PAS
Pastilles de seammonce cl de s
iiüi
Scammonee. . . .
Ithubarbc .
Girofle .
Ecorce de citron c(
Mucilage adrag.-ü; cannelle . . . .
Mucilage adragaut ....... q. s.
Pom- des pastilles de 6 décigrammes, dont chacune contiendra 5 centigrammes de rhubarbe. {Codex.)
Pastilles de safixin.
4 grammes.
Faites des tablettes de 8 décigi
Pastilles de santonine.
Santonine . .
Sucre .
Gomme adragant .
150 id.
Faites des tablettes de 8 décigrammes.
Ces pastilles purgatives, dont la formule est tirée du Codex de 1818, sont destinées à remplacer les tablettes d.e citro et diacarthami des anciennes pharmacopées. (Dorvault.)
Pastilles du sérail.
F. s. a. cent quarante-quatre tablettes.
Qiaqne tablette contient 25 milligrammes de sanloniiie. — Comme vermifuge. Dose, n° 2 :i 10.
(Calloud.)
Vanille .
Musc
8 grammes.
Cannelle .
-Vmbre gris .
Girofle .
Cubèbe .
Gingembre .
Mucilage adragant à l’ea
de r
Les confiseurs mettent ordinairement cette préparation sous forme de dragées.
On doffne aussi quelquefois le nom de pastilles du sérail aux clous fumants.
Pastilles de soufre.
Soufre lavé . . . .
Mucilage adragant à i’e£
Pour des pastilles de 1 gramme. Chacune contient 1 centigramme de soufre. {Codex.)
Antipsorique, pectoral. Dose, n° 5 à 10.
Pastilles de soufre composées.
Soufre.' . 8 grammes.
Essence d’anis . 5 décigrammes
Sucre . 165 grammes.
Mucilase . . . q. s.
Faites des tablettes.
{Codex de 1818.)
Pastilles stibio-arsenicales.
-VeiJe arsénieux; . 10 eeu
Protoxyde d’antimoine . 50
Pâte de cboeolat vanillée. . . . 500 gra
id.
F. s. a. mille pastilles qui contiendront chacune un dixième de milligramme d'acide arsénieux et un demi-milligramme d’oxyde d’antimoine. Une toutes les heures. Pour remplacer la tisane de Feltz.
(Bouchardat.)
Pastilles stimulantes.
(Diablotins stimulants.)
Sucre . 500 grammes.
Mastic . 12 id.
Safran . S id.
Musc . 4 id.
Ambre gris . | aa 2 id.
Girofle . . 4 id*.
Infusion de marum . q. s.
Faites des tablettes. (Tiricel.)
Ces pastilles sont à peu près les pastilles aphrodisiaques de quelques pharmacopées.
Quatre à cinq par jour dans l’anaplirodisie.
PATE
PATE
• Pastilles de sulfate de quinine.
Pnifdte de quiuinc . 1 içraiii
Faites des tablettes de 1 gramme j3- (Guibourt.) Pastilles de suroxalate de potasse.
(Pastilles contre la soifA
Oxalate de potasse . 12 grammes.
Sucre pulvérisé . SCO id.
Mucilage adragaut . f(. s.
Huile volatile de citrons . ; . . G ùécigrammes.
Faites des pastilles de 6 décigrammes. {Codex.) Ou prépare de même les pastilles avec les aeides citrique et tartrique.
Pastilles de tartrate de fer.
Tartrate de fer . i gramme.
Essence de menthe . 2 gouttes.
Mucilage adragaut . q^. s.
Faites trente-six tablettes. — A prendre deiix à six par jour. (Jourdan.)
Pastilles de tliridace.
Thridare . 10 grauÿnes.
Sucre . 170 id.
Mucilage . q. s.
Faites des tablettes de 1 gramme. Six à huit par jour 13.
Pastilles vermifuges.
.Semen-contra.
Chocolat. . . .
Mucilage . . .
id.
Faites des tablettes. — A prendre de deux à six par jour S-
Pastilles vermifuges de mousse de Corse.
Saccharolé de mousse de Corse. 470 grammes. Gomme ai'ahique ........ 30 id.
Gomme adragaut . 2 id.
