III. Articulations [Ouverture accidentelle des
Les articulations peuvent être ouvertes par la chute d’une eschare, par une plaie d’arme à fea, ou par un cautère mal placé. Ces lésions ont toute la gravité des larges plaies des articulations,
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Thérapeutique. — On traitera comme les plaies, âTcc nne ouverture de l’article. La réunion par des bandelettes est insuffisante, une suture des bords de la plaie est insuffisante, parce que l’arthrite est ordinairement déjà développée quand l’eschare tombe, on pansera avec des cataplasmes, et on s’efforcera de conjurer les accidents de l’arthrite. V. Arthrite TRAüMATIQTJE.
AS.i FŒTIDA. Gomme-résine fétide, extraite par incision des racines d’une ombellifère, le Ferula asa fœtida. C’est un bon antispasmodique.— On le donne en pilules de 20 centigrammes (1 et 2 grammes par jour) E. En lavement émulsionné avec un jaune d’œuf, 2 à A grammes E. — Il s’emploie dans l’hystérie, dansl’hypochondrie et dans les affections nerveuses des voies respiratoires, ou du système musculaire.
4ISARET. Plante de la famille des aristolochiées, dont on emploie les feuilles, 50 centigrammes à 1 gramme, et la racine à la même dose. — On tire de cette dernière partie une malière cristalline Vasarite , aussi norùmée camphre d'asarum. La racine est fortement purgative et émétique ; on l’emploie en poudre comme sternutatoire et elle s’administre quelquefois contre le farci n.
ASABITE. Corps cristallisé qu’on retire de l’asaret.
ASAKîJfî. Genre de plantes de la famille des aristolochiées, dont une espèce, VAsarum europæum ou cabaret, ou oreille et homme, est employée en médecine. Sa racine fraîche a des propriétés vomitives, et, quand elle est ancienne, elle n’est plus que purgative. — Les feuilles sont également vomitives et employées par les ivrognes pour se débarrasser de ce qui les gêne, d’où le nom de cabaret donné à la plante. — Quand elles sont réduites en poudre, on les donne comme sternutatoires. L’asarum a été employé dans les fièvres O, les hydropisies O, et fait partie de la poudre de Saint-Ange, de Xorviétan, et de V emplâtre diabotanum. Il ne doit rester dans la thérapeutique que comme un succédané de l’ipécacuanha. Alors on doit le donner en poudre, à la dose de 75 centigrammes à 2 grammes.
Fig. 31. — Asamm earopæum.
ASCARIDES. Les vers de l’intestin, dont le corps est cylindrirpie, rosé, long de 15 à 25
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centimètres, également aminci aux deux extrémités, sont des ascarides lombricoîdes.
L’ascaride lomhricoïde, long de 15 à 25 centimètres, gros de 5 à 8 millimètres, présente une tête marquée par une dépression circulaire, entourée de trois nodules qui peuvent s’ouvrir ou se fermer autour de la bouche, et par l’autre bout une extrémité pointue, près de laquelle se trouve l’ouverture de l’anus.
Dans les ascarides lombricoîdes, les sexes sont séparés et les mâles sont toujours plus petits que les femelles.
Fig. 32. — Ascaride lombricoïde. — d. Ascaride. — 2, a. Extrémité céphalique avec les trois nodules et la bouche. — 3. a. Extrémité caudale du mâle avec les deux spiculés.— 4. Étranglement génital de la femelle avec a, l’orifice sexuel (Bocquillon).
Les ascarides, très-communs chez les enfants, sont le résultat de l’alimentation par des fruits et des légumes crus, portant avec eux les œufs de cet helminthe. V. Eatozoaires, Parasitisme.
Si les ascarides ont besoin pour se développer de germes venus du dehors, ils ont également besoin de l’influence du milieu et la phlegmasie simple ou typhoïde de l’intestin fevorise beaucoup leur éclosion.
Les ascarides lombricoîdes ne donnent souvent lieu à aucun malaise, mais, dans quelques cas, ils produisent des coliques, de la diarrhée, des vomissements, de la fièvre, simulant la fièvre ty^ihoïde muqueuse, et des accidents d’étranglement intestinal et d’invagination, de convulsions et d’abcès vermineux des parois abdominales.
