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La gastrorrhée exige l’usage d’aliments solides substantiels à l’exclusion des aliments liquides.

GÆSTBOToniE. V. Estomac, Œsophage (Rétrécissemeist dé l’).

GAZOST (Hautes-Pyrénées). Eau minérale sulfureuse sodique froide sortant par plusieurs sources, employée contre les maladies de la peau et les maladies de poitrine.

GÊLATlKE. Substance organique extraite des os, des cartilages, des matières animales, par l’action prolongée de l’eau bouillante, et qui fait la base de la colle de Flandre, de la colle forte, de la colle de poisson.

On s’est servi de la gélatine pure pour faire du bouillon alimentaire capable de remplacer le bouillon de bœuf, ce qui est très-mauvais, car cette substance n’a rien de nutritif. — En thérapeutique, elle n’est plus employée que pour préparer des lavements dans les entérites chroniques H ; des injections vésicales dans la cystite El, et des bains ; alors on en fait foudre 5Ü0 grammes dans un demi-litre d’eau chaude qu’on verse ensuite dans la baignoire El.

GELÉES. Extraits sucrés ou non sucrés de matières végétales et animales ayant une consistance molle et tremblotante. Il y a des gelées alimentaires de groseille, de pomme, de coing, etc. ; mais il y a aussi des gelées médicamenteuses qui sont très-utiles aux malades, telles que la gelée di amidon, contre les démangeaisons de la peau El, la gelée de baume de Tolu, contre la bronchite S ; la gelée de Carragahen, contre la bronchite et la phthisie E; la gelée de chou rouge, contre la bronchite H; la gelée de coings, contre la diarrhée E; la gelée de corne de ter/’ contre la dyspepsie ; la gelée d huile de foie de morue E ; la gelée de lichen, contre la bronchite chronic[ue E; la gelée de mousse de Corse, contre les vers E ; la gelée de veau, chez les convalescents ; la gelée de viande, etc.

GEiKiPi (Absinthe süisse, Genipi blanc).

Plante de la famille des synanthérées, qui sert à la préparation de la liqueur d’absinthe et qu’on emploie comme stomachique ou fébrifuge E en infusion, à la dose de 10 grammes par litre d’eau.

GEA’ÊT. Arbrisseau de la famille des légumineuses, dont les feuilles en décoction, 15 grammes par litre d’eau, sont réputées purgatives [3. Les fleurs en infusion, 10 grammes par litre d’eau, sont employées contre la goutte et contre le rhumatisme S.

GEXÉTRIEB {Juniperus communis). Arbrisseau de la famille des conifères , dont les fruits, ou baies de genièvre, infusés dans l’eau y fermentent et forment le vin de genévrier, l«iuel étant distillé constitue l’eau-de-vie de genièvre, on simplement le genièvre. — On se sert

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des baies de genièvre pour faire des fumigations, dans le rhumatisme B et dans l’auasarque occasionnée par la néphrite albumineuse EL C’est d’une espèce de genièvre brûlé, le Ju~ niperus oxycedrus, qu’on retire V huile de cade, très-employée en topique contre le pso¬

riasis 1-+- +1 ; l’eczéma et l’impétigo de la tête E; en collyre dans l’ophthalmie scrofuleuse E.

GENIÈVRE. Liqueur faite avec les baies de genévrier et employée contre la dyspepsie après les repas. — Les baies de genièvre brûlées servent à faire des fumigations. V. Genévrier.

GÉNOPLASTIE. Les plaies des joues avec perte de substance, la gangrène de la bouche (V. ce mot), entraînant après elles les mêmes inconvénients que les plaies des lèvres, on est toujours dans la nécessité de les réparer au moyen de l’autoplastie ; mais 011 ne doit opérer que longtemps après leur formation des cicatrices suite de gangrène. (Denonvilliers.)

Thérapeutique. — La réparation des plaies des joues se fait par la méthode indienne (Dupuytren, Lallemand); — la plaie étant régularisée, un lambeau, ayant une largeur de un tiers plus grande que la plaie à recouvrir, et un pédicule large de 3 centimètres, est taillé sur le cou au devant du muscle sterno-mastoïdien et sous la mâchoire ; on le conduit sous la plaie en tordant le moins possible le, pédicule, on réunit le lambeau à la plaie et l’on réunit la plaie du cou. Ce procédé est bon dans les grandes pertes de substance des joues.

Pour les petites plaies on régularise les bords par deux incisions elliptiques, puis on dissèque ceux-ci par leur face profonde, d’une façon à pouvoir les rapprocher sans tiraillements (Franco).

