‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 656 sur 731 · TENE · texte numérisé non relu

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Appliquer une attelle et un coussin sur la face antérieure de la jambe et du pied, et placer une

bande qui force ainsi le pied à se placer presque dans l'axe de la jambe (Desault), est encore un appai'cil assez commode et qu’oii a toujours sous la main.

TÉXESME. La contraction douloureuse de l’anus ou du col de la vessie, avec besoins continuels d’excrétions stercorales ou urinaires, caractérisent le ténesme vésical ou rectal.

Le ténesme rectal résulte d’une inflam mation du rectum par la dysenterie ou par les hémorrhoïdes.

Le ténesme vésical est toujours produit par une cystite aiguë ou par l’action des cantharides sur la vessie.

Thérapeutique. — Des sangsues au périnée, des bainf de siège prolongés, des onctions de belladone, des boissons mucilagineuses et des lavements narcotiques de pavot ou de laudanum, sont les meilleurs moyens à employer contre le ténesme.

Acétate de plomb, 5 à 20 centigrammes pour un litre d’eau et faire des lotions.

Injection de vapeur de chloroforme.

TEXETTE. Instrument qui sert à l’extrac-

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tion des calculs de la vessie après l’opération de la taille. V. Taille, Vessie.

TÉIVIA. V. TÆNIA.

TÈA’OTOittE. Petit bistouri à lame fine situé sur une tige également fine. Suivant que le ténotome est pointu ou arrondi, on dit que le ténotome est mousse ou pointu.

TÉIVOTOÜHIE (Minnius, 1641 , Roonhuysen, Michaëlis, M. A. Petit, Delpech, 1816, Stromeyer, Dieffenbach, J. Guérin). La ténotomie ou section des tendons faite d’abord à ciel ouvert depuis Minnius, a été faite par une sorte de méthode sous-cutanée depuis M. A. Petit,

La ténotomie est une opération qui a pour but de couper un tendon raccourci par une contracture ou de couper un tendon sain du côté opposé à un muscle paralysé. La myotomie est une opération du même ordre que la ténotomie, et qui remplit le même but, seulement la première de ces opérations expose à des inflammations qu’on ne voit pas autant après l’autre,

%* La ténotomie et la myotomie doivent toujours être faites par la méthode sous-cutanée, c’est-à-dire par une incision de la peau pratiquée loin des tendons ou muscles à couper (J. Guérin). V. Pied bot, Strabisme.

La section des ligaments pour réduire des luxations irréductibles a été désignée sous le nom de ténotomie. V. Luxation du pouce.

Pour pratiquer la ténotomie sous-cutanée on fait à la peau une incision avec la lancette, loin du muscle ou du tendon à couper ; on passe*à travers cette incision un ténotome mousse. On l’insinue entre la peau et le tendon, et l’on coupe ainsi de la peau vers les parties profondes, en faisant saillir le tendon par la position des parties (Bouvier, Duval) couper avec un bistouri courbe glissé sur le tendon (Stromayer) est moins sûr que le procédé précédent. On panse à l’eau froide et le malade est condamné à l’immobilité, les parties étant maintenues par un bandage ou une mécanique qui les tient dans la position opposée à la déviation pour laquelle la ténotomie a été faite (J. Guéiûn).

Un bandage inamovible avec une fenêtre au niveau de la partie sectionnée est d’un excellent usage.

Les accidents de la ténotomie sont : la section incomplète du tendon, ce qu’on peut toujours éviter en produisant le mouvement exagéré auquel s’oppoposait le tendon ; les inflammations que l’on doit traiter par les moyens indiqués. V. Gaines tendineuses (Maladies des).

I. Section sous-cutanée du tendon d'Achille (M. A. Petit, Delpech, 1816, Stvomeyer).— Pour sectionner le tendon d’Achille, on précisera à l’avance le point où il faut le couper. On tracera une ligne transversale qui partage en deux la malléole externe et se prolonge jusqu’au tendon, c’est au niveau de cette ligne que la section doit être faite. On applique les règles générales de la ténotomie, mais on doit passer le ténotome de dedans en dehors pour être sùr d’éviter l’artère (Scoutetten). [,e pied est fortement

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étendu pour fair saillir le tendon d’Achille. On pan- | les pied bots, toutes ces opérations ont causé de sera à l’ordinaire. I graves accidents et n’ont eu aucune action sur le mal

Fig. 558. — Ténotomie du tendon d’Achille. (A. Guéi

IL Section sous^cutanée du muscle sterno-cléido- ' mastoïdien (Minnius, Dupuytren). — Le malade étant couché et cliloroformisé, faites incliner par un aide la tête du côté opposé à la déviation du cou. Ponctionnez la peau à 18 ou 20 millimètres au-dessus de la clavicule, en arrière du sterno-cléido-mastoïdien. Faites un pli à la peau parallèle au muscle sterno-mastoïdien, introduisez à plat un ténotome mousse entre le pli et le sterno-mastoïdien, abandonnez le pli de la peau et retournez la lame dé façon que le tranchant soit sur le muscle^ celui-ci se coupe presque de lui -même.

Faite à cette hauteur, la ténotomie ou myotomie du muscle sterno-mastoïdien ne coupe que l’attache sternale du sterno-cléido-mastoïdien, alors si la rétraction persiste on recommencera la même opération pour l’attache claviculaire.

Lorsqu’on veut couper le muscle en entier, il faut le couper à 3 centimètres au-dessus de la clavicule pour cette section, on peut couper le muscle d’arrière en avant en introduisant le ténotome entre le muscle et la gainé des vaisseaux (Malgaigne), mais on s’expose à laisser une partie du muscle (J. Guérin). On peut toujours, en faisant bien saillir le muscle par une rotation et une inclinaison forcées de la tête du coté opposé à la déviation, éviter de couper au delà du muscle en pesant seulement sur le muscle avec le ténotome ; on le coupe très-bien. Cette action ne suffirait pas pour léser les vaisseaux, qui du reste, à 3 centimètres au-dessus de la clavicule, sont éloignes du muscle. On pansera à l’ordinaire.

III. Sections de divers tendons et muscles. — On a sectionné le temporal et le masséter pour des contraetm-es de la mâchoire (Bonnet, de Lyon); les muscles des gouttières rachidiennes pour des déviations du rachis (J. Guérin), le muscle trapèze dans des cOnti'actm*es de ce muscle (Stromeyer) ; les muscles trapèze et rhomboïde pour une déviation de l’épine (Dieffenbacb). On a coupé les muscles autour de luxations anciennes et congénitales (Dieffenbacb, J. Guérin, Blandin, Michaëlis, Duval),; enfin ou a coupé les tendons des péroniers, des jambiers dans

pour lequel on les avait tentées. Elles sont aujourd'hui abandonnées.

- 'ia procédés opératoires dérivaient

^ tous du procédé de Dupuytren pour la section du muscle sterno^niastoïdien et des procédés de M. A. Petit, Stromeyer, Duval et Bouvier et de J. Guérin, pour la section du tendon d’Achille.

TEXTE. Pièce de liage que l’on passe dans les plaies pour les faire suppurer ou les maintenir ouvertes.