%* Les ascarides habitent l’intestin grêle ; mais, dans certains cas, ils remontent dans 1’^tomac, d’où ils peuvent être expulsés par le vomissement.
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C’est à tort qu’ou a dit qu’un lombric pouvait perforer les parois de l’intestin restées dans leur état normal, cela ne peut arriver que s’il y a une ulcération profonde, ou si le ver a pénétré dans l’appendice iléo-cæcal.
Les enfants dont l’intestin renferme des ascarides ont de l’inappétence, des coliques, la langue blanche et des alternatives de constipation et de diarrhée.
On sait qu’un enfant a des vers, lorsque en examinant les matières excrémentitielles au microscope, on y trouve des œufs de lombric (Oavaine).
Thérapeutique. — Contre les ascarides lombricoïdes, il faut donner :
1° La poudre de semen-contra, 2 à 5 grammes dans du miel tous les matins à jeun, et au bout de trois jours une purgation avec 25 centigrammes de calomel 1+].
2“ Le semen-contra associe à Is. mousse de Corse.
Semen-contra . 60 grammes.
Mousse de Corse . . 60 id.
Sucre pulvérisé. . . 1 id. ,
Divisez en quatre paquets : deux par jour dans une conserve de fruits f+l.
3° Les biscuits et les dragées vermifuges |3-
4° La santonine pulvérisée dans de l’eau sucrée ou dans de la confiture, à la dose de 10 à 40 centigrammes, selon l'âge des enfants 1+ -t-l.
Il faut en donner autant de fois 5 centigrammes que l’enfant a d’années. La santonine sert à préparer des pastilles ou des dragées qui sont également bonnes à faire prendre.
5“ Le calomel à la dose de 5 centigrammes par jour, pendant six jours [T|.
6° Le kousso, 15 à 30 grammes dans de l’eau sucrée æ.
7° Le saoria en poudre, 15 à 45 grammes dans de la bouillie □.
8" Le tatzé en poudre, 10 à 25 grammes dans du sirop □.
9“ Le suc de pagimirioha injecté dans l’anus (Pison)
10° Les semences pulvérisées du Chenopodium anthelminthicum à la'dose de 1 gramme et demi à 2 grammes et demi en électuaire, avec une purgation d’huile de ricin [3-
11° Enfin, le camphre, la décoction à’ ail, de fougère, à'asa fœtida, l’huile de Dippel, etc., médicaments peu usités 1^.
ASCITE. L’ascite est cette hydropisie du péritoine, qu’on appelle quelquefois hydropéritonie.
On voit souvent l’ascite survenir après l’entérite, les purgatifs violents, les maladies de l’utérus ou du foie, etc. , qui engendrent une faible inflammation chronique du péritoine, donnant lieu à une hypersécrétion de la séreuse péritonéale.
Il y a des ascites que provoque l’état cachectique du cancer, de la tuberculose, des fièvres intermittentes rebelles, des hémorrhagies, de la maladie de Bright et de tout ce qui
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amène la perte de l’albumine et des matériaux solides du sérum du sang.
L’ascite est souvent le résultat d’une maladie du foie qui gêne le cours du sang, d’une oblitération de la veine porte, d’une tumeur du pancréas ou des organes voisins comprimant la veine cave inférieure, et de tous les obstacles à la circulation de l’abdomen.
Quelques ascites se développent sans cause bien appréciable et quelquefois comme métastase d’une affection goutteuse ou cutanée promptement disparue.
Le développement exagéré du ventre dont la peau est amincie, fendillée, marbrée de nombreuses veines bleuâtres, avec matité iliaque et hypogastrique mobile, résonnance à l’épigastre, se déplaçant par le décubitus, annonce une hydropisie ascitique.
f.orsque, sur le ventre très-cléveloppé, on observe dans les parties déclives une matité qui se déplace dans les mouvements du malade sur le flanc pour se porter à la partie inférieure, alors que la résonnance se retrouve dans les parties élevées du ventre, il y a du liquide dans le péritoine, et sur le liquide un paquet d’intestins sonores qui surnage.
