V. Cancer
FfCAîüE. Plante de la famille des renonenlacées m petite chelidoine, ou herbe aux hémorrhoïaes, dont le suc des feuilles est appliqué sur les tumeurs scrofuleuses et hémorrhoïdales sèches comme résolutif □, et donné à l’intérieur coumie antiscorbutique Q.
FIEE ÏIE B€EEF OU BÎÎ.E UE BIEL'F. Le fiel de bœuf évaporé au bain-marie foiuie un extrait amer, stomachique, qu’on emploie dans la dyspepsie par défaut de bile, à la dose de 1 à 2 grammes joui' Q, et comme sédatif de la circulation cardiaque à la même dose dans les maladies du cœur El.
FiÈVBE. La fièvre est une maladie qui accompagne ordinairement toutes les autres; elle en est le signe et le symptôme, c’est un spasme du cœur et des vaisseaux qui produit la fréquence des battements du coeur et du pouls,
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l’accroissemeüt de la chaleur animale, la soif
et la courbature musculaire.
La fièvre est une réaction de la nature, contre les causes morbifiques extérieures ou intérieures qui ont agi sur l’homme.
%* La fièvre est une opération naturelle dont le but est de faciliter l’expulsion de matériaux nuisibles accumulés ou introduits dans l’organisme.
La fièvre apparaît quelquefois sous l’influence des causes morales et de l’excitation intellectuelle qui dérangent ou épuisent l’action nerveuse.
La fièvre naît ordinairement sous l’in^ fluence des lésions organiques locales, traumatiques ou inflammatoires, qui produisent les obstructions capillaires et le travail organique consécutif nécessaire à la réparation des tissus.
On voit souvent la fièvre apparaître avec les maladies générales miasmatiques, virulentes, vénéneuses ou venimeuses, avec ou sans altération appréciable du sang et des solides, telles que les fièvres continues, les fièvres éruptives ’ et les empoisonnements.
La fièvre étant un acte de réaction, engendré par la loi de conservation des espèces, est un phénomène essentiellement variable, suivant sa cause, suivant l’âge, le sexe et la constitution du sujet, suivant la nature et l’époque de la maladie dans laquelle on l’observe. Très-fréquente, très-vive chez les enfants, chez les femmes et chez les sujets nerveux, elle est souvent hors de proportion avec sa cause; plus rare, moins ardente chez le vieillard, dans les mêmes circonstances, elle est au-dessous de ce qu’elle devrait être, et cela montre la différence d’im pressionnabilité et de réaction qui existe aux deux périodes opposées de la vie.
La fièvre se montre par accès ou d’une manière continue et rémittente.
La fièvre est continue, rémittente ou intermittente, triple forme qui révèle bien la nature spasmodique, nerveuse, réactionnelle de cet acte salutaire, et qui empêche de le considérer comme l’effet indispensable d’une lésion organique, puisque dans ce cas la réaction devrait j être continue comme la lésion, ce qui n’a pas lien.
La fièvre qui revient sous forme d’accès se rattache toujours à une altération maremrnatique ou purulente du sang.
Les fièvres continues ou rémittentes se rattachent aux altérations inflammatoires et septiques du sang.
La fièvre continue s’allume par degrés et débute par des frissons erratiques ou un grand frisson, suivi de courbature, de chaleur, de soif et dure quelque heurfô, quelques jours ou quekpies semaines, suivant la nature de la cause
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qui lui a donné naissance et suivant le degr^ÿ la maladie concomitante.
La fièvre intermittente apparaît 'ir.-.
forme d’accès et dans un rhythme aussi étot. nant que variable. Ces accès, périodiquennsï réguliers, reviennent chaque jour ou toiB b deux jours, trois, cpiatre, cinq jours, etc., (jr bien il arrive deux accès par jour, et dans rit. tervalle de ces accès le malade n’éprouve npt qui lui fasse sentir cjue sa santé soit altérée.
Un acci^s de fièvre intermittente, c’«‘ tout un ensemble de phénomènes morbidçs constituant une espèce nosologique. C’est œ trouble périodique momentané des foncta suivi d’un repos complet plus ou moins prolongé, c’est cet état dans lequel on obsene durant plusieurs heures des malaises, de la courbature, des frissons, du froid aux extrémités, delà petitesse et de la fréquence du pouls, puis une grande chaleur et de la rougeur a la peau, de la soif, le développement du pouls, la moiteur et une sueur plus ou moins abondante, après laquelle tout rentre dans l’état normal.
