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par imagination, car ils ne voient pas ce qu’on présente à leurs yeux fermes; ils n’eniendent pas ce qu’on leur dit, ils ne sentent pas qu’on les touche, et il faut crier fort et les secouer vigoureusement pour avoir une réponse, mais dans ce cas ils sont éveillés.
Le somnambulisme est un rêve mis en action et par conséquent une véritable névrose.
Les hommes sont plus sujets au somnambulisme queles femmes, et les jeunes gens plus que les adultes et les vieillards.
C’est toujours pendant la nuit que se montrent les accès de somnambulisme.
Il y a, dit-on, un somnambulisme artificiel, déterminé parle magnéiisme animal (V Magnétisme), et dans lequel le sujet magnétisé, insensible et endormi, comme dans le somnambulisme naturel, agit comme dans la veille ; mais quand on ajoute qu’il pense et qu’il voit sans le secours des sens, ce qu’on appelle la seconde me, on commet uue erreur grave qui ne repose que sur le fait du sommeil déterminé par l’ennui des pratiques du magnétiseur.
Le somnambulisme naturel n’a rien de grave par lui-même, mais il devient une affection très-sérieuse lorsque le malade se lève endormi et nu, marche dans un appartement, ouvre des fenêtres, monte sur les toits et peut faire uue chute grave.
Thérapeutique. — Quand un enfant a des accès de somnambulisme nocturne, il faut, pour éviter qu’il ne s’échappe sans qu’on s’en aperçoive, l’enfermer dans sa chambre et cadenasser les fenêtres.
Dans le jour il faut prescrire beaucoup d’exercice, en allant jusqu’à la fatigue, — ordonner des bains froids, — des bains de mer et de rivière, — l’hydrothérapie, — les bains de valériane, de tilleul et de pavot.
A l’intérieur, le sirop d’éther, 15 à 30 grammes; — le sirop de codéine ou de morphine, 15 à 25 gram.; • — le musc en pilules de 10 centigrammes, cinq à dix pilules par jour; — la jusquiame en pilules de 5 centigi’ammes, deux à trois pilules par jour; — le valérianate de zinc, 5 à 10 centigi-ammes ; — le valérianate d’ammoniaque, etc.
son]\iFÈKE. Qui porte au sommeil. V.
Narcotique.
SO]fi]\'OL,E’\’CE. État intermédiaire au sommeil et à la veille qui s’observe dans la méningite aiguë et chronique, dans la commotion du cerveau, dans les maladies cérébrales et dans les empoisonnements. V. Méningite, Fièvre TYPHOÏDE, Cérébroscopie.
SOX. Produit de mouture du blé, formé par l’enveloppe de cette semence, et dans lequel se trouvent de l’amidon et une matière azotée, trèsnutritive, utilisée dans la panification par Mége pour augmenter le rendement de la farine. Le son en nature sert à préparer du pain de sou vanté contre la constipation S. On en fait de
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la tisane contre la diarrhée des enfants, en le battant dans l’eau froide S, et enfin on l’emploie dans les bains pour rendre l’eau un peu mucilagineuse.
SOPOREL'X, EESE. État accompagné d’un assoupissement profond. La fièvre soporeuse est une forme de la fièvre pernicieuse et doit être traitée par le sulfate de quinine. V. Fièvre INTERMITTENTE.
ISORBIER. Plante delà famille des rosacées, dont les fruits ou sorbes sont doués de propriétés astringentes et servent à ia préparation d’un sirop employé contre la diarrhée Ê.
SORGHO. Plante qui donne le sorgho à fourrage et le sorgho à sucre. Ce dernier fournit aussi du fourrage ; du vin qu’on extrait de la tige; du sirop, du rhum enfin, des graines utiles à la teinture ou pour l’alimentation des volailles.
SOTTEVILLE (Seine-Inférieure). Eau minérale saline, chlorurée, sddique, à 24°, encore peu connue S.
SOL’BRESAET. Tressaillement des tendons de l’avant-bras que l’on observe dans la fièvre typhoïde adynamiqiie et dans quelques maladies ^cérébrales. V. Fièvre typhoïde.
SOECOET. Racine aromatique et stimulante de plusieurs arbustes de la famille des cypéracées, dont on se sert comme aliment et comme remède pour augmenter le lait des nourrices □.
SOüCï. Plante de la famille des synanthérées, jadis employée dans l’ictère, dans l’aménorrhée et dans le cancer H.
