V. Paralysie et Electricité
moelle épinière (PLAIES DE LA). Les fractures de la colonne vertébrale, les plaies par armes à feu et par instruments piquants qui atteignent la moelle peuvent la blesser dans une portion de son épaisseur ou la séparer complètement.
U On reconnaît une plaie de la moelle aux lésions de la sensibilité, de la motilité, et de la | chaleur, dans les parties auxquelles se distri- ! buaient les nerfs émanés de la portion de la moelle blessée.
Si la moelle a été déchirée il y a paralysie du mouvement et du sentiment, rarement du sentiment seul.
En général les sections nettes détermi’ lient des paralysies; les sections irrégulières produisent de l’hyperesthésie et des contractures, mais il est rare que celles-ci se produisent au moment même de la blessure.
L’hyperesthésie qu’on rencontre après les sections de la moelle est un fait pour ainsi dire très-ordinaire (Brown-Séquard), et c’est peut-êtte une conséquence de l’irritation de la moelle.
Lorsque dans une chute, la tête et la colonne vertébrale ont été blessées, on reconnaît qu’il y a seulement plaie de la moelle, quand il y a une paraplégie franche.
La complication habituelle des plaies incomplètes de la moelle est une méningite spinale et une myélite plus ou moins grave.
*** Lorsque la moelle est coupée entièrement, suivant la hauteur où a porté la lésion, on observe une paraplégie du mouvement et du sentiment plus ou moins étendue, avec paralysie ! des sphincters consécutives. La chaleur est d’abord augmentée dans les membres , puis elle diminue et présente des irrégularités (Brodie).
Quelquefois le mouvement peut être conservé dans les membres, quoique la moelle ait été coupée au niveau d’un plexus (Desault, Royer-Collard). Cela tient à ce que les faisceaux d’origine du plexus naissent anormalement dans un point plus élevé que la plaie de la moelle. (Longet).
Dans les sections de la moelle à la r^on cervicale, les battements du cœur sont ralentis, la respiration est gênée (Legallois). — Au-dessus