‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 46 sur 731 · ANAS · texte numérisé non relu

ANAS

nales, l’hypochoiidrie et le dégmût de la vie, la vieillesse, Thabitude volontaire de la continence, sont les causes de l’anaphrodisie.

Thérapeutique. — Il n’y a rien à faire contre l’anaphrodisie naturelle qui existe dès le jeune âge ou qui résulte de la vieillesse.

L’anaphrodisie qui résulte de la faiblesse produite par les excès d’onanisme ou de coït, par la convalescence, par lès pertes séminales, guérit par un repos réparateur, par un régime tonique et fortifiant, par l’hydrothérapie, les bains de mer et de rivière, par le massage, les frictions et la palétation sur le corps, par les eaux ferrugineuses, par les eaux sulfureuses, par l’électrisation de la moelle et du périnée, par l’usage de la noix vomique (25 à 50 centigrammes par jour), de la strychnine (1 à 2 milligrammes), enfin s’il y a- des pertes séminales, par la cautérisation du col de la vessie avec le nitrate d’argent.

AiAAPHRODisiAQEEis. Il y a des substances qui calment les désirs vénériens, et donnent peu à peu l’impuissance : ce sont les anaphrodisiaques. Dans cette catégorie il faut ranger le camphre, le nénuphar, le sulfure de carbone, une à trois gouttes par jour; la digitale à la dose de 5 centigrammes par jour pendant deux mois, etc. V, Pilules camphrées.

On emploie aussi comme anaphrodisiaque le bromure de potassium :

Bromure de potassium . 15 grammes.

Sucre en poudre . . 8 id.

En douze ou quinze paquets, eu poudre, un toutes les trois heures (Thielmann).

Le régime des malades qui prennent ce médicament ne doit pas renfermer d’acide.

ANASARQEE. Le gonflement général du corps produit par une infiltration séreuse du tissu cellulaire sous-cutané forme une variété d’hydropisie appelée anasarque.

L’anasarque ne diffère de l’œdème que par son étendue, celui-ci étant toujours partiel, tandis que l’autre est générale. V H YDROPiSiE.

*** Dans l’anasarque, la peau du visage du tronc et des membres est uniformément gonflée, elle ne change pas de couleur, et conserve plus ou moins longtemps l’empreinte faite par la pression du doigt.

Les maladies organiques du cœur, la néphrite albumineuse chronique, l’anémie à sou plus haut degré, la cirrhose atrophique du foie, etc. , sont les causes ordinaires de l’anasarque.

L’anasarque qui, débutant par les pieds, remonte aux cuisses, au tronc et au visage, dépend presque toujours d’une maladie organique du cœur, tandis qu’au contraire celle qui commence par les paupières et le visage avant d’occuper le reste du corps, dépend d’une albuminurie causée par ime néphrite granuleuse chronique.

L’anasarque qui succède à une hydropisie I ascite est toujours la conséquence d’une cir-^ rhose avec atrophie du foie;

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