MENT
les femmes doivent s’abstenir de tout rapprochement sexuel, éviter la fatigue, le froid aux pieds et au ventre. — Pour cela, elles devront porter une cein • tare de flanelle, et se garnir la vulve avec une serviette fixée en avant et eu arrière du corps.
Si les règles sont douloureuses, les femmes doivent garder le lit, mettre des cataplasmes sur le ventre, boire du tilleul très-chaud et prendre un quaTt de lavement avec l’eau de guimauve et dix gouttes de laudanum de Sydenham. V. Dysmétor- RHÉE et Amé.vorrhée.
MENSTRUEL. Qui est relatif aux règles et à la menstruation. — On dit flux menstruel, époques menstruelles, accidents menstruels. V. Menstruation.
MEivSTREEïi. Sang qui s’échappe tous les mois des parties génitales de la femme, à l’occasion de la sortie d’un ovule, V. Menstruation.
Les menstrues durent de un à huit jours, et entraînent une perte de sang évaluée à 150 ou 200 grammes, qui provient des capillaires de la muqueuse utérine.
iRENirACSRE OU SYCOSis. Des pustules rouges, croûteuses et douloureuses, en plus ou moins grand nombre, développées à la base des poils de la moustache ou du menton, suivies de suppuration, d’ulcération et d’engorgements tuberculeux plus ou moins étendus de la peau de ces parties, caractérisent la mentagre.
Les pustules de la mentagre sont le résultat d’une maladie des poils des follicules pileux dans lesquels se développe un champignon parasite, le Tricophylon tonsurans, dont la végétation entreiient ce mal (Bazin).
La mentagre qui produit l’engorgement tuberculeux d’un grand nombre de follicules forme le sycosis tuberculeux, et elle ne tarde pas à occasionner des ulcérations et un é!at fongueux des follicules qui saignent au moindre contact et dont la maladie entraîne la chute des poils.
Quand la mentagre dure depuis longtemps, les poils s’atrophient, deviennent grisâtres, tombent et ne repoussent plus à cause de la destruction des follicules pileux.
Thérapeutique. — Dans la mentagre, il faut cesser de faire emploi du rasoir et couper la barbe de trèsprès avec des ciseaux.
Contre la mentagre il n’y a pas de meilleur traitement que l’épilation avec une pince immédiatement suivie de lotions de sublimé, 1 gramme pour 100 grammes, comme dans la teigne faveuse ^Bazin). V. Teigxe.
S’il y a une très-forte inflammation locale, il faudi*a appliquer quelques sangsues autour des parties malades, des cataplasmes de fécule sur la lèvre, ou des cataplasmes de mie de pain délayée dans du lait, puis des lotions de guimauve, de sureau, de lait coupé d’eau de gruau ou enfin avec des lotions avec la solution de coaltar saponiné au cinquantième.
On prescrira aussi des tisanes rafraîchissantes et un purgatif tous les huit jours. On a employé l’eau