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IV. Calculs de la glande parotide. — V. Calculs salivaires

V. Kystes salivaires. — Indépendamment des i^bes contenant d^ calcnls salivaires, de la salive et du pus, ou conçoit qu’il y ait dfô

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kystes salivaires; mais les fails cités sont si rares qu’on a supposé plutôt qu’observé ces kystes. On ne connaît qu’un seul exemple de kyste salivaire contenant un liquide séreux formé dans la glande parotide (Henri, de Lisieux).

Un kyste volumineux contenant un liquide séreux, couleur d’ocre, renfermant des paillettes de cholestérine, situé au devant de la parotide, peut aussi bien appartenir à un ganglion parotidien transformé en kyste, qu’au kyste de la glande parotide elle-même.

Un liquide analogue à de la salive ne peut pas être trouvé, même dans les kystes de la parotide ; car, pendant le développement de la tumeur, le liquide a eu le temps de changer de nature, et il n’y a guère moyen de préciser l’origine d’un kyste séreux de la région parotidienne.

Les kystes salivaires vrais se développent lentement, ils ressemblent à des kystes sébacés, et ni les uns ni les autres n’offrent de transparence. Seulement s’il y a un kyste parotidien, une ponction exploratrice donne issue à du liquide séreux clair.

Thérapeutique — Quelle que soit l’origine d’un kyste de la région parotidienne, on fera une ponction avec un trocart et une ou plusieurs injections iodées et l’on recouvrira la tumeur avec des cataplasmes.

Si la tumeur récidive on fera une ponction double et l’on passera un tube de caoutchouc perforé et l’on fera des injections iodées.

On peut inciser le kyste (Henri, de Lisieux), mais cette opération nécessite une dissection longue ; on n’y aura recours qu’en cas de récidives multiples.

VI. Hypertrophie de la glande parotide. — C’est seulement chez les enfants que l’hypertrophie simple de la parotide a été observée (Sabatier, A. Bérard). Alors la glande est augmentée de volume sans altération de texture, et reçoit parfois des artères volumineuses (A. Bérard). Dans l’hypertrophie de la glande parotide, on constate une tuméfaction indolente, quelquefois une tumeur résistante, parfois animée de battements dus aux soulèvements causés par l’artère carotide.

Thérapeutique. — La compression méthodique sur la tumeur avec un appareil à ressort, prenant point d’appui sur la tête, est trop douloureuse pour être supportée (V. Fistgles salivaires). Il vaut mieux prescrire des frictions iodées et administrer l’iode à l’intérieur.

VIL Lipomes, tumeurs eellulo-graisseuses.

— -Le tissu graisseux tpii avoisine la glande parotide, s’hypertrophiant, produit quelquefois un lipome sous-aponévrotique, qui ne diffère pas des üpomes sous-aponé\Totiques des autres régions. Sa mollesse peut simuler un kyste, mais cette dernière affection est rare et une ponction exploratrice ne laissera aucun doute sur la nature du mal — Une tumeur mélanique a une coloration violacée, un enchondrome est dur et

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un lijwnie ne l’est pas. Une hypertrophie de la parotide n’a été observée jusqu’ici que chez les sujets très-jeunes, tandis que les lipomes existent chez des sujets plus âgés. — Les adénites ont été précédées d’une altération dans les régions voisines, ce qui n’a pas lieu pour le lipome.

Thérapeutique. — On n’enlèvera les lipomes de la glande parotide que lorsqu’ils auront acquis un développement gênant pour les malades.

yill. Tumeur adénoïde de la parotide (Velpeau). — Les tumeurs adénoïdes de la parotide ne diffèrent pas des tumeurs adénoïdes de la glande mammaire. Elles sont constituées par une hypergeuèse de culs-de-sac glandulaires, remplie d’épithélium.

Les tumeurs adénoïdes de la parotide simulent quelquefois un enchoudrome et réciproquement, mais la dureté relative de la tumeur plus grande dans les enchondromes est le seul signe distinctif de ces deux lésions. Toutefois, comme leur traitement est le même, une erreur n’est pas préjudiciable.

Thérapeutique. — Extirper la tumeur. Pour cela il faut faire une incision courbe de la peau, fixer la tumeur avec une érigne, et la disséquer en suivant avec les doigts les progrès du bistouri, — arracher et déchirer avec une sonde cannelée plutôt que de couper. On fait ensuite un pansement avec un cataplasme. V. Plaies.

