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plus que d’une plaie d’une gaine tendineuse, mais comme la plaie de l’articulation est plus grave, on traitera comme s’il y avait plaie articulaire. En général, lorsque l’on voit un tendon à nu, ou doit supposer que la gaine tendineuse seule verse la synovie.

Thérapeutique. — Si la plaie est régulière on réunirapar suture, si elle est irrégulière on la fermera avec des bandelettes de diachylon et l’on pansera pardessus avec des compresses froides, le membre sera tenu au repos absolu et placé au besoin sur un plan fixe.

Contre les inflammations consécutives on aura recours au traitement de ces complications. Y, Ix-

FLAMMATION DES GAINES TENDINEUSES.

c. Contusion. — La contusion limitée à une gaine tendineuse se traduit par un gonflement douloureux, et quelquefois par un épanchement sanguin dans la gaine. Tantôt une crépitation douloureuse ou une inflammation subaiguë ou aiguë en est la conséquence, tantôt il survient une inflammation chronique, mais sans production de fongosité dans la gaine tendineuse, et il reste, à la suite de cet état inflammatoire, une roideur des mouvements.

Le gonflement des gaines tendineuses peut être confondu avec des fractures incomplètes au poignet et au cou-de-pied. L’absence de douleur en un point limité sur le trajet de l’os permettra d’établir le diagnostic.

Thérapeutique. — Appliquer cinq ou dix sangsues sur le trajet des tendons contusionnés. S’il existe un état inflammatoire mal défini, des vésicatoires volants seront placés sur la région ; la compression, le massage, sont bons à employer pour les roideurs consécutives des mouvements.

On traitera les inflammations franches par les moyens appropriés.

GALACTOCÈLE. Engorgement laiteux ou kystes laiteux dans les conduits galactophores. (Velpeau, Forget, Jobert.) V. Mamelles (Tumeurs des).

Nom impropre donné à certains hydrocèles contenant un liquide coloré blanchâtre. Y. Hydrocèle.

GALACTOPHORES. Les galactophores ou galactogènes sont des médicaments dont la vertu est d’augmenter la sécrétion du lait. — Il n’y a pas de remèdes qui puissent mériter ce nom. — La bonne nourriture, les féculents, particulièrement la lentille et la pomme de terre, de l’eau de son et de l’eau vineuse, si la femme n’est pas malade ou n’est pas constipée, donneront toujours de boulait et en assez grandeabondance.

Thérapeutique. — Quand le lait se supprime accidentellement chez une nourrice, on peut le rappeler à l’aide du régime indiqué ci-dessus ou avec des cataplasmes de farine de chènevis ou de feuilles fraîches de ricin sur la poitrine. L’électrisation des mamel-

te. répétée plusieurs fois par jour, est un excellent sjoyen de fluxionner les mamelles et d’y faire venir du hit (Becquerel).

Décoction de polygala (Dioscoride), 4 à 8 grammes par litre d’eau à prendre dans les vingt-quatre heures

GALACTOPOIÉTlQUi;. V. GALACTO- PHOBES.

GALACTORRHÉE. Il se fait quelquefois, pendant la lactation et après le sevrage, un écoulement abondant et persistant de lait par les mamelles qui, épuisant les femmes, produit nn amaigrissement notable et engendre une irritabilité nerveuse des plus caractérisées.

La galactorrhée produit l’anémie et, à sa suite, l’état nerveux chronique avec ses spasmes, ses névralgies, ses convulsions, ses paralysies ou ses vésanies.

La phthisie pulmonaire résulte souvent de la galactorrhée.

Il y a quelquefois galactorrhée chez les nourrices qui perdent beaucoup de lait en dehors de l’allaitement, mais il n’en résulte ordinairement rien de grave.

Thérapeutique. — Contre la galactorrhée consécutive à une grossesse, il faut recourir à la diète et à l’emploi des purgatifs drastiques, tels que l’eaude-vie allemande, 40 à 50 grammes; — l’aloès, 20 centigrammes ; ou seulement l’huile de ricin. — On donne, en outre, la limonade tartrique, la tisane d’infusion de pervenche, 4 grammes par litre d’eau ; la décoction de canne de Provence, 8 grammes par litre d’eau, et la tisane de chiendent avec 3 grammes d’acétate de potasse par litre ; des cataplasmes seront appliqués sur les seins.