Eau d’écorce de citron . q. s.
Faites des pastilles de 1 gramme.
(Desebamps.)
pâte de mou de veau, la pâte de réglisse et la pâte de tussilage, également employées dans les bronchites, ainsi que les pâtes narcotiques, dans lesquelles on ajoute à la substance émolliente une petite quantité d’opium.
Il y a en outre les pâtes pour l’usage externe et qui sont : les pâtes pour les dents ; — les pâtes pour les mains et contre les engelures; — les pedes pour noircir les cheveux; — enfin les pâtes caustiques. Parmi elles sont : les pâtes escharotiques, avec l’arsenic ; la pâte de Romselot; la pâte de chlorure de zinc ; la pâte de Canquoin ; la potasse caustique et la chaux, ou pâte de Vienne. V. Caustiques.
Pâte de carragaheen.
Faites bouillir d’abord dans 8000 grammes d’eau, puis dans le reste, ajoutez aux liqueurs réunies :
Faites fondre, passez et opérez du reste comme pour la pâte de jujube. (Mouchou.)
Pdte de dattes.
Dattes . 750 grammes.
Sucre . ■ . 2500 id.
Gomme arabique . 31 00 id.
Eau . . . .15000 id.
Eau de Heur d'or
Faites un décocté avec les dattes et une partie de l’eau, et opérez du reste comme pour la pâte de jujube.
Pâte de gélatine de corne de cerf.
Saccharolé de corne de cerf. . 1 . . . non
Gomme arabique . 1000 gram.
Sirop simple . 750 id.
Eau de fleur d’oranger . 250 id.
Eau commune . 2250 id.
Opérez comme pour la pâte de lichen. (Mouchou.)
Pâte de guimauve.
Pastilles d'yeux d'écrevisse.
Yeux d’écrevisse préparés ... 00 grammes.
Sucre . 420 id.
Gomme et eau de fleur d’oranger . q. s.
Préparez ainsi les pastilles au carbonate de chaux.
PATCHOLXY. Plante indienne très-aromatique, de la famille des labiées, dont les feuilles infusées (2 grammes par litre d’eau), sont antispasmodiques.
PATE. Préparations pharmaceutiques solides et molles, formées de gomme de sucre et d’une substance émolliente ou médicamenteuse.
Les phis employées sont : la pâte de carrayaheen, employée dans les bronchites H ; la pâte de dattes, employée dans les bronchites 1+1 ; la pâte de guimauve, employée dans les bronchites ; la pâte de jujubes, la pâle de lichen la
Gomme araWque blanche . j . .
Eau commune . 250 id.
Eau Je fleur d’oranger . -60 id.
Blancs d’œufs . n" 6.
Concassez la gomme, faites-la dissoudre au bainmarie dans l’eau, passez; remettez la solution gommeuse sur le feu, dans une bassine plate, toujours au bain-mai-ie, ajoutez le sucre en mêlant coiitinuellemeiit jusqu’en consistance de miel épais.
D’autre part, battez les blancs d’œufs en neige, ajoutez-les alors par portions à la pâte que x ous agiterez vivement, continuez à battre la pâte jusqu’à ce qu’en l’appliquant avec la spatule sur le dos de la main elle n’y adhère plus, alors coulez sur une table ou dans des boîtes couvertes d’amidon {Codex).
Pâte de jujube.
Gomme arabique . 3000 grammes.
Eau . 4000 id.
Concassez la gomme, faites-la dissoudre à froid.
PATE 1103
passez. Mettez le soluté dauis le bain-marie d'un alambic, avec :
tier et broyage sur la pierre à chocolat, pulpez à travers un tamis de crin. Faites fondre d’autre part :
sirop de sucre . 3500 grammes.
Faites évaporer en consistance de sirop très-épais en ajoutant vers la fin :
Eau de fleur d’oranger . 180 grammes.
Laissez refroidir, enlevez la croûte qui se sera formée à la surface et coulez la pâte dans des moules de fer-blanc que vous porterez à Fétuve pour achever la concentration de la pâte.
(Dorvault.)