Dans un accès de fièvre le froid commence, la chaleur succède et la sueur termine,
Les trois stades d’un accès de fièvre, froid, chaleur et sueur, indicjiuent la concentration, l’expansion et la détente des forces de l’économie,
* Le froid de la fièvre caractérisé par la pâleur et le refroidissement cutané, parle refroidissement del’haleine, n’est qu’un déplacement de la chaleur animale.
Dans le frisson fébrile la chaleur profonde du corps mesurée dans l’aisselle, s’élève de plusieurs degrés, mais jamais d’une quantité égale à la déperdition de la chaleur périphérique constatée sur la peau.
Dans le frisson fébrile l’hématose est imparfaite et le poumon exhale plus d’acide carbonique que dans l’état ordinaire.
Un accès de fièvre suspend, raréfie, supprime au début la sécrétion urinaire, puis l’excite et produit des urines rouges, épaisses, sédimenteuses plus ou moins abondantes.
Un accès de fièvre qui débute abat, déprime, concentre les forces, puis les relâche, les excite, les développe, les multiplie, et par une sorte de détente ou de crise les ramène insensblement à l’état normal.
Dans un accès de fièvre le pouls se reserre, se durcit, se rapetisse et se précipite aa début, puis il se dilate, se remplit et onduk très-violemment avant de reprendre son coût? naturel.
La fréquence du pouls n’est fébrile qua par ' rapprochement avec les autres malais^ offerts par le malade.
Dans la fièvre, les forces, d’abord cmuprimées et refoulées de la circonférence at
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ceatre, réagissent pea à peu, passent de la couceatration à rexpansion et se détendent pour revaiir à Tétât normal
%* Le friæonnement, le froid et la pâleur cutanée unis au resserrement et à la petitesse du pouls, annoncent la concentration des forces, la sospeiBion des sécrétions gazeuses cutanées, le désordre des échanges pulmonaires avec Tatnx>^)bère et la perturbation de toutes les sécrétions.
%* Les bouffées de chaleur, la rougeur tégumentaire, la force du pouls et l’augmentation de la température générale indicpient l’expansion des forces.
La moiteur et la sueur, accompagnées d'urines abondantes et chargées de sels, indiquent la détente des forces et leur retour à Tétat normal.
Thmpeutique. — La fièvre, indépendamment de ses causes, doit être traitée par le repos à la chambre ou au lit ; s’il y a des frissons , par les boissons acidulés abondantes ou par les infusions aromatiques chaudes ; enfin par la diète jusqu’au moment où, ayant déterminé la cause du malaise, on doive adopter une médication spécialement en rapport avec la nature physique ou morale de la fièvre.
Fièvres. Les fièvres sont des maladies générales caractérisées par une altération du sang et des humeurs émanées du sang.
Les fièvres résultent du trouble des forces et de l’altération des humeurs, tandis que la lièvre est habituellement la conséquence d’une lésion organique matérielle.
Les maladies générales fébriles constituent les fièvres, taudis que les maladies générales apyrétiques smiàes vices, c’est-à-dire des diathèses.
Les fièvres sont des maladies dans lesqueUes Tétat fébrile paraît être le principal symptôme.
** Dans les fièvres il se produit presque toujours d’une façon secondaire des lésions viscérales, dont le nombre, l’étendue et la gravité sont extrêmement variés.
Il n’y a aucun rapport entre l’étendue des lésions viscérales des fièvres et la forme ou la gravité de la maladie.
Une fièvre est souvent mortelle avant le développement des lésions organiques qu’elle fait naître.
*** Une fièvre peut être très-grave, avec des altérations matérielles peu étendues.
%* Une fièvre se termine quelquefois trèsheureusemeut et sans accidents, malgré de trèsgrands désordres matériels.
La forme d’une fièvre et le danger qu’elle doit présenter sont modifiés par la constitution et la disposition particulière de celui qui en est atreinL
*** Les fièvres sont si particulières aux
aux pays et aux climats, que cela suffit
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pour démontrer chez l’homme l’existence d’une disposition spéciale et transitoire, favorable au développement de ces maladies.
Les fièvres sont continues, rémittentes et intermittentes.
*„,* La forme des fièvres continues est trèsvariable, car elles sont inflammatoires, bilieuses, muqueuses, ataxiques ou adynamiques.
Les fièvres sont tantôt sporadiques, tantôt épidémiques ou endémiques, et très-souvent elles sont contagieuses.
