‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 78 sur 731 · AUTO U · texte numérisé non relu

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AUTOPLASTIE. L’autoplaslie est une opération que l’on pratique pour combler une perte de substance à la peau, ou pour remédier à une déviation ou à une perforation de la peau et des muqueuses. Une plaie, avec perte de substance de la peau, une ulcération qui a détruit la peau, et qui ne peut être réparée par une suture, ou dont la cicatrice peut occasioimer une déformation et un trouble fonctionnel, exigent une opération autoplastique. L’autoplastie a pour effet de réparer des téguments détruits aux dépens de parties de peau qui peuvent être déplacées sans dommage pour la régularité et la fonction des parties voisines de la perte de substance.

L’oblitération des fistules , les réunions de la peau aux muqueuses par une suture, sont aux pertes de substance des muqueuses ce que l’autoplastie est -aux téguments.

Thérapeutique. — Pour pratiquer l’autoplastie , après avoir avive les bords de la plaie qui doit' être comblée, on procède à la formation et à l’application d’un lambeau.

1“ On répare les pertes de substance aux dépens de uii ou de deux lambeaux à large base disséqués par leur face profonde et rapprochés par des points de suture avec ou sans incision libératrice. (Méthode de Gelse ; Dieffenbacb ; méthode française ; méthode par glissement.)

2® On dissèque un lambeau pédiculé sur la partie voisine de la perte de substance à réparer, de façon que le pédicule du lambeau soit près de la plaie; on renverse le lambeau et on lui fait subir une torsion variable dont le maximum ne doit pas dépasser 180® (méthode des Komas; méthode indienne; méthode par torsion du pédicule). On doit éviter autant que possible d’être obligé de tordre le pédicule. On doit prendre les lambeaux de préférence à droite ou à gauche de la perte de substance, la torsion du pédicule, dans ce cas, n’étant que 40 ou 50®, cela est . plus avantageux. (Denonvilliers et Nélaton.)

3° On emprunte un lambeau à une partie du tégument éloigné. On taille sur le bras ou sur une partie qui peut être amenée au contact de la perte de substance, un lambeau plus grand que les dimensions de celle-ci ; on lui laisse un large pédicule, et l’on fait une suture. La partie où le lambeau est emprunté reste en contact avec la plaie pendant le temps nécessaire à la réunion. On sectionne le pédicule lorsque le lambeau a repris sur le point où il a été amené. (Méthode italienne, Tagliaeozzi. ) V. CaxcroIdes, Chéiloplastie, Fistules uréthrales.

Ouclle que soit la méthode que l’on emploie, il vaut mieux aviver les bords de la plaie à réparer avec le bistouri qu’au moyen des caustiques et des vésicatoires.

Les lambeaux doivent être pris sur une partie du tégument mobile sur les os, et ils comprendront à la fois la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. Un tronc vasculaire an moins doit être conservé dans la base du lambeau. Il n'y a jamais trop de vaisseaux dans un lambeau : dont la forme doit être calquée <1 peu près sur la perte de substance, en ofifraut une surface qui doit être un tiers plus grande que la plaie à recouvrir.

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Il Tant réunir le lambeau à la plaie par première intention. Cependant il est des cas où la compression et les agglutinatifs sont suffisants.

Il est inutile de réunir par première intention la plaie qui a été faite pour tailler un lambeau (Blandin, ilalgaigne';. Si l’on craignait que le lambeau revînt à sa place ou qu’il fût attiré par le tissu cicatriciel de la plaie , on interposerait un pont de peau fNélaton) ou l’on ferait un point de suture à la partie de la plaie qu’a laissée le lambeau auprès du pédicule du lambeau.

Sur la suture d une operation autoplastique, il faut appliquer un pansement à l’eau froide bien surveillé, iîettez les malades aux bouillons ; qu’ils gardent le repos absolu et qu’ils boivent une tisane délayante.

Les fils de lin dans les sutures autoplastiques doivent être retirés du deuxième au troisième jour ; les fils métalliques peuvent rester plus longtemps.

Des accidents primitifs peuvent compliquer l’autoplastie : ce sont la rétraction du lambeau, qui tient toujours à ce que le lambeau est trop court, ou à 1 ce qu’il est mal détaché , et alors des incisions libératrices (Dieffenbach) sont utiles.

Contre le refroidissement du lambeau, l’eau froide est un bon excitant.

Contre la congestion du lambeau, on appliquera une ou deux sangsues plus près de ses bords que de son pédicule.