Dans les ascites peu développées, la fluctuation est obscure et n’existe que dans les fosses iliaques ou à la périphérie du ventre, lorsqu’un aide comprime le paquet intestinal et le refoule au fond du petit bassin.
*,j,* Il est toujours prudent de sonder les malades atteints d’ascite pour apprécier la quantité de liquide enfermée dans le péritoine.
Dans l’ascite, les malades urinent peu et ne rendent que rarement et difficilement les fèces. .
L’ascite qui résulte d’une phlegmasie péritonéale disparue depuis longtemps persiste pendant plusieurs années.
L’ascite guérit quelquefois par l’évacuation spontanée du liquide par les urines, par l’ombilic, ou par les intestins.
L’ascite due à un obstacle mécanique de la circulation, telle que la cirrhose ou une tumeur permanente comprimant la veine cave inférieure est incurable.
*„.* L’ascite des maladies organiques cancéreuses, tuberculeuses et autres ne guérit jamais.
On guérit toujours l’ascite qui résulte de l’état séreux du sang causé par de grandes hémorrhagies ou la cachexie paludéenne.
Quelle que soit la cause d’une ascite, cpiand elle dure depuis très-longtemps, elle épuise les malades, qui ont de la fièvre, cessent de digérer et succombent dans un état d’asphyxie lente et d’anasarque plus ou moins prononcé.
L’ascite sans complication peut durer quinze à vingt ans.
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Par le refoulement du diaphragme en haut, l’ascite comprime le cœur et les poumons, de manière à gêner considérablement l’hématose.
Dans l’ascite, le péritoine opalin, peu altéré, renferme quelques brides filamenteuses, et une quantité de sérum limpide, jaunâtre, albumineux, rarement coagulable, qui varie de dix à quarante litres.
Thérapeutique. — On guérit certaines ascites occasionnées pour un état séreux du sang au moyen de la quinine, du quinquina et des préparations ferrugineuses.
L’ascite chronique sans complication doit être traitée par la diète lactée, 1 à 2 et 3 litres de lait froid par jour ; par le suc de deux à douze citrons • par jour; par la. décoction de cainça, 5 à 15 grammes par litre; par le, vin de cainça, 60 à 150 grammes; par l’infusion de seconde écorce fraîche de sureau, 30 grammes par litre d’eau ; par les sudoriftqvæs (bourrache et buglosse) en tisane chaude ; par la. poudre di Dower, 50 centigrammes à 1 gramme par jour; par la poMc^re de scille et de digitale, 20 à 40 centigrammes par jour; par] la teinture de scille ou de digitale, 40 gouttes dans les vingt-quatre heures; par les diurétiques, niti*ate de potasse ou acétate de potasse 4 à 10 grammes dans un litre de tisane ou de vin blanc; par le vin blanc; par le vin scillitique, 30 à 60 grammes; par les purgatifs et les drastiques, surtout l’eau-de-vie allemande sucrée à 30 et 60 grammes ; par les larges vésicatoires volants, les moxas , les cautères, les raies de feu sur le ventre, etc., etc.
Si l’ascite, ne guérissant pas, devient par son volume gênante pour les malades, ou compromettante pour la vie, le médecin peut évacuer le liquide contenu dans le péritoine par paracentèse, c’est-à-dire par la ponction au moyen d’un trocart.
La paracentèse, opération innocente, peut être faite, huit, dix et quinze fois chez la même personne, autant de fois enfin quô le ventre se remplit, et quand son volume est très -considérable. La paracentèse permet à certains malades de vivre bien des années au delà de ce qu’ils eussent vécu sans cette opération. Le malade étant placé sur le bord de son lit, le médecin armé d’un trocart, le plonge subitement dans le ventre, dans un endroit déterminé, qui est le milieu d’une ligne allant de l’épine iliaque supérieure à l’ombihc, ou de cette épine au milieu du pubis, de façon à ne pas blesser l’artère épigastrique. Une sensation de résistance vaincue lui annonce qu’il est dans le péritoine, il retire le poinçon du trocart, laisse écouler le liquide dans un seau, en comprimant doucement le ventre. Quand tout le liquide est sorti, ou sorti, on enlève la canule de l’instrument, on ferme la plaie avec du sparadrap et le ventre doit être comprimé avec mi large bandage de coutil lacé.
