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MORS

chez ses parents, et qui a l’ambition de prendre son essor pour être maîtresse de maison et pour échapper à cette tutelle que certaines natures supportent moins bien que d’autres.

Heureux celui qui peut inspirer la foi à ses malades, car il a pour les guérir une puissance que n’auraient pas de plus habiles.

Où guérit-on ici, est une pensée aussi singulière que vraie, car il y a une foule de pèlerinages profanes et sacrés où, entraînés par une foi évidente, les malades arrivent avec la certitude d’une guérison que ne démentira pas l’événement.

Dans toutes les maladies nerveuses convulsives, spasmodiques, mentales et paralytiques, la terreur morale et la foi sont d’indispensables moyens de guérison.

Le nostalgique qui souffre à périr de chagrin parce qu’il est loin de son pays, commence à revivre dès qu’on lui annonce la pos- j sibilité du retour, et il guérit souvent rien que par l’effet moral, avant d’être arrivé chez lui.

Inspirer confianceaux malades par l’aménité de son extérieur, la bonne tenue de sa personne, la décence du langage, l’honnêteté ou le désintéressement des actes, la sobriété des paroles et les travaux scientifiques, voilà le côté moral de la médecine et de la thérapeutique. MORBIFIQVE. Ce qui produit les maladies. moRBiLEEEX (Virus). V. Rougeole.

ItlORDiCAKT. Châleur âcre et sèche de la peau observée dans la fièvre et picotant la main de l’observateur.

moREiiLE. Plante indigène narcotique de la famille des solanées, dont les feuilles bouillies servent à faire des cataplasmes adoucissants. Leur décoction calmante, à la dose de 50 gram. par litre, est employée pour faire des lotions sur les parties enflammées et des injections vaginales dans la métrite chroniques.

moRPHlKE. Alcaloïde de l’opium, rarement employé sous cette forme, et très en usage, au contraire, à l’état de sel, soit Vacétate, soit le sulfate, soit le ckorhydrate de morphine. Ces j différents sels se donnent à l’intérieur en pilules, à la dose de 1 à 3 centigrammes par jour, en sirop, à la dose de 30 grammes, et à l’extérieur; ou les emploie contre les névralgies, par la méthode endei’mique à 2 et 3 centigrammes, sur des vésicatoires ŒS ou pour injections souscutanées, avec la seringue de Pravaz 13, ou enfin pour faire des inoculations avec la lancette là

MORSURE. La moi-sure de la vipère et de certains serpents venimeux produit plus ou moins rapidement des phénomènes de gonflement local et de stupeur qui peuvent être suivis de mort si l’on n’y apporte un prompt remède. Y. Plaies par morsure.

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Thérapeutique. — Pour coml)attrc les effets de la morsure d’un animal venimeux, il faut :

Faire une ligature sur le membre au-dessus de la plaie pour empêcher la pénétration du poison dans le torrent de la circulation, sucer la plaie vigoureusement et y mettre une petite ventouse sèche Q- Laver la plaie et la cautériser avec le nitrate d’argeut ou avec l’acide phénique pur, ou avec l’ammoniaque, ou avec le beurre d’antimoine, ou avec le fer rouge [3.

Prendre à l’intérieur une solution de l’acide phénique au millième, 1 gramme par jour.

Écorce d’ Acacia arabica. Infusion, 45 à 60 grammes, deux fois par jour; s’emploie surtout dans l’Inde

Succmate d'ammoniaque, 1 à 2 grammes dans une potion [+]•

Ammoniaque sur la plaie et à l’intérieur (4 à 6 gouttes dans une tasse d’infusion de tilleul plusieurs fois par jour [+1.

Cantharides, depuis 25 milligrammes en poudre et depuis 5 à 10 gouttes en teinture El-

MORT. La mort est une dissociation de la substance des êtres organisés qui retombe sous l’empire des lois physiques.

La mort est la pourvoyeuse de la vie.

A moins de mort subite par rupture du . cœur, par embolie cardiaque ou par un violent traumatisme, la mort s’annonce par l’embarras successif des fonctions cérébrales respiratoires et circulatoires, ce qui constitue V agonie.

Si l’on est embarrassé pour reconnaître la réalité de la mort, et que l’on craigne de faire enterrer un être vivant, il faut rechercher :

1° L’absence des battements du cœur à la région précordiale pendant plusieurs minutes (Bouchüt).

2° La dilatation de la pupille et de tous les autres sphincters.

3" L’absence de contractilité musculaire électrique.

k° La décoloration du fond de l’œil à l’ophthalmoscope (Bouchut). V. Cérébrosgopië.

5“ La perte de la transparence de la cornée, qui ressemble à une vitre mouillée.

6° Le refroidissement.

7“ L’insensibilité.

L’absence de respiration.

9“ La face cadavérique.

10° L’affaissement du globe de l’œil.

11° La rigidité cadavérique.

12° La putréfaction.

Il y a tant de signes certains immédiats et éloignés de la mort qu’il est impossible à un médecin vraiment instruit, de confondre la mort apparente avec la mort réelle.

MORTEFOXTAIXE (Seine-et-Oise). Eau minérale sulfureuse calcique froide.

MORVE ET FARCiiv. Maladie virulente du cheval, transmissible à l’homme (Royer).

