‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 82 sur 731 · BALA · texte numérisé non relu

BALA

ceau couvert de toile cirée et de couvertures. S’il est levé, il reste assis dans une boîte ou dans une cage d’osier, la tête à l’air et la boîte enveloppée d’une toile cirée et de couverture ; alors ou introduit sous le cerceau ou dans la boîte l’extrémité d’un tuyau qui correspond à un récipient de cuivre à moitié rempli d’eau, placé sur une lampe à l’alcool et où S3 forme la vapeur. Ces bains doivent durer une demi-heure. Employés contre l'état chronique I-h -H.

Bains de vapeurs mercurielles au cinabre. Ces bains se donnent avec 120 grammes de cinabre et 80 grammes d’oliban mis sur des charbons, et l’on place le malade dans une boîte semblable à celle qu’on emploie pour donner les bains de vapeur aqueuse.

Bain de Vichy. Bicarbonate de soude, 1 kilogi’. ; chlorui-e de sodium, 60 grammes; chlorure de calcium, 150 grammes; sulfate de soude, 150 gr. ; sulfate de raagnésie,50 grammes □. Il suffit de mettre 1 kilogramme de bicarbonate de soude dans l’eau du bain pour obtenir le même effet.

(Vosges). Eau minérale sulfatée sodicjue et arsenicale de 25 à 40®.

Elle s’emploie dans la dyspepsie, les maladies des voies urinaires, le rhumatisme et les affections nerveus [+].

BALANITE OU BALAKO-POSTHITE.

L’inflammation du gland et du prépuce, ou balano-posthite, est caractérisée par la rougeur et les excoriations de la couronne du gland, par la rougeur de la peau et de la muqueuse du prépuce, enfin, par l’oedème du tégument, et l’écoulement d’un pus verdâtre, fétide et bien lié.

La masturbation, le séjour de l'urine sous un prépuce à ouverture rétrécie et où il existe des petits graviers comme cela arrive chez quelques enfants ; la malpropreté, le coït avec une femme atteinte de blennorrhagie ou de leucorrhée ou étant à une époejue menstruelle; l’existence de chancres mous ou durs à la couronne du gland, et le contact du pus blenuorrhagique, causent la balanite.

La balanite n’a de gravité qu’en raison de la lésion primitive qui lui a donné naissance.

Un érysipèle, une phlébite de la veine dorsale de verge, un phimosis, ou des végétations peuvent être la conséquence de la balanite.

Thérapeutique. — Dans la première période d’une balanite, les lotions avec l’eau de guimauve ou de sureau pourront suffire. S’il est^possible de découvrir le gland et si F on y voit des ulcérations., on les saupoudrera avec la poudre :

Sucre . 1 gramme.

Calomel . 1 iJ.

et l’on mettra de la charpie molle entre la com’oune du gland et le prépuce, ou bien on touchei-a les parties malades avec le crayon de nitrate d’argent. On traitera les chancres par les moyens appropriés. Si l’on ne peut pas découvrir le gland, on fera, entre

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le gland et le prépuce, des injections fréquentes avec de l'eau tiède, ou avec la solution suivante :

Eau . 30 grammes.

?«itrate d'ai’geut . 50 centigr.

Le repos, les grands bains seront d’un beu usage.

En aucun cas et pour aucune raison on n’opérera un phimosis dans le cours d’une balanite.

BALARUC (Hérault). Eau minérale alcaline chlorurée sodique d’une température de h5 à 5ü®, On l’emploie en boisson et en bains contre les anciennes paralysies symptomatiques ; dans la scrofule [+] et dans les rhumatismes chroniques [+].

BALLomEiflE^'l'. État du ventre dans lequel se trouvent des intestins distendus par des gaz.

Le ballonnement s’observe dans l’hystérie; dans les fièvres typhoïdes et adynamiques ; dans l’eutérite aiguë des enfants ; dans l’invagination ; dans la hernie étranglée ; mais ce symptôme n’a de valeur c[ue par ceux qui l’accompagnent, V. Météokisme.

Dans les fièvres typhoïdes graves, le ballonnement du ventre, assez fort pour refouler le diaphragme en haut dans la poitrine, amène la mort en déterminant l’asphyxie.