FORMULAIRE DE l’ASCITE.
Ascite aiguë.
Emissions sangnines locales par des sangsues ou par des ventouses scarifiées, selon la force des malades.
Décoction de Pyrola umbellata ou herbe à pisser, 3ü à 50 grammes par litre d’eau (Somervillc).
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Ascite chronique.
Suc de seconde écorce fraîche de sureau, 30 à 100 grammes dans du vin (Desbois, de Rochefort).
Pilules de Bontius, ou bien gomme-gutte, de 50 centigrammes à 1 gramme et demi.^
Palétation du ventre tous les jours.
Frictions huileuses tous les jours sur le ventre, ou bien :
Onguent mercuriel . 30 grammes.
Poudre de scille . 15 id.
Pommade de belladone . 30 id.
Axonge fraîche . 30 id.
Mêlez et faites trois frictions par jour suivies d’un I cataplasme de pariétaire cuite (Carceller). (Le camphre associé à l’onguent mercuriel prévient la salivation.)
ASCLÉPI4DE OU dompte-venin. Plante de la famille des apocynées, dont la racine, xomilive, sudorifique et diurétique, s’emploie à la dose de 1 à 2 grammes, comme antidote des blessures venimeuses □.
ASPARAGINE. Principe immédiat cristallisable, extrait des graines de vesce, de la racine de guimauve et des jeunes pousses df asperge. C’est un diurétique □.
ASPERGE. Plante des asparaginées , dont les jeunes pousses ou turiom se mangent sur nos tables. — On en fait de la tisane et on l’emploie pour faire le sirop des cinq racines apéritives ou pour le sirop diurétique de pointes d'asperges. C’est un faible diurétique , qui donne à l’urine une odeur très-désagréable □.
ASPÉRELE OU muguet des bois. Plante des rubiacées, dont une variété {Asperula cy~ nanchica) est employée en décoction , comme astringente, sous forme de gargarisme, dans les angines tonsillaires et pharyngées □.
ASPHODÈLE. Plante des liliacées, dont le bulbe a été employé contre la gale Q.
ASPHYXIE. Tout amoindrissement et toute suspension de l’hématose et des fonctions respiratoires produit l’asphyxie dans ses différents degrés.
Il y a une asphyxie complète et une asphyxie incomplète , mais la première forme mérite seule de porter ce nom par les symptômes caractérisés qu’elle présente.
A la lividité et à la cyanose du visage ou des ièvres, accompagnée de gêne respiratoire et d’anesthésie, on recoimaît l’état asphyxique, toutefois il y a exceptionnellement des cas où la face reste dans son état naturel.
Quand l’asphyxie a lieu sans cyanose, on ne la distingue que par l’anesthésie progressive, et elle constitue l'asphyxie lente.
L’anesthésie progressive mesure le degré de l’asphj’xie, et l’insensibilité absolue générale indique une asphme complète.
On produit à volonté l’anesthésie progressive chez les animaux, en fermant un robinet placé dans la trachée.
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L’absence de bruit respii’atoire dans la poitrine, ou l’abondance de râles muqueux dans les bronches accompagne toujours l’asphyxie.
Les spasmes thoraciques produits par l’épilepsie, le tétanos, l’éclampsie, la rage, l’asthme thymique ou phrénoglottisme, et les paralysies du diaphragme ou des côtes, dans les affections spinales ou diphthéritiques, arrêtant quelquefois les mouvements du thorax, gênent l’hématose et engendrent l’asphyxie.
Les obstacles mécaniques apportés aux fonctions respiratoires par un corps étranger du larynx ou par un polype, par l’œdème de la glotte, par un abcès du pharynx ou des amygdales, par un goitre comprimant la trachée, par le croup, par l’écume de la trachée dans la bronchite capillaire, par une vaste pneumonie, par un hydrothorax considérable, ])ar la strangulation, par la pneumatose intestinale, refoulant le diaphragme dans la poitrine, etc. , déterminent souvent la cyanose et l’anesthésie, révélant un arrêt dans l’hématose, c’est-à-dire l’asphyxie.
L’absence d’air respirable et le séjour dans un lieu trop étroit où l’air non renouvelé se charge d’acide carbonique peut produire l’asphyxie.