La phlegmon, l’érysipèle, la gangrène, la rétraction du lambeau par le tissu cicatriciel, compliquent consécutivement les opérations autoplastiqucs pendant la cicatrisation du lambeau.

On prévient l’inflammation et l’érysipèle par un pansement attentif. Lorsqu’un phlegmon ou un érysipèle existent, on les traite par les moyens appropriés. Contre la gangrène, il n’y a rien à faire ; seulement il ne faut pas oublier que cette lésion peut être la conséquence d’une compression trop forte exercée sur le pédicule du lambeau.

En présence d’une inflammation, ne craignez pas d’appliquer les cataplasmes ou les compresses émollientes. Si quelques points se désunissent, la réunion n’aura pas moins lieu après la résolution de l’inflammation.

La rétraction du tissu inodulairc sous le lambeau, après la cicatrisation, exigera, dans les cas où une bride sous-cutanée sera nettement formée, une section.

AVESIV’E OU A’I’ÈXE (Hérault). Eau minénérale alcaline, saline et arsenicale, froide (maladies de la peau, syphilis et scrofule) [g ; saison du 15 juin au 15 septembre.

AVIVEMEXT. L’avivement, qui constitue le premier temps des opérations autoplastiques, restauration des téguments ou oblitération des fistules, a pour but de créer une surface saignante qui puisse être réunie par première intention avec une autre surface saignante.

La meilleure manière de pratiquer l’avivement est la section avec un bistouri. Les ciseaux contusionnent trop les parties. V. Au- TOPLASTIE, FtsTüLES.

On donne encore le nom d’avivement à des cautérisations ou à des vésications qui favorisent la production de bourgeons charnus. Cot

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avivement seul est quelquefois suffisant, mais il ne doit pas être employé dans les opérations autoplastiques. V. Cicatrices, Périnée.

AYOIKE. Plante des graminées dont les semences dépouillées de leur enveloppe forment le gruau d' avoine employé comme aliment adoucissant dans les entérites chroniques [+]. On en fait aussi une décoction qui peut servir de tisane.

A’ï'OKTEMEX'F. L’expulsioii du fœtus qui n’est pas encore viable constitue V avortement.

Une femme enceinte peut avorter lorsqu’elle estplétlîoriqueou anémique ou nerveuse, et qu’elle est dans un milieu atmosphérique qui engendre un de ces tempéraments ; lorsqu’elle est atteinte d’une maladie grave , telle que l’éclampsie, la variole et la colique de plomb ; lorsqu’elle est atteinte de syphilis et qu’elle est traitée par la médication mercurielle énergique.

Les maladies de l’œuf (V. Maladies de LA grossesse) et la mort du fœtus causent l’avortement ; un père malade engendre parfois un fœtus qui n’est pas viable. Le décollement du placenta, suite d’une lésion du cordon ou d’une autre cause de dégénérescence, l’apoplexie placentaire (Cruveilhier), causent encore l’avortement.

Les chutes sur le ventre,les emménagogues à haute dose, la pkfûre de l’œuf à travers le museau de tanche, le décollement de l’œuf par la dilatation du col, les douches violentes sur le col sbnt les causes de l’avortement prémédité.

L’utérus qui n’est pas habitué à la distension, des tumeurs développées dans le petitbassin, des adhérences consécutives à des inlîamraations de l’ovaire ou du petit bassin®(M“® Boivin) causent l’avortement.

%*En général, une violence traumatique et un elfortsont la cause immédiate des avortements qui ne tiennent pas à la mort du fœtus par une maladie spontanée ou acquise.

L’avortement tenant à une mauvaise disposition de la mère, coïncide presque toujours avec l’époque d’une menstruation.

Au début de la grossesse, quand les femmes ont quelques douleurs utérines,£t voient leurs époques reparaître, on retrouve presque toujours l’œuf en lambeau au milieu du sang.

Plus tard, si une femme a des syncopes, des pesanteurs dans le ventre, une hémorrhagie et des douleurs utérines revenant par intervalle, craignez un avortement. Les contractions utérines s’établiront lentement et le fœtus sera expulsé entre le troisièmeet le huitième jour.

Lorscjue après une chute, bien que la mère n’éprouve pas de douleur et semble en très-bon état, les mouvements du fœtus cessent peu à pou de se faire sentir, dans les huit jours qui

àvor

suivent l’accideut ravorteinent est presque certain, le fœtus meurt par une lésion de ses annexes ou une propre lésion de lui-même.

\* En général, plus le terme de la grossesse est avancé, plus l’avortement est lent à se produire.

