V. Diathèses
Il est bien rare qu’une maladie chronique ne produise pas de faiblesse, d’état nerveux, d’hypochondrie, de chlorose, de dyspepsie, de pâleur jaunâtre, d’amaigrissement et quelquefois de fièvre hectique.
Thérapeutique. — A part la nature des nosohéraies (V. ce mot), des lésions organiques et des diathèses, qui produisent une maladie chronique et qui exigent, dans beaucoup de cas, un traitement spécial, il y a une conduite particulière à tenir vis-à-vis de toute maladie chronique en général. Au lieu d’être prodigue de médicaments, il faut, à l’exemple de ceux que l’expérience a instruit, laisser beaucoup à faire au temps.
C’est par l’hygiène que l’on soulage, que l’on prolonge et que l’on guérit une foule de maladies chroniques ; — sans parler ici de celles qui ont une cause spécifique comme les dartres, la scrofule, le scorbut et les altérations du sang, la syphilis ou l’empoisonnement maremmatique, et pour lesquelles le mercure, l’iodure potassique, l’arsenic, le soufre, les alcalins ou le quinquina sont indispensables; presque toutes les autres guérissent ou s’améliorent avec le temps, sous l’influence d’une bonne hygiène.
Dans les maladies chroniques, en général, il faut, comme auxiliaire indispensable du traitement, près-, crire la cessation de tout travail physique et intellectuel trop fatigant, pour le remplacer par un exercice modéré, et, s’il se peut, par les occupations douces et tranquilles de la vie rurale. Le séjour à la campagne et une nourriture appropriée, quelquefois le régime lacté exclusif, le séjour aux différentes eaux minérales (V. ce mot), les voyages, des distractions de toute espèce, les bains de rivière et les bains de mer, l’hydrothérapie (V. ce mot), la cure de petitlait (V. Lait), la cure de raisins, le massage, la palétation, etc., sont de bons moyens à employer. Ils aident puissamment à l’action des toniques, des stimulants et des remèdes spécialement employés contre la maladie. V. Nosorganies.
inA.LJioiE d’addisoiv. La teinte bronzée (le la peau survenant avec une anémie générale et un état de cachexie prononcée constituent la maladie d’Addi.son.
Assez ordinairement la peau bronzée se produit eu même temps qu’une lésion tuberculeuse, cancéreuse, suppurative, hypertrophique ou autre des capsules surrénales, et les orgauiciens ont fait de cette lésion la cause de la maladie, mais il n’en est rien, car il y a dans les livres quarante cas de peau bronzée sans aucune altération des capsules surrénales.
La nature de la maladie d’Addisou est entièrement inconnue, et l’ou pense qu’elle est