BALLOTES. Plantes de la famille des labiées : 1“ Ballote cotonneuse dont la décoction (20 grammes par litre) se donne contre la goutte, le rhumatisme et les hydropisies. C’est un diurétique, un sudorifique, et, dit-on, un dissolvant de l’acide urique [g.

2“ La ballote noire ou marrube, employée en décoction comme antispasmodique □.

3® La ballote odorante qui est, dit-on, emménagogue et antispasmodique

BALLOTTEMEI^'T. Le ballottement est un phénomène de choc produit par les oscillations d’un corps mobile au sein d’une cavité remplie d’air ou de liquide ; le ballottement qu’on produit en soulevant l’utérus sur l’index pour le laisser retomber sur le doigt qu’oii retire subitement à courte distance , est un signe certain de grossesse au cinquième ou au sixième mois.

bal]\'Éatioj\. Méthode thérapeutique qui consiste à déterminer les conditions d’emploi des bains de mer, de rivière, de vapeur, d’affusions, de douches froides et les bains médicamenteux. V. Bains et Hydrothérapie.

BALSAMiTE OU bciume des jardiris.VlmiG.

de la famille des synanthérées, dont les sommités en infusion (5 à 15 grammes par litre) sont employées comme vermifuge, emménagogue et antispasmodique. Les feuilles macérées dans l’huile constituent Vhuile de baume qu’on utilise comme topique sur les contusions de la peau [g.

BA]\'DAGES. Les bandages sont des appareils formés débandés destinées à maintenir en place

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les organes malades ou certains médicaments destinés à les guérir.

Il y a deux espèces de bandages, les bandages compressifs et les bandages contentifs.

Pour les bandages compressifs, on se sert de bandes roulées, mais il est avantageux de se servir de bandes élastiques de caoutchouc vulcanisé ou de tissu élastique, parce que, avec ces bandes les renversés ne sont pas nécessaires. Pour les bandages contentifs, des pièces de linge plié en triangle et des bandes sèches sont ce qu’on emploie habituellement.

Les bandages destinés à maintenir les parties dans une position fixe doivent être de simples liens, soit des cravates, soit des bandes avec lesquelles on fait deux ou trois tours, afin de pouvoir resserrer et dénouer le bandage en peu de temps, et sans faire exécuter de grands mouvements aux malades.

Lorsqu’on applique un bandage, il faut réunir des aides en nombre suffisant pour tenir le membre et permettre au chirurgien d’appliquer l’appareil à son aise. Les bandages doivent serrer uniformément, et l’on doit toujours commencer à envelopper les membres par l’extrémité. Bien que le bandage ne doive serrer qu’en un point, les membres doivent être enveloppés tout entiers.

On donne le nom à.e bandage aux différents appareils contentifs des hernies. V. Hernies.

Raodage de corps et de l’abdomen.

Une pièce de toile double ourlée, de 25 centimètres de large et de 1 mètre de long, est appliquée et croisée autour du corps, elle est maintenue par trois fortes épingles piquées perpendiculairement par rapport au bord du bandage.

Une bande de 6 centimètres pliée en’ deux, est attachée avec une épingle, et mieux, cousue, eu arrière, au bord supérieur du bandage, les deux chefs libres de la bande ainsi fixée sont amenés en avant par-dessus les épaules, et forment deux bretelles qui sont attachées avec des épingles sur la partie antérieure du bandage. Pour obtenir plus de fixité, on place des sous-cuisses en attachant comme précédemment une bande pliée en deux au bord inférieur du bandage de corps, en arrière, et les deux chefs sont ramenés en avant en passant entre les cuisses et sont attachés au bandage en avant.

Lorsqu’on veut exercer une compression avec un bandage de corps, on emploiera .avec avantage un tissu élastique, ou l’on resserrera tous les jours le bandage de toile. Pour prévenir les excoriations et la gêne on jettera de la poudre d’amidon entre la peau et le bandage. On appliquera de la ouate sous les aisselles et entre les cuisses sous les lacs qui maintiennent le bandage.

Bandages pleins des membres et dn tronc.

Avec des alèzes pliées en cravate ou pliées en triangle, on peut envelopper les appareils de pansement. Ces moyens de déligation sont très-avantageux.

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