Pour que la pâte puisse être retournée, on est dans l’habitude d’huiler légèrement les moules. Mais cette huile devenant rance par la suite, et communiquant de l’àcreté à la pâte, il vaut mieux, comme l’indique le Codex, se servir de moules passés au mercure, ce que l’on fait facilement en promenant avec un chiffon un globule de mercure dans tout l'intérieur du moule, en essuyant bien ensuite. Les moules n’ont besoin d’être passés au mercure que toutes les huit ou dix venues.
Le Codex fait évaporer la pâte de jujube à feu nu et y ajoute un décodé de jujube. Nous avons supprimé ce dernier, parce qu’on le fait généralement. Notre pâte pourrait être appelée pâte de gomme transparente.
Cette pâte, coupée en petits morceaux carrés et mise au candi, porte le nom de pâte de gomme candie ou sucrée.
En remplaçant le sirop de sucre par les sirops de mou de veau, de violettes, de coquelicots, de thridace, d’orgeat, de tussilage, on obtient les pâtes de mou de veau, de violettes, de coquelicots, de thridace, â’orgeat, de tussilage. Toutes ces pâtes peuvent aussi être mises au candi .
(Dorvault.)
Pâte de lactucarium.
Pâte de jujube . ; . . 1000 grammes.
Extrait alcalin de lactucarium . 1 id.
Teinture de baume de Tolu. . . 2 • id.
(Aubergier.)
F. s. a. — 30 â 60 grammes dans la bronchite.
Pâte de lichen.
Gomme arabique . 500 grammes.
Ean . . q. s.
Passez, évaporez au bain-marie eu consistance sirupeuse, ajoutez-y alors la pulpe de limaçons et six blancs d’œufs battus avec soin dans 60 grammes d’eau de fleur d’oranger; achevez l’évaporation au bain-marie en remuant continuellement.
(Figuier, Dorvault.)
Pâte de manne ou de Calabre.
Gomme arabique . 1500 grammes.
Manne . 375 id.
Sucie . ItOO id.
Eau . q. s.
Opérez comme pour la pâte de jujube eu aromatisant sur la fin avec :
Digesté de baume de Tolu. . . , 100 grammes.
Pâte pectorale.
Gomme arabique .
Sucre .
Tbridace .
Extrait de réglisse .
Baume de Tolu .
Eau de fleur d’oi’auger . . .
Essence de citron .
Blancs d’œufs .
. SOGO, grammes.
. 2000 id.
. 88 décigramuies.
ûû 40 grammes.
. 186 id.
. 2 décigrammes.
(Baudry.)
Pâte pectorale de mou de veau.
Mou de veau . 1000 grammes
Figues grasses . )
Dattes . 1 ûâ 500 id.
Jujube . )
Gomme arabique . 3000 id.
Sucre candi . 1500 id.
Batime de Tolu . 125 id.
Eau de fleur d’oranger . . ... 93 id.
Teintm’e de vanille . . . 8 id.
(Dégenétais.)
Pâte pectorale de mou de veau et de lichen d'Islande.
Gelée de lichen .
Sirop de mou de veau .
Sirop de mûres .
Baume de Tolu .
Tbridace . 3 id.
Extrait d’ipécacuauba . 2 id.
Gomme . 2500 id.
^ââ 625 grammes.
: • iââ 375 id.
8 id.
Eichen d’Islande . 500 grammes.
Sucre . 2000 id.
Lavez le lichen dans de l’eau bouillante, rejetez cette eau, faites bouillir ensuite le lichen pendant une heure dans une nouvelle quantité d’eau ; passez avec expression; ajoutez à la liqueur la gomme et le sucre, et faites évaporer jusqu’à ce que la pâte n’adhère plus au dos de la main; coulez alors sur un marbre huilé. {Codex.)
En ajoutant à ces proportions 4 grammes d’extrait d’opium, on a la pâte de lichen opiacé.
(Dorvault.)
Pâte de limaçons ou d’escargots.
Chair de limaçons . 100 grammes.
Sacre . ‘ . 500 ' id.
Faites une pâte homogène par contusion au mor-
(Paul Gage.)
Pâte pectorale balsamique.
Qnatre fleurs . 500 grammes.
Gomme arabique . 3080 iiL
Teinture de Tolu . 24 id.
Eau . 1500 id.