Fièvre éphémère. La fièvre éphémère dure quelques heures, deux jours au plus et s’éteint après avoir provoqué de la moiteur, quelquefois de Therpès, ou une épistaxis, et enfin l’épaisse sécrétion des urines.
La fièvre éphémère récidive très-souvent chez certains sujets impressionnables, évidemment prédisposés au développement de cette maladie.
Thérapeutique. — Contre la fièvre éphémère il suffit de prescrire des boissons acidulés ou féculentes, des bains, le repos à la chambre et une nourriture peu substantielle.
Fièvre éphémère prolongée ou synoque.
La synoque est une fièvre intermédiaire entre la fièvre éphémère et le typhus.
La synoque accompagnée de frissonnements, de malaises, de courbature, d’embarras gastrique, se montre chez Tadulte d’une manière sporadique ou épidémique après un changement ou un écart de régime, après la fatigue ou après de variables impressions de température et s’éteint après une ou deux septaines.
La synoque est une fièvre continue de nature inflammatoire, selon les uns, bilieuse et muqueuse selon les autres, et dans laquelle on ne trouve pas d’altération organique secondaire appréciable. V. Fièvre typhoi'de.
Thérapeutique. , — Dans la synoque il est indispensable de donner dès le début, dans un demiverre d’eau sucrée, à jeun, un vomitif avec tartre stibié, 25 milligrammes, dans 50 grammes d’eau chez les enfants et 5 centigrammes chez les adultes.
Les malades atteints de fièvre synoque doivent garder le lit, boire abondamment des tisanes acidulés, aromatiques, féculentes ou vineuses, prendre des bains tous les jours ou tous les deux jours, porter des cataplasmes sur le ventre, prendre un lavement émollient quotidien et ne se nourrir que de bouillon, de lait coupé ou de potages.
Lorsque dans les syuoques la fièvre présente une exacerbation quotidienne, il faut administrer le sirop de quinquina, 15 à 30 grammes, l’extrait de quinquina 20 à 40 centigrammes dans une potion, la macération de quinquina en tisane, ou du sulfate de quinine, 10 à 15 centigrammes par jour.
Fièvre de lait. V. FEMME E^' COUCHE.
Fièvre intermittente uréthrale. Y. INFEC- TIO^■ ÜRINEÜSE.
Fièvre intermittente. A CÔté des niiasmes animaux ou humains, qui engendrent tous les
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nphus épidémiques et contagieux, c’est-à-dire lès fièvres continues, il y a les émanations telluriques et les miasmes végétaux qui produisent les fièvres intermittentes simples ou pernicieuses.
C’est avoir la fièvre intermittente que d’éprouver d’une façon régulière, à un ou plusieurs jours d’intervalle et aux mêmes heures, la fièvre ou un phénomène morbide quelconque.
Quand, au lieu d’un accès de fièvre un homme a régulièrement une douleur névralgique, des convulsions ou tout autre accident morbide, on dit qu’il a une fièvre intermittente larvée.
L’intermittence périodique, régulière, d’un accès de fièvre ou de fout autre phénomène morbide, est le signe ordinaire de l’empoisonnement maremmatique.
Selon l’époque de ses retours la fièvre est dite quotidienne, — tierce, — quarte, — double tierce, — double quarte, — quotidienne doublée,
• — tierce doublée, etc. , et l’on voit même les accidents morbides intermittents se produire tous les six et tous les huit jours, tous les mois et, dit-on, tous les ans.
L’absorption des miasmes produits par la décomposition des végétaux dans la terre, dans l’eau des marais et surtout dans certains marais salants, est la cause de la fièvre intermittente et d’un grand nombre de maladies périodiques.
C’est après le coucher du soleil et, le matin, avant l’apparition de cet astre bien au-dessus de l’horizon, que s’effectue l’empoisonnement par les miasmes maremmatiques lorsqu’ils retombent sur terre ou avant qu’ils ne se soient élevés dans l’atmosphère.
La fièvre intermittente est endémique dans les contrées marécageuses, et là, en outre qu’elle diminue de moitié la moyenne de l’existence, elle étiole les habitants et finit par dépeupler le pays.
La fièvre intermittente se montre chez l’adulte et chez les enfants, même dans le plus bas âge et, dit-on, jusques dans le sein de la mère.
L’homme (fui a périodiquement un accès de fièvre froide, suivie de chaleur et de sueur, a la fièvre intermittente.
