‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 61 sur 731 · ANTI · texte numérisé non relu

ANTI

ANUS

Potion stimulante.

Hnile de cajepnt . 1 gramme.

Éther sulfurique alcoolisé .... 4 id.

Eau de menthe . 150 id.

Sirop de fleur d’oranger . 40 id.

A prendre par cuillerées toutes les heures.

Le camphre s’emploie^ à l’extérieur^ réduit en poudre, au moyen d’une petite quantité d’alcool ou à l’état à'huile camphrée :

Camphre purifié . 64 grammes.

Huile d’olive . 440 id.

Réduisez le camphre eu poudre par trituration dans un mortier de marbre, en ajoutant quelques gouttes d’alcool : diyisez-le peu à peu dans l’huile ; et, quand la dissolution sera opérée, filtrez.

Eau-de-vie camphrée. Camphre, 32 ; alcool à 56® centésimaux, 1250. Faites dissoudre, et filtrez. On l’emploie pour faire des applications et des frictions résolutives.

Alcool camphré. Camphre, 64; alcool à 86° ceiitésimaux, 440. Faites dissoudre, filtrez. En lotion, ■*/ ' pur ou étendu d’eau.

A V intérieur, on l’administre en émulsion :

■ ^ Émulsion sucrée . 500 grammes.

Camphre . . 5 décigr. à 2 s

• fhj Sirop de sulfate de mor-

^ phine . 20 grammes.

If ? Délayez le camphre dans le quart d’un jaune

d'œuf, ajoutez l’émulsion et le sirop. A prendre par cuillerées toutes les heures.

Ou eu gargarisme :

Camphre en poudre . 5 grammes.

Triturez dans un mortier avec un demi-jaune d’œuf.

sirop de sucre . 40 id.

Ajoutez peu à peu :

Eau . 500 id.

Éther sulfurique . 2 id.

En pilules :

Conserve de roses . t . -

Faites des pilules de 20 centigrammes. Une toutes les heures.

L'éther et le chloroforme se donnent dans les préparations suivantes :

Liqueur d’Hoffmann, 1 à 3 grammes.

Éther sulfurique à 56* . 100 grammes.

Alcool à 85* cent . 100 id.

Mélangez exactement, et conservez pour l’usage dans un flacon bien bouché.

Sirop d’éther, 30 à 60 grammes.

Éther . 30 grammes.

Alcool . 10 id.

Sirop . 500 id.

Potion éthérée :

sirop de fleur d’oranger ..... 32 grammes.

Eau distillée de tilleul . 64 id.

Eau de fleur d’oranger . 64 id.

Éther sulfurique . 2 id.

F. S. a. (Codex). A prendre par cuillerées.

Potion antispasmodique.

Sirop d’opium . 15 grammes.

Sirop de sucre . 10 id.

Eau de fleur d’oranger . 15 id.

Éther sulfurique. .T . 2 id.

Eau . 100 id.

A utre.

sirop diacode . 30 grammes.

Infusion de tilleul . 120 id.

Éther sulfurique . 1 id.

Mêlez. A prendre par cuillerées toutes les heures. Potion calmante antispasmodique.

sirop de sulfate de morphine. . 30 grammes.

Eau distillée de menthe . 120 id.

Éther sulfurique . 2 id.

A prendre par cuillerées.

Ou donne aussi l’éther sous forme de perle, enveloppé dans de la gélatine; enfin, en inhalation dans un appareil spécial.

Le chloroforme, préférable pour les inhalations, donne rapidement l’anesthésie, et il s’emploie, àl’intérieui’, en sirop dissous dans de l’eau ou du vin au moyen d’un peu d’alcool. On le donne aussi en lavements.

On donne souvent Veau distillée de millefeuilk, 30 grammes en potion, Vhuile essentielle de millefeuille 20 à 30 gouttes; l’esprit volatil de corne de cerf 10 à 30 gouttes, etc. Les applications métalliques sur la peau, telles qu’un aimant artificiel %<m forme de plaques d’acier et des armatures de laiton sur le corps sont souvent utiles pour calmer les troubles du système nerveux et sont de véritables antispasmodiques.