Sucre . 2500 id.
(Regnauld, Dorvault.)
Pâte de réglisse brune.
Sue de réglisse . 90 grammes.
Eau. . 2500 “ id.
Faites dissoudre, passez et ajoutez :
Gomme arabique . 1500 grammes.
Sucre . . ^ . 1000 id.
Extrait d’opium . . - i id.
Opérez comme pour la pâte de lichen. {Codex.) Dans beaucoup de pharmacies on la prépare
1 lOZi PATE
comme celle de jujube ; on obtient ainsi une pâte
transparente, mais plus noire.
En remplaçant le soluté de suc de réglisse par un infusé de bois de réglisse, on obtient la pâte de réglisse blanche. (Dorvault.)
La préparation dite pâte substantielle pectorale de réglisse de Saint-Quentin ne diffère pas de la pâte de réglisse ordinaire. Elle se vend par paquets de 100 grammes enveloppés dans un papier fort doublé d’étain.
Pâte de réglisse noire.
Suc de réglisse. . 500 grammes.
Gomme arabique . 1000 id.
Sucre . 500 id.
Eau . 2000 id.
Faites dissoudre à froid le suc dans l’eau ; ajoutez la gomme et le sucre; passez de nouveau et évaporez jusqu’à consistance pilulaire; coulez alors la inasse sur un marbre builé ; pressez dessus un rouleau pour la réduire en plaques minces que vous diviserez en bandes avec des ciseaux, et que vous couperez ensuite transversalement en petits fragments’; faites sécher à l’étuve. [Codex.)
Pâte dite suc de réglisse de Blois.
Extrait de réglisse pur . 280 grammes.
Gomme arabique . 1000 id.
Sucre . 500 id.
Année pulvérisée . > , . q - i
Iris . j ““ ^
Huile volatile de millefeuilie . . 15 déeigrammes.
On fait dissoudre la gomme, on là passe, on y ajoute le sucre et l’extrait de réglisse; on fait rapprocher au bain-marie en consistance convenable, on ajoute les poudres, puis l’essence, et l’on coule la masse sur un marbre huilé en lames de 3 à 4 millimètres d’épaisseur. Lorsque la pâte est refroidie on la coupe en lanières de 3 à 4 millimètres de large et l’on divise ces lanières en petits morceaux cubiques que l’on fait sécher à l’étuve et que l’on conserve en lieu sec. (Dorvault.;
Pâte dite de tussilage à Vanis de Lille.
Anis . , . 180 grammes.
Tussilage . ' . 125 id.
Pied-de-cbat .......... 8 id.
Obtenez avec :
Eau . q. s.
1000 grammes de décodé dans lequel vous ferez dissoudre :
Extrait de réglisse pur . 3000 grammes.
Faites rapprocher au bain-marie, puis ajoutez :
HuUe essentielle d’anis . 12 grammes.
Coulez la masse sur tm marbre huilé, coupez-la en petites lanières, roulez celles-ci en cylindres, divisez ceux-ci en petits morceaux que vous ferez sécher à rétuve et conservez en lieu sec. (Dorvault.)
Pâtes diverses pour l'ttsage externe.
Pâte alumineuse acétique.
j- ââ 10 grammes.
3 id.
(Lefouloni)
Alun .
Gomme arabique.
æédqœ . .
Eau. . . - i - - -
ŸAÏÎ
Pour faire une pâte avec laquelle on enduit la cavité de la dent cariée, son collet et l'intervalle qui sépare les dents voisitics.
On peut rapprocher de cette pâte le mastic ou ciment pour les dents, de Bernoth, que l’on prépare de la manière suivante :
Mastic pulvérisé . 90 grammes.
Faites dissoudre, passez et ajoutez :
Alun de plume en poudre fine . q,. s.
Pour obtenir un mastic plastique que l’on enfermera dans de petits flacons de la capacité de 8 grammes, dans chacun desquels on aura préalablement versé :
Aleool camphré . 2 grammes.
Essence de girofle . 1 goutte.
Ce mastic introduit dans la cavité bien nettoyée et séchée de la dent cariée acquiert une grande solidité. (Lefoulon.)
Pâte d'amandes pour les mains.
