PA B A
ir offre point de complication, et l'on passe cnsiiitéaux vapeurs de soufre les vêtements du malade.
Pommade sulfo-alcaline {pommade rf’Helmerich).
Soufre sublimé . 200 grammes.
Sous-carbouate de potasse ... 1(^0 id.
Axonge . 800 id.
Mêlez, après avoir fait dissoudre le carbonate de
potasse dans un peu d’eau, 25 grammes et plus, si cela est nécessaire ; en frictions vives sur tous les points occupés par la gale et même sur tous le corps. Exclusivement adoptée à l’hôpital Saint-Louis pour la gale 1+ +|.
Traitement de la gale.
Trois frictions générales modérées, une chaque jour avec la pommade d’Helmerich étendue de son poids d’axonge.
Trois bains sulfureux, quelques bains simples les jours suivants.
Faire passer les vêtements aux vapeurs de soufre.
(A. Devergie).
Traitement de la gale.
La gale est guérie en deux heures par des frictions faites avec le sulfure de calcium liquide :
Fleur de soufre . 400 grammes.
Chaux vive . 200 id.
Faites bouillir. Quand la combinaison est opérée, laissez refroidir et décantez dans des bouteilles hermétiquement fermées. — 1 litre de ce liquide revient à 20 centimes, et 100 grammes suffisent pour obtenir la guérison EJ.
Le traitement est ainsi constitué : 1° friction générale au savon noir d’une demi-heure ; 2° bain tiède d’une demi-heure j 3® friction générale avec le composé liquide, qu’on laisse sécher sur la peau, pendant un quart d’heure ; 4° immersion et lavage de tout le corps dans l’eau du bain.
Toutes ces opérations sont exécutées en deux heures. Le sulfure calcaire liquide remplace donc avec avantage la pommade d’Helmerich. En s’évaporant, elle laisse sur la peau une couche épaisse de dépôt qui pénètre dedans et y lue sur place les acarus et leurs œufs. Cette pratique, suivie en Belgique avec grand succès, se recommande sous le triple rapport de la simplicité, de l’économie et de la rapidité de la guérison. , (Vleminckx.)
Onguent de Wilkinso7i.
Craie . 420 grammes.
M. Hébra obtient à Vienne un grand nombre de . guérisons en se contentant de faire frictionner les pieds et les mains des galeux avec cet onguent.
(E. Lanquetin.)
Pommade de Jaser.
Fleurs de soufre . 45 grammes.
Sulfate de zinc . 6 id.
Poudre do racine d’ellébore blanc. i id.
Savon noir . 30 id.
Graisse de porc . CO id.
M. Delaharpc y a fait ajouter depuis quelques aimées :
Essence de cnrvi.
15 déeigrammes;
PARi
Cette dernière adjonction a sensiblement augmenté l'activité de la pommade, sans la rendre plus imtante. Chaque galeux emploie eu moyenne 250 gr. de pommade pour obtenir sa guérison.
La condition la plus essentielle dans ce traitement gît dans l’administration du bain de savon à l’entrée du malade. Si l’on emploie ici du savon noir de bonne qualité, et si le galeux a soin de brosser et frictionner fortement sa peau dans le bai^i, la guérison a lieu dans les vingt-quatre heures. La négligence de ces précautions (je l’ai observé plus d’une^fois) suffit pour retarder la guérison d’une journée au moins. Ainsi s’explique un fait qui m’a souvent surpris, la plus grande opiniâtreté de la gale chez les femmes, malgré leur peau généralement plus délicate. Par pudeur, par manque de savoir-faire, elles ne sc frottent point suffisamment dans le bain, et la pommade les guérit plus difficilement. (Bouebardat.)
Pommade antipsorique.
Graisse de porc . . 500 grammes.
Soufre sublimé . 250 id.
Sel ammoniac . . . !.. ^ . g
Alun pulvérisé. . . )
Mêlez. — A emplovcr après un bain.
(Ph. H. L.)
Moyen populaire de guérir la gale en trois jours.
Eau antipsorique.
Stapbisaigre en poudre . 15 grammes.
Faites bouillir pendaut im quart d’heure dans :
Eau . 1000 grammes.
Passez et ajoutez :
Extrait de pavot . 8 grammes.
30 à 50 grammes en frictions, à froid, deux fois par jour, sur les parties couvertes de boutons [+]•
’ (Banque.)
Eau de nicotiane.
Nicotiane . 60 grammes.
Faites bouillir pendant un quart d’heure dans ;
Eau . 1000 grammes.
Passez à travers un linge. Contre la gale Q.
Lotion d^ ellébore.
Ellébore blanc . 120 grammes.
Faites infuser dans :
Eau bouillante . 2000 grammes.
Passez. — Pour lotions contre la gale [+]■ (Swediaur.)
Le traitement est ainsi conduit. On fait usage, le premier jour, d’un mélange de parties égales de poudre de genièvre et de baies de laurier, qu’on prend à l’intérieur à la dose d’une forte cuillerée à café délayée dans de l’eau ou de l’eau-de-vie. Une. demi-cuillerée à café suffit pour les enfants de dix ans, et autant qu’on peut en mettre sur la pointe d’un couteau pour ceux qui sont au berceau. Immédiatement après la poudre, on se frictionne avec la pommade suivante :
âi 48 grammes.
96 id.
Beurre salé . . 192 id.
Ces frictions doivent être vigoureusement exécutées sur la périphérie du corps, principalement aux parties couvertes par l’éruption, et elles doivent employer au moins 115 grammes de pommade pour le premier jour. Le malade met ensuite des habits qu’il ne doit plus quitter pendant tout le reste du traitement, non plus que la chambre, qui doit être spacieuse et bien chauffée. On répète la même chose le deuxième et le troisième jour au matin. Le soir de ce dernier jour, le malade se déshabillera dans tme pièce bien chaude, se nettoiera avec de l’eau chaude et du savon vert, se frictionnera de nouveau avec la pommade, et se mettra ensuite dans un bain de vapeur d’eau dont ou élèvera graduellement la température, qui sera maintenue aussi chaude que possible pendant une demi-heure au moins. Au sortir de ce bain, le malade doit se laver à l’eau de savon et prendre du linge frais, car il est complètement guéri.
(Alitau, Bouchardat.)
Pommade de Crolius.
Acide sulfurique ........ '50 grainmcs.
Axouge . . 100 id.
Mêlez. — En frictions dans la gale, après avoir pris un bain RH.
Pommade avec V ellébore.
Poudre de racine d’eUébore blanc. 20 grammes. Axonge . 80 id.