Contre les galactorrhées persistantes, on a donné la potion suivante :

GALB

Passez et mêlez avec :

A prendre par cuillerée dans la journée, ou en deux jours [+1.

(Rüsemherg.) Limonade citrique.

Sirop d’acide citrique gommeux. . 60 grammes

Mêlez. Chaque pot de limonade ainsi préparée contiendra 13 décigrammes d’acide citrique et 4 grammes de gomme arabique. (F. H. P.)

Potion purgative à la manne.

Faites fondre, A prendre en une fois, le matin, à jeun [3.

Potion laxative de Fernel.

Une cuillerée à bouche toutes les demi-heures à jeun, assez pour procurer une ou deux évacuations [T].

Potion huileuse purgative.

Faites dissoudre dans :

C’est la plus douce des purgations, et elle convient dans la galactorrhée [+].

(Ane. F. H. D.) Potion à la mannite.

Faites dissoudre dans :

A prendre en une fois pour les personnes délicates.

Petit-lait de Weisse.

Sulfate de soude . ) °

Fleurs de sureau .

— de tilleul .......> èâ 1 g

Hypéricum.

Faites infuser une demi-heure dans .

Petit-lait clarifié bouillant. . . . 500 g

Faites dissoudre dans :

Passez.

A prendre par petites tasses dans la journée.

Décoction de feuilles d’alaterne, à la dose de 4 à 5 grammes par jour, arbrisseau du genre des nerpruns.

Si dans la galactorrhée, la diète, les purgatifs salins, ensuite les drastiques et les altérants sont ce qu’il y a de mieux à employer pour tarir la sécrétion du lait, on doit se préoccuper également de la faiblesse produite par la lactation prolongée. — Il faut guérir l’anémie (V. ce mot) et pour y arriver, il faut soutenir les forces et fortifier les malades à l’aide des moyens suivants :

Toniques. — Vin de gentiane, vin d’aunée et vin de quinquina, 100 grammes.

Ferrugineux. — Toutes les préparations ferrugineuses peuvent être employées avec avantage contre l’épuisement de la galactorrhée; mais il faut employer de préférence l’eau de Bussang, l’eau de Spa, la limaille de fer, 50 centigrammes par jour, et le fer réduit par l’hydrogène à la même dose. V. Chlorose.

GAEA]\€iA. Plante des amomées, originaire de l’Inde ou de la Chine, dont la racine est employée comme stomachique et, en mastication, dans le mal de dents Q. .

GALBAlVEiR. Gomme-résine tirée du Bubon golbanum, plante de la famille des ombel-

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lifères, originaire de Syrie. On l’emploie à la dose de 50 à 75 centigrammes, en pilules, ou en solution comme antispasmoditpie dans l’hystérie E. Elle sert à la préparation de V emplâtre galbanum, de la thériaque, du diascordium et du diachylon gommé.

GALE. La gale est une maladie cutanée parasitaire due à la présence ÿacares sous l’épiderme et caractérisée par des vésicules ou des pustules plus ou moins nombreuses (Galès, Renucci, Aubé, Lanquetin).

La contagion par suite du transport des acares d’un individu à un autre est la seule et unique cause de la gale.

*** C’est en couchant avec un galeux ou en se servant de vêtements sur lesquels a pu être déposé un acarus que l’on peut contracter la gale.

L’acarus de la gale, Acarus scabiei ou sarcopte, est un insecte de la famille des arachnides, qui dort le jour et travaille activement la nuit (Aubé) de façon à piquer la peau pour y enfouir ses œufs, et c’est ce travail nocturne qui cause le prurit de la peau chez les galeux.

La plupart des acarus sont femelles, et l’on ne connaît le mâle que depuis quelques années (Lanquetin).

Un [/rurit léger, toujours plus intense le

Fig. 234. — Acarus de l’iiomme (mâle).

Fig, 233. — Acarus femelle.

soir et dans la nuit, accnmpagné de vésicules discrètes acumînées, transparentes au sommet.