Amandes. . • . 750 grammes.
Farine de riz . 1 -i •
Iris .
Benjoin . \
Sel de tartre . 1 âû 30 id.
Blanc de baleine . )
Essence de lavande . V
Essence de girofle . > àà 15 déeigrammes.
Essence de Rhodes . )
' Pâte contre les engelures.
Amandes amères mondées . . . 250 grammes.
Miel . 180 id.
Moutarde'pûlréiséê ! ! ! ! 1 ‘‘’-
Jaunes d’œufs . . . n° 8.
Frottez les engelures non entamées, et lavez ensuite avec un peu d’eau tiède. (Cadet.)
Pâte pour noircir les cheveux.
Azotate d’argent .
Protoazotate de mercure.
Eau distillée .
ââ 15 grammes.
. 135 id.
Faire dissoudre, filtrer et laver le dépôt avec quantité suffisante d’eau distillée , pour obtenir 165 grammes de soluté.
On fait une pâte liquide avec ce soluté et quantité suffisante d’amidon, et l’on en enduit les cheveux avec précaution. L’opération se fait le soir. On recouvre la tête d’une calotte de taffetas gommé, et le lendemain matin ou se lave la tête. On applique ensuite sur les cheveux une pommade ou huile cosmétique.
(Garot.)
Pâte phosphorée.
Phosphore, 20 grammes ; eau bouillante, 400 grammes. Mêlez et liquéfiez le phosphore. — Ajoutez : farine, 400 grammes, en agitant, puis du suif fondu peu chaud, 400 gr. ; de l’huile de noix, 200 gr., et du sucre en poudre, 250 gr., en agitant toujours. Conserver à'I’abri de la lumière, et mettre sm* du pain pour détruire les rats.
PATIEXCE. Plaute de la famille des polygonées, dont la racine s’administre à l’intérieur, en infusion à la dose de 20 grammes par litre
PAUP
d'eau, contre les maladies de la peau. Cette racine sert à préparer un sirop et un vin em-
Fig. 428. — Patience.
ployés dans les mêmes circonstances, à la dose de 15 à 60 grammes par jour.
PALLLIIVIA. V. GüÀrANA.
PAUPIÈRES. V. Blépharoplastie, Blépharites, Chalazion, Appareil lacrymal.
Orbite, Tumeurs, Trighiasis, Entropion, Ectropion.
PAUPIÈRES (Absence des). L’absence congénitale des paupières est excessivement rare ; la destruction accidentelle des paupières est plus fréquente.
Le résultat de l’absence des paupières est le dessèchement du globe de l’œil qui reste découvert, dont la conjonctive s’épaissit, dont la cornée s’ulcère et la vue finit par se perdre.
Thérapeutique. — On fera des paupières artificielles par les procédés autoplastiques employés pour remédier à l’ectropion ; mais pour que cette restauration soit tentée, il faut que la peau de la face, du front et de la tempe soit conservée intacte. Faire l’autoplaslie avec du tissu de. cicatrice est une opération dont les suites sont rarement profitables. V. Ectropiox.
Paupières (COLOBOMA DES). Le Coloboma des paupières est une division congénitale ou accidentelle de la paupière.
Le coloboma congénital, moins rare que l’absence complète de paupières, existe le plus souvent à la paupière supérieure.
Le coloboma accidentel est une plaie de la paupière dans laquelle la cicatrisation a eu lieu de la peau à la muqueuse, parce que les contractions du muscle orbiculaire ont tenu écartées les deux portions de la paupière séparée par une plaie.
Thérapeutique. — On avivera les bords de la division avec un petit bistouri plutôt qu'avec des ciseaux courbes ; on réunira par une suture métalliipie ou par une suture entortillée. On ne compreu-
PAVO 1105
dra pas la muqueuse dans la suture. Le cartilage tarse, au contraire, doit y être compris. Le premier point de suture devra être placé sur le bord libre des paupières (Desmarres). Pour les coloboma congénitaux, on peut placer le premier point de suture à la partie moyenne de la plaie. On pansera à l’eau froide.
Les épingles ou les sutures resteront quatre jours en place.