On donne aussi le nom de tente à un gros faisceau de brins de charpie liés parle milieu.

-^7 TEPLIÏZ ou TŒPLITZ (Hon-

''«l grie). Eaux minérales bicarbonatées,

^ alcalines, gazeuses et sulfureuses cal-

^ ciques, de 36 'a 40°, employées dans  les affections catarrhales du larynx, des bronches et des poumons, dans J, ) les maladies de la peau, dans le rhu¬

matisme Œl , etc.

TEPLITZ-SCHOXAE (Bohême). Eaux alcav Unes, bicarbonatées, sodiques, de 27 'a 49°, employées en boisson et surtout en bains contre les rhumatismes chroniques et les paralysies, contre les engorgements articulaires, contre la scrofule et les maladies de la peau (±1.

TÉRABDELiiE. Machine pneumatique, destinée à faire le vide alternatif sous des ventouses scarifiées, de façon à pratiquer des saignées révulsives pouvant donner 50 'a 60 grammes de sang par minute (Damoiseau). Cet appareil peut rendre de grands services dans l’hémorrhagie cérébrale et dans l’apoplexie pulmonaire au moment môme de l’accident. On applique les ventouses sur l’occiput, sur la poitrine ou sur le bassin. V. Ventouses.

TERCis (Landes). Eau minérale, saline, chlorurée, sodique, de 33°, employée en boisson et en bains, contre la chlorose, les affections chroniques des voies digestives, le rhumatisme chronique et les maladies de la peau S.

TÉRÉBEXTHIXE. Résine liquide, âcre, piquante, inflammable, remplie d’essence odorante, fournie par certains arbres, de la famille des conifères et des térébinthacées ; parmi les résines se trouvent la térébenthine de la Mecque, la térébenthine du Canada, la térébenthine de Chio, la térébenthine de BoiMeaux.

Toutes les térébenthines sont employées comme anticatarrhales.

La térébenthine des pins ne s’emploie guère à l’intérieur, et on ne la donne qu’après l’avoir fait cuire pour en chasser l’essence et la rendre moins excitante.

On retire de la térébenthine : 1° une huile volatile ou essence de térébenthine, très-em-

ployée en médecine à l’extérieur, en frictions, contre les névralgies, à l’intérieur contre les vers intestinaux; contre les calculs biliaires, quand elle est associée à son double poids d’éther, enfin contre la péritonite puerpérale ; —

2“ la poix blanche ou poix de Bourgogne, la poix-résine, la poix noire et le noir de fumée.

L’essence de térébenthine, difficile à administrer, peut se mettre en pilules, et alors elle est plus facile à avaler que si l’on veut la prendre sous forme liquide.

Essence de térébentliine. .. . ,

Cireblancbe . | ââ parties égalés. |

Faites fondre aune douce chaleur; laissez fondre et ajoutez :

Sucre en poudre . q. s.

Pour des pilules de 20 centigrammes ; 5 à dix pilules par jour. (Dannecy.)

TERX'AKT (Puy-de-Dôme). Eau minérale ferrugineuse froide, employée par les gens du voisinage El.

TERRASSE (Tsère). Eau sulfureuse calcique froide peu usitée.

TERRE DE LEHi^os. Substance argileuse et alumineuse, absorbante, employée à la dose de 1 à 4 grammes contre la diarrhée El.

TESTICELE (MALADIES Dü). Le testicule est le siège de nombreuses maladies inflammatoires (V. Orchite), de tumeurs variées, de plaies, de contusions, de névralgies, etc.

Testicule (ANÉMIE Du). Lorsqu’une tumeur existe et comprime les vaisseaux du testicule, il résulte une anémie de l’organe et son atrophie insensible (Gosselin). Un testicule anémié reprend rarement ses fonctions.

Testicule (ATROPHIE Du). L’atrophie du testicule est liée à une lésion du testicule, à une lésion des enveloppes; elle est la conséquence de la masturbation; on l’a vu succéder au varicocèle, se montrer après des plaies de tête. On a vu le testicule atrophié, c’est-à-dire ne se développant qu’incomplétenient, repi’endre ses fonctions par l’usage du coït (Wilson). L’atrophie du testicule est néanmoins généralement incurable.

Testicule (Cangerdü). Le caiicer encéphaloïde fibro-plastique, le cancer cartilagineux avec ou sans kystes, ou enchondrome, se montrent dans le testicule; ils débutent par l’épididyme (Ch. Robin) et le corps d’Highmore. Quelquefois les cloisons du testicule en sont le point de départ.

Une orchite chronique peut être l’occasion du développement d’un cancer fibro-plaslique, une inclusion testiculaire renfermant des poils est dans le même cas {Société anatomique, 1865).

Le cancer du testicule peut être double (Hancock, Denonvilliers).

Le cancer débute par le testicule ou par l’épididyme.

*,j,* Le cancer qui a débuté par l’épididyinc se reconnaît à une tumeur irrégulière, présentant de grosses bosselures, faussement fluctuantes; la tumeur s’est développée rapidemeiit et elle est accompagnée de la production d’une hydrocèle, toujours peu abondante et fluctuante. C’est dans cette variété de cancer que l’on rencontre le plus souvent des indurations sur le trajet du cordon, ou des engorgements dans la fosse iliaque.

Le cancer qui a débuté par le testicule est une tumeur bien arrondie, sans bosselures, à moins que la tumeur ne soit déjà ancienne. 11 est impossible de retouver l’épididyme induré; la tumeur n’est jamais fluctuante parce qu’il n’y a pas d’épanchement dans la tunique vaginale; la tumeur est très-mobile dans le scrotum.

De tous les cancers qui existent chez l’homme, le cancer du testicule est celui qui a la marche la plus lente ; il amène tôt ou tard la cachexie cancéreuse quand on n’opère pas.

Les douleurs spontanées, lancinantes, sont rarement un attribut du cancer du testicule; elles ne se montrent et ne sont accompagnées des signes de la diathèse cancéreuse qu’à une époque avancée de la maladie; seulement il survient de bonne heure des douleurs de rein et assez souvent l’impuissance.

Les cancers ulcérés du testicule ressemblent aux autres cancers.

Les cancers de l’épididyme qui sont suivis de la production d’une hydrocèle symptomatique, sont difficiles à reconnaître; mais après la ponction de l’hydrocèle le diagnostic est plus facile. Les cancers des corps du testicule ont été confondus avec des hématocèles et des va ginalites chroniques. On se rappellera que les tumeurs de la tunique vaginale sont comme fixées à la peau du scrotum, tandis que les cancers du corps du testicule sont très-mobiles dans les tissus. On soupçonnera une maladie kystique du testicule, à l’exclusion d’un cancer, quand on sentira des points fluctuants, sans qu’il soit possible de déplacer le liquide, comme cela arrive pour les cancers avec hydrocèle. Dans ceux-ci on peut arriver à déprimer la peau et le liquide de l’hydrocèle avec le doigt et sentir au-dessous de la couche liquide un corps dur.

Thérapeutique — Le seul traitement rationnel et efficace est la castration ou ablation du testicule.

