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résolutif, et à rintérieur comme tonique et excitant. H entre dans la composition de la thériaque et de quelques autres médicaments officinaux.
Falsifications. — L'opopanax est quelquefois mélangé avec des gammes-résines ou des résines de qualité inférieure, avec du galipot.
Ce dernier mélange peut se reconnaître à Todeur de térébenthine, dégagée par Tintroduction, dans la masse suspectée, d'une tige de fer rougie au feu.
Quant aux autres mélanges^ on ne peut les distinguer que par Texamen attentif des caractères physiques propres à Topopanax pur.
Uor, métal de couleur Jaune, à éclat trës-vif, est peu dur ; c'est de tous les métaux le plus malléable, le plus ductile et le plus facile à laminer. Sa densité varie de 19,40 à 19,65, selon qu'il a été recuit ou écroui. Il est moins fusible que l'argent et le cuivre, fond à 32° du pyromètre de Wedgwood ou 1097<^ du thermomètre à air. L'or n'est attaqué par l'oxygène à aucune température. Les acides sont sans action sur lui. Le chlore le dissout en présence de l'eau ; l'eau régale le dissout aussi avec facilité.
La plupart des métaux s'unissent à l'or et lui font perdre sa malléabilité.
Dans le commerce, l'or est vendu en barres ou lingots, en fils, en poudre, en feuilles.
Usages. — L'or allié au cuivre ou à l'argent sert à faire la monnaie, la bijouterie de luxe, les objets d'ornement^ de prix, etc. £n médecine, la poudre d'or est employée contre les maladies scrofuleuses ou vénériennes.
Falsifications. — Pour reconnaître le degré de pureté de Tor, on le soumet ordinairement aux essais par la voie sèche.
L'or, en poudre^ en feuilles, est quelquefois allié d'argent ou de cuivre.
On reconnaît l'alliage en dissolvant le métal dans l'eau régale : s'il y a du cuivre, il est décelé par la couleur bleue que
ORCANBTTE. l57
l'ammoniaqae fait naître au sein de la liqueur, ou bien il recouvre une lame de fer décapée, qu'on y a plongée. S'il y a de Fargent, il est précipité à Tétat de chlorure insoluble, tandis que For seul est dissous par Teau régale.
n y a peu de temps, on a découvert, en Ânglelerre, que Tor au titre de 12 carats et au-dessous élait allié avec du zmCf au lieu de Pétre avec une quantité déterminée d'argent. Ter ainsi allié a servi à fabriquer un nombre considérable de bijoux.
On reconnaît le zinc en dissolvant le métal dans l'eau régale ; on fait passer dans le chlorure acide formé un courant dliydrogène sulfuré qui précipite Tor. On filtre, et Ton précipite la liqueur filtrée par un carbonate alcalin. Du poids du carbonate de zinc, lavé, séché et calciné, il est facile de détemiiner celui du zinc.
O&OAMHTTB.
Uorcanette est la racine de Vanchusa tinctoria (borraginées), que Ton cultive en France, dans la Provence et dans le Languedoc (*). Elle est sous la forme de petits brins plus oa moins gros, de la grosseur du doigt, d'une couleur brun n)ugeâtre, insipides, inodores.
Elle ne cède pas sensiblement à Peau de matière colorante (espèce de résine appelée orcanettine^ ac. anchusique, anchutme); elle la cède à Talcool, et lui communique une belle couleur rouge. La solution alcoolique d'anchusine, mêlée à Teau bouillante, passe au violet et vire au bleu par la concentration.
L'anchusine est d'un rouge violacé ; elle est soluble dans l'élher, les huiles grasses et essentielles, dans l'acide acétique. £lle donne, avec Tacide sulfurique, une dissolution d'un n)uge améthyste, précipitabl^par Teau.
[^) Oolre Vanehuta tinctoria^ on coufond, sous le nom &orcaneUe, ï'*cfcyja virgitUca^ le Uthotpermum tinctotiumf Vonosma echioides, l'e- ^«m rubrum, végélaux dont la racine fournil une malière colorante ^e, analogue à rorcanelte.