Mêlez et ajoutez :
Esseuce.de citron . . . 2 grammes. ^
Pour quatorze jours, en frictions contre la gale |+]. Pommade de Pringlé,
Racine d’ellébore blanc pulvérisé. 16 grammes.
Hjdrocblorate d’ammoniaque . . 5 id.
Axonge, . 80 id.
Dans la gale.
Traitement de la gale.
Gomme adragant . 1 gramme,
Sous-acétate de potasse . 50 id,
Soufre . 100 id.
Essence de lavande, citron, ) .. . • ,
limette, girofle, cannelle. . /
Glycérine . . 200 id.
Premier jour, bain savonneux ; une friction le soir. Le deuxième jour, bain simple, le matin, et nouvelle friction le soir. Le troisième jonc, troisième et dernier bain.
Il ne faut pas oublier que les sarcoptes et leui’s œufs, qui se trouvent ordinairement dans les vêtements des galeux, peuvent devenir ime nouvelle cause de contagion] on devra donc désinfecter ces vêtements, soit en les passant dans l’eau, soit en les laissant trois ou quatre jours exposés à l’air, ou mieux encore, comme l’a conseillé M. ’ileminckx, en les soumettaut, pendant vingt ou trente müiutes, à la température de 75 à 80®, qui tue nécessairement les sarcoptes et leurs œufs (Lanquetin).
(Bom^uignon.)
Pai‘i!>i(icides emi»loyés dans la teigne.
Lq, cause des teignes est un champignon nommé Acltorion SehÔnleinii dans le favus, Trichophyton ton-
Pondre de genièvre ....
Poudre de baies de laurier.
Fleurs de soufre ......
suraiis dans la teigue tondante et Microscopoi'on fur fur dans la teigue décalvante.
Pour guérir cette maladie, il faut : 1“ détruire le parasite ; 2° modifier l’état de la peau pour que le parasite n’y trouve plus ses conditions d’existence;
3’ combattre les éruptions déterminées par le parasite; 4° modifier, par un traitement hygiénique et pharmaceutique approprié, la constitution des teigneux.
Pour faire disparaître le champignon situé, soit dans l’épaisseur de l’épiderme, soit à l’extérieur, les parasiticides suffisent ; mais pour l’atteindre dans le follicule et sur la racine du poil, Vépilation associée aux parasiticides est indispensable (Bazin).
Huile de cade comme parasiticide. — Presque toujours, avant d’épilei*, Bazin fait recouvrir d’une couche d’huile de cade la partie malade. C’est un parasiticide qui flétrit et quelquefois détruit la partie extérieure du champignon ; elle éteint la sensibilité du cuir chevelu, ramollit le bulpe pileux et rend ainsi j l’épilation plus facile.
Épilation. — On épile par le procédé de la calotte (V. ce mot), ou mieux par extraction avec des pinces, par l’emploi des épilatoires.
Epilation par la calotte. — On prépare un emplâtre dont voici la formule :
Emplâtre de la calotte contre la teigne.
?oîx de Bom-gog;;. ! i grammes.
Faites liquéfier à une douce chaleur et incorporez :
Fariae de froment . 1250 grammes.
Puis ajoutez peu à peu :
vinaigre blanc cliaud ...... 7500 grammes.
On étend la quantité nécessaire de ce mélange sur la peau et on l’applique sur les parties malades. Au bout de douze heures, on l’enlève après avoir endormi les malades avec le chloroforme et on lave la plaie ou l’on frotte avec un peu de pommade au précipité rouge.
Ce moyen, jadis barbare en raison de la douleur qu’il occasionnait, est très-facile à appliquer si l’on recours à l’anesthésie par le chloroforme (Boucliut).
Topique contre la teigne.
Amidon . HO grammes.
Poix de Bourgogne . 220 id.
Poix résine . 100 id.
Térébenthine . 50 id.
Vinaigre blanc . 1250 id.
Faites une colle avec le vinaigre et l’amidon ; ajoutez ensuite le mélange de poix et de térébenthine ; retirez après une légère ébullition. On étale celte pommade en couche assez épaisse sur des bandelettes que l’on applique sm- les seuls endroits malades, après avoir coupé les cheveux. Le lendemain la toile est tellement adhérente au cuir chevelu, qu’il est impossible de la détacher sans enlever tous les cheveux. On s’aide pour cela d’une spatule qui sert à détacher la pommade qui adhère à la pe.au. Après l'extraction du topique dépilant, on enduit la partie d’huile d’olive et on la recouvre de papier Joseph. On continue alternativement l’usage de handelettes agglutinatives et des frictions huileuses. Jusqu’à ce que le cuir chevelu ait acquis la netteté de la peau dans son état normal Ordinaire).
Ce moyen, très- douloureux, est employé à l'hôpital de l’Antiquaille, à Lyon. Il a fallu, dans cet hôpital, de quinze à vingt applications de pommade, qui sont renouvelées de deux à trois fois par semaine, pour guérir radicalement. On pourrait l’employer si l’on avait la précaution de n’arracher la calotte qu’après avoir endormi les enfants avec le chlorofoime, (Bouchut.)
Épilation avec les doigts. — C’est le procédé des frères Mahon, qui épilent les malades de la même manière qu’on plumerait un oiseau. Ils se servent en même temps du peigne et des doigts (Bazin). Avant l’opération, ils emploient des poudres et des pommades dont Figuier a publié l’analyse. Une préparation analogue était déjà indiquée par Sydenham.
j Pommade des frères Mahon.
Axonge . 80 grammes.
Soude du commerce . 15 id.
Chaux éteinte . 10 id.
Mêlez exactement. Contre la teigne.
Voilà la recette indiquée par plusieurs auteurs ; mais Bouchardat pense qu’elle est inexacte. Il n’en est pas de même de la recette de la poudre qui a été analysée par Figuier, et dont voici la formule. ,
Poudre des frères Mahon.
Cendres de bois neuf . 100 grammes.
Charbon porpbyrisé ....... 50 id.
On fera varier la quantité de charbon suivant l’alcalinité des cendres et la susceptibilité des malades.
On saupoudre chaque jour la tête du malade avec cette poudre.
Pommade alcaline contre la teigne.
Potasse du commerce. ...... 10 grammes.
Axonge . 40 id.
F. S. a. Faites des frictions matin et soir I I.
(Lemontagner.)
