internes ne peuvent s’adresser qu’aux complications. — Les topiques gras calment la douleur mais favorisent le développement des vésicules sous l’épiderme : — parmi les topiques abortifs, le moins inefficace est le collodion (R. Latour) ; il a pour effet principal de comprimer la peau en se desséchant, et l’on sait que la compression peut faire avorter à leur début les inflammations, les phlegmons en particulier (Velpeau).
Érysipèle des nourean-nés et des enfants. Si l’influence épidémique est la cause prédisposante des érysipèles, il y a presque toujours une irritation locale qui est le point de départ de la phlegmasie cutanée; ainsi la vaccine, l’impétigo du cuir chevelu, du nez et des oreilles, l’épilation nécessitée par la teigne, les gerçures des lèvres ou de l’anus, le travail d’élimination du cordon ombilical, etc., provoquent souvent une inflammation de la peau, suivie d’érysipèle (Fr. Hoffmann, Underwood).
C’est au moment des épidémies de fièvre puerpérale qu’on voit surtout apparaître, soit la péritonite, soit l’érysipèle des nouveau-nés, prenant leur point de départ à l’ombilic, au moment de la chute du cordon.
En temps de fièvre puerpérale, la vaccine, pratiquée dans les premiers jours de la naissance, est souvent suivie d’érysipèle.
L’érysipèle né à la face, au bras, sur des boutons de vaccine, autour de la cicatrice ombilicale, parcourt en général toute la surface du corps et mérite bieu le nom d’ambulant qui lui a été donné.
Le uouveaii-né atteint d’érysipèle commençant par l’ombilic a presque toujours en même temps une péritonite aiguë et une phlébite de la veine ombilicale.
L’érysipèle des nouveau- né.s se termine quelquefois heureusement par résolution ou par suppuration et abcès multiples disséminés, mais il est ordinairement suivi de mort.
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Thérapeutique. — Il faut donner à leter aux nouveau-nés atteints d’érysipèle, renouveler l’air de l’appartement et les changer souvent de chambre, en même temps qu’on couvre le corps de graisse fraîche ayant 1 gramme d’onguent mercuriel incorporé à 30 grammes d’axonge.
En cas de fièvre puerpérale chez la mère, il faut éloigner le nouveau-né pour empêcher l’apparition d’un érysipèle.
On peut aussi employer les fomentations émollientes de lin, de sureau et de guimauve, les bains avec la décoction d’écorce de chêne, ou avec le tannin, — les bains de sublimé, 2 grammes Q? Je sulfate de fer, 10 à 15 grammes RH. les bandes de vésicatoire sur les limites de l’érysipèle les cautérisations avec le nitrate d’argent ou avec le fer rouge P^; les applications de collodion , 40 grammes , mêlés à 5 décigrammes d’huile de ricin et à 20 décigrammes de térébenthine de Venise, en ayant soin de couvrir les fissures qui pourraient se produire [3 les applications de glycérine [3 (Legroux) ; le Uniment de Kentiscb, formé d’onguent basiliçum, 125 grammes, d’essence de térébenthine, 150 grammes, èt de camphre en poudre, IG grammes, appliqué plusieurs fois par jour.
A l’intérieur, il faut donner deux gouttes de percblorure de fer dans une cuillerée d’eau sucrée toutes les deux heures, et quelquefois une purgation d’huile de ricin, 5 à 10 grammes, ou du calomel, 5 à 10 centigrammes par jour. (Hamilton Bell.)
FORHtiAiRE DE L’ÉRYSIPÈLE.
Un grand nombre de médications internes ont été préconisées contre l’érysipèle; ce sont la plupart de celles qui ont été recommandées pour l’infection purulente. Ainsi jadis Barbette donnait des potions et des pilules camphrées, encore employées de nos jours.
Pilules nitro-camphrées .
Camphre . d gramm
Nitrate de potasse . 1 id.
Gomme en poudre. . . 1 id.
(Kapeler, Velpeau.) Faites des pilules de 20 centigrammes.
Potion d'aconit.
Aleoolature d’aeonit . 1 à 2 grammes,
Julep gommeux . . 100 Id,
A prendre par cuillerées I3- (Lecœur.)
On emploie les tisanes de chiendent, de gomme ; une tisane acide, telle que la limonade faite avec un citron pour 1 litre d’eau et 60 grammes de sucre.
