‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 618 sur 731 · SERR · texte numérisé non relu

SERR

moins graves. C’est ce qui a fait dire : « Les » maladies ne sont que des impressions transfor- » mées. » (Bouchut.)

SEPTAWE. Fièvre intermittente revenant tous les sept jours. V. Fièvre intermittente.

SEPÉIVAIRË. Durée de sept jours formant la période de quelques maladies. Il vaut mieux dire sepiaine, car septénaire veut dire sept ans.

SEPTICÉMIE. Altération du sang par des matières septiques (Piorry). V. Nosohémies.

SEPTIQÜE. Matière qui produit la putréfaction. On nomme ainsi certains poisons qui altèrent le sang, comme les venins, l’acide sulfhydrique , le seigle ergoté, les matières putréfiées, etc.

SÉQEESTKATIOAI. Moyen prophylactique et thérapeutique, à l’aide duquel on isole un malade qui a besoin de repos, ou dont le voisinage avec une personne saine peut propager une maladie contagieuse et faire naître une épidémie.

La séquestration est quelquefois utile dans l’aliénation mentale pour laisser à l’intelligence le temps de se remettre de la fatigue des passions ou des surexcitations de la vie et pour empêcher qu’un fou dangereux ne compromette la vie ou la propriété du prochain. Elle est indispensable dans les maladies virulentes fixes, telles que la syphilis ou la rage, dans les maladies purulentes telles que la blennorrhagie ou l’ophthalmie, dans les maladies parasitaires, telles que la gale et la teigne, mais elle a moins d’importance dans les maladies infectieuses ou infecto-contagieuses et miasmatiques, telles que le choléra^ la peste, le typhus, etc., dont les miasmes sont impossibles à renfermer et sautent par-dessus toutes les barrières qu’on a prétendu leur imposer.

SERPE1VTA1RE RE ATRGIXIE. Plante de la famille des aristolochiées , dont la racine amère, odorante, camphrée, s’emploie comme tonique, stimulante, fébrifuge et antispasmodique. Elle s’administre enpoudi'e, 2 à 6 grain. ; en infusion, 15 à 20 grammes par litre d’eau dans l’hystérie Œl, dans les fièvres intermittentes RI.

SERPOEET. Plaute de la famille des labiées, dont l’infusion (10 à 15 grammes) est excitante et vantée dans la coqueluche S.

SERMAI2E (Marne). Eau sulfatée ferrugineuse et magnétique froide, employée dans les gastralgies, dans les maladies des voies urinaires et dans les engorgements abdominaux S.

SERBE-A'CEUD. Le sciTe-nœud est un instrument dont le plus simple modèle est un anneau situé à l’extrémité d’une tige fendue à l’autre extrémité. On engage une anse de fil

1338 SETO

dans l’anneau ; cette anse embrasse des tissus, et l’on serre ceux-ci en tirant sur le fd que l’on fixe par pression dans la fente de l’instrument.

H y a une grande quantité de serre -nœuds divers. V. Polype, Ecrasement linéaire, Varicocèle.

SERBETELLE. La seiTetelle est une pince spéciale enfermée dans une gaine mobile ou dépassant de peu une gaine mobile et dont les mors réunis forment une tige lisse pouvant pénétrer dans les tissus sans les blesser. V. Cataracte, Pupille artificielle.

SERRES.ElKES (Vidal de Cassis). Pinces spéciales à pression continue. V. Sutures.

SÉSAME. Plante de la famille des bignogniacées, dont les semences renferment beaucoup d’huile qu’on emploie souvent comme laxative E.

SÉSÉLI. Plante de la famille des labiées, dont les semences aromatiques sont excitantes et carminatives ; en infusion, 10 grammes par litre d’eau S. ]

sÉTONî. Le séton est un exutoire ou dérivatif destiné à entretenir une suppuration de la peau qui favorise la cessation d’une disposition qu’ont certains individus d’avoir des inflammations chroniques variables.

