‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 97 sur 731 · OU · texte numérisé non relu

OU

Calomel .

. 30 centigrammes.

(Janin, Velpeau).

Pour cmpccber que la blépharite ue se développe dans le cours de la variole, au moment où les pustules se formeront sur la conjonctive, ou couvrira les paupières avec du glycérolé d’amidon :

GlycériDO . 5 parties.

Amidon . d partie.

Pour réussir on crèvera les pustules aussitôt qu’elles seront blanches et on lotionnera souvent les yeux avec le glycérolé.

Dans la blépharite consécutive à une éruption eczémateuse on appliquera la pommade suivante :

Goudron . i id.

(Ta vignot).

Pour les blépharites anciennes, on emploie le collyre suivant :

Sublimé . 5 centigrammes.

Eau . 120 grammes.

Laudanum . 50 centigrammes.

Mucilage de gomme . . 10 grammes.

Une ou deux gouttes deux fois par jour sur le bord des paupières (Sichel).

Les lotions d’eau chaude, les grands soins de propreté et les pansements toutes les vingt-quatre heures au moins sont indispensables. On traitera l’état général scrofuleux qui entre souvent pour une part dans l’établissement de la blépharite chronique, quelle qu’en soit, du reste, la enuse déterminante, par l’huile de foie de morue et le sirop d’iodure de fer, le i-égime tonique et l’exercice. V. Scrofule.

Si la hlépharite est liée à une profession insalubre, on imposera le changement de métier.

IL Blépharite glanduleuse. L’hypél’émie sous-conjonctivale suivant des lignes parallèles à la série des glandes de Meibomius, la sensation de graviers sous les paupières , la gêne plutôt qu’une douleur éprouvée par les malades , une sécrétion visqueuse abondante qui tient le matin les paupières collées, caractérisent la blépharite chronique glanduleuse.

Un liséré blanchâtre pseudo-membraneux occupant le bord libre des paupières annonce une plasticité particulière de la sécrétion des glandes de Meibomius; c’est là ce que l’on appelle la blépharite diphthéritique (Velpeau), qu’il ne faut pas confondre avec celle qui n’est que l’extension de la conjonctivite diphtbéritique. V. ce mot.

La blépharite glanduleuse existe surtout après les ophthalmies catarrhales, ou après la conjonctivite pnrulente des armées, et on l’observe seule ou associée à la blépharite ciliaire et à la conjonctivite granuleuse.

160 BLEP

Un oi^eolet dans la période aiguë de la blépharite, et un chalazion dans la période chroiiiqne, sont les complications ordinaires de l’inflammation des glandes de Meibomius.

Thérapeutique. — Comme pour la blépharite glandulo-ciliaire, on emploiera les moyens généraux anliscrofuleux. Un purgatif salin au début de la maladie est d'un bon effet.

Les badigeonnages avec, un pinceau fin, trempé dans le calomel à la vapeur, seront utilement employés pour les blépharites cibaires anciennes, avec état fongueux des bords palpébraux, ou bien on emploiera le collyre sec (Dupuytren) :

Calomel . 60 grammes.

Sucre . 60 id.

Opium . 20 id.

OU encore la pommade de Janin ;

Calomel. . . 50 à 75 centigr.

Axonge . 4 grammes.

ou mieux la pommade :

Bioxyde de mercure anhydre. . . 5 centigrammes.

Sous-acétate de plomb liquide . . 10 gouttes.

Huile d’amandes douces . 1 gramme.

Cold-cream. . . 3 id.

(Weeker).

Pour prévenir les blépharites glanduleuses, il faut traiter avec soin les maladies qui les causent. V. Gox-

JOXCTIVITES.

On- ne cautérisera pas les paupières atteintes de blépharite, mais s’il survenait dutrichiasis ou du distichiasis, on traiterait ces maladies par les moyens appropriés. V. Distichiasis et Trichiasis.