Il y a enfin les sels de zinc et l’oxyde de zinc qui s’emploient beaucoup à titre d’antispasmodiques, en pilules, à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour.

On donne :

Oxyde de zinc . 3 grammes.

Sucre . 4 id.

Mêlez. Partagez en 20 doses. Trois par jour pour l’adulte, une heure après chaque repas. Si l’oxyde est bien supporté, augmenter d’un gramme tous les huit jours, jusqu’à ce qu’on ait atteint la dose de 2 grammes Ih centigrammes par jour. (Herpin.)

A l’état de chlorure de zinc.

Chlorure de zinc . 20 grammes.

Faites dissoudre dans :

Alcool rectifié . 40 id.

Éther sulfurique . 80 id.

Par goutte (deux à quatre par jour) dans de l'eau

sucrée.

C’est ce qu’on appelle le Zincater (éther zincê]. Y. Eclampsie, Epilepsie et Hystérie.

(Duché de Bade). Eau minérale ferrugineuse employée en boisson, deux à cinq verres par jour, en douches et en bains, contre l’aménorrhée, la dyspepsie et la chlorose Q.

ABJUS ARTIFICIEIL. Uii anus artificiel est une ouverture de la peau et de l’intestin audessus d’un obstacle au cours des maiièrfô fécales, faite soit pour évacuer ces matières et leur donner issue à l’extérieur, soit pour prévenir la rupture d’un intestin ulcéré, après la réduction dans l’abdomen.

Une oblitération congénitale ou accidentelle du gros ou du petit intestin; une ulcération consécutive à une hernie enflammée ou étranglée ; une large plaie des intestins herniés à travers une plaie de l’abdomen , indiquent

ANUS

l’établissement d’un anus artificiel. V. Atrésie DE l’AOTS, Hernies, Intestins et Plaies.

Thérapeutique. — Pour établir un anus artificiel dans la fosse iliaque, à droite ou à gauche (Littré), incision de 1 2 centimètres sur la paroi abdominale, à 2 centimètres au-dessus du ligament de Poupart ; couper couche par couche jusqu’au péritoine; lier les Taisseaux artériels ouverts ; ouvrir le péritoine (un intestin distendu par des gaz se présente toujours, et appartient, 99 fois sur 100, au bout de l’intestin qui est au-dessus de l’obstacle) : assujettir l’intestin aux angles de la plaie àl’aide de deux points de suture (Nélaton), placer huit ou dix fils (quatre ou cinq de chaque côté), qui uniront les bords de la plaie intestinale aux bords de la plaie du tégument; serrer, puis fendre l’intestin entre les points de suture (Fig. 28 et 29).

Fie. 28. — Opération d’entérotomie ; l’intestin ‘est fixé par les extrémités ; on. pratique les sutures.

Fig. 29. — Les sutures étant terminées, il ne reste plus qu’à fendre l’intestin en réunissant les trous des aiguilles par une incision longitudinale. (Nélaton.)

Si l’on opère dans la fosse iliaque droite, le cæcum est généralement l’intestin qui se présente le premier.

Si l’on opère dans la fosse iliaque gauche, chez les adultes, l’intestin grêle se présentera; tandis que chez les enfants dont l’anus est imperforé et dont le rectum manque c’est l’S iliaque qu’on rencontre dans les quatre cinquièmes des cas. Après l’opération terminée, il faut passer une sonde dans le bout inférieur de l’intestin.