Dans un accès régulier de fièvre intermittente il y a trois périodes, l’algidité, la cha leur et la sueur, ou si l’on veut la concentration des forces, leur expansion et leur détente.
Dans chaque accès de fièvre intermittente le malade a des malaises, de la chair de poule, des frissoFiS et des claquements de dents, i’haleine froide, le visage pâle, les lèvres et les ongles livides, le? urines claires, rares et peu abondantes, puis il se réchauffe; sa peau rougit, devient brûlante et le visage est empourpré, le
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pouls, toujours fréquent, se remplit et s’élargit, il y a une soif intense, les urines sont plus abndantes, épaisses, sédimenteuses, enfin apparaît la sueur, le ralentissement du pouls et un bicnê;re qui annonce la fin de l’accès.
Chez les très-jeunes enfants l’influence de l’âge se fait sentir en modifiant la forme de l’accès fébrile dont l’algidité et la sudation disparaissent, tandis qu’il n’y a seulement qu’un fort paroxysme de chaleur
L’œdème des membres inférieurs et l’ascite sont souvent la conséquence des fièvres intermittentes opiniâtres et rebelles à toute influence thérapeutique.
A la teinte jaunâtre, anémique du visage et à l’aspect terreux de la peau réunis à un certain degré d’embonpoint et de force on reconnaît une cachexie paludéenne.
Dans un fort accès de fièvre intermittente les urines sont toujours chargées de glycose, comme chez les diabétiques, mais dans l’intervalle des accès les urines sont normales. (Burdel.)
La fièvre intermittente simple quotidienne guérit souvent en sept à huit accès. (Hippocrate.)
L’état saburral de la langue et de l’estomac complique souvent le début de la fièvre intermittente simple.
Une fièvre intermittente qui se prolonge ou qui récidive souvent amène toujours le gonflement de la rate et du foie. (Piorry.)
Dans les fièvres intermittentes rebelles il se produit de l’anémie, de l’hypertrophie de la rate, de l’œdème des membres, de l’ascite, du purpura, c’est-à-dire tout ce qui caractérise l’état cachectique, ou cachexie ^jaludéenne.
Les fièvres quartes sont généralement plus graves que les autres en raison de leur ténacité et de la difficulté qu’on éprouve à les guérir.
Qui a eu la fièvre intermittente est exposé à en avoir de nouveaux accès longtemps après sa guérison, lors même qu’il a quitté le pays où le mal avait pris naissance.
Dans les pays de fièvres, la fièvre intermittente vient souvent compliquer les maladies aiguës, telles que la pneumonie, la dysenterie, et il est d’autant plus important de le savoir que cette coïncidence oblige à recourir au sulfate de quinine pour guérir la maladie principale.
Il y a des fièvres intermittentes (fui ont une telle gravité qu’on les appelle pernicieu^s, et elles sont si graves qu’elles font périr les malades au troisième accès si le médecin n’a pas reconnu assez tôt la nature du mal et s’il n’a pas de bonne heure administré les remèdes convenables.
Les fièvres intermittentes simples ne sont généralement pas graves, mais quand elles sont anciennes ou à l’état de récidive, et qu’elles
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Tiennent des pays cliaiids, elles produisent un état anémique et cachectique qui peut être incurable et mortel.
Un phénomène morbide très-intense et snbil, le! que l'algidité, la sueur excessive, le coma, la syncope, la convulsion, la dysenterie, la paralysie, etc. , faisant très-vite place à un bien-être réel, pour reparaître le lendemain ou le jour d’après à la même heure, indique une fièvre pernicieuse, algide, sudorale, comateuse, syncopale, dysentérique, paralytique, etc.
" Au second accès d’un phénomène pernicieux quelconque il faut deviner l’existence d’une fièvre pernicieuse dont le troisième accès peut tuer le malade si l’on n’agit en conséquence.
Une fièvre intermittente simple devient quelquefois pernicieuse.
Les fièvres pernicieuses sont généralement tierces ou quotidiennes.
%* Les enfants sont comme les adultes, sujets à la fièvre pernicieuse, mais la maladie prend d’ordinaire la forme d’accidents convulsifs ou diarrhéiques régulièrement périodiques.
Il y a de fausses fièvres intermittentes dont lesaccès sont quotidiens, mal réglés, incomplets, et elles ont uneautre origine très-différente de celle des fièvres intermittentes ordinaires, car au lieu d’être la conséquence d’une intoxication paiudéenne elles sont produites par la tuberculose pulmonaire.