Infusion de fleurs de sureau.
Eau bouillante . . 1000 grammes.
' Fleurs de sureau . . 10 id.
(Hop, de Paris.) 1+ -t-|.
Comme topiques, on emploie les cataplasmes de fécule (V. Abcès); le collodion élastique (Robort- Latom*), et les topiques suivants :
Topique.
Infusion de fleurs de sureau. . . 500 grammes. Aleool camphré . 30 id.
(Hôp. de Paris.)
Onguent tnercuriel.
Cette pommade s'emploie en frictions sur les parties malades. 'Velpeau.)
ERYS
Poudre d’amidon .
On en saupoudre toutes les parties atteintes d'én. sipèle plusieurs fois par jour.
(Hôp. de Paris.)
Topique d’amidon camphré.
Amidon . 60 grammes.
Camphre . . 2 à 10 id.
En application toutes les deux heures sur les partics malades □. (Bouchardat.)
On emploie quelquefois les solutions aboiim. suivantes appliquées sur l’érysipèle.
Solution ferrugineuse.
Sulfate de fer . . . 60 grammes.
Eau . . 1000 id.
(Velpeau.) Q.
Ou la pommade suivante :
Axonge . 10 grammes.
Sulfate de fer . 10 id.
(Velpeau.) [+].
Lorsqu’on se sert de ces préparations, il faut néanmoins maintenir des compresses imbibées d’eau de sureau sur l’érysipèle.
Éi’ysîpèïe du cuir clieveïu. Ulie plaie OU une écorchure méconnue, une contusion du péricrâne, cloiiiient souvent lieu à un érysipèle du cuir chevelu, il se fait un engorgement ganglionnaire, puis l’érysipèle se développe, marche insensiblement et il n’est reconnu que plusieurs jours après parce qu’il s’étend à la face ou aux oreilles, avec sa rougeur et son aspect caractéristiques.
La rougeur et l’oedème douloureux du cuir chevelu sont les seuls symptômes locaux d’un érysipèle qui débute dans la tête, mais en même temps il y a quelquefois un léger frisson suivi de courbature , de céphalalgie, de fièvre, d’inappétence, de nausées ou de vomissements.
Dans l’érysipèle du cuir chex^elu, le délire furieux est un indice qu’il y a complication du côté des méninges.
Chez les individus dépourvus de cheveux, l’érysipèle du crâne se comporte comme celui de la face et du corps.
Exempt de complications l’érysipèle du cuir chevelu n’a pas plus de gravité que les autres érysipèles.
Thérapeutique. — Lotions sur la tête avec des compresses de sureau.
En cas de plaie de tête, ou préviendra la méDiogîte par l’émétique en lavage :
Petit-lait . 500 grammes.
Tartre stibié. . . 15 à 30 eeatigr.
(Desault.)
Ou bien •
Limonade citrique . iOOO grammes.
Tartre stibié . "lO centig^rammes-
Surre. . . ^ . 2 gramaies.
(Hôp. italiens.)
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Des cataplasmes, des compresses d'eau de sureau, saoot placés sur la plaie du cuir chevelu ; ce sera le meilleur topique à la fois contre rinflammation de la plak et contre l’érysipèle.
Érysipèle interue. Lorsque, à la suite d’un érysipèle de la face, une stomatite, un coryza, une bronchite, une pharyngite, se déclarent et se propagent dans une grande étendue avec rapidité, on dit qu’il y a érysipèle interne (J. Frank, Selle). — Lorsque après une bronchite et one pharyngite, un érysipèle apparaît sur la bouche, on dit encore qu’il y a érysipèle interne,
— Dans cette interprétation des faits il ne faut voir qu'un changement de dénomination de ce qu'on appelait l’inflammation des muc[ueuses de cfô membranes, mais l idée de l’inflammation érysipélateuse est d’autant plus acceptable que l’on sait que les muqueuses sont recouvertes d’un réseau de capillaires lymphatiques extrêmenieiit riche. — Dans le cas où un érysipèle survient aux lèvres dans le cours d’une bronchite, il peut y avoir eu des boutons d’herpès non soignés sur ces parties, et c’est là qu’est l’origine de l’érysipèle.