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la plupart terminées par un sillon noirâtre de quelques millimètres au bout duquel existe on point grisâtre dû à la présence de l’acare, constitue la gale.

C’est aux poignets, dans les intervallfô des doigts, au pli du coude et sur le ventre qu’il faut d’abord chercher l’éruption vésicaleuse de la gale, mais, dans quelques cas, eHe existe sur tout le coiqis à l’exception du visage.

La plupart des vésicules de la gale ont un sillon noirâtre juxtaposé, mais il y a aussi des vésicules isolées dues à la blessure de la peau par l’acarus qui n’a fait que passer.

Chez les individus malpropres, scrofuleux et dartreux, la gale engendre des maladies secondaires de peau qui dénaturent l’éruption vésiculeuse caractéristique des galeux et la compliquent impétigo, de lichen, ou de pustules d’ecthyma, ce qui constitue la gale pustuleux, ou gale des épiciers, ou grosse gale.

La gale met de huit à vingt jours pour se développer, et elle dure indéfiniment, car sa guérison spontanée est impossible.

On a beaucoup parlé des rétrocessions de la gale et de ses transformations en une maladie viscérale intérieure, mais cela est encore à démontrer.

ThérapeuUqiæ. — Tout ce que Ton peut dire sur le traitement intérieur de la gale est inutile, car la maladie cutanée de ce nom étant due à la présence d’un parasite sous l’épiderme, c’est à la destruction du parasite que doivent s’appliquer les efforts de la thérapeutique.

Aujourd’hui le traitement de la gale est très-simplifié, car cette maladie se guérit en quelques heures, mais elle récidive très-facilement, ce qui oblige à des précautions excessives.

Le soufre, les alcalins et les huiles essentkllei de lavande, de térébenthine ou de pétrole forment la base des divers moyens opposés à la propagation de la gale, c’est-à-dire à la destruction des acarus qui en sont la cause.

Voici le meilleur traitement à suivre.

Traitement de la gale. — On commence par frictionner tout le corps, excepté la tête, avec du savon noir ; cette onction a pour but de nettoyer la peau, de la débarrasser des substances étrangères. Elle dure une demi-heure. Immédiatement après le malade est placé dans un bain tiède, pendant lequel il j continue à se frictionner avec le savon. Ce bain, d’une heure de durée, complète le nettoyage de la peau ; en produisant un gonflement et une macération de l’épiderme, il entr’ouvre les sillons qui contiennent les acares et prépare ainsi le succès de la dernière friction véritablement parasiticide, laquelle est pratiquée avec une pommade contenant pour 100 grammes, 6à grammes d’axonge, 20 grammes de soufre, 8 grammes de sous-carbonate de potasse et 8 grammes d’eau. Cette friction est faite rudement et doit être générale.

Après cette friction sulfureuse les malades se rtabilleut sans essuyer la pommade, dont le contact avec la peau est nécessaire pendant plusieurs heures pour achever la destruction des acares, et pour aî-

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CTdre même ceux qui peuvent se trouver sur les Tfements.

D'après un tableau des galeux traités pendant «æ ans, àl’hôpital Saint-Louis, depuis 1852 jusqu’en 1862 inclusivement, 37 429 personnes ont été soumises à ce traitement (26 650 hommes, 10 779 femmes). Sur ce nombre, 535 ont eu besoin de subir un second traitement, ce qui donne 69 guérisons sur 70 malades traités. (Bazin, Hardy.)

Si l’on est à la campagne et qu’on n’ait pas de bains à donner, on peut faire chaque jour une lotion fean savonneuse sur la peau de tout le corps ou un nettoyage au savon noir pendant une demi-heure, pour le débarrasser de toute substance étrangère, et on la fait suivre A'onctions à l'huile de pétrole (Decaisue) [3-

Si la gale est compliquée à.' impétigo et à'ecthijma il faut d’abord guérir la complication avec des bains d’amidon tous les jours et avec de la pommade de goudron, et c’est quand la peau aura été mise en bon état qu’il faudra recourir au traitement précédent de la gale.

Quelques personnes se contentent de donner tous les jours un bain sulfureux, suivi d’une friction avec la pommade d’Helmerich. (W plus loin la formule de cette pommade.)

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