La ligature des vaisseaux du cordon est une opération sans résultats, à moins que le testicule ne se sphacèle. Il vaut donc mieux recourir à l’ablation.

Testicule ( HERNIE CONSÉCUTIVE DU )

(Boyer). Les fongus du lesUcuIe sont des hernies du testicule, avec granulations sur la tunique vaginale et albuginée. Dans ces cas le scrotum du côté où existe le fongus est vide. Callisen avait déjà fait pressentir ce qui se passait dans ces cas lorsqu’il a parlé d’une excroissance fongueuse du testicule et qui se développe ex superficie albuginæ vel ipsa tunica vayinaii.

Cette lésion se produit à la suite de plaies ou de gangrène du scrotum, ou après de larges ulcérations consécutives à des suppurations de la tunique vaginale, ou à des suppurations qui ont eu pour effet d’éliminer des tubercules du testicule.

On ne confondra pas cette lésion avec les fongosités sur le testicule (V. Testicule [Fongus BÉNIN bu]), parce que dans le premier cas le testicule n’est plus dans le scrotum, et parce qu’on l’y trouve dans le second.

Thérapeutique. — La hernie du testicule peut être traitée par la simple compression avec des bandelettes agglutinatives. Creuser une loge pour le testicule dans le scrotum {Oschéoplastie, Malgaigne) est une opération difficile et souvent inefficace. La résecticn du testicule (Gosselin) a été suivie de guérison (il s’agissait d’un vieillard). L’ablation du testicule ou d’une portion du testicule est contre-indiquée chez les jeunes sujets. La meilleure opération serait de tailler un lambeau sur le scrotum pour recouvrir le testicule.

Testicule (FONGUS BÉNIN DU). Le fongUS bénin est un épiphénomène de lésions diverses du testicule. Il présente pour caractère une excroissance de bourgeons charnus, mous, végétants, saignant quelquefois, laissant couler du pus clair dans lec^uel il est plus qu’extraordinaire de rencontrer des spermatozoïdes (Gosselin); quekjuefois le fongus est grisâtre (Malgaigné), et paraît être une masse tuberculeuse en voie d’élimination au niilieu de bourgeons charnus.

Le fongus du testicule n’est pas un testicule tuberculeux (Malgaigne) ni une orchite chronique (Curling), ni une hernie du testicule (Deville), ni un testicule syphilitique (Gosselin), ni un fongus spécial (Jarjavay), mais des végétations de bourgeons charnus qu’on peut observer sur les plaies et les ulcérations du testicule et qui peuvent se montrer après une simple ulcération de la tunique vaginale.

Si l’on peut confondre les végétations d’un cancer ulcéré avec le fongus consécutif aux orchites et aux tubercules, on les distinguera en considérant quelles ont été la marche et la durée de la maladie (Nélaton). Du reste, l’application d’alun sur les végétations amenant une cicatrisation rapide sera encore un moyen de diagnostic. La connaissance des lésions qui ont précédé la formation du fongus lèveront toute incertitude.

%* Lorsque le fongus bénin paraît être la suite de l’ulcération de tubercules du testicule, nés après une orchite, il n’est pas très-rare de voir le testicule être ainsi brusquement détruit et un fongus existe. Les malades présentent bientôt les signes de la tuberculisation pulmonaire ; dans ces cas il s’agit d’une véritable diathèse tuberculeuse galopante, à la marche de laquelle l’orchite a servi comme de coup de fouet (Ricord). Le cancer du testicule est toujours plus volumineux et moins douloureux qu’un testicule tuberculeux inflammatoire. Le testicule tuberculeux a eu une marche lente et est accompagné d’induration de la prostate qui manque dans le cancer, dans ces cas le diagnostic est fongus bénin tuberculeux.

Thérapeutique. — La compression d’un fongus, bénin du testicule, lorsqu’elle est possible, est un bon moyen. Placer de l’alun en poudre sur les bourgeons charnus peu développés, cautériser avec le nitrate d’argent ou le fer rouge, ou avec une rondelle de pâte au chlorure de zinc, sont des opérations moins douloureuses et aussi sûres que l’excision et la ligature. Dès que les eschares seront tombées, on recourra de nouveau à la compression.

Si des fongosités, transformées en tissu fibro-plastique reconnu au microscope, augmentaient et gagnaient en étendue, c’est alors seulement que la castration serait indiquée.

Testicule (H YDATIDES et ENTOZOAIRES DU). Les hydatides du testicule n’ont pas encore été rencontrés sur le vivant. A. Cooper,)LaiTey, Dupuytren, disent en avoir vu sur le cadavre, mais ce pouvait être d’autres lésions. Baillie dit avoir vu un ver fdaire de Médine adhérent à un testicule , mais tous ces faits sont problématiques.

Le frémissement hydatique, l’issue par la ponction exploratrice d’un liquide clair, renfermant des crochets d’échynocoques, révèle la présence d’hydatides dans le testicule.

Thérapeutique. — La ponction et l’injection iodée, le séton, la castration enfin, seraient les moyens à employer.

Testicule (INCLUSION FOETALE DU). Les inclusions testiculaires sont très-rares et semblent être une inclusion primitivement abdominale, descendue dans le scrotum avec le testicule (Velpeau, Olliviers d’Angers), et peutêtre, lorsqu’il s’agit seulement de poils, d’une hétérotopie plastique (Lebert), c’est-à-dire d’une formation de tissus nouveaux de toute pièce.

Les inclusions testiculaires sont congénitales, elles donnent an testicule une forme lobulée, puis la tumeur, qui était d’abord dure et irrégulière, s’enflamme, suppure, des débris de fœtus sortent avec le pus.

La congénitalité, une période stationnaire d’abord, puis une période d’accroissement et d’inflammation, caractérisent les inclusions testiculaires (V. Inclusions foetales). On ne cou-

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fondra pas cetle lésion avec une hydrocèle congénitale. parce que celle-ci n’exisle pas au moment précis de la naissance, mais se montre quelques jours après, tandis que l’inclusion testiculaire existe au moment de la naissance.

Thérapeutiqve. — Si les inclusions testiculaires ne suppurent pas, il ne faut pas y toucher. Lorsqu’elles suppureront, on ouvrira les abcès, on excisera les portions mortifiées, les os, les poils-, on fera des njections émollientes iodées. V. Abcès.

Tcsticnie (KYSTES Du). Il v a deux espèces de kystes du testicule, ceux qui occupent l’épididyme, ceux qui occupent le testicule.

I. Kyste de Vépididiime (Liston, Lloyd, Curling, Marcé, Gosselin). — Nés aux dépens d’une dilatation des canalicules séminifères (Liston), les kystes de l’épididyme sont uniloculaires ou multiloculaires.

*,j.* On reconnaît les kystes de l’épididyme à une tumeur siégeant sur un point de l’épididyme. Si le kyste est uniloculaire, il est petit, dur, bien arrondi. Si le kyste est multiloculaire la tumeur est lobulée. La tumeur est opaque ou transparente ; la ponction exploratrice donne issue à un liquide clair, opalin, dans lequel on retrouve des spermatozoïdes dans un bon nombre de cas. Quelques kystes qui n’ont donne à une première ponction que de la séi'osité donnent quelquefois à une seconde ponction du liquide contenant des spermatozoïdes (Curling). Hamilton pense qu’il y avait des kystes séreux de l’épididyme et que la présence d’animalcules spermatiques dans le liquide pouvait être due à une rupture d’un conduit séminifère dans le kyste.