Épilation avec pinces (Bazin). — L’épilation ptir les pinces est beaucoup moins douloureuse que la calotte appliquée sans l’usage du chloroforme (V. Calotte) ; elle ne l’est pas plus que l’épilation avec les doigts. Elle est plus efficace, car on peut extraire les poils et duvets sans en laisser un seul. On n’en casse qu’un petit nombre, parce qu’on les tire dans leur direction naturelle, excepté dans la teigne tonsurante, maladie dans laquelle les poils se brisent.
Deffis a remédié à l’insuffisance des pinces ordinaires en faisant subir une légère modification à la pince à disséquer, sur les extrémités libres des , deux branches de la pince. Elles sont aplaties, d’un diamètre de 3 ou 4 millimètres, se touchant exactement par leurs surfaces internes quand on les presse, et munies d’une dentelure émoussée dans une étendue de 1 centimètre à peu près. Si les dents de lime dont sont armées les extrémités internes de la pince conservent lem-s bords tranchants, elles coupent les cheveux comme le feraient des ciseaux, et l’épilation devient impossible. Le hout libre de la surface interne de chacune des deux branches est taillé en hiseau, et son épaisseur à l’extrémité est à peu près de 1 mill'unètre. L’une des deux hrauches est percée au centre : dans cette petite ouveidurc circulaire vient s’engager une pointe qui se trouve solidement fixée à la branche du côté opposé ; elle
maintient ainsi les deux branches appliquées Tune contre Vautre, et les empêche de glisser quand on les serre snr les cheveux au moment de les extraire.
Cette pince, avec ces petites modifications, remplit parfaitement les conditions nécessaires pour pratiquer répilation avec facilité et presque sans douleur, lorsque les cheveux ou les poils sont fournis et qu’ils ont un certain développement. Mais là où il n’v a que des poils follets ou quelques cheveux rompus très-ras qu’il est également indispensable d’érulser, M. Deffis remplace cette pince par une autre, qui, dans ce cas, fonctionne beaucoup mieux.
Celle-ci diffère de la première en ce que les deux branches sont plus larges, surtout aux extrémités libres, qui ont un diamètre de 8 à 10 millimètres et qui sont recourbées en dedans de façon à simuler une tenaille. Quand un espace plus ou moins étendu de la peau a été déblayé par la première pince, la seconde, si elle est bien maniée, s’empare de tout ce qui offre la moindre prise et fait place nette.
Comment pratique-t-on l’opération? L’opérateur fait prendre au malade et prend Ini-même la position qui lui semble la plus commode ; habituellement les épileurs sont assis et font reposer sur leurs genoux la tête du patient. D’une main (ordinairement de la droite) ils tiennent la pince comme une plume à écrire, ou s’ils veulent, dans les cas les plus faciles, comme un archet pour jouer du violon. L’autre main est appliquée sur la partie qu’il s’agit d’épiler, et, entre le pouce et l’indicateur, on tend la peau afin qu’elle ne glisse pas. Puis, une lotion savonneuse ayant été faite, on extrait les poils en les tirant dans le sens de leur direction naturelle; on n’en prend à la fois qu’un très-petit nombre, deux, quatre, six, et tout au plus un bouquet uniloculaire.
Quand on a dénudé une surface de 2 ou 3 centimètres carrés, on suspend pendant quelques instants l’épilation, et l’on fait une application parasiticide (presque toujour.s solution de sublimé ) avec une brosse douce, une éponge, un pinceau, selon le siège de la partie affectée. Alors ou recommence l’avulsion des poils, pour s’arrêter de nouveau après quelques instants, et ainsi de suite jusqu’à la fin de la séance.
Il ne faut épiler ni trop vite ni trop doucement ; il y a un point intermédiaire qu’on ne peut saisir qu’avec un peu d’habitude.
Quatre ou cinq heures après l’épilation, ou fait une onction avec la pommade parasiticide. Ici Bazin emploie de préférence la pommade à l’huile de cade, et plus souvent la ponunade au turbith. Yoici les formules de ces deux préparations :
I“Axonge . 13 grammes.
Huile d’amandes . î a -a
Glycérine. . } ^ ,
TuAith minéral . 40 centigrammes.
2“ Asonge . 20 grammes.
Huile de cade . 2 ^ id.
Résumé du traitement. D’abord nettoyer la tête, faire tomber les croûtes s’il y a en a, et couper les cheveux à 2 ou à 3 centimètres du cuir chevelu. Aussitôt on applique une couche d’huile de cade, qui détruit en partie le parasite placé à la surface de la peau, éteint la sensibilité du cuir chevelu et facilite l’extraction des poils. Le lendemain on épile, et l’opération exige ordinairement d’une à cinq séances, suivant l’étendue du mal et la sensibilité du
sujet. Pendant l’épilation, on fait des applications ou lotions de sublimé avec une brosse douce. Les mêmes lotions sont continuées matin et soir pendant deux ou trois jours après que l’épilation est terminée, puis on les remplace par des onctions avec la pommade de turbith jusqu’à la complète guéi-ison de la maladie.
Ordinairement une seule épilation est insuffisante, et il faut en pratiquer deux, trois, et quelquefois davantage.
Lotion parasiticide.
Sublimé corrosif. . 4 grammes.
Eau distiUée . 1 iitre.
(Bazin.)
Lotions parasiticides.
1“ Eau distiiiée . 250 grammes.
Suifate de cuivre . 4 id.
2o Eau distiiiée . 200 id.
Sublimé . 4 id.
(Lafargue.)
Pour lotion plus ou moins étendue d’eau suivant le degré d’irritation, contre la mentagre.
Épilation avec les épilatoires. — Jusqu’ici les épilatoircs employés ont été complètement insuffisants mais Malago prétend guérir la teigne en huit minutes par le nouveau procédé épilatoire suivant :
Traitement de la teigne.
J’ai obtenu, dit Malago, la guérison radicale de la teigne dans l’espace de huit minutes environ, en employant le sulfure de chaux bibasique. Il n’a besoin d’être appliqué qu’ime seule fois sur les parties malades ; dans deux cas seulement, je me suis vu obligé d’en répéter l’application à quelques jours de distance. Il doit être employé avec une grande circonspection, sous la forme d’une pâte molle et chaude, à l’aide d’un pinceau. Il a une action caustique, et, dans le cas de favus disséminé, il faut bien faire attention de ne pas en étendre sur les parties de cuir chevelu restées intactes.
Préalablement à l’emploi de ce remède, on doit raser les cheveux le plus exactement possible. On applique ensuite la pâte, qui doit être très-chaude sous peine de ne produire aucun résultat. On la laisse agir de. six à huit minutes, pendant lesquelles les malades ne ressentent aucune douleur ; puis, à l’aide de lotions pratiquées avec un autre pinceau imbibé d’eau pure ou de compresses mouillées, on enlève les traces du topique.