La respiration des gaz impropres à la respiration (hydrogène, azote et protoxyde d’azote) , des gaz et des vapeurs toxiques (chlore, ammoniaque, gaz des fosses d’aisanccs, acides sulfureux et nitreux, oxyde de carbone, hydrogène carboné, hydrogène sulfuré , les exhalaisons du charbon en combustion, l’acide carbonique pur, ou produit par les fours à chaux, la fermentation des cuves de raisin, etc, , les vapeurs de chloroforme, d’éther, d’amylône, etc.) produisent l’anesthésie, c’est-à-dire l’asphyxie.
Thérapeutique. — Dans l’asphyxie par obstacle à l’entrée de l’air dans les poumons, il faut extraire les corps étrangers qui compriment ou oblitèrent le larynx (V. Groüp, Corps étrangers des voies aé- RiEXXEs), si l’on ne peut y réussir, on placera une canule dans la trachée pour empêcher la mort.
Asphyxie en général. Dans l’asphyxie, il faut donner de l’air aux malades, et les ayant placés, tête haute, sur un matelas faisant plan incliné, débarrasser le corps de tous les vêtements qui gênent l’action des muscles de, la poitrine.
Des frictions aromatiques, excitantes, alcooliques (brosse de crin ordinaire, éponge sèche, laine, eau de Cologne, eau de mélisse, eau vulnéraire, eau-de-vie pure, alcool camphré Q, Uniment volatil, etc.), des applications de serviettes chaudes sur le corps la palétation du tronc, des membres et de la plante des pieds 13, des ventouses sèches en grand nombre [+1: des vapeurs de soufre, de vinaigre ou d’ammoniaque avec précaution sous le nez 1+ +1 ; le chatouillement de la luette et des narines avec une plume [3 i l'insufflation de la face, du nez et des lèvres, avec un soufflet [3j Tinjection œsophagienne ou rectale d’eau vinaigrée (3j> l^s lavements de tabac (5 grammes
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pour 300 grammes d’eau) ; l’ insufflation pMlrnonaim avec le tube laryngien de Chaussier [3; l’ électrisation des parois du thorax et du diaphragme (3) enfin la trachéotomie dans quelques cas exceptionnels, sont les moyens à opposer à l’asphyxie.
Quand l’asphyxie est accompagnée d’nne très-forte cyanose avec congestion cérébrale, une saignée est très-utile.
Le météorisme qui asphyxie mérite la ponction de l’intestin avec un trocart capillaire.
La thoracentèse sauve de la mort par asphjxie les malades qui ont un hydrothorax assez abondant pour refouler le médiastin et déplacer le cœur.
Les vomitifs répétés dont l’effet chasse les mucosités bronchiques ùu catari’he suffocant, les fausses membranes et les corps étrangers du larynx suffisent quelquefois pour guérir l’asphyxie.
En ouvrant à propos un abcès de l’amygdale dont le volume empêche l’entrée de l’air dans les poumons, ' on guérit l’asphyxie prête à se produire.
Les essais de trachéotomie faits contre l’asphjxie produite par le spasme de l’épilepsie et de quelques névroses est un expédient sans utilité réelle.
Il suffit quelquefois de placer la tête en bas et les pieds en l’air, une personne qui a une pièce de monnaie ou un corps étranger dans le larynx pour faire tomber la cause de l’asphyxie.
Dans les asphyxies que détermine la paralysie primitive des muscles respirateurs (diaphragme et intercostaux), l’électrisation des parois thoraciques et la respiration artificielle faite avec la main qui refoule brusquement les bypochondres, rendent souvent de bons services.
Asphyxie par submersion. Les noyés placés la tête un peu élevée et le corps incliné à droite, doivent être débarrassés de leurs vêtements, enveloppés de laine , puis on enlève ce qui ferme les narines et la bouche ; on aspire avec une sonde les liquides de la trachée ; on les réchauffe avec un fer à repasser ou avec des bouteilles d’eau chaude ; on fait la respiration artificielle en pressant sur le ventre; on fait respirer des sels irritants, et on administre un lavement de tabac (5 grammes pour 300 grammes d’eau) f+T].