Les kystes de l’épididyme sont indolents, se développent avec une très-grande lenteur et ne causent aucune altération de la santé générale.

Les kystes de l’épididyme, comme tous I les autres kystes, peuvent être le siège d’hémorrhagies ; — les hématocèles de l’épididyme (Curling) semblent avoir pour point de départ un kyste de l’épididyme. L’accroissement subit d’un kyste, la perte de la transparence, feront reconnaître cette complication.

Thérapeutique. — Lorsque la tumeur a un petit volume, lorsqu’elle n’augmente pas, il est inutile d’y toucher. S’il y a une hydrocèle concomitante ou consécutive, on opérera l’hydrocèle. V. ce mot.

Si le kyste devient volumineux, on fera une ponction et une injection iodée ; ou bien on passera un séton ou mieux nu tube perforé dans la tumeur, et l’on fera des injections iodées.

Contre les phlegmons consécutifs à ces traitements, on aura recours au traitement approprié. V. Phleg- SOXS DES BOrSSES.

II. Kystes du testicule (Curling, Nélatou, Trélat, Velpeau). — Les kystes du testicule, maladie kystique (Curliug), sont une dilatation du rete testis et des canaux séminifères, avec

hypertrophie des cloisons (Curling, Robin).

Ces kystes sont mulliloculaires. On les reconnaît à la conservation de la forme du testicule, qui est allongé, à son petit volume, à l’absence de la sensibilité testiculaire. La fluctuation profonde, quoique très-difficile à percevoir, pourrait éclairer dans le cas d’un kyste uniloculaire un peu volumineux au milieu du testicule. L’absence de douleurs, le développement lent de la tumeur, sont de bons signes. S’il y a hydrocèle de la tunique vaginale, elle est peu abondante. Les malades jouissent d’une bonne santé.

L’engorgement chronique du testicule et l’hypertrophie consécutive seront difficilement . distingués d’une maladie kystique; mais on se souviendra qu’un traitement par l’iodure de potassium, uni au repos, peut avoir un certain effet sur la tumeur du premier genre.

Le cancer, l’enchondrome en particulier, qui n’est pas toujours dur, a beaucoup de caractères communs avec la maladie kystique du testicule. Un des meilleurs moyens de diagnostic est une ponction exploratrice qui peut donner issue à du liquide clair. D’un autre côté, la rareté extrême des maladies kystiques devra, dans un diagnostic douteux, porter à reconnaître plutôt un cancer qu’aucune métamorphose kystique des éléments anatomiques du testicule. La durée de cette dernière tumeur est toujours beaucoup plus longue que le cancer. V. Testicule (Cancer du).

Thérapeutique. — Tant que la maladie n’augmente pas, il ne faut rien faire que comprimer la tumeur avec un suspensoir serré ; si la tumeur augmente, on enlèvera le testicule.

Testicule (PLAIES DU). Les pic];ûres du testicule ne sont pas graves ; elles peuvent cependant causer une orchite, une vaginahte et une hématocèle de la tunique vaginale.

Les coupures sont plus graves parce qu’elles permettent h la substance testiculaire de faire hernie sous forme de masses noirâtres qui deviennent grisâtres et sont éliminées quelquefois par la suppuration. V. Orchite aigue.

Les balles, les grains de plomb dans la substance testiculaire, causent des désordres variables, soit une hématocèle du testicule, soit une inflammation. V. Hématocèle du testicule.

Les plaies du testicule avec ouverture de la tunique albuginée, avec suppuration de la plaie, n’entraînent pas toujours la perte du testicule.

Thérapeutique. — Les cataplasmes , la suspension des bourses sur une plaque de gulta-percha (V. Orchite), le repos, sont le meilleur traitement des plaies du testicule.

Dix sangsues dans l’aine seront placées aux premiers signes d’inflammation.

Lorsque la substance testiculaire fait hernie, à travers une plaie, on In fera rentrer et l’on comprimera

autant que possible avec des bandelettes de diachylon.

L'orchite, l’hématocèle du testicule, la vaginalite chronique, le fongus bénin, qui se développeraient sur la plaie, seront traités par les moyens appropriés.

Testicule (Spermatocèle du). Des injections ont démontré que roblitération du canal épididymaire était un fait évident et entraînait la rétention du sperme (Gosselin). Curling a fait une autopsie dans laquelle il a constaté qu’un épididyme était le siège de dilatations remplies d’un liquide ayant un reflet perlé spermatique. Crompton a vu un malade alFecté de douleurs vives au moment de l’érection, coïncidant avec l’apparition d’une tumeur à l’origine du canal d^érent.

Ces faits et une blennorrhagie antérieure suivie d’orchite, constatée dans les antécédents, seront les meilleurs moyens de diagnostic.

Thérapeutique. — Cette maladie ne se prête à aucun autre traitement que celui des kystes de l’épididyrae et du testicule, encore est-il nécessaire que les tumeurs soient durables et forment un véritable kyste.

Testicule (TUMEURS FIBREUSES Du). Certaines tumeurs fibreuses du testicule ne sont autre chose qu’une hypertrophie fibreuse, pérididymaire (V. Orchite chronique). Le testicule a été trouvé une fois rempli par une véritable tumeur fibreuse qui ressemblait à un corps fibreux (Cruveilhier) ; mais ce cas est unique dans la science.

Thérapeutique. — La castration est inutile dans les cas de tumeurs fibreuses, et il suffit de soutenir les bourses avec un bon suspensoir.

Testicule tuberculeux. Il y a deux espèces de tubercules dans le testicule : une qui représente exactement le tubercule jaune cru des organes parenchymateux, qui coïncide avec des tuWcules pulmonaires et qui est telle que l’ont décrite Bayle, Laenuec, A. Cooper et Louis; l’autre qui paraît ressembler à un produit inflammatoire (Velpeau), et il y en a une dernière qui a été considérée comme une variété d’abcès chronique (Malgaigne. )

Les tubercules du testicule sont formés par un élément anatomique nouveau constitué par des granulations grisâtres déposées autour ou dans la paroi des canaux séminifères (Robin et Verneuil], pouvant être disséminées à l’état d’infiltration ou réunies en masse sous forme de tubercule jaune cru.

Dans leur évolution, les tubercules du testicule se montrent sous deux formes : la forme lente et la forme aiguë, comme les tubercules des autres parties du corps : ils débutent toujours par une induration, à laquelle succède l’ulcération.

Dans les tubercules à marche lente on trouve les caractères suivants :

Siège primitif ordinaire d’une induration

dans l’épididyme qui est très-dur et composé de petits lobules ; siège rare dans le testicule, qui devient alors plus consistant. Dans le cas où l’épididyme seul est pris, à la longue le testicule est comme enchâssé dans l’épididyme.