Le remède dont il s’agit est composé de sulfure de chaux sec et de chaux récemment éteinte et réduite en consistance moUe ; on unit ces deiix substances, et l’on forme ainsi un sel de chaux à double base.
Le mélange de la chaux récemment éteinte avec le sulfure doit être fait à chaud et peu de temps avant que le remède soit appliqué, attendu que le sulfure se solidifie en se refroidissant (Malago).
Parasiticides divers.
Voici maintenant quelques-unes des formules ou des méthodes de traitement vantées contre la teigne. Elles n’ont pas toutes la même importance ; mais, quel que soit leur mérite, il n’y en a aucune qui vaille V épilation par les pinces ou pai' la calotte.
lÛ9ü
Pommade et poudre contre la teigne.
Soude du commerce. . . 60 eeutlçi'ammes.
Chaux éteinte . 4 id.
Axonge . . 120 id.
Faites une poudre.
Autre.
chaux vive . . . 120 grammes.
Charbon pulvérisé . .8 id.
Faites une poudre.
Lorsqu’un teigneux se présente, Pétel fait couper les chexeux à 7 millimètres de la peau. Il fait tomber toutes les croûtes par des applications de cataplasmes de farine de graine de lin ; il nettoie le cuir chevelu par des lotions avec de l’eau de savon ou une lessive légère. Gela fait, vers le sixième jour, il fait commencer des frictions avec la pommade sur toutes les parties malades, frictions qu’on renouvelle une fois chaque jour; puis on entretient la propreté de la tête avec un peigne enduit d’un corps gras et à l’aide de lotions avec l’eau de savon répétées tous les six ou huit jours. Sous l’influence de ce traitement, le gonflement et la rougeur du cuir chevelu diminuent peu à peu, mais sans jamais cesser entièrement. Les favus, dont la reproduction successive entretient la maladie, deviennent plus rares, et bientôt ne se.montrent plus qu’à de longs intervalles. Il faut, pour arriver à ce degré, un temps plus ou moins long, six semaines, deux mois, et souvent beaucoup plus. Alors on sème dans les cheveux, tous les deux jours, une pincée de poudre.
Peu à peu les cheveux perdent leur adhérence à l'a peau, et il devient facile de les arracher avec une pince ou avec les doigts, comme On fait dès plumes d’un oiseau. L’avulsion s’opère sans douleur, et est complétée en quelques séances.
Quand toutes les parties malades ont été entièrement dénudées, le traitement est à peu près terminé. 11 suffit de graisser la tête avec la pommade pendant deux ou trois jours et d’entretenir une grande propreté : les cheveux repoussent partout où la maladie n’en avait pas détruit la racine.
On cesse les frictions quand la peau a repris sa couleur naturelle (Pétel).
. Pommade contre la teigne.
Oxyde rouge de mercure . ... 10 grammes.
Carbonate dé soude sec . 16 id.
Sulfate de zinc . 6 id.
Tuthie . 4 id.
Fleurs de soufre . 16 id.
Mêlez exactement. Enduire le soir les parties malades avec cette pommade et les laver le lendemain avec de l’eau de savon chaude (M. Baudelocque).
(Pinel.)
Parasiticide contre la rnentagre.
Acétate de plomb cristallisé ... 5 grammes.
Crème épaisse . 50 ^ id.
Réduisez l’acétate eu poudre fine. Mêlez. Recouvrir le soir avec ce mélange les parties affectées.
?arasitieiâes employés contre le tænîa et les antres entozoaires on fcelmintiies.
Oa donne le nom à' antJielmintftiques à des médicaments destinés à faire périr les vers intestinaux.
Bouchardat les divise en deux séries : 1° ceux qui sont destinés à faire périr les taenias, tels que le grc-* nadier, le kousso, la fougère mâle, etc.; 2° ceux qui sont réservés pour chasser les autres vers intestinaux, la mousse de Corse, le semen contra, la santonine, le calomel, etc.
Kcorco de racine de grenadier.
Parmi les substances employées pour chasser le tænia, l’écorce de racine de grenadier vient après le kousso (’V^ ce mot). Elle réussit surtout contre le tænia armé. Le succès est plus assuré avec l’écorce de racine fraîche qu’avec l’écorce sèche ; niais, eu faisant macérer cette dernière douze lieures, ott réussit généralement bien.
Apozème vermifuge.
Écorce fraîche de racine de gre¬
nadier . . 60 grammes.
Eau, . 750 id.
Faites bouillir sur uti feu doux, pour réduire, à 500 grammes. Passez. A prendre en trois Ÿerres,.do demi-heure en demi-heure.
Le premier verre occasionne quelquefois des vomissements, mais il ne faut pas moins continuer les autres verres. 11 est souvent nécessaire de continuer plusieurs jours.
Quelques praticiens purgent avant et après avec 60 grammes d’huile de ricin.
On prépare le plus souvent cet apozème avec Vécorce fraîche.
On obtient avec la racine fraîche une expulsion sûre du tænia (Mérat), lorsque l’écorce fraîche provient d’un grenadier assez gros et qu’on administre l’apozème à un malade rendant actuellement des anneaux de tænia.
L’écorce de racine de grenadier de Portugal sèehe, selon Lesage, doit être préférée à cette écorce recueillie en France. Avec l’écorce de Portugal sèche et de l’année, on réussit presque toujours à chasser le tænia. Avant de la soumettre à la décbetion, il faut, d’après Grisolle, faire macérer douze heures.
(Mérat, F. H. P.)
Potion anthelminthique au grenadier.
Extrait alcoolique d’écorce de racine de grenadier. . . . 25 grammes. ■
Triturez dans un m.ortier de verre et ajoutez peu à peu :
Sue de citron .
Eau de menthe . > üé 50 grammes.
Eau de tilleul . )
Par cuillerées à bouche contre le tænia.
Elle est moins désagréable pour le malade que l’aptfeème vermifuge précédent, mais son effet est
moins sûr. (Deslandes.)
Bols vermifuges au grenadier.
Poudre de racine de grenadier . . 5 grammes.
■ Poudre d’asa fœtida . 2 id.
Huile de eroton tiglium . 4 gouttes.
Sirop . q. s.
Mêlez et faites treize bols. Cinq par jour. Contre le tænia. (Foy.)
Kou.«so (cusso, cousso).
Ce sont les fleurs du Bragnra anthelminthica Ae
Kuatb^ de la famille des rosacées, ou Banksia abys- $inica de Bruce, ou Hagenia de Lamarck.