L’électrisation, l’électropuncture des attaches du diaphragme, la palétation, les frictions avec une brosse de crin, l’ustion du corps avec le marteau chauffé à l’eau bouillante, doivent être employées pour ranimer la vie, et il faut souvent plusieurs heures pour obtenir ce résultat S-
Quand les battements du cœur et du pouls se raniment et deviennent plus intenses, que la cyanose disparaît et que la respiration s’établit, du vin chaud, du madère, de l’eau de mélisse, quelques infusions aromatiques de thé, de menthe, etc., achèvent de rétablir les malades.
Asphyxie par strangulation. Après avoir desserré les liens du cou, faire une petite saignée du bras et mettre en usage les moyens généralement opposés à l’asphyxie.
Asphyxie par le froid. Les personnes asphyxiées par le froid doivent être rechauffées peu à peu parles frictions, la chaleur artificielle et les boissons vineuses ou stimulantes.
Asphyxie par la chaleur. Après avoir placé les malades au grand air dans un endroit frais il faut donner des boissons acidulées, eb faire une petite saignée du bras.
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Asphyxie par le gaz ammoniac. Porter les malades à l'air, et leur faire respirer avec précaution de l’acide acétique ou du chlore.
Asphyxie par le chlore. Faire respirer de l’ammouiaque avec précaution.
Asphyxie par l’hydrogène sulfuré. Faire respirer, avec précaution, des vapeurs d’ammoniaque.
Asphyxie par le gaz de la combustion du charbon. Donner de l’air, faire des frictions stimulantes et quand le malade est revenu à lui, pratiquer une petite saignée pour ranimer les fonctions cérébrales et pour éviter la céphalalgie consécutive.
Asphyxie des vidangeurs ou empoisonnement par les gaz des fosses d’aisances. — Porter le malade au grand air, et fair respirer des vapeurs de chlore, d'eau de Javelle, en utilisant tous les autres moyens proposés contre l’asphyxie.
Asphyxie par écume bronchique. Dans l’asphyxie par écume bronchique qui accompagne les bronchites aiguë et chronique graves, les fièvres typhoïdes avec complication thoracique, certaines coqueluches graves, la bronchite capillaire, etc., si les accidents sont aigus il faut donner des vomitifs, des préparations expectorantes, et appliquer le marteau de Mayor chauffé à l’eau bouillante ou des pointes de feu sur la peau de la poitrine effleurant l’épiderme. Quand l'asphyxie est lente et qu’il n’y a pas beaucoup d’écume bronchique, il ne faut recourir qu’aux vomitifs et aux expectorants dont voici les formules. . Potion expectorante.
Poivre long concassé . 5 grammes.
Faites infuser dans :
Passez, ajoutez :
Sirop de ïolu . 50 grammes.
A prendre par cuillerées toutes les demi-heures Q. Potion au polygala.
Polygala . 5 grammes.
Faites infuser dans :
Eau . 150 grammes.
Passez, ajoutez :
Sirop de Tolu . 30 grammes.
A prendre par cuillerées.
Potion expectorante.
lufusion d’hyssope . . . 150 grammes.
Extrait de genièvre . lü id.
Oxymel sciUitiqiie ....... 50 id.
Mêlez. A prendre par cuillerées [3.
Inhalations avec l’acide acétique concentré approché délicatement des narines (Vauquelin), ou bien imprégner de cet acide des cristaux de sulfate de potasse que l’on renferme dans des flacons qu’on fait respirer avec précaution.
Inhalations d’éther sulfurique en vapem-s pour respirer doucement.
Julep expectorant.
Poivre blanc . 1 grammes.
Racines de polygala . 5 id.
Hyssope . 5 id.
Faites infuser dans :
Eau . 200 grammes.
Passez et ajoutez :
Sirop de Tolu . 50 grammes.
A prendre par cuillerées 1+1.
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Julep expectorant.
Julep simple . 100 grammes.
Sirop diacode . 20 id.
Tartre stibié . 5 centigrammes.
A prendre par cuillerée toutes les heures dans les bronchites chroniques passant à l’état aigu, lorsque la toux sèche et fréquente et la dyspnée montrentune vive irritation des bronches (Sandras) S. Pilules d’aunée et de scille.