A la période d’ulcération un abcès petit se forme, puis survient une ulcération plus ou moins étendue. II y a expulsion de tubercules et des fistules anfractueuses apparaissant au milieu d’indurations plus ou moins étendues. Les grumeaux mêlés au pus, examinés au microscope, contiennent des éléments tuberculeux décrits par Lebert, et le pus seul n’en contient pas. Les signes physiologiques des tubercules du testicule sont l’indolence remarquable de la tumeur, l’accroissement lent après un début obscur et. la durée longue du mal.

La tuberculose testiculaire est de tous les âges et sa marche est rapide chez les jeunes sujets.

Les tubercules du testicule sont d’abord indolents, s’accroissent lentement, puis h une seconde période il y a ramollissement, abcès et fistules.

Comme complication de la tuberculose testiculaire, il y a souvent des tubercules ou des indurations que l’on peut, dans la prostate, reconnaître par le toucher rectal : de la tuberculisation pulmonaire et enfin un épanchement dans la tunique vaginale qui n’est pas constant et qui est toujours assez peu abondant.

Les tubercules à marche aiguë, qui surviennent après une épididymite, s’abcèdent presque toujours et sont susceptibles d’être éliminés en peu de temps. Les signes sont une -épididymite ou orchite antérieure terminée par suppuration et suivie d’induration, des douleurs au début, puis l’indolence et l’absence de résolution du testicule induré.

Les vésicules séminales ne présentent généralement point d’indurations dans cette variété de tuberculose des testicules.

Dans les cas de ce genre, le diagnostic ne doit être porté qu’avec réserve. Une épididymite qui ne se résout point vite peut n’être pas l’occasion du développement du tubercule : on ne peut avoir de certitude que quand l’induration s’accroît presque sous les yeux et que le ramollissement d’un point induré s’eflectue.

Les tubercules de la première variété ne peuvent être confondus avec aucune autre tumeur du testicule ; ceux de la seconde variété, au contraire, peuvent être confondus avec les orchites chroniques (V. ce mot), et le diagnostic est quelquefois impossible.

Thérapeutique. — Les tubercules à nuirche lente, seront traités par les moyens généraux de la diathèse tuberculeuse : huile de foie de morue, sirop d’iodure de fer, bains de mer, eaux minérales sulfureuses, etc. (V. Tctbercules, Scrofule et Phthisie),

et par un traitement local, les badigeonnages du scrotum avec la teinture d’iode.

Les testicules tuberculeux, suite d’épididymites et d’orchites seront traités comme les inflammations.

Lorsque les tubercules ont donné lieu à la formation d’abcès on les ouvrira ; ou placera une mèche afin d’empêcher l’occlusion de l’ouverture de l’abcès et de permettre l’expulsion de la matière tuberculeuse. Faute de prendre ce soin on s’exposerait à avoir d’autres abcès.

Les fistules qui résultent des ouvertures des abcès réclament les injections iodées et le pansement palliatif avec un linge enduit de pommade.

AxoDge . 30 grammes.

lodure de plomb . 3 id.

Ou :

Axonge . 30 grammes.

lodure dejpotassium . 2 id.

Lorsque pendant l’évolution des tubercules du testicule il y a une hydrocèle, on l’opérera. Une injection iodée* peut agir localement sur le testicule et l’épididyme (Velpeau), en même temps qu’elle guérit l'hydrocèle.

Quel que soit le traitement local, on continuera l’usage du traitement général.

Dans aucun cas on ne fait plus aujourd’hui la castrfition pour un testicule tuberculeux.

TES’ncuLE (Ablation du) , castra.- TIOIW’. Chez les vieillards, les ablations du testicule peuvent être faites pour des testicules tuberculeux et pour des fongus bénins, mais comme la castration n’est pas innocente, on ne doit véritablement la faire que quand il y a urgence, c’est-à-dire une tumeur maligne comme le cancer.

On enlève le testicule par une incision simple, s’étendant de l’anneau inguinal externe jusqu’à l’extrémité de la bourse. On incise couche par couche, et la laxité des tuniques des bourses est telle, que le testicule et la tunique vaginale sortent d’euxmêmes du scrotum (Dupuytren). On dissèque en haut à travers les enveloppes du cordon, puis on incise le cordon en liant les artères à mesure qu’elles sont coupées. On retient le cordon avec un ténaculum avant de le sectionner tout à fait, mais on évite toutes les complications en liant en masse le cordon avant de le couper.

On peut tailler un lambeau (Aumoiit, Jobert), puis on termine l’opération comme précédemment.

11 y a un procédé expéditif qni consiste à faire saisir par un aide le testicule sain et le plus possible de la peau du scrotum ; un autre aide tenant le testicule malade. Le chirurgien alors traverse la peau entre les deux mains des aides, taille ime espèce de lambeau postérieur externe, puis retourne son bistouri et coupe d’un seul coup le cordon et achève de disséquer le testicule en laissant un petit lambeau. Le cordon, peu rétracté, à cause de ses adhérences avec le tissu cellulaire qui n’ont pas été disséquées, est mis à découvert et on lie les artères (Rima).

Si le cordon est malade, s’il contient des noyaux cancéreux, le premier procédé est le meilleur, car on peut disséquer le cordon jusqu’où l’on veut. Ledrana disséqué une fois cet organe jusqu’au delà de l’anneau inguinal interne.

TETA

On lave la plaie avec l’eau froide. 11 est inutile de réunir par première intention. Le pansement à l’eau froide et le pansement des plaies confuses est indiqué. On doit laisser une portion de la plaie ouverte pour permettre l’écoulement du pus. La peau du scrotum est trop mobile pour se réunir par première intention, les plaies du scrotum suppurent toujours (V. Scrotum, Plaies). S’il y a une hémorrhagie ou liera les vaisseaux qui auraient échappé, mais si le cordon est rétracté dans le canal inguinal, si l’on ne peut le trouver, on appliquera un bandage herniaire inguinal qui, en comprimant les vaisseaux contre le pubis, pourra arrêter l’hémorrhagie (Nélaton, Malgaigne). On soutient le scrotum avec la plaque-suspensoir (V. Orchite). Les complications inflammar toires seront traitées par les moyens appropriés.

TÉTAA’iE. V. Contracture.

TÉTAAIIQEES. Les tétaniques sont des remèdes doués de la propriété d’agir sur la moelle épinière, de manière à provoquer des contractions musculaires dans le corps pouvant simuler le tétanos.

*** Les tétaniques sont les excitants du système musculaire et à ce litre ils sont employés dans les paralysies essentielles et dans les anciennes paralysies organiques.

La famille des strychnées fournit les tétaniques employés en médecine. Ce sont : la noix vomiqm, son alcaloïde, la strychnine et les sels dont elle fait la base ; — la fausse angusr ture et son alcaloïde, la brucine.

La strychnine s’emploie à l’intérieur à la dose de 1 à 2 et 3 centigrammes en pilules; ou en sirop, mais ce médicament est extrêmement dangereux et peut occasionner la mort au milieu des convulsions tétaniques. — On l’emploie aussi sous forme de pommade et de collyre.

Pilules de strychnine.

Conserve de roses rouges . 2 grammes.

Strychnine pure . 1 décigramme.

Faites vingt-quatre pilules.