G'est le meilleur tæuifuge : mais il faut être sûr de sou origioe.
Une fois la présence du tænia bien constatée, les malades sont mis à la diète dès la veille du jour destiné à radministralion du cousso. Le lendemain matin on verse sur 20 grammes de cette fleur grossièrement pulvérisée 250 grammes d’eau tiède : on Imsse infuser pendant un quart d’heure, et le malade avale tout le mélange sans rien laisser.
Quand le malade a surmonté le dégoût que lui cause cette boisson épaisse et s’est rincé la bouche, il n’a plus qu’à attendre l’effet du médicament. Au bout d’une heure à peu près. Il va sans colique à la garderobe, rend les matières qui se trouvaient à l’avance dans les intestins, puis l’évacuation alvine se répète plusieurs fois, et à la fin le cousso est rendu sans autre matière. Les premières selles contiennent ordinairement des débris du tænia : c’est vers la troisième ou quatrième que le ver est expulsé en entier.
Tout cela se passe presque sans colique, sans fatigue, sans fièvre, et le malade est, au bout de six heures, assez bien pour prendre des aliments.
Pour assurer le. succès, il faut que le malade ait . rendu des anneaux du tænia la veille de l’administration du kousso. (Bouchardat, Sandras.)
Fougère mâle.
Efficace pour chasser le tænia non armé (bothriocéphale à anneaux courts), elle échoue contre le tænia armé. Alors l’écorce de grenadier et surtout le kousso réussissent bien.
Poudre de rhizomes de fougère. — Dose, 30 à 50 grammes. Il faut purger ensuite avec le calomel ou l’huile de ricin.
Teinture de bourgeons de fougère mâle.
Boui'geoas l’écents de fougère mâle. 500 grammes.
Éther sülfm’ique . 4000 id.
Après cinq ou six jours de macération, décantez. 8 grammes dans un verre d’eau sucrée.
La préparation suivante est beaucoup pins efficace et presque la seule usitée.
(Peschier.)
Huile éthérée de fougère.
Teinture éthérée de bourgeons
de fougère . 1000 grammes.
Distillez au bain-marie pour séparer l’éther, réunissez le produit qui reste dans la cucurbite, et qui est une oléorésine de fougère d’une couleur brime épaisse.
Après la poudre, c’est la seule préparation de fougère qu’on doive employer maintenant. Elle réussit très-bien à chasser le tænia large.
2 à 8 grammes dans du pain azyme. On purgé deux heures après avec l’huile de ricin.
La fougère n’agit que si elle est employée dans des conditions convenables. La décoction de fougère, qui est la forme la plus employée en France, est un remède inerte j et il faut administrer la poudre de rhizomes, ou l’oléo-résine dite huile éthérée, nouvellement préparée.
Les médecins et pharmaciens de Genève veulent qu’on obtienne d’abord une teintmre éthérée de bour¬
geons de fougère mâle, qu’on distille pour recueilljr l’éther, et ils donnent le nom dlhude éthérée de fougère au produit fixe de couleur brune, de consistance d’huile épaisse, d’odeur nauséabonde.
Bouchardat pense cependant que, même à Genève, ce sont les rizhomes ou racines de fougère fraîche qu’on emploie. On les sèche rapidement à l’étuve, on les concasse, on les épuise immédiatement par l’éther, on distille, et l’on emploie immédiatement l’huile éthérée obtenue.
Quand on peut employer la fougère mâle, on nourrit pendant deux jours les malades avec des potages maigres clairs ; puis, le matin, on administre des pilules ainsi composées :
Pilules tœnifuges.
nuiie éthérée de fougère . 2 grammes.
Mucilage et poudre de fougère. . . q. s.
F. s. a. ^ 10 bols. A prendre le matin, à une heure d’intervalle. On boit par-dessus une tasse de décoction de fougère, et dans la journée on administre de l’huile de ricin. (Peschier.)
Autre traitement du tænia par l’huile éthérée de fougère.
Le malade se nourrit de potages, de bouillon trèsgras, quelques jours avant l’administration des pilules, qu’il prend en deux doses, une le soir en se couchant, et l’autre le lendemain.
Huile éthérée de fougère mâle.
Calomel à la vapeur. .....
Poudre de fougère récente . .
ââ 25 déeigrammes.
F. S. a. des pilules de 30 centigrammes.
Deux heures après la dernière dose, on prescrit 60 grammes d’hüile de ricin, et peu de temps après le malade rend le ver entier. (Goindet). '
La poudre de rhizomes de fougère.^ préparée avec des rhizomes desséchés rapidement et pulvérisés immédiatement, réussit tout aussi bien que l’huile éthérée. Seulement Bouchardat dit qu’il faut que la racine soit nouvellement xécoltée, pulvérisée immédiatement, et que la dose soit égale à 40 . ou 60 grammes pour un jour. G’est un remède très-économique, qui se trouve partout, et qui est infiniment moins désagréable que la décoction de grenadier.
Autre traitement du tænia par la fougère.
Rouzel dit avoir traité plus de cent cinquante individus atteints du ver solitaire, et il n’a jamais échoué une seule fois en administrant la fougère mâle. 11 réduit la poudre de racine de fougère récente eu bols de 1 gramme environ, au moyen de sirop de fleur de pêcher. Il eu fait avaler trente à trente-six et plus dans l’espace d’un quart d’heure. Deux heures après, il purge avec 60 grammes d’huile de ricin.
(Rouzel.)
Remède de madame Nouffer par la fougère.
La veiUe au soir, le malade mange ime panade. Le matin, il avale 12 grammes de racine de fougère mâle en poudre très-fine et délayée dans 190 grammes de tisane de fougère. Deux heures après, il prend un bol purgatif composé de :
Calomélas . >
Bêsiae de scammonée. . . . \
Gomiae-gütte . .
Confection dlivacinthe .....
«â 5 décigrammat.
.5 îd.
Diviser en trois bols égaux. — ün pour les en- d’huile de ricin^ ou bien on donne un lavement avec fants, deux pour les personnes nerveuses et délicates, 30 grammes de cette huile.
et trois pour les adultes vigoureux, et à un quart d’heure de distance les uns des autres. Contre le tænia.
Autre traitement du tænia par la fougère.
La veille, une panade.
Le lendemain, un bol avec :
Poudre de racine de jalap . 'i
Poudre de gomme-gutte. . V ââ 35 centigrammes.
Poudre de mercure doux. . )
Conserve de roses . q. s.
On doit en général régler la dose de ces moyens selon l’âge, le sexe et la constitution du malade Q- (Matthieu de Kuttinger.)