Thérapeutique. — Fièvre intermittente simple.^ Quand une fièvre intermittente est accompagnée d’inappétence et d’état saburral de la langue^ un émétocathartique est nécessaire pour favoriser l’action des autres remèdes à administrer.
Pendant l’accès des fièvres intermittentes il faut réchauffer les malades par des couvertures, des linges chauds et des infusions aromatiques stimulantes chaudes. Dans la période de chaleur on donne des boissons acidulés et 5 centigrammes d’extrait d’opium destinés à favoriser la sueur ; enfin au moment de la sueur il faut changer le linge et bientôt soutenir les forces avec un peu de vin et de bouillon.
En appliquaut dix à douze grandes ventouses sèches le long du rachis au début d’un accès de fièvre intermittente, on peut en arrêter le développement et le faire avorter (Gondret).
Les fébrifuges sont les meilleurs moyens do guérir la fièvre intermittente, et à leur tête il faut citer le sulfate de quinine, puis la poudre ou l’extrait de quinquina, la cinchonine, la salicinc, la poudre de houx, l’écorce de marronnier d’Inde, le sel marin à haute dose, l’hydrofcrrocyanate de potasse et d’urée, le bittera, i'éçorce d’oranger, le chlorhydrate d ammoniaque, l'alun, le phosphore, la digitale, la noix vomique, l’apiol, le fer, le mercure, l’arsenic, l’opium, etc., mais le sulfate de quinine et l’arsenic sont les préparations à employer, l’une au commeneoment et la seconde dans les cas de üèvre rebelle.
Ckmtre la fièvre intermittente simple le sulfate de quinine doit être employé de préférence au lannatc, au citrate, au chlorhydrate, à l’acétate et au valcnaaatc de quinine, et on le donne à la dose de
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30 centigrammes à 1 gramme, peu après la fin de l'accès fébrile à l’époque la plus éloignée possible de l’accès suivant.
Le sulfate de quinine se donne en pilules argentées, — en poudre enveloppée dans du pain azyme, — en solution acidulée d’acide sulfurique en quantité suffisante. — On peut le donner en lavements dans de l’eau acidulée et en frictions à la dose de h grammes pour 30 d’axonge.
A défaut de sulfate de quinine il faut donner l’extrait de quinquina, 10 à 20 grammes; la teinture de quinquina sucrée, 15 à 60 grammes, ou la poudre de quinquina jaune délayée dans du miel, 30 à 60 grammes.
Sous l’influence du sulfate de quinine la rate diminue très-rapidement de volume (Piorry).
Quand la fièvre intermittente simple a été coupée il faut continuer le sulfate de quinine <à petite dose, 10 à 20 centigrammes, tous les matins à jeun pendant un mois.
Si les préparations de quinine déterminent de la gastralgie, des coliques ou de la diarrhée, il faut les mélanger à une petite quantité d’opium.
On peut masquer la saveur du sulfate de quinine en la mettant dans du thé ou dans du café noir, mais une partie se transformant en tannate de quinine insoluble, on doit augmenter la dose du médicament.
On a conseillé la quinine brute, résine peu soluble, presque sans saveur, chez les enfants à la mamelle atteints de fièvre intermittente, mais le sulfate de quinine dans du café est infiniment plus actif.
Dans les cas de fièvre intermittente, à réeidivés fréquentes, avec état cachectique et rebelles à l’influcuce de la quinine, il faut employer l’acide arsénieux à la dose de 2 à 25 milligrammes et jusqu’à 5 centigrammes par jour.
Les fièvres intermittentes simples, lors même qu’elles son 1 anciennes, avec hypertrophie du foie et de la rate, guérissent bien par l’hydrotbérapie, avec douches en pluie sur le corps et douches à j et forcé sur les régions hépatique et splénique (Fleury).
Thérapeutique. — Fièvres pernicieuses. Dans les fièvres intermittentes pernicieuses il n’y a pas à choisir d’heure pour radrainistration du sulfate de quinine, et une fois le diagnostic établi il faut donner ce sel par la bouche en solution acidulé, à doses fractionnées de 1 à 2 grammes, dans la journée, en lavement, à la dose de 1 gramme et en frictions sous les aisselles avec une pommade de 4 grammes sur 30 d’axonge.
Quand les fièvres pernicieuses sont accompagnées d’une forte congestion cérébrale, pulmonaii-e ou autre, on doit faire précéder l’emploi du sulfate de quinine par la pratique d’une petite saignée du bras.