‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 268 sur 731 · II. Écoulement irréQulier de lochies · texte numérisé non relu

II. Écoulement irréQulier de lochies

L’écoalement sanguinolent, puis séreux, consécatif à l’accouchement, doit être surveillé. S’il persiste deux ou trois semaines après l’accouchement, il est probable qu’il y a une lésion de l’utérus, une métrite (V. Métrite), peut-être il fôt resté dans l’utérus un caillot ou une portion de placenta. La suppression brusque des lochies peut être suivie d’une hémorrhagie supplémentaire (Velpeau).

Thérapeutique. — Attendre, puis soigner les lésions de l’utérus par les moyens appropriés.

Si l’écoulement contient du sang, chercher à pro- \oquer des contractions utérines par le seigle ergoté. V. DÉUVfiAXCE, Métrorrhagie.

II f. Fièvre de lait. — La fièvre dite de lait est un phénomène qui se manifeste chez les nouvelles accouchées environ quarante-huit heures après leur délivrance , et dure un à deux jours. — L’élat fébrile est plus ou moins marqué et coïncide avec l’apparition du lait dans les seins, qui .sont alors gonflés, durs et douloureux. — Pour quelques personnes, c’est la conséquence de l’hypérémie mammaire et de la distension intérieure de la glande, mais ce n’est pas notre opinion. Pour d’autres, il n’y a pas de lièvTe de lait, et quand il existe de la fièvre, il faut en chercW la cause ailleurs que dans la formation du lait (Levret). Pour d’autres, c’est une fièvre traumatique (Vau Swieten, Cruveilhier}, ou un symptôme d’une inflammation des oignes génitaux ou de la mamelle.

Lorsque la fièvre de lait se montre, le rôle du chirurgien est de chercher quelle peut en être la lésion originelle ou quelle est celle qui va se produire. Le traitement variera selon qu’il y aura une métrite, une métro-péritonite, une iufectfon purulente, une péritonite puerpérale, une adénite mammaire, ou même une maladie cuelconQue, comme une angine ou uue pleuré-

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sie, et l’on devra agir d’une façon différente.

Thérapeutique. — Dans la fièvre qui accompagne la formation du lait, celle qui a lieu sans complication de phlcgmasie utérine ou péritonéale, environ quarante-huit heures après l’accouchement, et qui est due à l’engorgement des seins, des applications de ouate sur les seins et des boissons délayantes, un peu laxatives ou diurétiques, suffisent.

Au contraire, lorsqu’une femme a de la fièvre avec plus de 100 pulsations, le lendemain de l’accouchement, ou la mettra à la diète, aux bouillons. Administrer 1 gramme d’ipéca (Legroux) est toujours une précaution à prendre, quelle que soit la maladie qui puisse se déclarer, s’il y a eh même temps quelques douleurs abdominales, un cataplasme ou des sangsues seront appliqués sur le ventre. V. Mé- TRiTE, Péritonite.

FE\’®nL. Plante de la famille des onibel-

Fig. 191. — Umbelle Je fenoiiil.

iifères, dont les feuilles, les racines et les semences sont employées comme carmiiiatif, diurétique et apéritif. La racine fait partie des cinq racines apéritives, et la semence des €[uatre semences chaudes majeures.

Ou donne la poudre à la dose de 1 à 4 grammes, et l’infusion à la dose de 10 grammes par litre.

FEXïJGREC. Plante des légumineuses, dont les semences, réduites en farine, servent à préparer des cataplasmes résolutifs.

FEis. Métal très-répandu et très-employé en médecine. On le donne en limaille brillante obtenue avec la lime, 15 à 50 centigr. FH: en poudre obtenue avec la limaille porphyrisée et tamisée [+] ; en poussière faite au moyen de l’hydrogène [3 ; sous forme de sels solubles et insolubles, indiqués à pi'opos des acides qui les engendrent, enfin sous forme d’eau minérale naturelle. V. Ferrugineux.

FEBBEU (Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse et gazeuse froide, employée en boisson dans la chlorose Œl.

FERRIÈRE (La) (Isère). Eau sulfureuse calcique froide, peu employée.

FERROAi (Nord). Eau alcaline bicarbonatée froide, peu employée.

FESBUGiXELï. De toutes les préparations toniques, reconstituantes et analeptiques, celles

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dans lesquelles sc trouve du fer sont les plus recherchées des médecins. Leur nombre est immense, et, dans la quantité, il y eu a beaucoup qui ne valent rien. — Elles comprennent les différents fers métalliques. — Les oxydes de fer ; — les protosels de fer ; — les persels de fer — et enfui les sels doubles de fer et de potasse, de soude ou d’ammoniaque.