GENTIANE. Plaote avant donné son nom à la famille dfô gentianées, et dont la racine est trte-usitée. Son amertume est très-grande. Il y en a plusieurs espèces, mais la principale est la gentiane Jaune. On l’emploie comme tonique.

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stomacliicpie et fébrifuge, dans la gastralgie H, dans la scrofule H et dans les fièvres intermittentes Q. Elle se donne eu macération et en décoction, 10 à 15 grammes par litre d’eau ; en

Fig. 240. — Gentiane.

sirop, 50 à 100 grammes; en teinture, 30 à 50 grammes; en vin, 60 à 200 grammes, en extrait arrangé en pilules, etc.

GEOFPRÉE. Arbre exotique de la famille des légumineuses, dont l’écorce très-amère est employée comme vermifuge à la dose de 20 centigrammes à 1 graname □,

GERA.N11J1I1. Plante de la famille des géraniacées qui fournit deux espèces : le Géranium moschatum et le Géranium Robertianum^ employés en médecine. On fait avec leurs feuilles des gargarismes astringents et des tisanes antispasmodiques B.

GERÇURES. Les gerçures sont des fentes superficielles de l’épiderme et du derme. Elles se développent aux mains ou aux lèvres sous l’influence du froid et autour du mamelon sous l’influence de l’allaitement.

*„.* En y regardant de près, beaucoup de gerçures ont pour origine un eczéma ou une irritation de la peau par des substances irritantes.

Gerçures du mamelon. — Les gei'ÇUreS du mamelon sont extrêmement douloureuses, au moment de la succion, et elles sont quelquefois j si étendues et si profondes, qu’elles entourent le bout du sein et le font tonüjer.

*** Dans les gerçures du sein, l’allaitement produit les plus horribles douleurs et donne quelquefois lieu à un petit écoulement de sang que lès enfants ' avalent, puis rejettent sous forme d’hémafémèse ou de melæna.

■ Thérapetkiqüe. — Pour combattre les gerçures du sein il faut donner à tetér avec un bout de sein arti-

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ficiel de caoutchouc ou d’ivoire ramolli. On peut aussi coller sur le mamelon un morceau de baudruche percée de trous que l’on maintient en place avec du collodion riciné, et chaque fois qu’on veut donner à teter, on mouille la baudruche avec un peu d’eau sucrée (Legroux).

Pommade contre les gerçures des mamelons.

Axonge . . 50 grammes.

Baume du Pérou liquide . 5 id.

Mêlez. Ajoutez 1 décigramme d’opium brut si les douleurs sont très-vives. Dans ce dernier cas, l’enfant ne doit plus teter O. (Gruveilhier.)

Pommade astringente.

Oxyde de zinc . 5 grammes.

Incorporez dans :

Cérat ou axonge . 40 grammes.

Contre les gerçures du mamelon.

Glycérolé de Code.

Glycérine, 3 grammes; huile d’amandes douces,

3 grammes ; huile de code, 3 grammes. — A mettre sur le sein chaque fois que l’enfant vient de teter. (Van Holsbeek.)

Lotions astringentes.

On guérit les gerçures du sein avec une solution de sublimé au millième, — avec des lotions trèsfaibles d’acétate de plomb, — enfin avec de la. pommade au calomel, 3 grammes pour 30 d’axonge.

Gerçures de la peau. — - Certaines gerçures de la peau ne sont autre chose que des engelures ulcérées. Aux mains, elles sont dues quelquefois à un eczéma fendillé de la peau, à un psoriasis palmaire, ou à un lichen. (V. ces mots). Le plus souvent, elles doivent être attribuées à une destruction de l’épiderme et à une petite déchirure qui se transforme en ulcération sous l’influence du froid ou du contact de la peau avec l’eau, et en particulier l’eau chargée de sels calcaires ou de substances irritantes. V. Crevasses.

Thérapeutique. — Laver les parties avec la glycérine coupée d’eau ou graisser avec raxonge,*la pommade de concombre et le cérat rosat. — Cesser d’exposer la peau au contact des agents qui ont engendré les gerçures, — protéger les mains par des gants et traiter les maladies antérieures de la peau par des moyens appropriés.

On empêchera le retour des crevasses en appliquant une couche de collodion élastique sm‘ la partie affectée, et c’est sur les mains et sur les pieds que le traitement doit être appliqué de préférence.

Gerçures des lèvres. SouS l’influencc du froid, ^ns l’hiver, les lèvres se sèchent, se gercent, se fendillent et saignent chaque fois que les malades rient, baillent ou veulent manger quelque chose de solide.

Thérapeutique. — Bains locaux avec la décoction de gruau dans du lait, et applications de pommade rosat.

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