‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 721 sur 731 · V. Homme, Vitalisme et Vie · texte numérisé non relu

V. Homme, Vitalisme et Vie

VITALISME. Doctrine médicale moderne, dans laquelle une force vitale inconnue, \'x des algébristes, appelée le principe vital, est supposée devoir être le principe et la cause de toutes les maladies internes (Fizes, Barthez, ! Bordeu, Lordat et toute l’école de Montpellier). — C’est une transformation du naturisme d’Hippocrate, du pneumatisme d’Athénée, de l’archéisme cle van Helmont, et de l’animisme de Stahl, qui admettaient la nature, le pneuma, V archée ou Vâme, comme devant être- l’origine et le mobile de toute opération organique naturelle ou morbide. Ce qu’est ce principe vital, différent de l’âme, on n’en sait rien, et il ne faut pas s’en préoccuper. Il n’est pas nécessaire de le savoir. — Son existence s’affirme par ses effets et cela suffit à la doctrine.

Le vitalisme qui repose sur l’hypothèse d’une force inconnue susceptible d’être malade, et fractionnée par le chirurgien, ne saurait être accepté, et il n’a de raison d’être que si on lui donne pour base l’existence d’un agent physique susceptible de tomber sous les sens. Or, la vie physique a pour origine un agent physique dont la nature crée l’espèce et la race, fait la santé, le tempérament et l’idiosyncrasie, engendre la maladie présente ou à venir, et se mêle à toutes les molécules de l’organisme pour diriger leurs mouvements dans la métamor- V phose continuelle des organes (V. Vie).

C’est la semence ou ferment séminal, et son action créatrice ne cesse pas avec sa fécondation. Elle persiste autant que la vie qu’elle entretient , et quand elle Fir». cesse d’agir l’homme cesse de vivre.

Semblable au ferment qui remue la matière organique, et dont le repos arrête toute fermentation, l’admission d’un agent physique de la vie

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