158 OREILLE DE JVDAS.
Les alcalis en excès la dissolvent en prenant une belle oouleur bleue. Les terres alcalines donnent^ avec ce principe, des combinaisons bleues (anchusates). Toutes les dissolutions métalliques'précipitent Tanchusine de ses combinaisons avec les bases alcalines, savoir : les protosels d'étain en violet ; les persels d'étain en rouge cramoisi ; les persels de mercure en rose couleur de chair.
Usages. — En pharmacie, on emploie Toreanette à eo-* lorer on rouge la pommade pour les lèvres, et, en général» les huiles et les graisses. On s'en sert principalement dans la parfumerie. Dans la teinture, on en fait des laques d'un bleu violacé et d'un beau violet foncé, avec les sels d'alumine et les persels de fer.
Altëkàtions. — L'orcanette est souvent mêlée avec la racine du grémildes teinturiers, la racine de bug loue {anchuna italica), la racine de Vonosma echioides, etc.
Tous ces mélanges peuvent se reconnaître en ce que ces racines ne colorent pas les huiles on rouge, comme Torcanette, et en ce qu'elles n'ont pas sa forme.
O&BXULB BB JUBAS.
L'oreille de judas (exidia auricuht judce on peziza auricula) est un champignon qui se trouve habituellement l'hiver au pied des troncs d'arbres, et surtout des vieux sureaux. Il est flexible, souple, et présente un point central par lequel il était fixé. Sa forme rappelle assez bien une espèce de coupe ondulée ou de pavillon de roreille. Sa surface supérieure est très-lisse ; la surface inférieure est tomentcuse, veloutée, veinée surtout vers les bords et d'une couleur cendrée olivâtre.
Vëaùëb. — Dans certaines localités, l'oreille do judas est un remède populaire contre les faydropisies et les inflammations de la gorge. On en boit- la détîoction, et le marc est appliqué en cataplasmes sur le point douloureux.
Falsifications. — Les véritable» pézizes, oreilles de judas, sont rares dans le commerce de la droguerie. Suivant iM . Unibranche f on vend, sous ce nom, divers champignons ou
OSi GALGIHES. 159
Uchens {lanaliêfu$hUaUif umbitmria gkibra)t trà^^sommuns sar les rochers à Fontainebleau et à Nejaaours* Le hr$aUa eal un lichen grisfttre qui a le thalle granulé en dessus, couveri de pustules noires et fibrilleuses^ ptrofondément réticulé, lacoueox et Cwave en dessous* Vumbidcaria est gris noirâtre» lisse des deux côtés*
n y a des oreilles de judas qui sont mélangées aree le poiyporus versicolor et plusieurs tbéléphores, tels que le thelephora reflexa. Le polyporus a une texture coriace, rigide ; sa surface supérieure est zonée, multicolore, avec quelques lignes concentriques poilues; sa surface inférieure est cou- Terte do petits tubes très^courts^ adhérents à la chair. Le ikelephora a sa surface inférieure velue, papilleuse^ un port et une consistance analogues à ceux du polypore.
<is çAXMTméB.
Les os calciBés, <mpkotphaêi de chaux de$ oi, sont Uyrés au eommeree sous forme de trochisques Manos, insipides, ino^ dores, à peu près complètement insolubles dans Teau, facile^' ment solubles dans les liqueurs acides.
Ce phosphate basique de chaux est associé^ dans les os, à m peu de phosphate de magnésie, à un peu de carbonate de ehaux et d'oxyde de fer.
Usages. — £n pharmacie, les os calcinés entrent dans la préparation de la décoction blanche de Sydenham. Dans les arts, on en fait des coupelles pour les essais d'or et d'argent; on les fait entrer dans la composition d'un verre opalin. Ils serrent è la fabrication du phosphore, après avoir été préala<- Uement convertis en phosphate acide.
Falsifications. — M. Duval a eu à examiner un échantiN Ion d'os calcinés remplacés en totalité par une poudre blanche, très-ténue, qui n'était autre que du sulfate de chaux. Elle ne produisait pas d'effervescence au contact des acides, qui ne la dissolvaient point.
Calcinée avec le charbon, elle fournit une masse qui, délayée avec un peu d'eau et traitée par un acide, laissa dégager beaucoup d'hydrogène sulfuré.