Si la morve se développe spontanément chez le cheval, il n’en est jamais de même chez

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l’homme, où elle est la conséquence de la contagion par infection ou par inoculation.

Une fois transmise du cheval à l’homme, la morve peut se communiquer d’un homme à un autre par infectiou (A. Bérard}.

C’est ordinairement par inoculation que la morve se transmet du cheval à l’homme, soit par une blessure à la joue et à la main, soit par contact du jetage sur la figure (Mackensie), soit pour avoir bu dans le seau du cheval morveux, soit pour avoir mangé sa chair, soit enfin pour avoir travaillé ses crins après la mort (Duclos).

La morve se présente à Vétat aigu et à Vétat chronique..

Il y a dans la morve comme dans toutes les maladies virulentes, une période à' incubation, à! état et de déclin.

La morve aiguë est quelquefois un mode de terminaison de la morve chronique.

L’incubation de la morve varie de deux à quinze jours.

Quand la morve résulte de l’infection elle commence par des symptômes de maladie aiguë fébrile (malaise, courbature, frissons, vomissements, céphalalgie, etc.), mais si elle est la conséquence d’une inoculation, alors il y a phlegmasie locale érysipélateuse, autour de la blessure, avec phlébite ou lymphangite, engorgement des ganglions voisins, bientôt suivis des symptômes généraux sus-indiqués.

Des douleurs articulâmes semblables à celle du rhumatisme aigu, V érysipèle delà face et surtout du nez et des yeux, des abcès remplis de pus séreux, fétide autour des articulations, ou dans la continuité des membres, des pustules rougeâtres, violacées et ulcérées sur différents points du visage et du corps, des phlyctènes, des bulles et des eschares du derme, des ulcé rations dans les fosses nasales et dans le pharynx, accompagnées d’un jetage muco-puf nient spécial, et avec cela l’enduit épais de la langue, l’inappétence ; \ aphonie, si les ulcérations s’étendent au larynx, la fièvre, le délire, la prostration et le coma caractérisent la morve aiguë.

La morve aiguë marche d’abord assez lentement, mais une fois la maladie bien confirmée ses symptômes s’aggravent continuellement jusqu’à la mort, qui a lieu dans un espace de trois à vingt-neuf jours.

Sauf de rares exceptions (Carnevale- Oreila, Mackensie, Bouley, Bourdon), la morve aiguë est constamment mortelle.

Morve chronique. La morve chronique est caractérisée par des ulcérations des fosses nasales et des voies aériennes accompagnées de douleurs articulaires et de cachexie (Tardieu) .

La morve chronique se développe d’emblée ou secondairement à un farcin chronique

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et sous l'influence de l’absorption du virus de la morve.

Des malaises, des douleurs articulaires ou thoraciqués de la toux, avec mal de gorge et enchifrènement, suivi d’obstruction des narines par des caillots et du mucus puriforme, pouvant aller jusqu’à faire du jetage, quelquefois de petites ulcérations perforant la cloison des fosses nasales, de l’œdème des membres inférieurs, des douleurs articulaires, de l’inappétence ou de la fièvre erratique et un état de cachexie très-prononcé indiquent l’existence d’une morve chronique (Tardieu).

Quand la morve chronique résulte d’un farcin chronique, il y a en même temps un certain nombre d’abcès chroniques de mauvaise apparence sur la continuité des membres.

La morve chronique dure de plusieurs mois à cinq ou six ans, et se termine toujours par la mort. Elliotson a cependant cité un cas de guérison.

A moins que la morve chronique ne se transforme en morve aiguë (Tardieu, Vigla), elle fait périr les malades lentement avec des symptômes de fièvre hectique et de cachexie.

Farcin chronique. — A côté de la morve chronique il y a une maladie de même nature, également originaire du cheval, souvent terminée par la morve aiguë, et qui est caractérisée par la présence d’abcès multiples chroniques dans la continuité des membres.

Des abcès successifs, des membres accompagnés de fièvre et suppurant assez vite, se résorbant et disparaissant pour revenir sur d’autres points, longs à se cicatriser, entraînant le marasme et la mort sans altération des fosses nasales, caractérisent le farcin chronique.

On guérit quelquefois du farcin chronique (Tardieu, Mouneret), mais cela est rare et le plus habituellement ce mal entraîne la mort après de longues souffrances ou après une attacjne de morve aiguë.

Thérapeutique de la morve aiguë. — Les vomitifs^ les purgatifs, les sudorifiques, les toniques, les narcotiques et les antispasmodiques ont été employés contre la morve aiguë sans aucun succès. Chez le cheval aussi, jusqu’à ce jour, la morve aiguë paraît incurable.

Le mercure a été employé à haute dose sous forme de calomel ou de proto-iodure El-

La saignée (cinq en trois jours), suivie de quelques narcotiques, de cataplasmes autour du cou et d’émollients huileux, a guéri un malade (Garnevale-Arella),

— un vomitif avec 2 grammes d’ipécacuanha, puis 25 centigrammes de sesquicarbonate d’ammoniaque toutes les heures en ont guéri tin autre (Mackensie).

Thérapeutique de la morve et du farcin chroniques.

— La teinture d’iode, six à dix gouttes par jour ;

— l’iodure de potassium, 2 à 3 grampaes; — le calomel, 5 à 10 centigrammes. Les eaux sulfureuses.

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