Traitement du tænia par l’étain.
Prendre dès les six heures du matin la moitié de la poudre suivante :
Une heure après la prise de ce bol, une préparation faite avec *
Mêlez et prenez en une seule fois.
Peu de temps après, le ver donne des traces d sa présence ; il provoque du malaise, des vomisse ments. On calme ces symptômes en forçant le ma lade de se donner du mouvement. Si au bout d quatre à cinq heures le ver n’est pas rendu, on fa prendre au malade quelques cuillerées d’huile de r cin de demi-heure en demi -heure.
Tænifuge jadis vanté, mais d’une très-contestable utilité.
Gommeigutte.'.'.'. ^0 grammes.
Oléosaccbarum de oajeput.. . . 25 centigrammes,
Mêlez. Faites une poudre et divisez en deux paquets égaux.
Une demi-heure après avoir pris le premier, le malade prend le second. Si le volmne de la poudre paraissait trop considérable, on pourrait sans inconvénient supprimer l’oléosaccharüm.
Le malade prend après chaque poudre deux tasses de café très-fort, sans sucre. S’il survient des nausées, on lui donne quelques gouttes d’éther acétique.
Au bout de deux heures arrivent des tranchées pendant lesquelles le ver est expulsé, ordinairement sans être divisé en plusieurs parties. Le malade doit prendre de nouveau du café noir très-fort aussitôt qu’il ressent des tranchées [3- (Dupuis.)
(apaines de courge.
1 Graines de courge . . 40 grammes.
Êlectuaire d'étain.
Mêlez. — 30 à 60 grammes. Comme anthelmiathique contre le tænia.
Êlectuaire vermifuge d’étain.
Étain granulé et porphyrisé ... 40 grammes.
Extrait d’armoise . 1
Poudre de jalap . ] ^
Mêlez, et avec suffisante quantité de sirop de chicorée, faites un êlectuaire.
En douze ou treize fois, de demi-heure en demiheure [3- (Fouquier.)
Remède contre le tænia avec T étain.
Mondez les graines, réduisez-les en pâte, et ajoutez l’huile et le miel. A prendre en une seule fois dans un verre de lait [3-
Deux heures après l’ingestion de cette préparation, on administre dans un verre d’eau froide un mélange composé de ;
Limaille d’étain pur.
Poudre de fougère .
Pondre de semen-eo
Sulfate de potasse .
Le malade devra s’abstenir de manger et de quitter la chambre jusqu’à l’expulsion du tænia. Les effets immédiats de cette médication sont des coliques et une purgation énergique. (Reimoneng.)
Essence ae térélientliine. Huile empyreumatique.
Elles jouissent de propriétés bien constatées pour chasser le tænia et les autres vers intestinaux ; mais leur emploi est si désagréable qu’on y a presque entièrement renoncé.
Mixture anthelminthique de térébenthine.
Sulfate de potasse ....
Seammonée .
Gomme-^utte .
Miel .
On donne toutes les deux heures une cuillerée à café de F êlectuaire A, et Ton continue ainsi pendant deux ou trois jours, jusqu’à ce qu’on éprouve des sensations déterminées ordinairement par la présence du ver. Alors ou fait prendre l’électuaire B de la même manière que le précédent, jusqu’à ce que le ver sorte. Dans le cas où cette expulsion n’aurait pas lien, on la provoque par quelques cnülerées
Agitez en une seule fois. Contre le tænia. Remède de térébenthine contre le tænia.
Essence de térébeathire Eau distillée de menthe .
Sirop de sucre .... .
Gomme arahique. . . .
F. s. a. A prendre en une fois le matin, à jeun. On peut porter à 30 grammes la dose de l’essence.
(Levacher.)
Mixture anthelrninthique dhuile de Chabart^
Halle emp vremnatiqiie de corne j
de cerf . 100 ïrammes.
Huileessentielledetérébenthiae. 300 id.
Mêlez, et, après trois jours, distillez au bain de sable dans une cornue de verre, pour retirer les trois quarts du mélange. Conservez le produit dans de petits flacons bien bouchés. Une ou deux cuillerées par jour contre le tænia. (Ghabert.)
Remèdes vermifuges de Bremser {électuaire vermifuge au semen-contra).
Semen-contra concassé, ou fleurs de tanaisie . 16 grammes.
Poudre de valériane sauvage. . . 8 id.
Poudre de racine de jalap . . I c -,
Sulfate de potasse . / ®
Oxymel sciltitique . q. s.
Contre le bothriocépliale et le tænia, deux ou trois cuillerées par jour pendant plusieurs jours. On prescrit ensuite Vhuile anthelrninthique de Chabert, à la dose de une à deux cuillerées matin et soir. On la mêle avec un peu de sirop de limon. Quand le malade aura pris 100 grammes de cette huile, on donnera la poudre purgative suivante :
Jalap . 13 grammes.
Séné . 2 id.
Sulfate de potasse . 4 id.
Divisez en trois doses, à prendre toutes les heures. On reprend ensuite l’usage de l’huile jusqu’à ce qu’on en ait pris 224 grammes. Traitement long, que Bremser regarde comme efficace.
Contre les ascarides, matin et soir une ou deux cuillerées de la même huile et l’électuaire vermifuge. On purge avec la poudre précédente.
Contre le trichocéphale et les oxyures, matin et soir une cuillerée à café de l’électuaire vermifuge ; continuer pendant plusieurs semaines. On administre également, matin et soir, le lavement suivant- :
Espèces vermifuges pour lavement.
Tisane avec la mousse de Corse.
Faites infuser pendant une heure, passez avec expression, laissez déposer et décantez.
Boisson vermifuge.
Mousse de Corse . 5 grammes.
Jetez dessus :
Lait bouillant . 100 grammes.
Passez, ajoutez :
Sucre . . . 20 grammes.
Prendre en une fois le matin, à jeun. C'est la dose et la forme les plus convenables pour un enfant de deux ans.
Sirop vermifuge de Boullay.
Mousse de Corse mondée .... 100 grammes.
Faites bouillir dans :
Eau . 1000 grammes.
Jusqu’à réduction de moitié ; versez le tout dans un bain-marie sur :
Absinthe Racine de Semences de tanaisie .... ) Écorce d’orange. ...... j
: . > ââ 30 grammes.
valériane . ) °
àâ 15 id.
Divisez et mêlez.
Sur deux cuillerées à bouche de ces substances, versez 500 grammes d’eau bouillante, laissez infuser pendant la nuit ; passez, exprimez et employez l’infusion pour deux lavements. On ajoute à chacun une cuillerée d’huile empyreumatique.