Une à deux soir et matin, dans la paralysie.

On augmente progressivement la dose do la strychnine. (Magendie.)

Collyre d'Henderson.

strychnine . 1 décigramme.

Acide acétique étendu . 4 grammes.

Eau distillée . 32 id.

Contre l’amaurose torpide.

Pommade ophthalmique.

plmadcaug^rm.: \ \ ^ décigrammes.

Strychnine . 1 centigramme.

Mêlez. Ce mélange sert à panser les vésicatoires que l’on a appliqués stir le front, dans le traitoinoiit de l’amaurose torpide.

La dose de la strychnine peut être portée progressivement jusqu’à 5 centigrammes par jour.

(Siebel.)

TETA

La brucine s’emploie de même, mais à doses dix fois plus considérables.

La noix vomique est moins dangereuse à employer que la strychnine et s’administre :

En poudre^ 1 à 2 décigramines en pilules.

En extrait alcoolique, 5 centigrammes à 1 décigramme en pilules.

En teinture alcoolique, 5 décigrammes à 2 grammes, dans une potion.

En pilules, d’après la formule suivante :

Extrait alcoolique de noix vomique. 5 grammes

Poudre de guimauve. ....... q. s.

F. S. a. cent pilules; une à deux par jour. On élève successivement la dose jusqu’à neuf par jour et plus. Dans la paralysie. (Fouquier.) /

TÉTAMOS (Hippocrate, Gelse, Arétée). Une contracture généralisée commençant par les muscles des mâchoires, gagnant les muscles du tronc et ceux des membres, puis enfin le diaphragme constitue le tétanos.

Le tétanos causé par une lésion du cerveau de la moelle et des cordons nerveux que nos moyens d’investigation ne permettent pas encore de déierminer, ou par des hémorrhagies de la moelle, se montre quelquefois spontanément sous l’influence du froid (Bajon, Larrey); après des plaies compliquées ou non de corps étrangers (Dupuytren) et après des plaies des nerfs ou plaies simples. On l’a vu autour des plaies en suppuration, à la suite des couches (Pitre Aubinais), ce qui est une condition voisine de la précédente.

Le tétanos, type des convulsions toniques est traumatique ou spontané et s’observe chez les nouveau-nés (Bajon, Baumès, Dugès), dans l’enfance et chez l’adulte. Il est quelquefois épidémique chez les nouveau-nés (Cederschoeld, Larrey).

Le •tétanos des nouveau-nés est une maladie des pays très-chauds ou très-froids, et dépend de la blessure des nerfs, de la chute du cordon ombilical, de l’indigestion ou des vers intestinaux.

Le tétanos traumatique arrive d’ordinaire peu de jours après la production de la plaie ; il est excessivement rare qu’il se produise après la cicatrisation, et l’on ne cite que deux cas de ce genre (A. Cooper, Nélaton). Passé les quinze premiers jours le blessé est hors de danger.

Le tétanos débute par une impossibilité d’écarter les mâchoires qui, d’ordinaire, dure de un à deux jours, puis les muscles du cou se contractent, puis ceux du tronc ; la respiration est gênée, la peau prend une teinte asphyxique, il y a des sueurs froides, de la rétention d’urine, de la constipation et rarement des vomissements; l’intelligence est nette, quelquefois il y a du subdélirium, les malades se plaignent toujours de soull'raiices vives et d’une oppression pé-

TETA

nible, troublée de temps à autre -par des secousses convulsives plus ou moins douloureuses.

Le tétanos dure de quarante-huit heures à dix jours et la mort arrive par asphyxie.

Les tétaniques n’ont pas tous des crises douloureuses de contracture, mais il est ordinaire de les voir un peu plus contracturés dans certains moments.

H sort souvent de la bouche des tétaniques une bave qui est de la salive accumulée • dans la bouche , par suite de la contracture des muscles de la joue, impuissants à favoriser son expulsion ou sa déglutition, car le pharynx est contracturé comme les muscles du cou.

Il y a des cas de tétanos traumatiques qui'Ont une marche très-lente et qui peuvent être bornés à la contracture des muscles de la mâchoire ou trisrnus pendant plusieurs jours, puis des contractures surviennent ailleurs et la maladie peut durer ainsi deux.semaines ou plus ; ces cas sont les moins dangereux.

A la fin du tétanos, les muscles qui étaient d’abord contracturés, épuisés par une contracture permanente, redeviennent mous et le mouvement des mâchoires peut se rétablir.

On a confondu nombre de fois le tétanos traumatique avec les spasmes traumatiques (V. ce mol), mais le tétanos débutant toujours par le trisrnus, il n’y a pas à se tromper car les spasmes traumatiques débutent au niveau de la partie blessée.

L’hydrophobie peut être un instant confondue avec le tétanos, parce que les tétaniques bavent et ne peuvent avaler, mais dans l’hydrophobie, la vue de l’eau, des corps brillants et l’agitation de l’air provoquent des accès séparés par des intervalles de rémission complète, enfin les convulsions tétaniques et ne sont pas de véritables contractures.

La méningite cérébro-spiniale s’accompagne de contractures tétaniques, mais dans ce cas, il y a de la fièvre et de la chaleur de la peau qui manquent dans le tétanos, puis les contractures sont intermittentes, tandis qu’elles sont permanentes, avec exacerbations dans le tétanos. Mais, si en même temps que le tétanos il existe de l’infection purulenfe, le diagnostic ne peut être fait qu’en considérant la permanence ou la rémission des contractures et le début des contractures par le trismus. Au reste, la rareté de la méningite cérébro-spinale et la fréquence de l’infection purulente dans les plaies devraient à priori faire diagnostiquer le tétanos et l’infection purulente plutôt que la méningite cérébro-spinale.

La conservation de l’intégrité des facultés intellectuelles est le meilleur moyen de distinguer les accès convulsifs de l’épilepsie des convulsions du tétanos.

mu TEÏA

L’cmpoisonueraent par la strychnine simule assez bien le tétanos, mais il produit tout de suite une contracture générale et la mort. S’il est absorbé à petite dose il produit immédiatement son effet et le malade revient vite à la santé [Procès de Palmer).

Le tétanos traumatique est presque toujours mortel.

Le tétanos spontané se révèle par les mêmes symptômes que le tétanos traumatique, il marche plus lentement et n’est pas aussi souvent mortel que le tétanos traumatique. V. COÎSTRAGTURES.

Thérapeutique. — Extraire les corps étrangers des plaies, panser à l’eau froide ou avec les cataplasmes, purger les malades, donner l’opium à haute dose, 15 à 20 centigrammes, chez les malades agités ; sectionner régulièremènt les nerfs déchirés, régulariser les plaies par armes à feu où les nerfs et les tendons sont mâchés, amputer les membres emportés par un boulet, tels sont les moyens chirurgicaux propres à prévenir le tétanos. — Eviter que les blessés ne soient secoués pendant le transport dans un hôpital ou une ambulance ; éviter les refroidissements, donner aux malades une potion cordiale contenant 60 grammes de vin et d’alcool, relever le courage des blessés, tels sont les moyens prophylactiques accessoires qu’il ne faut pas négliger.