Un avortement à une première grossesse, qui n’est pas lié exclusivement à un traumatisme, en entraîne presque toujours d’autres.

Thérapeutique. — Pour prévenir l’avortement, on mettra les malades à un régime destiné à combattre le tempérament pléthorique, anémique ou nerveux : les femmes qui habitent les montagnes descendront dans la plaine ; les femmes devront faire de l’exercice ; le repos prolongé est peut-être dangereux.

Les bains froids, les bains de mer (Whitc, de Manchester) sont indiqués comme toniques ; les femmes éviteront la constipation opiniâtre par quelques lavements additionnés d’une cuillerée ou deux d’huile de ricin.

S'il y a eu un avoiHement antérieur, les moyens préventifs seront appliqués deux semaines au moins avant le terme où a eu lieu le dernier avortement.

S’il y a des pertes, on pourra donner des faibles doses de poudre de sabiue (Saunter).

Une hémorrhagie abondante réclame le tamponnement et le seigle ergoté au besoin. V. Hémorrhagies UTÉRINES puerpérales.

Lorsque le médecin soupçonnera un avortement, il prescrira le repos dans la situation horizontale, le bassin étant élevé, des compresses d’eau froide seront appliquées sur la vulve, les cuisses et même l’abdomen. On administrera des lavements avec 10 ou 20 gouttes de laudanum de Sydenham pour 60 grammes d’eau. — On fera une saignée de 100 grammes aux malades pléthoriques ; on administrera des toniques aux anémiques j si la fausse couche paraît arrêtée, une ceinture modérément serrée maintiendra l’abdomen.

Au premier et au deuxième, mois, le placenta sort en entier avec Lœuf, la délivrance est spontanée.

Après un avortement à ce terme, il n’est pas rare que le placenta reste dans l’utérus ; donc, lorsqu’une femme avortera, faites-vous présenter le foetus expulsé. Si le produit de la conception ne vous a pas été montré, une tuméfaction de l’utérus, avec légère eu grave hémorrhagie par le col entr’ouvert, fera soupçonner que le placenta est retenu.

Lorsque le placenta est resté, ou bien après la sortie du fœtus, l’utérus est à demi fermé, et l’on l’on voit le placenta engagé. Dans ce cas, il ne faut rien presser, les contractions utérines viendront et la délivrance sera naturelle ; s’il y a une hémorrhagie, on tamponnera et on donnera l’ergot de seigle.

Ou bien Tutérus est refermé et le placenta est emprisonné dans l’utérus , alors on administrera le seigle ergoté (Velpeau), l’extrait de belladone sur le col serait au besoin mis en usage pour favoriser la délivrance.

Le placenta se détruit quelquefois et se résorba ■Nægele, Osiander) mais il ne s’organise pas pour fermer une môle (Velpeau) ou un polype.

Avortement à sept mois. V. ACCOUCHE¬ MENT PRÉMATURÉ.

Avortement provoqué. Si le tïlédeciil est

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appelé auprès d’une femme enceinte dont le bassin est vicié, et qui présente un rétrécissement au-dessous de 5 et de 6 centimètres, il posera la question de savoir s’il faut provoquer l’avortement, en disant que si le fœtus arrive à son développement, il faudra inévitablement recourir à l’opération césarienne ou à l’embryotomie qui, dans ce cas, est reconnue aussi grave que l’opération césarienne.

Thérapeutique. — Pour provoquer l’avortement à quatre mois, il n’y a que deux moyens efficaces, la ponction de l’œuf à travers le col, et la dilatation avec l’éponge préparée : de ces deux moyens, le dernier est le moins dangereux. . Cautériser avec un portecaustique chargé de nitrate d’argent introduit dans le col et appliquer ensuite l’éponge préparée (Giordano) a réussi plusieurs fois. (V. Accouchement artificiel, pour le manuel opératoire). Les douches utérines peuvent être employées à titre d’essai, comme l’ergot de seigle, mais ces moyens sont impuissants.

AX (Âriége). Eau minérale sulfureuse, sodique, sortant par un grand nombre de sources, ayant de 25 à 7ü°. — On l’emploie dans la contracture B, dans le rhumatisme [+], dans la goutte et la gravelle H, dans les maladies chroniques de la peau É et la bronchife chronique B-

AXOXGE. Graisse de porc, lavée et malaxée dans l’eau, fondue au bain-marie et passée avec soin. C’est une graisse molle et blanche, sans saveur, qui s’altère avec une grande facilité et qui ne peut servir quand elle est vieille et rance. — On emploie l’axonge comme excipient pour faire les onguents et les pommades ; mais aujourd’hui, pour cette dernière préparation, on se sert plus volontiers du glycérolé d’amidon (V. ce mot).