(Bremser.)
Pilules anthelminthiques de tanaisie.
Aloès sœotrin pulvérisé.. .
Tanaisie en poudre .
Huile essentielle de rue . . .
6 décigrammes.
Calamus aromaticus. .
Angélique. .
Séné .
Mêlez et faites onze pilules, jours.
En deux ou trois (Bremser.)
Mousse de Corse.
Très-utile vermifuge sous forme de sirop ou de tisane. Il est précieux surtout dans la médecine des enfants, parce qu'ils prennent sans répugnance les préparations dont il est la base. Il chasse les vers lombricoïdes.
Laissez infuser pendant douze heures; passez avec expression, et dissolvez dans la liqueur :
Sucre . 1000 grammes.
Clarifiez au blanc d’œuf, et cuisez à 32“ bouillant. Une cuillerée à bouche pour les enfants de deux à quatre ans. On continue trois jours de suite. Ce sirop est très-bon et réussit très-bien.
(D’Huc.)
Gelée de mousse de Corse.
Mousse de Corse . 32 grammes.
Sucre blaue . ) ..ci -a
Vinblaue. . j ââ 64 id.
Colle de poisson . . . 4 ' id.
F. s. a. Une ou deux cuillerées le matin, à jeun. Lavement anthelrninthique. .
Mousse de Corse . 15 grammes.
Faites bouillir pendant dix minutes dans :
Eau . 400 grammes.
Passez et ajoutez :
Huile de ricin . 50 grammes.
Semen-eonlra.
Il vient au premier rang parmi les médicaments anthelminthiques ; il n’a contre lui que sa saveur I désagréable qui déplaît aux enfants. C’est principalement contre les lombrics et les ascarides vermiculaires qu’on l’emploie.
Poudre de semen-contra.
C’est la meilleure préparation. Dose : 1 à 6 gram., mélangée avec du miel ou délayée dans un verre de
lait J le maliu à jeuu. Oa contiuuera peudant trois
jours.
Potion vemifuge au semen-contra.
Semen-contra . 10 grammes»
Faites infuser dans :
Eau . ». 100 grammes.
Passez, ajoutez :
Sirop vermifuge de Boullay. . . 30 grammes.
En une fois, le matin à jeun.
Potion anthelminthique au semen-CQntra,
Semen-contra en poudre . 2 grammes.
Sirop de fleur de pêcbèr . 30 id.
Eau de laitue . 150 id.
(Ph. H. L.)
Sirop vermifuge au semen-contra.
Eau de semen-contra saturée. . 1125 grammes. Essence de semen-contra ... 4 id.
Sucre blanc. ........... 2125 id.
Blancs d’œufs . n» 2.
On bat les blancs d’œufs avec l’eau distillée, et l’on y ajoute 2061 grammes de sucre; on met sur un feu doux. On fait ensuite un oléosaccbarum avec l’essence et 60 grammes de sucre, qu’on ajoute au sirop qui commence à bouillir ; on retire du feu, on couvre le sirop et l’on filtre à froid.
Une cuillerée à bouche, matin et soir, pendant . trois ou quatre jours ; au cinquième, on purge avec l’huile de ricin. (Bouillon.)
Sirop vermifuge au semen-contra.
Séné . N
Rhubarbe . 1
Semen-contra . f
Mousse de Corse ...... > ââ 5 grammes.
Tanaisie . . .1
Petite absinthe . 1
Absinthe marine . J
Faites infuser dans :
Peur obtenir colature . 25(? grammes.
Faites fondre à une douce chaleur ; passez. — Une cuillerée à bouche chaque matin.
(Gruveilhier.)
Pilules de semen-contra contre les lombrics et les ascarides.
Poudre de semen-contra .... 5 grammes.
Extrait d’absinthe . 5 id.
Ajoutez :
Sucre . . 500 grammes.
Mêlez et f. s. a. des pilules de 30 centigrammes. En prendre deux à six par jour FH.
(Pitschaff.)
Électuaù'e anthelminthique de Vogler.
Semen-contra . 8 grammes.
Racine de jalap . 4 id.
Cannelle . 2 id.
ProtochlOTore de. mercnre . 3 déeigrammes.
Sirop de üeurs de pécher . s.
A prendre à la dose de 2 grammes pour les en Tants de six ans.
Poudre vermifuge de mousse et de semen.
Poudre de mousse de Corse. \ Poudre de semen-contra . } Poudre de rhubarbe .
ùé 32 grammes.
16 id.
1 à 4 grammes f+l.
iSautouine.
Le semen-contra contient deux principes qui paraissent également efficaces pour détruire les lombrics ; l’huile volatile et la santonine. Cette substance, qui est un glicosyde, doit être préférée, parce qu’elle est insipide. Voici, selon Galloud, comment on peut l’obtenir. On prend 30 kilogrammes de semen-contra que l’on place dans une grande chaudière avec quantité suffisante d’eau, et l’on chauffe. Lorsque l’ébullition a lieu, on ajoute du lait de chaux en quantité suffisante pour saturer la santonine et fixer en même temps la majeure partie de la matière colorante. On soumet le produit à l’action de la presse ; on remet le marc dans la chaudière, on l’épuise par une nouvelle dose d’eau chaude ; on exprime, on réunit les décoctions, on laisse déposer,- on décante, on évapore dans xme trèslarge bassine, ou clarifie et l’on passe au blanchet. Cela fait, on remet.la liqueur sur le feu, on l’évapoi-e convenablement, puis on la verse dans une vaste ter • rine de grès, et l’on ajoute un léger excès d’acide chlorhydrique. Après vingt-quatre heures de repos, on trouve la santonine plus ou moins pure. Au moyen de l’alcool faible, on la lave ; on exprime le dépôt, on le traite par l’alcool bouillant et par le charbon, et l’on fait cristalliser. (Bouchardat.)
Tablettes de santonine.
SantoDine . . . 4 grammes.
Sucre . . 150 id.
Gomme adragaut . 2 id.
F. s. a. Gent quarante-quatre pastilles. On en prescrira deux à six par jour aux enfants.
(Galloud.)
Dragées de santonine.
Saptoniae pure . 50 grammes.
Sucre . . 950 id.
F. S. a. Deux mille dragées qui contieudroiit chacune 25 milligrammes de santonine. Deux à six pour les enfants. Excellent vermicide. (Garnier.)
^pigélie anthelminthique.
Très -bon anthelminthique. 20 grammes pour 200 grammes de décoction, avec 30 grammes de sirop de fleurs de pêcher.
.%hsinthe marine.