Si une des lèvres du coloboma est plus courte que l’autre, on avivera et l’on prolongera la division de la paupière par une incision courbe dirigée du côté de la lèvre la plus courte j on réunira ensuite (Dieffenbach) .
On se rappellera que, quand on n’a pas avivé complètement les bords du coloboma et qu’on n’a pas dépassé les limites de la division, il peut rester une fistule.
Paupières (PHLEGMON DES).Le phlegmon des paupières existe dans le cours d’un érysipèle [V. Lacrymale (Tumeur)] et à la suite d’opérations sur les paupières, ou quelquefois après des applications de sangsues sur ces parties.
Un gonflement ou de l’œdème étendu à tout le pourtour de l’orbite , l’impossibilité d’écarter la paupière, de la douleur, de la rougeur et de la chaleur caractérisent le phlegmon des paupières.
Le pus se forme dans le tissu sous-conjonctival ou sous le muscle orbiculaire ; il se réunit promptement en foyer et s’ouvre, tantôt sous la paupière, tantôt à travers une perforation de la peau.
La fluctuation des abcès de la paupière est difficile à sentir, cependant en pressant cette partie entre les doigts, si l’on ne peut laisser une impression profonde, il s’agit d’un abcès plutôt que d’un œdème simple.
Thérapeutique. — Appliquer des cataplasmes pardessus les paupières enduites d’onguent mercuriel.
Ouvrir l’abcès de bonne heure par une incision parallèle au bord libre de la paupière, afin de nepoint laisser de cicatrice visible, et inciser couche par couche.
Paupières (PLAIES DES). LoS plaies deS paupières ne diffèi’ent des autres plaies que parce que celles qui intéressent toute l’épaisseur de la paupière tendent à se cicatriser isolément de la peau à la mucjueuse à cause des contractions du muscle orbiculaire.
Thérapeutique. — On réunira la plaie par suture (V. Coloboma de la paupière). On pansera à l’eau froide, et les malades atteints de plaies contuses seront tenus au repos absolu pendant plusieurs jours, afin de prévenir l’érysipèle.
PAVOT BUAA'c. Plante de la famille des papavéracées, dont ou retire l’opinm (V. ce mot), substance très-employée en médecine. Le péricarpe dœ têtœ de pavot est employé en décoction à la dose de 15 à 20 grammes par litre d’eau pour lavement, fomentation et lotion. Son extrait alcoolique fât la base du sirop diacode.
Les semences, qui n’ont point d’usage
l lOG PEAU
en médecine, donnent par expression une huile comestible connue sous le nom à'kuile blanche ou A' huile d’œillette.
Les proportions de morphine contenues dans la capsule du pavot sont d’autant plus faibles qu’on est plus près de la maturité au moment de la récolte, d’où il suit que pour
recueillir l’opium en incisant les capsules, ou pour les utiliser, il faut que cette partie de la plante soit encore verte.
PEAU (Maladies de la). Les maladies de la peau sont très-nombreuses et très-variées par la forme anatomique sous laquelle elles se présentent, et par la cause locale ou générale qui les produit.
On trouve à la peau de simples troubles fonctionnels sans lésion, telles que ['hyperesthésie et V anesthésie (V. ces mots), et des lésions matérielles qu’il faut comprendre sous huit groupes : 1“ exanthèmes ; — 2“ vésicules ; — '6° bulles;— pustule ; papule; — squames; — 7“ tubefi'cule ; et S** macules (Villan et Bateman) , sans compter les fissures, les érosions, les idcérations et les maladies fébriles ou virulentes, telles anthrax, \d. pustule maligne , le charbon, la diphthérite, la gangrène, le can- \ cer, la variole, la rougeole, la scarlatine, etc.
Les exanthèmes comprennent la roséole, l’él'vtbème, l’érysipèle, la rougeole, la scarlatine, l’urticaire.
Les vésicules comprennent l’eczéma, la varicelle, la miliaire, la gale.
Les bulles comprennent le pemphigus, le zona, l’herpès, le mpia.
Les pustules comprennent l’eclbyma, la variole, la vaccine, l’acné, l’impétigo.
Les squames comprennent la lèpre, le psoriasis, le pityriasis, l’ichthyose.
Les papilles comprennent le strophulns, le lieben, le prur^.