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ASTI

Asthme thymique. C’est à tOI't que des accès d’asthme chez les enfants, avec spasme de la glotte, ont été attribués à l’hypertrophie du thymus, cette hypertrophie exisant bien des fois sans asthme thymique. T. Spasme de la GLOTTE.

ASTIGUnATlSME (de a privatif et ariyna point) (T. Young Airy, Donders).

Lorsque les deux hémisphères de l’œil supposé divisé par des méridiens antéro-postérieurs n’ont pas le même pouvoir réfringent, que la courbure de la cornée soit inégale (Warthon Jones, Donders) ou que le cristallin soit déplacé ou déformé (Donders) , il y a une inégalité fonctionnelle entre les deux moitiés de l’œil. Par suite de cette disposition, un hémisphère est myope et l’autre hypermétrope, ou il y a une différence de pouvoir réfringent des milieux de l’œil qui n’est point séparé par des limites fixes. Ces états sont l’astigmatisme régulier ou l’astigmatisme irrégulier.

Les yeux ainsi affectés placés devant des lignes égales croisées, les voient inégalement distinctes. Dans la figure 33, ils voient les inter-

Fig. 33. — Lignes destinées ù niesiu-er l’astigmatisme.

valles des barres horizontales et pas ceux des barres verticales et réciproquement ; les barres ne paraissent pas perpendiculaires. Dans l’astigmatisme irrégulier, les objets sont vus déformés en plaçant des verres concaves et convexes devant l’œil et en faisant regarder un point lumineux aux malades, ceux-ci ont la sensation d’une ligne Imnineuse au lieu du cercle de diffusion lumineuse que l’on doit voir normalement. A l’aide d’une lunette sténopéique munie d’une fente, dirigée dans le sens des méridiens de l’œil, on fait lire les individus, ou constate le degré de myopie et d’hypermétropie de chaque méridien et la direction du plan qui divise l’œil en deux moitiés inégalement réfringentes, et on est renseigné sur le degré d’astigmatisme et sur sa forme.

A l’ophibalmoscope, on remarque que pour observer la papille du nerf optique, il faut que l’œil de l’obsen ateur s’accommode alternativement pour distinguer les deux parties du champ ophthalmoscopique.

Pour savoir quelles lunettes appliquer, le malade regardant à travers la lunette sténopéique, ou mesure le degré d’acuité de la vision

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daus les méridiens de l’œil. V. Réfraction,

Troiible.

On trouve à l’astigmatisme les formes suivantes :

Lorsqu’un méridien de l’œil est emmétrope, ou possède la vision normale et lorsque l’autre méridien est myope, il y a astigmatisme myopique simple ; s’il y a myopie d’une part et myopie plus forte de l’autre, c’est l’astigmatisme myopique composé ; si c’est l’hypermétropie qui existe dans des conditions semblables par rapport aux méridiens de l’œil, on dit qu’il y a astigmatisme hypermétropique composé. Lorsqu’un hémisphère ou un méridien de l’œil est hypermétropique et l’autre myope, on dit qu’il y a astigmatisme mixte. C’est le degré extrême de l’astigmatisme.

Thérapeutique. — Sites lésions delà eornée, et les lésions du cristallin, peuvent être radicalement guéries, l’astigmatisme disparaîtra, mais si ces affections sent anciennes ou si elles sont congénitales, et qu’elles ne puissent plus être modifiées on aura recours à des lunettes. Le problème à résoudre est de faire passer tous les rayons lumineux dans un même méridien, celui qui est le plus sensible ; on obtient ce résultat avec des verres cylindriques placés dans un sens parallèle au méi'idien qui sépare les deux moitiés inégalement réfi’ingentes. Les verres cylindriques numérotés, comme les verres concaves et convexes, peuvent donner une vision exeellénte et appropriée aux exercices variées de la vue.

Lorsque l’astigmatisme myopique est simple , on emploiera les verres cylindriques négatifs (fig. 34).

Fig. 34. — VeiTes eyliadi'iqvies négatifs.

Lorsqu’il y a astigmatisme avec myopie composée on aura recours aux verres spbéro-cylindriques (fig. 35).

Fig. 35. — Verres sjihéro- Fig. 36. Verres eyliï\-i

cylindriques. ' ' driques positifs.

Dans l’astigmatisme hypermétropique simple, on place les verres cylindriques positifs (fig, 3fi). ûans l’astigmatisme hypermétropique comiiosé,

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il faut employer des verres positifs sphéro-cyündnques (fig. 37).

Fig. 37. — Verres spliéro-cylindriques.

Dans l’astigmatisme mixte , on se sert des verres bicylindriques (fig. 38).

Fig. 38, — Verres Lir.yliadriques,

AiTBAGALE. Plante des légummeuses,dont la racine, en décoction, a été employée, comme sudorifique dans la syphilis et dans le rhumatisme □.

ASTBiiXGEî^TS. Les médicaments dont la propriété est de remédier au relâchement des tissus sont des astringents. Les uns agissent directement et partiellement sur les tissus avec lesquels ils sont en contact en resserrant leurs capillaires, ce sont des styptiques ; tandis que les autres ont une action réflexe générale et indirecte due à leur influence sur le système nerveux et sur la grande circulation. — Ainsi, l’alun mis sur la peau resserre les vaisseaux de la partie sur laquelle on le place, tandis qu’au contraire l’alun administré à l’intérienr agit sur toute l’économie comme styptique, comme provoquant le resserrement de tous les tissus.

Les astringents ont un goût âpre et produisent la coustriction de la langue. On les tire des végétaux et des minéraux. — Ils agissent en provoquant la contraction fibriliaire des tissus qu’ils resserrent dans tous les sens, et ils rétiécissent sensiblement le diamètre des vaisseaux capillaires, de façon à diminuer la congestion sanguine, les sécrétions locales et les flux muqueux. — Ce resserrement a lieu sans douleur, et si la substance est employée convenablement, elle ne détermine aucune irritation appréciable. On emploie les astringents pour remédier à l’atonie des tissus et pour guérir les hémorrhagies passives et les flux. Sous ce rapport, ils ont une grande analogie avec les toniques dont l’action est très-analogue.

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