Pour établir un anus artificiel dans la région lombaire (Gallisen) : incision, à un travers de doigt de la colonne lombaire, chez les enfants , à trois travers de doigt, chez les adultes , étendue de la dernière côte à la crête iliaque. Couper couche par couche la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, le grand dorsal, le petit oblique, l’aponévrose commune du transverse et du carré des lombes. Découvrir le bord externe du carré lombaire, chercher l’intestin dans le tissu graisseux sous-péritonéal. Chez l’adulte, il se reconnaît aux bandes fibreuses longitudinales; chez l’enfant, l’intestin distendu par le méconium ne se présente pas toujours à la plaie, l’S iliaque est portée en avant. Éviter de blesser le péritoine qui recouvre la partie antérieure du côlon descendant. Fixer l’intestin, puis ouvrir pour évacuer le contenu.

Pour arriver plus sûrement sur l’intestin, on in-

ANUS 101

cise les téguments parallèlement à la crête iliaque, dans une étendue de 8 centimètres, et on débride les muscles ; au besoin, une incision cruciale serait faite sur les couches musculaires et aponévrotiques. (Amussat.)

Des deux méthodes de création d’un anus artificiel, la méthode de Littré est la plus avantageuse, comme résultat immédiat et comme résultat consécutif, d’ailleurs l’opération de Littré se fait avec plus de sûreté. Les malades peuvent eux-mêmes veiller plus tard aux soins de leur propreté.

Lorsqu’un intestin sorti par une plaie de l’abdomen est blessé, et lorsqu’il n’est pas indiqué défaire une suture, comme dans le cas d’une plaie mâchée ou contuse, avec section complète de l’intestin, on fixe l’organe à lâ paroi abdominale, on va à la recherche du bout inférieur quand on peut l’atteindre, et on le fixe à la plaie comme le bout supérieur.

Lorsque dans une hernie enflammée ou étranglée on doit établir un anus artificiel, on fixe les deux bouts de l’intestin par quatre ou cinq points de suture, et on passe une sonde dans le bout inférieur. Cette précaution est d’autant plus urgente que l'ouverture de l’intestin est plus voisine de l’estomac. V. Axes CONTRE NATURE et HeRNIES.

Quelle que soit l’opération qui sera faite. Usera nécessaire, lorsque l’ouverture de l’intestin aura lieu sur l'intestin grêle, de faire des injections de bouillon de lait ou d’un liquide albumineux, dans le bout inférieur. Cette recommandation ne sera négligée que pour les anus artificiels établis sur l’S iliaque et le cæcum ; on passera, dans tous les cas, une sonde dans le bout inférieur. (D. Desprès.)

L’engouement du bout supérieur de l’intestin ; le renversement de la muqueuse et son invagination, l’étranglement de la muqueuse compliquant l’anus artificiel, seront traités comme les mêmes complications dans l’anus contre nature. V. Anus contre

ANîüS CONITRE NiATilRE. Une plaie des intestins , la gangrène d’une anse intestinale herniée, une perforation de l’intestin par des fèces, par un calcul, ou par une ulcération, et un abcès stercoral consécutif sont l’origine des anus contre nature.

Lorsque des adhérences se sont établies entre les anses intestinales et la paroi abdominale, par accolement de la séreuse pariétale à la séreuse viscérale, les matières se font jour au dehors, grâce à un abcès stercoral qui s’ouvre en un ou plusieurs points de la peau.

La muqueuse du bout supérieur de l’intestin ouvert se soude avec l’orifice cutané anormal, la peau s’enfonce et forme un infundibulum (Scarpa) qui manque quelquefois, et dans les hernies il n’est jamais constitué par le sac (Malgaigne, Velpeau). Le mésentère tire sur l’intestin, tend à l’attirer avec la paroi abdominale (Scarpa, Dupuytren), les deux bouts d’intestin s’accolent et forment une valvule désignée sous le nom à! éperon qui empêche les matières de passer du lx>ut supérieur dans l’inférieur. Cette valvule peut manquer (Velpeau), ceci se présente dans le cas où la partie non

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adhérente de l’intestin au mésentère a été seule détachée par la gangrène, on observe la même chose sur les anus contre nature qui existent sur le gros intestin.