Ou doit appliquer aux inflammations superficielles ou érysipélateuses des muqueuses le traitement indiqué pour les inflammations des muqueuses, V. Angine, Bronchite, Laryngite,
ÉRYTHÈüiË. Un exanthème plus ou moins étendu n’ayant aucun des caractères anatomiques des autres éruptions exanthémateuses , telles que la rougeole ou la scarlatine, et dépourvu de propriétés contagieuses, constitue {'érythème.
Il y a différentes espèces d’érythème : {'érythème sudoral, {'érythème simple, Véry-’ thème inflammatoire, {'érythème noueux, et {'érythème annulaire.
** L’érythème est souvent provoqué par la sueur qui résulte de la haute température cle l'atmosphère ou de la trop grande quantité de vêtements; il est caractérisé par un grand nombre de papules rouges semblables à de la miliaire, c’est {'érythème sudoral contre lequel des bains féculents doivent suffire.
L’érythème formé de plaques rouges, sans fièvre, constitue V érythème simple.
** L’érythème qui se produit sur la peau du visage, irritée par un écoulement nasal ou oculaire, sur les oreilles, par suite d’un écoulement du conduit auditif externe, aux parties génitales et à l’anus, dans la diarrhée ou dans l’incontinence d’urine, constitue {'érythème inflamma-foire et n’exige que l’emploi des poudres absorbantes ou les badigeonnages de la peau avec du coUodion élastitpie. Cet enduit forme un épiderme artificiel qui protège la peau.
*** L’érythème formé de plaques rouges, iminrées, donlodreuses, sur le devant des jambes ou le long du cubitus, c’est-à-dire dans le sens
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de l’extension des membres, accompagné de fièvre, constitue {'érythème noueux. Il n’exige pas d’autre traitement que l’usage des boissons acidulés, de bains et d’un purgatif.
L’érythème, formé d’un anneau rouge, s’agrandissant de jour en jour, constitue Véry^ thème annulaire ou centrifuge, et résulte souvent de la présence d’un parasite, le trichophyton. On le guérit par des applications de goudron végétal. V. Herpès circiné.
ESCAËRAS (Pyrénées- Orientales) . Eaux minérales sulfureuses, sodiques, de 35 à Af)” centigrades, ayant les propriétés thérapeutiques de toutes les eaux sulfureuses.
ESCII ARES. La mortification des tissus organisés porte le nom d’eschares. Les brûlures, les contusions, l’inflammation et toutes les causes qui produisent la suspension de la circulation sont la cause immédiate des eschares. V. Brûlure, Gangrène, Phlegmon diffus. Embolies, Contusion.
Le poids du corps sur le lit, chez les malades qu’une fièvre typho’ide grave, une maladie chronique ou une fracture tiennent couchés, amène souvent des eschares au sacrum, aux fesses, aux trochanters, sur les talons, etc. Eschares de la régîoia sacrée. Les es-
chares de la région trochantérieime et sacrée sont dues à l'irritation du derme par le contact des matières excrémentitielles (Piorry) et à la gangrène par compression, car elles se produisent par suite de la pression exercée sur la peau par le lit des malades. Mais pour que la gangrène ait lieu, il faut que la circulation soit modifiée soit par suite d’un état fébrile adynamique (Malgaigne), soit par suite de plaies ou d’abcès à la région sacrée. V. GANGRÈNE PAR COMPRESSION.
Toutes les fois qu’un malade a une fièvre typhoïde et adynamique grave, on doit toujours surveiller la région sacrée pour empêcher la production des eschares.
La rougeur de la peau et son érosion, ou la présence d’une pustule d’ecthyma, suivie d’ulcération, annoncent l’apparition des eschares.
Thérapeutique. — Changer de linge et laver le siège chaque fois que les malades atteints de fièvre typhoïde, ont eu une évacuation, mettre un coussin de caoutchouc ou de balle d’avoine percé sous le drap au niveau du sacrum, voilà les moyens d’éviter les eschares de la région sacrée.
Il faut encore faire des lotions sur les fesses avec le vin aromatique eu le vin de quinquina saupoudrer le siège avec de la poudre de lycopode et, quand la peau rougit et menace de s’ulcérer, on devra recourir aux applications d’un morceau de baudruche gommée, renouvelée tons les jours.
Une fois l’eschare faite, les applications de poudre de quinquina, de sous-nitrate de bismuth ou de charbon sont très-utiles.