Lorsque le tétanos traumatique est . développé, on s’apprêtera à favoriser l’alimentation eu arrachant une ou plusieurs dents j — on donnera des lavements émollients contre la constipation ; — on sondera s’il y a rétention d’urine. — On disposera les malades dans leur lit de façon qu’ils ne soient pas inclinés dans un sens ou dans un autre, et, pour cela, on placera une planche sous le premier matelas.

11 n’y a pas de médication, ni de topique spécilique contre le tétanos.

La chloroformisation des malades (Petit, 1848) a donné trois guérisons sur cinq cas de tétanos (Prévost) . On donne le chloroforme à plusieurs reprises et l’on endort complètement les malades. L’ivresse qui a été proposée comme traitement analogue est un moyen moins efficace.

Vopium, à haute dose, jusqu’à 7 grammes en doses séparées et progressives (Monro)j a aussi donné des succès. On donnera des pilules de 5 centigrammes ou de la teinture thébaïque (Ghalmers), 30 gr., dans une potion prise par cuillerée à café toutes les heures. On ne doit pas dépasser cependant 5 grammes'd’opîum.-^ Un vésicatoire établi avec le marteau de Mayor et le pansement du vésicatoire avec 2 centigrammes de chlorhydrate de morphine n’est pas plus avantageux que les lavements avec vingt ou trente gouttes de laudanum. Lorsque les malades suent abondamment et dorment, on doit cesser le traitement par l’opium, mais il faut recommencer au réveil si les medades n’accusent pas un bien-être marqué, ce qui est l’indice de la guérison.

Ou donne la belladone à dose progressive par jom-, à l’intérieur, depuis 5 centigrammes jusqu’à 50 centigrammes en même temps que l’on administre des bains de vapeurs (Lenoir). Ce traitement est plus rationnel que le traitement par les frictions avec 40 à 50 grammes de teinture de belladone.

TETA

Le sulfate de quinine est bon à employer, surtout quand le tétanos existe en même temps que l’infection purulente. On administre 4 grammes de sulfate de quinine dès le premier jour, et l’on augmente la dose; dans ces cas, lorsque l’ivresse, due au sulfate de quinine, a été produite, la guérison a eu lieu.

Le hachisch [Cannabis indicd) a été employé à la dose de 90 centigrammes d’extrait en un seul jour (Skues), dans une potion Cock et Wilks, on donné à leur malade jusqu’à 380 grammes de teinture de bachisch [Grœvel Notizen, 1854).

Les alcalins, le carbonate de potasse et d’ammoniaque ont été vantés au siècle dernier; on leur a attribué trois guérisons ( Bull, de thérapeutique, 1866).

On a employé en Amérique V acupuncture des muscles contracturés, et, dit-on, avec succès.

Le curare, proposé par Morgan et Hobart, appliqué pour la première fois en 1859 (Vclla), adonné trois guérisons qui ne se sont pas renouvelées depuis (Marne, Folliu, Gintrac (de Bordeaux), Ghassaignac). On l’administre par la méthode endermique, soit en faisant une plaie à la peau et en introduisant 5 centigrammes de curare en résine dans la plaie, soit en appliquant un vésicatoire et en le pansant avec une poudre composée :

Curare. . . . 5 centigramines.

Sucre . . 10 id.

Quel que soit le moyen qu’on emploie, il ne faut pas négliger en même temps l’usage des bains de vapeur. 11 faut alimenter les malades avec la sonde, œsophagienne au besoin, passée à travers l’espace laissé par une dent enlevée. On donnera aussi des lavements émollients et l’on placera des sinapismes aux extrémités.

On administre le traitement :

Bicarbonate de potasse . 10 à 15 grammes.

Eau.' . . 200 id. '

Sirop de sucre. . 30 id.

Eu six doses toutes les deux heures. En même temps on donne 50 centigrammes à 2 grammes d’extrait d’opium en pilules de 5 centigrammes toutes j les heures. On donne plusieurs lavements de son dans la journée (traitement de Stutz).

La décoction de tabac, 30 grammes par litre d’eau^ ayant été'employée pour guérir un empoisonnement par la strychnine, on l’a employé contre le tétanos traumatique (O. Beirne).

On a donné la nicotine, la teinture de Noirot, à la dose de une à quatre gouttes dans Un potion de 100 grammes d’eau distillée et de sirop d’orgeat ou de gomme, 30 grammes ou une goutte toutes les heures.

L'émétique a été employé à haute dose, mais ses effets sont très-incertains. V. Ghorée.

Les bains de vapeur sont recommandés depuis que A. Paré a vu guérir un malade laissé dans un fumier. On donne deux à quatre bains de vapeur par jour.

Les bains tièdes prolongés (Bajon) ne valent pas les bains de vapeur Q.

La glace dans des vessies sur la colonne vertébrale (Garpenter), les affusions froides (Barrère), sont d’un effet douteux. L’hydrothérapie (Wright) et l’usage de l’opium à haute dose constituent le traitement employé dans l’Inde.

ta électricité. Localisée sur les muscles contracturés,

TETA

sur le cou et la poitrine, l’électrisation avec un courant d’induction passant d’une main à l’autre, ont produit quelques guérisons

Les saignée coup sur coup et les sangsues ont donné deux guérisons (Lisfranc, Lepelletier, de la Sarthe) Q-

V amputation du membre a réussi une fois dans la pratique de Larrey; elle a échoué depuis (Valentin, J. Roux, Hobart) FH.

Ija. section d’un nerf dont la blessure est soupçonnée devoir être la cause du tétanos a été suivie de guérison (Larrey, Murray, Woodil I.

Faire la trachéotomie pour prévenir l’asphyxie (Physick, Marshall Hall), est une illusion dans la majeure partie des cas, car l’asphyxie tient à la convulsion des muscles du thorax plus qu’au spasme de l’orifice laryngien.

La variété des médications qui ont réussi contre le tétanos prouvent, ou qu’il y avait des erreurs de diagnostic, et qu’on a pris des contractures spasmodiques pour des tétanos vrais, ou que le tétanos peut guérir seul quand les malades peuvent être endormis artificiellement après une sédation énergique. — En résumé, le meilleur traitement du tétanos est lé traitement par les soporifiques,, qui atténuent l’action du système nerveux sur le système musculaire; l’opium, ] la belladone, le hachisch, le sulfate de quinine et le chloroforme seront employés suivant les circonstances, et si les malades ne supportent pas l’un ou l’autre de ces agents, on leur associera avec avantage les bains de vapeur. — Le massage et les frictions sèches n’ont pas été jugés utiles comme moyens adjuvants, cependant ils peuvent être utiles. — L’électricité n’est pas jugée définitivement dans le traitement du tétanos. — Le curare -'est encore en expérience, mais l’idéal du traitement du tétanos serait d’épuiser d’un seul coup la contractilité musculaire et d’entretenir la vie par la respiration artificielle en attendant la guérison du mal du système nerveux.

FORMULAIRE nu TÉTANOS.

Uniment stimulant rubéfiant.

Esseaee de térébeatliine Ammoniaque liquide. .