Extrait d’aunéc . 10 grammes.
Scille en poudre . 1 id.
F. s. a. 50 pilules. 2 à 4 par jour, comme expectorant.
Poudre expectorante.
Poudre de scille . 1 gramme.
Poudre de gingembre . ... \ g . .
Poudre d'ipécacuauba. . . . j ■
Mêlez, et faites 20 paquets égaux.
Deux à quatre paquets par jour.
Potion kermétisée.
Gomme adragante en poudre . . 1 gramme
Kermès minéral . 1 déeigramm?.
Triturez avec :
sirop de Tolu . 50 grammes.
Ajoutez infusion :
Lierre terrestre . 200 grammes.
Par cuillerées d’heure en heure 1+1.
Pastilles d’émétine pectorales.
Sucre . 30 grammes.
Émétine colorée . i ilécigrammes.
Mucilage de gomme adragante. q. s.
F. s. a 72 pilules bien égales. Une ou deux toutes les deux ou trois heures (Magendie) □.
Tablettes de kermès minéral.
Kermès minéral . 8 grammes.
Sucre blanc . 532 id.
Gomme arabique . 32 id.
Eau de fleur d’oranger . 32 id.
Les pastilles de kermès se conservent mal. C’est un bon expectorant. Dose : 3 à 4 par jour [3.
Sirop d’ ipécacuanha composé.
Ipécacuimlia gris . 32 grammes.
Séné . 96 id.
Serpolet . 32 iil.
Coquelicot . 125 id.
Sulfate de magnésie . 96 id.
- Vin blanc . 750 id.
Eau de Ueiu’ d'oi-anger . 750 id.
Eau . • . 3000 id.
Sucre blanc . 3000 id.
F. S. a. (Codex).
Dose : une cuillerée à café répétée trois ou quatre fois par jour (Dessessart) |+ +|.
Asphyxie et Apoplexie des nouveannés. Il y a chez les nouveau-nés deux états morbides très-distincts, qu’on désigne sous le nom dfapoplexie; l’un est bien réellement un état apoplectique dû à la congestion cérébrale produite par ime parturition difficile et prolongée, taudis que l’autre n’est qu’un état syncopal de mort apparente, sans h\q)érémie du cerveau.
Ou ne doit appeler du nom d’apoplexie chez les nouveau-nés que la congestion cérébrale, produisant la mort app.7rente avec as-
12a ASTH
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phyde et coloration violacée du visage ou cyanose des téguments.
La mort apparente des nouveau-nés, dans laquelle le visage reste pâle et bouffi, les battements du cœur faibles, très-ralentis et h peine appréciables, n’est qu’une espèce de svmcope.
L’apoplexie des nouveau-nés est toujours la conséquence d’une parturition difficile et prolongée, pouvant amener la mort par congestion cérébrale et par asphyxie.
Thérapeutique. — Pour combattre l’apoplexie des nouveau-nés, il faut laisser couler une ou deux cuillerées de sang par le cordon ombilical avant d’en faire la ligature, et si le sang ne coule pas, on peut appliquer une sangsue derrière l’oreille en ayant soin d’arrêter l’hémorrhagie avec le perchlorure de fer.
Dans l’asphyxie des nouveau-nés, avec ou sans cyanose, il faut, avec le doigt porté au fond de la gorge, enlever les mucosités.
Les enfants doivent être frictionnés vigoureusement sur tout le corps, flagellés sur les fesses, exposés nus devant un feu clair, et il faut leur jeter de l’eau fraîche sur le visage en leur insufflant de l’air dans le nez ou dans la bouche.
Quand l’état apoplectique se prolonge et qu’il y a lieu de craindre la mort, il faut, avec la sonde de Chaussier ou de Depaul, faire le cathétérisme du larynx, et pratiquer en soufflant très-légèrement l’insufflation pulmonaire.
ASSOUPis§Ei}iEMT. Le demi-sommeil dans les maladies constitue ce qu’on appelle l’assoupissement, et s’il est continu, et tenace, il y a lieu de craindre qu’il ne soit le symptôme d’une affection cérébrale.
L’assoupissement fébrile, intermittent et périodique, doit faire craindre une fièvre pernicieuse de forme soporeuse.
