V. HÉMATOCÈLE DU SCROTUM
Scrotum (Éléphantiasis DU). L’éléplianiiasis du scrotum, maladie commune dans les pays chauds et très-rare dans nos climats, est un état que caractérisent : l’épaississement de la peau du scrotum, des indurations étendues, la desquamniation écailleuse de l’épiderme fendillé, et la transformation du derme en un tissu lardacé quf augmente uniformément d’épaisseur et est infiltré d’une substance blanchâtre coagulable parla chaleur.
Les ganglions lymphatiques inguinaux sont quelquefois altérés dès le début de l’éléphantiasis du scrotum.
*** La maladie s’annonce quelquefois par de la douleur et de la fièvre, puis il y a un peu de rougeur inflammatoire. Lorsque la tumeur a acquis un certain développement elle augmente par des poussées, si l’on peut ainsi dire. Lorsque la tumeur est devenue très-volumineuse elle est indolente. On a vu des malades chez qtii le scrotum descendait jusqu’au genou, et qui ne souffraient pas Dionis, Delpech) .
L’éléphantiasis du scrotum s’étend sur le pénis et réciproquemenL
Les ulcérations sont les seules complications graves de l’éléphantiasis du scrotum.
SCRO
L’éléphantiasis se distingue de l’œdème du scrotum à cause de sa dureté. V. Éléphantiasis.
Thérapeutique. — Lorsque l’éléphantiasis commence on peut obtenir la guérison ou une amélioration eij faisant changer les malades de climat.
Les médications internes, altérantes, sudorifiques; les médications locales, les cautérisations, les saignées locales, les frictions avec les pommades irritantes, les vésicatoires, sont impuissants pour arrêter les progrès de cette maladie.
Les ponctions et les scarifications sont d’un effet douteux. La compression est encore le meilleur moyen palliatif.
Lorsqu’on a affaire à une tumeur éléphantiasique énorme du scrotum et qu’elle se pédiculise, on peut l’enlever; mais dès.que la tumeur aura acquis le volume des deux poings, si elle augmente incessamment, on devra l’enlever plutôt que d’attendre qu’elle ait acquis un grand volume. Cette opération est ce que l’on a appelé V oschéotomie.
L’opération de l’ éléphantiasis du scrotum n’est point douloureuse, elle est facile à faire, mais il y a plusieurs règles qu’il faut avoir présentes à l’esprit. Il faut d’abord aller à la recherche du testicule ; pour cela une incision est faite sur le trajet du cordon que l’on suit jusqu’à la tunique vaginale et le testicule, on isole cet organe en enlevant le tégument. Lorsqu’on sépare les parties atteintes par T éléphantiasis il faut laisser le plus possible de peau saine pour que la verge puisse être recouverte plus tard.
Après l’opération on réunira par suture des lambeaux destinés à recouvrir la verge et les testicules.
L’ablation du scrotum n’est pas une opération grave; sur 100 opérés Esdaile n’a cité que 5 morts.
Scrotnoi (ÉRYSIPÈLE DES BOURSES OU DU). Ce que l’on décrit daiis les livres sous le nom de phlegmon simple ou superficiel des bourses est un érysipèle; la quantité de vaisseaux lymphatiques du scrotum explique pourquoi ces caractères de l’érysipèle ne sont pas tranchés.
Dans l’érysipèle du scrotum, la peau est rosée, puis rouge, tendue et luisante. L’inflammation gagne la verge et les aines, les malades ont quelquefois de la fièvre et de l’embarras gastrique. Ces inflammations sont la suite de plaies et contusions des bourses, d’excoriation, d’intertrigo.
Thérapeutique. — Compresse d'eau de sureau, soulever les bourses avec un tampon de linge placé entre les cuisses ou une plaque de gutta-percha prenant point d’appui sur les cuisses. Purger les malades avec une bouteille d’eau de Sedlitz.
Scrotum (Inclusions DANS LE), V. Inclusions FOETALES.
Scrotum (PHLEGMON DES BOURSES Dû).
L’inflammation des bourses ou phlegmon des bourses naît chez les individus qui ont eu une plaie non soignée, une hernie inguinale enflammée, une orchite, un abcès tuberculeux du testicule, chez ceux qui ont un abcès urinaire ou une infiltration urinaire.