64 grammes.

mélange jusqu’à ce qu’il ait acquis la consistance d’un miel épais.

Employé jadis comme fondant sous forme de pilules, à la dose de 10 à 30 centigrammes.

Pilules diurétiques de térébenthine.

Térébenthine . 20 grammes.

Réglisse en poudre . q. s.

F. s. a. des pilules de 2 décigrammes. Une toutes les heures dans une tasse d’infusion de réglisse additionnée de vin blanc. Ces pilules sont connues sous le nom de diurétique de Dehaen. (Dehaen.)

Antispasmodiques.

Oxyde de zinc, 5 centigrammes à 4 grammes pa jour.

Ether sulfurique, dix à douze gouttes jusqu’

2 grammes.

Camphre. 5 à 50 centigrammes. •

Valériane .“poudre, 1 à 10 grammes; — exti’ait,

1 à 10 grammes ; — teinture en potion, 2 à dO gram mes; — sirop, 20 grammes.

Mo7-phine, 1 à 15 centigrammes, par doses progressives toutes les heures f+1.

Sirop d’acétate de morphine, 30 à 100 grammes par jour.

Sulfate de morphine^ 25 milligrammes à 15 centigrammes par jour.

Sirop de sulfate de morphine^, à 15 Q grammes par jour.

Acétate de morphine, 25 milligrammes à 15 centigrammes.

Chlorhydrate de morphine, 25 milligrammes à 10 centigrammes.

Codéine, 5 à. 20 centigrammes par jour, à dose progressive.

Opium. 1 centigramme toutes les heures, puis progressivement 2 centigrammes toutes les heures. Et frictions avec teinture de belladone sur la peau.

(Cordemoy.)

On peut remplacer ces frictions par des fomentations concentrées de belladone sur tout le membre qui est le point de départ du tétanos □. (Mascarel.)

Potion émétisée.

Mêlez. Employé en frictions et eh applications sur la colonne vertébrale, dans les cas de tétanos S- (Petit, Hôtel-Dieu.)

Lavement belladonisét

Ëxti'ait alcoolique de belladone . . 10 centigrammes, lùflision de camomille . 125 grammes.

A prendre une fois par jour [+1.

U essence de térébenthine-, 15 grammes de trois en trois heures et lavements d’essence de térébenthine, 30 grammes, a été donnée jusqu’à cessation des accidents. (W. Tooms.)

Cinq, puis huit et dix gouttes toutes les deux heures. Trois cas de guérison dans le tétanos des nouveau-nés. (Byrd.)

Ou bien ;

Savon de Starkey.

Carbonate de potasse sec. . i

Essence de térébenthine . . t âà 10 grammes.

Térébenthine de Venise. . . )

Ou triture d’abord le carbonate, ou y mêle peu à peu l’essence et ensuite la térébenthine, ou broie le

Emétique . 4 décigrammes.

Infusion d’arnica . 150 grammes.

Ajoutez :

Sirop diacode . 30 grammes.

Par cuillerée toutes les heures dans le traiteuieu du tétanos Q. (Laennec.)

Frictions huileuses générales plusieurs fois patjour. (Laurent.)

Frictions sur la colonne vertébrale avec du sue cVail (docteur Valentin, Journal général de médecine, XL, 19) □.

Ammoniaque. Quatre à sLx gouttes dans une tasse d’infusion de tilleul, plusieurs fois par jour. (François, Dictionnaire des sciences médicales, LV, 31, 32.)

Frictions sur la colonne vertébrale avec Vextrait de belladone.

Extrait de jusquiame, 10 centigrammes à 20 et 30 ou 40 centigrammes pax- jour □.

Ellébore noir. 50 à 120 centigrammes eu poudre, j 60 à 75 centigrammes eu extrait I I.

U30 ïHE

Mélange de calomel avec trois lois son poids de jalap; 40 centigrammes de denx en deux heures I |.

Musc en poudre, depuis 30 centigrammes jusqu’à 30 grammes ; — en teinture, de dix à cent gouttes (Journal complémentaire des sciences médicales, XXIX, 51)

Applications de moxas le long de la colonne vertébrale.

THAPSIE. Plante de la famille des eupliorbiacées, dont le suc est employé avec de la résine pour faire un onguent révulsif. Cet onguent, élalé sur du papier, forme Vemplâlre de ihopsio., qu’on applique pendant trois jours sur le thorax dans la bronchite aiguë. — C’est un succédané de l’huile de croton.

THÉ. Arbrisseau de la Chine, appartenant à la famille des théassées, dont les feuilles, con-

Fig. 559. — Tliê de Chine.

Fig. 5Ü0. - Thé vert.

venablement préparées, servent à faire une infusion stimulante et stomachique, pouvant cire à

TllEll

l’occasion utilisée pour enlever l’amerlume du sulfate de quinine.

Cette infusion s’emploie comme boisson alimentaire en raison de la théine, matière nutritive, qu’elle renferme.

Le thé en infusion mêlé avec du lait constitue uii déjeûner léger et utile pour les individus à constitution lymphatique.

Il y a différentes espèces de thé : le thé noir, qui est le moins excitant, et le thé vert , qui agite beaucoup le système nerveux.

Thé de hœuf. Iiifusioii de viaude que l’on fait prendre aux enfants atteints de diarrhée, aux convalescents et à quelques malades dyspeptiques.

Ce thé se prépare comme il suit :

Prenez du bœuf maigre sans os, environ 500 grammes, que t’on hachera très-menu, auquel on ajoutera 500 grammes d’eau froide et que l’on chauffera jusqu’à l’ébullition. Dès que le liquide aura bouilli pendant deux minutes, on le retirera du feu pour le jeter dans une passoire fine.

Thé de (illcul OU DE camomille. V. ces

mots.

Thé de Haller. Infusioii siomachiquo faite avec le mélange suivant :

Prenez ; sommités de sauge, de millefeuille, de lierre terrestre, de mélisse, d’hysopc, de petite centaurée, de caille-lait et de fleurs de camomille, parties égales de chaque.

Faire infuser 3 grammes de ce mélange par litre d’eau.

Thé suisse. Infusiou aromatique faite avec les plantes suivantes ;

Véronique, lierre terrestre, feuilles de scabieuse, feuilles de tussilage, de chaque, 50 grammes; feuilles de mélisse et de sauge, de chaque, 10 grammes.

Mêlez et faites infuser 3 grammes par litre d’eau.

THÉBAÏIAE. Alcaloïde extrait de l’opium et dont l’action narcotique sur le système nerveux est très-considérable. Il est inusité.

THÉBAÏQEE. Nom donné à l’extrait d’opium. V. ce mot.

THÉRAPEETiQtE. L’étude de tous les moyens physiques et moraux employés pour la guérison des maladies constitue la thérapeutique.

La thérapeutique est l’art de provoquer des impressions curatives au moyen d’une action physique ou morale.

Jusqu’ici on n’a considéré la thérapeutique que comme une partie de la médecine relative à l’administration des remèdes et des médicaments dans les maladies (Mérat et de Lens) ; c’est une erreur, car il y a une thérapeutique chirurgicale, et de plus, il y a une foule d’elfcts curatifs qui dépendent de la distraction,

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