‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 364 sur 731 · IM*’E · texte numérisé non relu

IM*’E

’V’' Uans l’infection purulente, occasionnée par une plaie, les bourgeons de cette plaie sécrètent une moins grande quantité de pus, la partie devient œdémateuse et les malades n’en souffrent presque plus.

Au début d’une infection purulente, le frisson initial indique aussi bien une pneumonie, une péritonite, un abcès, l’extension de l’inflammation qu’une absorption de pus; mais l’absence des autres signes qui caractérisent ces lésions, puis la répétition des frissons et l’abattement subit doivent faire penser à l’infection purulente.

Thérapeutique. — Qu’il s’agisse d’un phlegmon diffus ou d’uii phlegmon circonsci'it, lorsqu’il y a du pus formé et enfermé, on doit lui donner largement issue ; — lorsqu’il y a phlébite, lier la veine est une opération toujours funeste au malade et dont il faut s’abstenir. La compression (Reil, Abernethy, Velpeau) est quelquefois très-utile aux malades (V. Phlébite). — Appliquer des sangsues sur les ganglions qui reçoivent les vaisseaux lymphatiques de la région atteinte d’ angioleucite et d’érysipèle (Blandin, Robert), peut être très-utile dès les premiers jor<f.’s ; passé ce temps, cette pratique est nuisible.

Les plaies seront pansées avec la décoction dé quinquina ou une autre liquide. V. Abcès et Plaies,

Le malade sera réchauffé pendant les frissons et on lui donnera une potion avec l’opium, à dose de 5 à 15 centigrammes d’extrait, ou 40 grammes dé sirop diacode. — ün purgatif (Vidal), un éméto-ca- Ibartique (Dumas de Montpellier, Sarason), sont bons au début. — On donnera, en outre, les tisanes de camomille, de limonade sulfurique, de gomme, ou les tisanes diurétiques, de chiendent, de digitale où de nitrate de potasse :

Ean d’orge . 1000 grammes.

Sirop de vinaigre . iOO id.

Nitrate de potasse . . 5 id.

iStoll.)

On peut donner encore :

Électuaire d’arnica.

Poudre de racine d’arnica. . . . 50 grammes.

Poudre d'opium brut . 5 centigrammes.

Sirop de sucre . . q. s.

En dix doses, une toutes les heures. (Ane. Forin.)

Potion de quinine.

Eau distillée . 100 grammes.

Suliato de quinine. ....... 1 id.

(Vidal de Cassis, Beau, Nélaton.)

Par cuillerées, en vingt-quatre heures.

Potion de quinine et d’aconit.

Eau distillée . ISO grammes.

Eau de Rabel . q. s.

'Sulfate de quinine . 2 grammes.

Aleoolature d’aconit . 4 id.

(Turchetti.)

Par cuillerées, en vingt-quatre heures.

Potion d’aconit.

Aleoolature d’aconit. ..... 1 à 5 grammss.

Sirop simple . . . - . 80 id.

Eau distillée. . . 100 id. '

(Storck, Teissier, Flemming.)

m i^Ft:

Potion camphrée.

Kan distillée . 100 grammes.

Eau éthérée camphrée . 10 id.

Ou :

Camphre . 1 gramme.

Sirop simple . 30 id.

(Barbette, J. Franck, Velpeau.) Potion de digitale .

Eau distillée . 100 grammes.

Extrait de digitale ou teinture

de digitale . 2 id.

Sirop simple . 25 id.

Lavement de quinquina camphré.

Quinquina royal .

20 grammes.

Faites bouillir dans :

Eau .

300 grammes.

Passez et ajoutez :

Camphre .

1 gramme.

Délayé dans un jaune d’œuf.

(Récamier.)

Les antispasmodiques et les antiseptiques, ainsi que les affusions froides, sont applicables dans l’infection purulente comme dans les fièvres graves. V. Fièvre

Page 1