' Succédané du vésicatoire permanent, le séton est à peu près abandonné aujourd’hui, sauf peut-être pour quelques maladies du cerveau et quelques blépharites chroniques.

Le séton s’emploie quelquefois aussi pour ouvrir des abcès ganglionnaires du cou ; alors on applique le séton filiforme, qui ne laisse comme ouverture de l’abcès qu’un point d’entrée en un point de sortie. V. Abcès froids. Adénite.

Thérapeutique. — On applique un séton sur tous les points où il est possible de faire un pli à la peau, sur la nuque, le dos, les épaules, mais c’est généralement à la nuque qu’on le place.

On fait un pli à la peau avec les doigts de la main gauche, on traverse la base de ce pli avec un bistouri à lame étroite et de telle sorte que la lame du bistouri traversant la peau, fasse avec le plan du pli formé un X. Cette manœu\Te a pour effet de ponctionner la peau à une hauteur différente et de permettre l’écoulement facile du pus. On passe avec un stylet aiguillé enfilé d’un fil, ou un tube à drainage, dont on lie les extrémités.

La mèche à séton est moins avantageuse que le séton perforé ou tube à drainage. Ce dernier peut rester en place tout le temps que l’on veut laisser le séton suppurer, elles mèches doivent être changées; elles sont du reste toujours sales. Le bistouri à séton comme l’aiguille à séton de Boyer sont des complications instrumentales inutiles.

Les accidents immédiats du séton sont les hémorrhagies peu abondantes en général. Les accidents consécutife sont un phlegmon et des érysipèles à ré-

smi

pétition. Ils sont dus à un défaut de soin du séton et ils guérissent par les traitements appropriés à ces lésions. Y. Phlegmoîï, Erysipèle.

Pour appliquer le séton filiforme, on traverse la peau ou la tumeur fluctuante avec une grosse aiguille entraînant un gros fil servant de mèche à séton. Y. Abcès froid.

SEVRAGE. Le sevrage est l’époque où l’on fait passer les enfants de leur vie à la mamelle à une existence indépendante, en supprimant l’allaitement.

*,5.* Il faut préparer le sevrage afin de ne pas séparer brusquement l’enfant de sa mère ou de sa nourrice, et pour cela, après lui avoir donné un ou deux potages par jour et l’avoir habitué à la nourriture vulgaire, on le sèvre de nuit jusqu’au moment où l’on fait le sevrage définitif.

Le moment du sevrage doit être fixé entre douze et vingt mois.

*,j.* Il faut choisir pour sevrer les enfants une des époques de repos de la dentition et profiter de celle qui vient après la sortie des douze premières dents ou après la sortie de la seizième.

Autant que possible il ne faudra pas sévrer pendant l’hivér, car c’est le moment où il est le moins facile de distraire les enfants, et par conséquent où l’on peut le moins aisément leur faire perdre le souvenir de leur nourrice.

SIAEAGOGEES. Les sialagogues, aussi appelés masticatoires, sont des remèdes destinés à augmenter les flux salivaires et muqueux de la bouche.

Il y a des sialagogues aromatiques, la racine d’angélique et de livèche, le cardamome, le girofle, le mastic, et des sialagogues âcres qui sont ordinairement employés, tels la passerage, le pyrèthre, le bétel, le raifort, le cresson de Para, la noix d’arec et le tabac.

*,5.* Les sialagogues s’emploient dans les engorgements de la parotide et des glandes salivaires pour en amener la guérison.

On emploie les sialogogues comme dérivatifs dans les maladies du cerveau, du nez, des oreilles, etc. Ils sont utiles dans la céphalalgie, dans la migraine, dans la congestion cérébrale chronique, dans la paralysie de la langue, dans la fétidité de l’exhalation cutanée, etc. Contre cette dernière infirmité c’est le bétel qui est surtout mis en usage à cause des propriétés qu’on lui attribue pour diminuer l’exhalation de la peau.

SLAEGHRHÉE. Flux salivaîre abondant.

Page 1