Fig. 533. — Sonel des champs.
sotDE. Oxyde de sodium retirée de la soude du commerce, qui n’est qu’un carbonate de
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soude. On l’obtient à l’état de soude caustique à V alcool, par les mêmes procédés dont on se sert pour obtenir la potasse (V. ce mot), et à l’état de scude caustique liquide, l’une et l’autre peu employées en médecine. La soude caustique dissoute dans l’eau et marquant 56“ à l’aréomètre, constitue la lessive des savonniers employée pour la fabrication des savons.
SOUFFLE. Bruit morbide constaté dans les poumons, dans le cœur ou dans les vaisseaux et comparable à celui qu’on produit en soufflant plus ou moins fort avec la bouche. V. Auscultation.
Souffle des poumons. Le murmure vésiculaire des poumons sains est quelquefois remplacé par un souffle c{ui correspond à une partie indurée ou hépatisée de l’organe, comme dans la pneumonie aiguë et chronique (V, Pneumonie), à une partie /Comprimée par un liquide, comme dans la pleurésie (V. Pleurésie), ou excavée à l’intérieur par une dilatation des bronches, par un abcès pulmonaire vide, par une caverne tuberculeuse, etc. (Laennec). V. Phthisie, Bronches (Dilatation des).
Souffle du cœur. Le tic-tac habituel et normal du cœur sain est souvent masqué à l’un ou à l’autre bruit par un souffle doux, dur,' râpeux ou musical, qui indique une difformité congénitale du cœur, persistance du trou de Botal, ou une endocardite aiguë ou chronique, ayant produit un rétrécissement ou une insuffisance valvulaire.
Suivant la nature du bruit de souffle cardiaque, d’après son siège relativement au mamelon, et d’après sa place à la base ou à la pointe du cœur, on doit pouvoir distinguer les maladies du cœur droit et du cœur gauche, ainsi que celles de l’orifice aortique et mitral. V. CcæuR (Maladies du).
Souffle des vaisseaux. Des bruits de souffle existent aussi dans l’aorte et dans les artères atteintes d’anévrysme (V. ce mot) , — comprimées par une tumeur ou par le stéthoscope [V. Artères (Maladies des)], — parcourues par du sang trop chargé de sérum (V. Chlorose et Anémie ) , et ils sont simples ou à double courant et musicaux (Bouillaud, Beau). V. Auscultation.
On trouve aussi dans les veines des bruits de souffle qui résultent de ce qu’on appelle la veine fluide ou passage du sang d’un endroit rétréci dans une partie plus large, et quelques physiologistes placent dans ces vaisseaux les bruits vasculaires de la chlorose (Chauveau).
Sonffle piaeeataîj-e. Unsouffle existe aussi dans les vaisseaux du placenta arrivé à un certain degré de développement lorsque le sang circule dans les sinus en passant d’une partie étroite dans une partie jdus large. V. ACCOU¬ CHEMENT, Grossesse, Placenta.
«OUFiïE. Corps simple rejeté par les volcans en ignition et très-utile en thérapeutique. C’est le spécifique de la gale. Préparé d’une certaine façon à l’état de soufre sublimé ou de fleur de soufre, il est employé en pommade (3 à 6 grammes sur 30 d’axonge) dans la gale i-e +1 et dans quelques maladies de peau; — à l’intérieur on le donne en électuaire avec du miel, 5 grammes pour 50 grammes de miel; en pilules on en pastilles, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme pour combattre la diathèse dartreuse, l’asthme et la bronchite chronique. C’est le principe actif de toutes les eaux minérales sulfureuses.
A l’état de fusion et précipité dans l’eau il devient malléable et forme ce qu’on appelle le soufre mow employé pour l’obturation des dents cariées. — En combinaison avec d’autres corps simples il forme les sulfures (V. ce mot), et à l’état d’acide sulfurique combiné avec les bases, il constitue les sulfates. V. ce mot.
SOUGRAGIVE. (Aude). Eau minérale saline chlorurée sodique froide.
SOULTZB4CH (Haut-Rhiii). Eau minérale alcaline, un peu ferrugineuse et gazeuse froide, employée en boisson, en bains et en douches j contre la chlorose et la dyspepsie E.
SOULTZMATT (Haut-Rliio). Eau minérale alcaline bicarbonatée sodique et gazeuse froide, employée en boisson contre la dyspepsie E.
îSOEPiR. Expiration plaintive plus ou moins fréquente. Ce phénomène avec fièvre accompagne souvent la ménigile aiguë simple et tuberculeuse. V. Méningite.