L’axonge est un excellent topique à employer en nature dans l’érysipèle de la face et des membres, dans l’érythème noueux et dans l’articulaire.

AX.4PAXA. Plante du Brésil, dont les feuilles aromatiques et amères s’emploient en infusion comme te thé, dans la dyspepsie et dans la chlorose.

azeuaracii, ou Margouzier, ou Lilas des Antilles; arbre dont l’écorce delà racine, les feuilles et les noix , ainsi que l’alcaloïde extrait par Piddington, sont employés comme fébrifuge B.

AZOTATES ou xiTRATES. Sels résultant de la combinaison de l’acide nitrique ou azotique avec les bases.

Azotate ÔT ammoniaque, diaphorétique, diurétique et vermifuge, employé à la dose de 25 centigrammes à 1 gramme

Azotate d'argent, soluble dans l’eau distillée. Il s’emploie ainsi pour teindre les cheveux, parce qu’il se décompose à l’air et se convertit en oxyde d’argent j brun. — Ou s’en sert en collyre dans la kératite ulcé- 1 reuse (10 centigrammes pour 30 grammes d’eau dis-

lia AZTM

tillée) nue goutte matin et soirQ ; en lavement dans 1 la dysenterie [ I : en potion contre la gastrite □; en topique contre les angines et le croup, à Tétât de poudre insufflée on de solution très-forte [3; en injection abortive dans la blennorrhagie [3-

Fondu dans des moules en forme de crayon, il forme la pierre infernale dont on se sert comme caustique |+ -h|.

A Tintérieur, en pilules avec la mie de pain, à 2 à 10 centigrammes par jour, il se donne dans Tépilepsie la paraplégie [3^ dans la cho¬

rée □; dans Tatarie locomotrice [3, et dans les névroses. Je Tai employé avec le plus grand succès contre la paralysie générale progressive.

Azotate de bismuth ou sous-nitrate de bismidh. Poudre blanche insoluble qu’on donne à Tintérieur à petite dose dans la gastralgie et le catarrhe chronique d’intestin (25 à 50 centigrammes par jour pPh; à haute dose dans la diarrhée , 2 à 5 grammes et plus dans les vingt-quatre heures.

11 se donne en poudre dans de Teau, dans du sirop, dans une potion ou en pastilles de 25 centigrammes,

5 à 10 par jour.

A l'extérieur, c’est un absorbant très-utile dans les excoriations et gerçures de la peau, dans Timpétigo et les vieux ulcères. — On l’emploie alors en guise d’amidon l-t- -H. 11 a été conseillé en insufflations dans Tœil contre certaines ophthalmies I 1.

Azotate de fer, employé contre la diarrhée I |.

Azotates de mercure : Proto-azotate ou turbith nitreux employé en pommade contre les dartres

Deuto- azotate d'acide liquide ou nitrate acide de mercure, caustique employé sur le lupus et les ulcérations du col de la matrice F+l.

Azotate de mercure et d’ammoniaque ou mercure, soluble d’Hahnemann, ou précipité noir ou turbith noir, préparation de composition variable employée comme antisyphililique I I.

Azotate de plomb, soluble dans 13 parties d’eau, très-bon désinfectant à la dose de 30 grammes pour 250 grammes d’eau; il est employé contre les gerçures et les crevasses du sein [T]-

Azotate de plomb . 50 centigrammes.

Eau colorée d'orcanette ... 30 grammes.

(Liebert).

Azotate de potasse ou nitrate de potasse ou sel de nitre , se donne comme diurétique, 2 à 4 grammes en potion ou dans un litre d’eau Q; comme contro-stimulant, dans le rhumatisme articulaire aigu, 20 à 30 grammes par jour □.

Azotate de soude, vient du Chili à Tétat natif; se donne comme Tazotate de potasse et dans le même but

Azotate d’urée, se donne, dans l’albuminurie, à la dose de 2 à 10 grammes I I.

Azotate de quinine, contre les fièvres I I.

Azotate de stin/chnine, contre les paralysies

AZT31E OU pain à chanter la messe. Le pain azyme est une préparation de farine cuite sans levûre et mise en feuilles minces comme du papier. On s’en sert, eu thérapeutique, en le mouillant sur une cuiller, pour envelopper les remèdes dont ou veut masquer le goût afin de faciliter leur usage.

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