‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 57 sur 192 · BLANC DE FARD · texte numérisé non relu

BLANC DE FARD

Le blanc de fard appelé aussi magistère de bismuth, sousnitrate de bismuth, sous-azotate de bismuth, nitrate ou azotate de bismuth basique et très-improprement oxyde de bismuth, est blanc, pulvérulent, insipide, inodore, inaltérable à la lumière, un peu soluble dans l'eau, soluble sans effervescence dans l'acide azotique.

! Quelquefois, dans le commerce, on confond avec le magistère de bismuth le blanc de perle, qui n'est autre qu'un tartrate de bismuth. On appelle aussi blanc de perle, le souschlorure de bismuth.

Usages. — Le blanc de fard sert en médecine comme antispasmodique, sédatif; il a été conseillé spécialement contre les névroses de l'estomac. On Ta beaucoup employé en parfumerie comme cosmétique pour blanchir la peau. Dans les arts, on s'en sert pour la fabrication des cires à cacheter.

Altérations. — Si le blanc de fard a été préparé avec un bismuth arsenical, il peut renfermer de Y arsenic, ce dont on s'assurera en faisant bouillir le produit soupçonné dans l'eau distillée, laissant refroidir, filtrant et essayant le liquide filtré par l'appareil de Marsh fonctionnant à blanc depuis quelque temps.

Suivant H. Wittstein, pour rendre un blanc de fard arsenical propre à être employé, on le fait bouillir avec de la potasse caustique qui enlève l'acide arsénieux'et l'acide nitrique ; il reste l'oxyde pur qui est ensuite lavé, redissous dans Pacide nitrique et précipité par l'eau. H. Meurer a indiqué comme un moyen d'avoir du blanc de fard exempt d'arsenic, de sulfurer le bismuth et de le fondre avec du carbonate de potasse.

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