Fer métallique. Il s’emploie : 1® à l’état de Umaüle de fer [+ +1 ; 2° à l’état de limaille de fer porphyrisée l+ +l ; 3° à l’état de fer réduit par V hydrogène [3 et 4® à l’état de fer limé d’Allemagne Œl. C’est le meilleur moyen d’employer le fer en thérapeutique, et sous cette forme il introduit plus de fer à l’état de dissolution dans le suc gastrique que les autres préparations ferrugineuses (Quevenne). — Le fer métallique doit se prescrire eu poudre, h la dose de 15 à 50 ceaîigrammes par jour, en deux ou trois fois et en commençant le repas, et on le donne dans une cuillerée de soupe, dans de l’eau, dans un pruneau ou dans du pain à chanter.

On en a fait des pastilles au chocolat, des dragées, des pilules, mais toutes ces préparations ne valent pas la poudre ferrugineuse ellemême.

©sydes de fer. Ce solît : le safran de mars apéritif Xéthiops martial H, le, peroxyde de fer hydraté 1+ +1 , si employé dans les empoisonnements (V. ce mot), le sulfite de fer hydraté f+T], également employé dans les empoisonnements, le protochiorure de fer r~1,-le perchlorure de fer\+ -ei, employé à 20° (Baumé) pour injections dans les anévrysmes, et à 30 ou 35° sur de la charpie, pour arrêter les hémorrhagies, et à l’intérieur, dix à trente gouttes dans de l’eau sucrée, dans le croup, dans le purpura; — Viodure de fer, préparation iodique plutôt que ferrugineuse, employée en sirop et en dragées, contre la chlorose et la phthisie ; — le protocarbonate de fer Q, base des pilules de Blaud et de Vallet ; — le carbonate de fer effervescent El, le sulfate de protoxyde de fer H, pour pommade et bains dans l’érysipèle Œ! ; le lactate de fer Q, préparation soluble qui noircit les dents ; le citrate de fer {idetn) ; Xarséniate de fer 13, employé dans les dartres et dans la scrofule; le. phosphate et \e pyrophosphate de fer [3; les tartrates de fer et de potasse (3, les eaux minérales fernigineuses de Spa, de Passy, de Bussang, d’Orezza, de Forges, et les eaux alcalines fernigineuses.

Toutes les préparations de fer sont bonnes, mais les préparations insolubles, les pilules et les eaux minérale sont ce qu'il y a de mieux à employer.

Voici ce qu’elles renferment de fer pour un gramme de îK^uit (Quevenne) ;

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Fer réduit par l'iiydrogène et limaille de fer. j j.

Oxyde de fer noir (Ethiops martial) .

Peroxyde de fer calciné [Colcothar) . 5 .•(

Safran de mars apéritif séché à l’air . ftV

Carbonate ferreux supposé sec et non peroxyde . o.r

, Chlorure ferreux . iî;

Tartrate ferrico-potassique en écailles . O.r,

Sulfate de fer (couperose verte) . 0.’;

Lactate de fer . O.ü

lodure de fer . fj.i>

Et si l’on veut savoir ce qu’elles donnent de fer au suc gastrique après leur introduction d® l’estomac, on voit que pour 50 centigrammes de produit employé et pour ') 00 grammes de suc gastrique, il y a, d’après Quevenne:

F er réduit par l’hydrogène . 6,0512

Limaille de fer . 0,0359

Oxyde noir de fer. . . . . 0,0326

Protosulfate de fer . 0,0231

Persulfate de fer . 0,0261

Protocarbonate de fer . 0,0256

Fer imparfaitement réduit . 0,0229

Lactate de fer . . . 0,0208

Pi'otochlorure de fer . . . 0,0186

Tartrate de potasse et de fer . 0,0110

Safran de mars, . . . 0,0082

Le fer est le spécifique de la chlorose, de l’anémie, de la convalescence et d’un grand nombre d’affections nerveuses 133!.

FÉTiBii’É îi’ii&EEiKE. Quelques

personnes ont l’haleine fétide, soit parce qu’elles ont des dents mauvaises, soit parce qu’elles ont une inflammation cbronicjue de la muqueuse nasale (V. Coryza chronique, Ozène, Pc- NAisiE), soit enfin parce qu’elles ont de la dyspepsie et une phlegmasie gastro-intestinale chronique.

Thérapeutique. — Enlever les mauvaises dents et traiter la stomatite qu’elles produisent par le chlorate de potasse, 3 grammes par jour dans une demibouteille d’eau sucrée.

Se gargariser avec le mélange suivant :

Permanganate de potasse . 1 gramme.

Eau de rose . 120 id.

Faites dissoudre.

Lotions dans le nez avec la décoction de grua® coupée avec du lait, si l’odeur vient des narines.

Si l’odeur vient d’une maladie de l’estomac, traiter la dyspepsie et surtout faire usage des préparations de charbon .

Tablettes de charbon.

Charbon végétal . 125 grammes.

Sacre blanc . 375 id.

Mucilage de gomme adragant. . q. s.

Tablettes de charbon au chocolat.

charbon animal lavé porphyrisé. 100 grammes.

Sucre blanc . . 100 id.

Chocolat . 300 id.

F. S. a. des tablettes de 1 gramme. Employée contre la fétidité de l’haleine.

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