Quand la fièvre est continue, l’assoupissement qui s’accompagne de délire, de mussitation et de soubresauts des tendons, indique un état typhoïde grave.
Un profond assoupissement accompagné d’irrégularité ou d’intermittence du pouls annonce toujours une affection cérébrale.
ASTDÉAIIE OU H¥POSTIIÉ»IlE. L’état général ou partiel de relâchement des vaisseaux capillaires, ainsi que la mollesse ou la flaccidité des chairs et la langueur des fonctions, constitue l’asthénie.
L’asthénie est une disposition fâcheuse qui est le point de départ d’une foule de malaffies chroniques, et particulièrement de l’affection scrofuleuse dans ses innombrables manifestations.
Il y a une asthénie primitive congénitale qui s’observe chez tous les sujets lymphatiques et scrofuleux, et une asthàiie secondaire ou accise, qui résulte des excès vénériens, de la misère et de l’alimentation insuffisante, des grandes déperditions séreuses ou sanguines, des
fatigues intellectuelles, prolongées , enfin, des maladies aiguës traitées sans méthode et arrivées à l’état chronique.
*,j,* L’asthénie, jadis considérée comme un état de disproportion entre les pores de nos tissus et les atomes de matière organique appelés à les traverser, a été considérée comme nn affaiblissement de la tonicité normale opposé à la disposition contraire, caractérisée par le resserrement des pores, faisant obstacle au passage des atomes. — C’est même là la base du méthodisme antique d’Asclépiade de Bilhynie, de ïhémison, de Thessalus et de la doctrine médicale moderne de Brown.
De l’asthénie nerveuse et vasculaire dépend la faiblesse de constitution qui prédispose au lymphatisme, à la scrofule et à la plupart des maladies chroniques.
Thérapeutique. — Contre l’asthénie, il faut employer, les préparations amères, aromatiques, stimulantes, alcooliques excitantes, ferrugineuses, manganiques, arsenicales, toniques et toutes les ressources corroborantes révélées par l’hygiène. Il est certain, en effet, qu’avec le temps le régime et les moyens pharmaceutiques peuvent redonner aux tissus et aux vaisseaux capillaires la tonicité , la contractilité insensible et la sensibilité organique qu’ils avaient perdu. Toutefois ce résultat est plus difficile a obtenir dans l’asthénie congénitale que dans l’asthénie accidentelle, et il faut prendre garde que la médication ne provoque pas d’entérite. V. 'Toîsioues.
Parmi les moyens employés dans le but de remédier à l’asthénie se trouvent :
1° Les bains de rivière, les affusions froides, les bains salés ou aromatiques, \'hydrothérapie,\eshmm de mer, les frictions, le massage, la palétation, les bains d’air raréfié et T électrisation avec des courants constants i-h -h.
2“ Toutes les eaux minérales ferrugineuses et les préparations de fer, de manganèse, à' arsenic et de quinquina, etc. l-t- -t-l.
FORMULAIRE DE l’ASTHÉNIE.
Sirop d’arséniate de soude.
Sirop d’althéa . 309 grammes.
Arséniate de soude . 5 à 10 centigr.
Une à deux cuillerées à bouche par jour, le matin à jeun pendant deux mois I-h -f-l.
Espèces amères.
Feuilles sèches de germandrée
ou petit chêne . 32 grammes.
Sommités de petite centaurée . 32 id.
Sommités d’absinthe . 32 id.
Mêlez et faites une infusion. Trois tasses par jour FR.
Espèces aromatiques.
Feuilles sèches de sauj
Thym .
Serpolet .
Hyssope .
Menthe aquatique . .
Origan commun . . .
Absinthe .
Mêlez et faites infuser.
v jour iS-
Espèces pectorales.
Feuilles sèches de capillnire du
Canaila . 32 grammes.
Véronique . 32 id.
Hvssope . 32 id.
Lierre terrestre . 32 id.
Mêlez; 4 grammes en infusion pour 1000 grammes d'eau bouillante.
Tisayie amère.
Espèces amères . 8 grammes.
Eau bouillante . 1 litre.
Faites infuser pendant une heurc^ et passez Q.