Quelles que soient les blépharites, on devra appliquer tous les matins, et dans certains cas rebelles deux fois par jour, les topiques modificateurs. Les yeux seront lavés avec soin avant chaque pansement, les malades observeront leur régime avec la plus grande régularité. Ils éviteront le froid et la grande chaleur j ils porteront non pas un bandeau qui serre et tienne l’œil chaud, mais bien un simple voile de soie tombant au devant de l’œil. S’ils souffrent, des compresses d’eau tiède seront tenues sur les yeux et les paupières, elles préviendront de la sorte les inflammations de voisinage.

FORMULAIRE DE LA BLÉPHARITE CHROXIQUE.

Outre les préparations précédentes, on emploie quelquefois :

Pommade.

Kaphthaline . 1 gramme.

Axonge . 15 id.

(Follin).

Sous-nitrate de bismuth ..... 1 à 3 grammes.

Glycérine . 3 grammes.

Pommade du régent

Précipité rouge ........ 25 centigrammes.

Acétate de plomb ....... 25 id.

Camphre . . . 25 id.

Dans 4 grammes de beurre lavé à froid dans de l’eau de roses f+l.

Collyre^

Cyanure de mercure. . 5 centigrammes.

Eau distillée . 32 grammes.

(DesmaiTCs).

Une ou deux gouttes, deux fois par jour, entre les paupières j

BLEP

Collyre.

Vin émétique . 16 grammes.

Eau de rose . 12i id.

Baume de Fioraventi . 8 id.

Une goutte matin et soir

(Hôpitaux d’Allemagne).

BLÉPliÂROPHliYîQiSIS. Rétrécissement de l’ouverture palpébrale. V. Blépharite, Coa- JONCTIVITE et Entropion.

BLÉPHAROPLASTIE. V. EGTROPION, Paupières {Absence et destruction des).

BLÉPHAROPTOSE. Eli dehoi’s des ecchymoses , de l’inflammation et de l’œdème des paupières, l’impossibilité de lever la paupière supérieure, ou chute de la paupière supérieure ou blépharoplose, peut e.xister seule, d’un côté seulement, ou des deux h la fois, soit à la suite d’une paralysie partielle du moteur oculaire commun, soit à la suite d’une lésion cérébrale.

Avec le strabisme externe, la blépharoptose est un phénomène ordinaire.

. La blépharoptose est quekpiefois congénitale.

Thérapeutique. — Pour combattre la blépharoptose, -on traitera la maladie originelle par l’électricité localisée, ou par l’iodure de potassium, si l’on suppose une paralysie syphilitique.

Si la paupière recouvre entièrement l’œil, on pourra faire un pli à la paupière et le maintenir par une suture, on raccourcira ainsi la paupière (livres hippocratiques), ou bien ou excisera un pli de la peau de la paupière et Lon fera une suture (Morand, Dieffenbach) en incisant assez de peau pour que la paupière tienne à la peau du sourcil ; le muscle frontal en tirant sur la peau du front tire la paupière (Hunt).

Enlever le cartilage tarse (Dieffenbach) est une mauvaise opération qu’il faut abandonner.

BLÉFH AR@§F AüVSE. A la suitc de l’électrisation localisée pour une paralysie faciale; dans la névralgie trifaciale ou tic douloureux de la face, dans les névralgies sus-orbitaires, des contractions involontaires animent l’orbiculaire des paupières, il y a biépharospasme. Le muscle peut rester dans un état permanent de coiittacture après des blépharites prolongées, et alors l’orifice palpébral est toujours un peu rétréci.

Thérapeutique. — Lorsque la contracture succède à une électrisation prolongée, elle guérit seule sous l’influence du temps. Les fomentations avec les pommades belladonécs seront d’un bon usage.

On traitera les névralgies trifaciale et sus-orbi* taire par les moyens appropriés. V. Névralgie

TRIFACIALE.

Un vésicatoire' appliqué sur la tempe et pansé avec le chlorhydrate de morphine, 0e'',02, ou extrait de belladone, 0ey.02, est indiqué.

Contre la contracture pcrmaiieiitc du muscle orbiculaire : l’incision de la commissure externe ('Vi’’ardrop) est uu moyeu palliatif ; riiicision d’une portion de muscle (Key) a été suivie de guérison complète ; la section sous-cutanée (Guider) faite avec

Page 1