Par les anus contre nature, il s’écoule des matières stercorales, si la solution de continuité porte sur le gros intestin, mais ce sont des liquides alimentaires et du chyme, si la plaie existe sur le jéjunum ou l’iléon.

Les malades sont d’autant moins gênés que l’anus porte sur un intestin plus éloigné de l’estomac; l’appétit insatiable de quelques individus tient à la hauteur de la fistule intestinale, et à la rapidité de la digestion par les contractions intestinales, favorisées par la fixation de l’intestin à la paroi abdominale (Dupuytren).

L’anus contre nature peut guérir spontanément (Pipelet le jeune) et plus ou moins vite, mais il reste ordinairement stationnaire lorsqu’il est dû à une obstruction de l’intestin.

Les malades peuvent succomber au moment de l’établissement de l’anus contre nature, soit parce que les adhérences de l’intestin ont cédé à l’effort de rétraction du mésentère (Dupuytren), et parce qu’il y a eu péritonite (Velpeau) , soit parce que l’anus étant situé trèshaut, les malades ne peuvent plus se nourrir.

*,(.* Lorsque l’anus contre nature doit guérir spontanément, l’issu des gaz par l’anus normal est un signe précurseur de cette heureuse terminaison (Desault). Le rétrécissement de l’ouverture anormale n’a pas la même signification.

Des excoriations suivies d’érysipèle, lorsque la plaie n’est pas nettoyée, l’étranglement de l’intestin par suite du rétrécissement de l’ouverture, et le renversement de la muqueuse du bout supérieur et même du bout inférieur de l’intestin, peuvent compliquer l’anus contre nature.

L’étranglement de l’intestin, ou engorgement de l’infundibulum, ressemble à un étranglement intestinal, au point de vue des symptômes. Il arrive quelquefois que l’intestin se rompt au-dessous de l’étranglement et qu’il y a une infiltration de matières intestinales et stercorales sous la peau. Cet engorgement peut exister après l’occlusion de l’anus contre nature.

En présence d’un anus contre nature, le chirurgien doit diagnostiquer, grâce aux matières qui sortent par la fistule, la hauteur à laquelle l’anus a été établi, pour hâter sa fermeture si l’anus est situé sur l’intestin grêle. Il doit chercher si le bout inférieur existe dans le voisinage. Il n’aura qu’à dilater les orifices avec l’éponge préparée, pour se rendre compte de la situation des deux bouts de l’intestin et trouver le supérieur.

Thérapeutique. — Il ne faut pas agir sur un anus contre nature au moment de sa production parce que cette lésion peut guérir seule, et que, d’autre paît, en attendant, on facilite le succès du traitement.

ANUS

Dès que le bout inférieur de l’intestin est trouvé, on passera une sonde dans son intérieur pour empêcher sa rétraction, et l’on donnera des lavements émollients.

Les malades seront soumis à un régime réparateur (Louis Scarpa) ; si l’anus est situé très-haut sur l’intestin grêle, on fera des injections de bouillon dans le bout inférieur. Les malades resteront couchés, le pansement de propreté sera souvent renouvelé et imbibé au besoin d’eau chlorurée.

Si l’ouverture cutanée se rétrécit trop vite, on la dilatera avec l’éponge préparée. S’il y a engorgement de l’infundibulum, on appliquera des cataplasmes, on purgera une ou plusieurs fois, on débridera au besoin.

Contre le renversement de la muqueuse, on fera le taxis et l’on comprimera sur la plaie (Desault) avec un spica, en ayant soin de laisser un passage pour les matières; sept ou huit jours de compression suffisent ordinairement ; on pourrait peut-être fixer la muqueuse à la paroi abdominale de dedans en dehors en introduisant une aiguille courbe munie d’un fil qui, traversant la paroi de l’intestin et la paroi abdominale, ferait remonter et fixerait la muqueuse dans l’intestin. (A. Gaillard.)

Contre les inflammations érysipélateuses on emploiera la glycérine, ou l’eau de sureau, en topique.