Vermifuge efficace très-employé dans certains départements, à dose de 4 à 16 grammes qu’on fait infuser dans 125 grammes d’eau ou de lait.
Les autres absinthes, la tanaisie, les armoises, jouissent également de propriétés anthelmintbiques.
Potion vermifuge à l’absinthe.
Absinthe marine . 5 grammes.
Eau . 100 id.
Sirop vermifuge . 30 id.
A prendre en deux fois.
Espèces antkelminthiques.
Fenilles et Qeurs sèehés de '
diviséj ajoutez le îucre. Dose : 30 centigrammes à 1 gramme (Baume.)
Chocolat vermifuge.
Mêlez. Dose : huit pour 120 grammes d’eau. Lavement anthelminthique .
Feuilles de Sabine. .
Fenilles de rue . . .
Feuilles d’absinthe .
Incisez et faites bouillir dans
Passez et ajoutez ;
A prendre après aToir pris et rejeté un lavement émollient [3- (Duncan.)
Onguent anthelminthique.
En frictions et en applications sur l’abdomen [+1.
(Bocrh.)
Suppositoire anthelminthique.
1 deux biscuits à jeun
Biscuits contre les vers.
Pâte de chocolat encore cbande. . 100 grammes.
Divisez en tablettes de 1 gramme Poudre vermifuge.
Calomel . 1 décigramme.
Poudre de valériane . 1 gramme.
Pondre de badiane . 3 id.
Sucre blanc . A id.
Seize doses. Une par jour dans une cuillerée d’eau. On augmente selon le cas I |.
La poudre d’anis a la propriété d’enlever à la valériane sou odeur sans nuire à ses propriétés, ce qui en rend l’usage bien facile pour les femmes et les enfants. (Gœlis.)
Poudre anthelminthique.
Pondre de mousse . ) «a
<5emt-n-oontra . jw- 20 gramme,.
Calomélas. ........... 5 id.
Préparations mercurielles vermifuges.
Tablettes de mercure doux.
(Pastilles vermifuges.)
Mercure doux préparé à la vapeur. 32 grammes.
Sucre blanc . 350 id.
Mucilage de gomme adragant. . . g; s.
F. s. a. des tablettes de 6 décigi’ammes.
Une par jour pour les enfants de deux ans..
Biscuits vermifuges.
Calomel préparé à la vapeur. ... 8 grammes.
Incorporez dans suffisante quantité de pâte, pour deux douzaines de biscuits ordinaires.
Chaque biscuit contenant 3 décigrammes de caloraélas, le médecia en fera prendre un ou deux, selon l’àgc du sujet.
Au lieu de calomel, on ajoute souvent dans chaque biscuit vermifuge :
Depuis 5 jusqu’à 15 décigrammes
(A. F. H. P.) Poudre vermifuge.
Semen-contra pulvérisii . 10 grammes.
Mêlez et faites trois doses égales.
Dans une cuillerée de miel, une dose le.soir en se couchant, une autre le lendemain matin, et l’autre le surlendemain eu se levant. Contre les ascarides et les lombrics S-
Pilules vermifuges.
Semcn-contra en poudre ..... 10 grammes.
Calomel à la vapeur . . 5 id.
Extrait d'absinthe . q. s.
Mêlez et faites des pilules de 2 décigrammes.
Deux pour les enfants de quatre ans et dix pour les adultes [3*
Lavement vermifuge.
Pormales pour 1» destraetion des oxyures Tcrmiculalres ebez les enfants.
Ajoutez sirop simple en quantité suffisante, et j faites dix biscuits. Cn à la fois {3- (Storey.) !
Sucre vermifuge mercuriel.
Snere en poudre. . . 70 grammes.
Triturez le mercure avec le sulfure. Quand il est
Fondez le beurre de cacao à une douce chaleur, réduisez le tanuin en poudre fine, mélaugez-le avec le beurre et agitez jusqu’à ce que la matière grasse soit figée ; coulez dans un moule de papier pour lui donner la forme convenable.
Fondez le beurre comme ci-dessus, et, lorsqu’il
est froid, ajoutez-y le biiodure de mercure, triturez et coulez dans un moule de. papier.
2® Biiodure de mercure . 5 centigrammes.
Beurre de cacao . i grammes.
Lavements.
!• Suie de bois tamisée . ‘ 25 grammes.
Faites bouillir un quart d’heure dans :
Eau. . . 200 grammes.
Passez pour un lavement, que l’on donne plusieurs jours de suite, une demi-heure avant de coucher l’enfant.
2" Calomel . 25 centigrammes.
Mucilage de graines de lin . . . i25 grammes.
Suspendez le calomel dans le mucilage et donnez ce mélange en lavement, matin et soir.
3“ Bichlorure de mercure . 2 centigrammes.
Eau distillée . 100 grammes.
Dissolvez. Pour un lavement que l’on administre dans une seringue de verre comme le précédent.-
4* Biiodure de mercure . 1 centigramme.
lodure de potassium . . . . 11 décigrammes.
Eau distillée . 100 grammes.
Triturez les deux sels ensemble avec quelques gouttes d'eau. Le biiodure de mercure rouge se dissout dans l’iodure de potassium. Ajoutez le reste pour un lavement.
Traitement des oxyures
Lavements froids quotidiens. Huile de ricin.
(Her vieux.)
Sel . . 40 grammes.
Eau . 250 id.
Pour lavement. (Lecœur.)
PARASITISME. Le parasitisme est une ' classe de maladies produites et entretenues par la présence d’animaux ou de végétaux parasites qui se développent à l’intérieur ou à l’extérieur du corps de l’homme.
Dans le parasitisme animal les animaux parasites sont visibles à l’œil nu, comme les pédiculi de la tête et du pubis, — Yacarus de la gale, — le strongle, — le tœnia, — les ascarides vermiculaires, — les lombrics, Xestrichocéphales, etc. , ou sont microscopiques, comme les échinocoques, les trichines ou les vibrions.
On donne le nom à'épizoaires et d’eîi^ozoaires aux animaux qui engendrent une maladie à la surface ou à l’intérieur du corps, par exemple Yacarus de la gale et le lombric de l’intestin, tandis que celui d'épiphyte et à'entophyte s’emploie prjur désigner les végétaux parasites de la peau ou des organes cachés.
Dans le parasitisme végétal les végétaux parasites sont Yoïdium du muguet, la sarcine de l’estomac, Yackorion du favus ou du pityriasis, le microsporon de la teigne décalvante, — et le trichophyton de la teigne tonsurante ou de la mentagre.
Les inaladies parasitaires sont tr^-diffê-