IX. Enchoudrome de la glande parotide. — L’enchondrome de la parotide est ordinairement situé dans la partie la plus superficielle de la glande. Il occupe le tissu cellulaire intermédiaire des lobules glanduleux ; il se développe lentement sans causer de douleurs, et il ne comprime pas assez le nerf facial pour produire une paralysie.

%* Après son ablation, l’enchondrome de la parotide récidive quelquelfois, et on ne l’a pas encore vu être suivi de généralisation, c’est-àdire de reproduction dans les visières.

\* On ne confondra pas un enchoudrome de la parotide avec des ganglions engorgés du cou, parce que ceux-ci sont presque toujoui-s multiples et ne sont jamais aussi durs que l’enchondroine, même lorsqu’ils sont situés dans l’intérieur ou au-dessous de la parotide. Les ganglions hypertrophiés sont aussi la conséquence ordinaire d’une inflammation antérieure des parties voisines. Un kyste salivaire est fluctuant, une poche salivaire contenant un calcul s’enflamme de bonne heure et produit une fistule, ce qui contraste avec la marche de l’enchondrome.

Thérapeutique. — Extirper ta tumeur avec le bistouri, comme pour les tumeurs adénoïdes parotidiennes.

X- Cancer de la parotide. — Le cancer de la parotide se développe dans le tissu cellulaire

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et a les caractères d’un squirrhe, d une tumeur fibro-plastique ou d’un cancer mélanique.

Les cancers de la glande parotide se développent lentement d’abord (Boyer) et finissent par s’accroître rapidement et s’ulcérer. Ils gagnent en surface et en profondeur, mais de même que l’enchondrome de la parotide, le cancer de cette glande semble suivre une marche plus lente que dans les autres points de l’économie.

Les signes propres aux cancer (V. Cancers) font reconnaître le squirrhe, ou le cancer mélanique de la parotide, et le toucher par la -bouche et par le pharynx doit toujours être fait pour connaître les limites du mal, lorsqu’on songe à une opération.

Thét'apeutique. — Enlever la tumeur avec la plus grande masse possible de la glande parodienne.

Ily a deux obstacles à l’extirpation totale de la glande parotidienne, l’ouverture de la carotide externe et la section possible des branches principales du nerf facial. En dehors de ces accidents l’extirpation de la glande parotide est possible (Randolph, Smith, Lisfranc, Gensoul, Béclard, Braamberg); on peut toujours arrêter l’hémorrhagie due à l’ouverture de la carotide externe par la cautérisation, la compression et la ligature ; on pourrait même lier préalablement la carotide primitive (Verneuil). Quant à la section des branches du facial, on peut éviter celle des filets qui passent au-dessus du niveau de la glande, et ce sont seulement les branches superficielles et celles qui animent les muscles de la bouche ou du menton, qui sont nécessairement intéressées.

Pour enlever la parotide en totalité, incision étendue depuis l’arcade zygomatique jusqu’à l’angle de la mâchoire inférieure, disséquqr en se servant du manche du bistouri plus que de la lame. On cherchera les branches du facial pour les éviter. Lier les vaisseaux divisés à mesure qu’ils sont coupés, — on panse simplement ou mieux avec un cataplasme.

XI. Tubercule de la parotide. — Les ganglions situés au-dessous de la parotide ou autour de l’artère, sont quelquefois atteints d’une dégénérescence strumeuse, qui a été plusieurs fois prise pour un cancer; mais la rapidité de la marche des accidents et la formation d’un abcès ne laissent pas de doutes sur l’existence de tubercules ramollis. Au début, cependant, on peut croire qu’il s’agit d’un enchoudrome ou d’un cancer, mais au commencement, les cancers sont j toujours très-durs, puis les ganglions strumeux ! parotidiens n’existent que très-rarement seuls et se montrent de préférence chez les jeunes sujets.

Thérapeutique. — Il faut faire des frictions iodées et des applications de teinture d’iode sur la tumeur, — un emplâtre de Vigo sera place sur elle lorsque la suppuration menacera ; — on ouvrira les abcès formés, et l’on fera dans les trajets fistuleux persistants des injections iodées. — Il ne faut pas enlever la parotide pour des tumeurs stromeuses des ganglions lymphatiques profonds nSoier).

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