Lorsqu’il sera démontré que l’anus ne tend pas vers la guérison spontanée, on fera les opérations suivantes :

S’il n’y a pas d’éperons, on fera la suture de l’intestin et de la peau (Lecat), après quelques jours de compression modérée, et après une dilatation du bout inférieur de l’intestin.

S’il y a un éperon, la compression (Desault) sera appliquée sur l’éperon avec des mèches, un croissant d’ivoire (Dupuytren;, mais il vaudra mieux détruire l’éperon par section simple (Schmalkalden), par ligature (Physick), par perforation (Dupujdren).

Mais de tous ces procédés, le meilleur est l’entérotomie (Dupuytren) avec une pince à mors ondulés, à deux branches mobiles croisées comme un forceps. Après qu’on s’est assuré, par le toucher, qu’il n’y a pas d’intestin dans l’angle formé par les deux bouts de l’intestin, les branches de l’entérotome sont introduites dans le bout inférieur et dans le bout supérieur, à une profondeur variable suivant l’étendue de l’éperon. Puis on serre progressivement jusqu'à ce qu’on suppose les deux branches assez rapprochées pour détruire l’éperon par gangrène. Pendant quatre ou six jours, l’instrument reste en place.

On peut substituer à ce procédé l’écrasement linéaire (Chassaignac) qui a tous les avantages de la ligature de Physick, sans en avoir les inconvénients, mais alors on commence par perforer l’éperon avec un trocart, quelques jours avant de passer la chaîne.

L’entérotomie faite, on attend quelque temps, l’anus peut encore guérir seul; s’il tarde, si l’éperon se reforme, on aura recours de nouveau à l’entérotomie. Pour n’avoir qu’une opération à faire, Blandin a fait faire un entérotome à larges branches. Reybard sectionnait avec une lame après deux jours d’application de l’entérotome. A l’aide de l’application de pâte au chlorure de zinc placée sur la section par l’entérotome ou avec une pince chargée

AORï

de caustique, ou arriverait aussi à un bon résultat. Tidal, de Cassis.)

Lorsque l’anus contre nature persiste après la destruction de l’éperon, quand on s’est assuré, par des injections, que le bout inférieur est libre jusqu’à l’anus, on tentera la compression (H. Paris), la cautérisation des bords de l’anus, et leur incision, (Reybard), puis on réunira.

L’autoplastie, par déplacement tégumentaire, a réussi (Blandin) à fermer l’orifice fistuleux. A l’aide d’incisions latérales, on pourra tailler deux lambeaux fixés, par leurs extrémités, à la paroi abdominale, et qu’on adossera, par inflexion, au devant de l’anus contre nature (Jobert, de Lamballe). On pourra décoller la muqueuse la renverser en dedans et la réunirpar une suture en piqué (Malgaigne), et faire une autoplastie tégumentaire par-dessus.

Décoller tout l’intestin dans une étendue de 1 centimètre, renverser ses bords en dedans, faire la suture froncée (Gely) (V. Plaies des ixtestixs), à distance des lèvres renversées de la plaie, est une bonne opération.

Quand on a renoncé à opérer l’anus contre nature, il est bon de protéger les parties voisines de l’ouverture contre le contact des matières ; on les badigeonnera avec le collodion élastique à l’huile de ricin. (Ward.)

On appliquera un appareil à vessie de caoutchouc modelé, sur l’ouverture anormale (appareil Charrière), maintenu par un bandage herniaire, et muni d’un embout pénétrant dans l’orifice afin d’empêcher le renversement de la muqueuse (Debout).

Il est périlleux d’aller à la recherche d’une anse intestinale perdue pour guérir l’anus contre nature. Vouloir réimir le bout supérieur avec le gros intestin (Richter), est une opération mortelle.

Amis contre nntnre dsi vagin. Après un accouchement laborieux, si une anse intestinale a été gangrenée et s’est ouverte dans le vagin, il s’établit souvent un anus contre nature.

Thérapeutique. — Une opération pourra être tentée, üne pince qui, étant fermée, laisse un espace libre entre son articulation et ses mors, sera placée, une de ses branches dans l’anus anormal, et l’autre, dans le rectum, puis on serrera. Une gangrène déterminera une communication entre l’intestin grêle et le rectum (Gasamayor), et l’anus contre nature vaginal guérira seul.

AORTE (Maladies de l’). L’aorte est le siège de battements nerveux, d'inflammation, de dégénérescences (V. Aortite) , déathéromes et de stéatomes (V. Aortite).

Aorte (Battements nerveux de l’). Dans sa portion descendante épigastrique, l’aorte est souvent le siège de battements nerveux incommodes, qui constituent de véritables palpitations et qui ne dépendent d’aucune lésion des tuniques artérielles.

Les battements nerveux de l’aorte dépendent de la surexcitation du grand sympathique et s’observent surtout chez les personnes nerveuses, hystériques ou hypochoudi’iaques.

Il faut éviter de commettre l’erreur assez fréquente de ceux qui attribuent les battements

APFIA 103

nerveux de l'aorte à un anévrysme de cette artère ou du tronc cœliaque.

Thérapeutique. — Les battements nerveux de l’aorte disparaissent par l’eau de laurier-cerise, 20 à 30 gouttes ] par la préparation de digitale ; parla jusquiame, par la belladone, par l’hydrothérapie et par les applications froides sur le ventre.

AORTITE. Bien que l’aorte ne soit pas vascularisée, elle est le siège d’une phlegmasie qui occupe sa tunique celluleuse, et de lésions de nutrition occupant les tuniques interne et moyenne ulcérées et incrustées de matières cartilagineuses, graisseuses, osseuses et calcaires.

Des couches minces de fibrine se déposent souvent à la surface de l’aorte, de façon à simuler des fausses membranes.

%* L’aortite est le résultat du rhumatisme absolument comme l’endocardite.

La vieillesse est la cause la plus ordinaire des dépôts fibrineux, graisseux, cartilagineux, calcaires ou osseux observés dans l’aorte et dans ! tout ce système artériel.

Les dépôts fibrineux de l’aorte se transforment souvent en matière grasse, et simulent de petits abcès dans les parois de cet organe.

Quand les dépôts graisseux de l’aorte s’ouvrent dans le vaisseau, ou lorsque les plaques osseuses se soulèvent au-dessus de la membrane interne qu’elles déchirent, il en résulte, sur les parois de l’aorte, une foule de petites cavités remplies par le sang.

C’est à la dégénérescence sénile qu’il faut rapporter tout ce que l’on a dit des stéatomes, des athéromes et des ulcérations de l’aorte.

Les plaques osseuses de l’aorte se détachent quelquefois du vaisseau, courent avec le sang, peuvent faire une obstruction dans le cerveau, dans les membres ou dans les poumons, en formant ce qu’on appelle une embolie, et elles produisent des gangrènes séniles, des ramollissements cérébraux qui ne sont que des gangrènes sans odeur faute du contact de l’air, et des pneumonies d’une nature spéciale.

Thérapeutique. — On ne guérit pas l’aortite, elle se guérit.

On peut prévenir les dégénérescences de l’aorte ou du moins en retarder les progrès par une grande sobriété et par l’usage du régime lacté, végétal et peu riche de viandes noires.

APÉRITIFS. Les apéritifs ont été ainsi appelés parce qu’on leur supposait la propriété d’ouvrir les voies de l’exhalation aux particules morbides contenues dans l’organisme. Ainsi les sialagogues sont les apéritifs des engorgements des glandes salivaires, les vomitifs sont apéritifs d’une réplétion biliaire dans le foie, les torétiquessont apéritifs du rein, les emménagogues de l’utérus, les sudorifiques de la peau, etc.

APHAKiE. L’absence du cristallin, congénitale ou accidentelle, constitue l’aphakie. Cet

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